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GéDéon
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2,0
Publiée le 6 janvier 2026
Avec ce long-métrage adapté d’un roman de l’écrivain britannique D. H. Lawrence, Pascale Ferran obtient le César du meilleur film en 2007. Lors de sa publication dans les années 1920, l’œuvre littéraire a fait l’objet d’un scandale en raison de l’exposé d’une liaison entre une aristocrate mariée et un garde-chasse assortie d’une description crue de leurs rapports sexuels. Le problème est que la réalisatrice, en choisissant de rester fidèle au livre, n’est pas parvenue à instaurer le piquant nécessaire à son récit. La mise en scène académique et sans relief ne dégage aucune émotion et la très longue durée de la pellicule finit par alanguir cette histoire d’amour pourtant sulfureuse. La prestation nuancée de Marina Hands (lui valant le César de la meilleure actrice) suffit tout de même à maintenir une once de fraîcheur. Bref, du cinéma d’auteur peu audacieux et passablement ennuyeux.
Un film gnangnan au rythme trop lent (plans larges sur la nature) qui essaye de retrouver l'atmosphère du choc des classes du roman de DH Lawrence sans y arriver. On s'ennuie ferme pendant les 3/4 du film. Par contre Marina Hands livre une prestation tout à fait honnête.
pas terrible. ont sent clairement qu'ont est plongé dans un monde de l'après première guerre mondiale, un monde en pleine évolution pas mal traditionnel mais pas assez, il aurait fallu raconter l'histoire dans l'année 1800, le film est ultra mou et n'avance a rien le film très long, le scénario n'est pas très crédible c'est plus une excuse le scénario pour faire un film de tradition . ont salut tout de meme le jeux d'actrices et l'exellente mise en scène, de belle jupes qui marque l'époque de début de modernité (les filles n'ayant plus a porter de longue robes en V) et sont moins controlé par les hommes. mais l'époque 1900 n'est pas vriment la bonne époque pour faire un film de tradition.
C'est l'hiver et Lady Chatterley se morfond auprès de son mari Sir Clifford, revenu de la Grande Guerre infirme et probablement atteint dans sa virilité. L'épouse noue avec le garde-chasse du domaine, Parkin, entrevu par hasard le dos nu et large -trouble inattendu pour la jeune femme pudique- une relation de voisinage d'abord distante. Suivront, en harmonie avec le printemps puis l'été, un désir hésitant et de brèves étreintes, un apprivoisement mutuel spoiler: qui se transforme en véritable amour.
On a de l'oeuvre originelle de DH Lawrence l'idée peut-être fausse d'un roman rose ou de gare complaisant et superficiel, avec pour sujet l'adulfère; adultère scandaleux entre une épouse de la haute société anglaise et un de ses employés. Préjugé né sans doute de médiocres adaptations cinématographiques telle que celle, érotique, de Juste Jaeckin avec Sylvia Kristel. On note que la réalisatrice Pascale Ferran a gommé le mot "amant" du titre: la cinéaste ne s'intéresse pas aux notions d'adultère et de morale conjugale. Son film, très simple finalement, est le portrait d'une jeune femme qui nait à la sensualité et à la volupté, voire qui s'émancipe par l'amour. La relation qu'entretient Lady Chatterley avec le garde-chasse semble être une constante découverte de sentiments et de sensations que le mariage avec Clifford n'a apparemment pas permis d'explorer. Délicat et sensible, ouvertement romantique dans sa représentation de la naure absolument indissociable de l'intrigue amoureuse, le film ne verse pas pour autant dans l'eau de rose ou le glamour. L'amant n'est pas le jeune premier dont peuvent rêver les jeunes filles; tandis que Marina Hands, aussi jolie soit-elle, ne fait pas dans le numéro de charme. L'actrice rayonne dans les expressions de pudeur de l'héroine (et d'impudeur dans certains moments), de candeur et de bonté. Son personnage et celui de Parkin nous touchent parce qu'ils sont dans la modestie, le silence souvent et la gaucherie parfois, très éloignés des clichés sur la passion et la séduction.
Le classique de la tromperie, un mari impuissant mais riche, un jardinier bel homme mais pauvre, l'argent avec l'un le plaisir avec l'autre, trop facile pour s'en priver. La scène sous la pluie est sympa. Un peu à l'eau de rose quand même.
Interminable , mal fichu , il ne vaut que pour un certain esthétisme.Il est malheureux de voir qu'un tel film truste les récompenses... Une immense incompréhension.
La campagne, c’est la nature et la nature, c’est la vie et la vie, c’est l’amour. Dans Lady Chatterley, adaptation française du roman de Lawrence, Constance s’ennuie ferme dans son manoir avec son bonhomme, riche industriel impotent et surtout pas très Juanita Banana. Un jour, Constance part en balade dans son domaine et rencontre le garde-chasse. De là, naît une histoire d’amour et un magnifique éveil à la sensualité. Il y a tout au long du film un parallèle entre l’apprentissage de Constance dans son rapport au corps et le rythme des saisons et de la nature. Le film rattache l’environnement naturel au différentes sensations que l’on éprouve à son contact si bien que la relation intime entre les deux personnages paraît aussi naturelle que le décor qui les entoure. De toute évidence, la nature et l’isolement sont les ingrédients indispensables de leur histoire. S’ils font le vide autour d’eux, c’est parce qu’ils ont trouvé l’autre, celui qui efface le superflu. Et si c’était ça aussi la campagne ? Se débarrasser de ce qui encombre le corps et l’esprit pour retrouver l’essentiel ? Alors si vous êtes toujours ok pour les ébats initiatiques dans les fourrés, Lady Chatterley est LE film qu’il vous faut.
Après 11 ans d’absence, Pascale Ferran fait son grand retour au cinéma avec une œuvre qui n’est pas passé inaperçue. Il s’agit de Lady Chatterley (2006), une adaptation du classique de la littérature érotique de l’écrivain D.H. Lawrence. Pour la petite anecdote, c’est la troisième adaptation du roman, après L'Amant de Lady Chatterley (1955) et la version érotique (et éponyme) datant quant à elle de 1981. Il est étonnant que le cinéma Français d’aujourd’hui puisse produire ce style de film. Alors que l’on pensait ne plus revoir ce genre de film sur nos écrans, le cinéma érotique est de retour dans une version soft certes. Doté d’une très belle mise en scène, où l’on découvre au fur et à mesure les protagonistes, qui eux, se découvrent à nous petit à petit, tout en se découvrant eux même l’un à l’autre. Une histoire d’amour comme on en voit plus, douce, passionnante, communicative, attendrissante, on reste émerveillé par ses séquences où le jeune couple à l’impression de retomber en enfance, se découvrant l’un et l’autre. Une œuvre étonnante et séduisante, portée par la grâce et le courage de ses acteurs (Marina Hands & Jean-Louis Coulloc'h).
Un très bon film érotique. Une bonne adaptation du roman de D. R. Lawrence. Marina Hands interprète cette femme qui veut atteindre le désir du plaisir charnel
Mouais, ce n'est vraiment pas du grand cinéma. Le César du Meilleur Film m'a l'air bien exagéré. M'est avis que l'Académie a voulu marquer le coup en remettant ce prix à un film qui avait un vernis de tabou, mais sans se rendre compte qu'il s'agissait tout de même un peu d'une escroquerie, car c'est de la qualité d'un téléfilm. Je ne sais pas ce que donne le roman de D. H. Lawrence mais cette version cinématographique m'a l'air bien mièvre. Quelques images un peu tabous, mais uniquement pour le style car sinon le film est bien plat. Il n'y a pas grand chose à tirer de cette romance, ni sensualité, ni passion, ni tabou. C'est d'un ennui, et ce, sur plus de deux heures et demie. Au bout d'une demie-heure, il n'y a plus vraiment de surprises et on voit clairement où le film veut en venir Les acteurs jouent de manière variable (le jeu de Marina Hands et d'Hippolyte Girardot m'a séduit, celui de Jean-Louis Coulloc'h moins). Les décors naturels ont le mérite de bien rendre à l'écran. Bref, pas grand chose à dire de bien positifs. Une romance adultérine qui dure 150 minutes et qui fait pschit.
Pascale Ferran, déjà brillante lors de ses deux premiers films, a réussi son Lady Chatterley, un des deux ou trois meilleurs films de l'année. La mise en scène est somptueuse (vision magnifique de la nature en communion parfaite avec l'histoire, mouvements de caméra réussis lors de la scène de nu sous la pluie...). Les acteurs et actrices sont tous très bons et bien dirigés. Maria Sands est troublante, Le garde chasse initialement rustaud, s'adoucit au fur et à mesure et Hippolyte Girardot trouve un rôle exceptionnel. Le film traite de 3 thèmes profondément intriqués : le romanesque, l'érotisme et les luttes "intra classes". Il est d'ailleurs très intéressant de constater l'évolution de la nudité au cours du film. C'est le symptôme de l'adaptibilté de la passion et des sentiments. Le tout explosant de manière impressionnante à l'occasion d'une dernière scène magistrale d'émotions exacerbées. L'amour et les sentiments sont plus forts que tout. La scène entre les trois principaux protagonistes où le mari essaye vainement de faire fonctionner seul son fauteuil roulant est formidable. Le mari refuse tout aide, et pas seulement celle éventuelle du garde chasse mais toute aide. Il lutte pour le maintiien du statu quo entre classes sociales et/ou pour pallier son impuissance ?. La relation amoureuse entre les deux amants évolue s'adapte ce qui n'est pas le cas du comportement du mari même s'il retrouve partiellement l'usge de ses jambes. La vision de la nature est bien rendue (on pense à Terrence Malick) et les rapports osmotiques entre les personnages renvoient aux films de Jean Renoir.
Pascale Ferran réalise sans doute la meilleure adaptation cinématographique du best-seller sulfureux de D. H Lawrence sortie durant les années folles. A la fois la poésie, la liberté et la passion se retrouvent au cœur d’un film épris tanto de légèreté, tanto de gravité. La réalisation est époustouflante tout comme la direction d’acteurs, la bande-originale est merveilleuse assurément l’une des plus belles que j’ai pu entendre, les paysages sont à couper le souffle. Puis il y a Marina Hands que je connaissais vaguement qui offre une composition habitée. Elle est terriblement émouvante dans ce drame français et incarne merveilleusement bien cette femme tiraillé entre son devoir et ses désirs profonds. Un petit bijou du cinéma français et un superbe récit qui va vous toucher en plein cœur, oublier les autres adaptations et le navet de Netflix, aucune autres relectures ne pourra égaler celle de Ferran. En réalisant son film en langue française et dans un certain classisme voir académisme bienvenue et sans nier les messages du roman, c’est finalement elle qui se rapproche le plus de l’esprit original du livre.
On pourrait parler de la justesse du scénario, de la finesse de la mise en scène, de la beauté de l'histoire... Mais on s'arrêtera à Marina Hands, qui transforme chaque phrase en révélation et chaque geste en poème. Une présence qui transcende le jeu d'acteur. A en pleurer.
Il faut toujours faire la part des choses. Le film a été multi césarisé, il ne le méritait pas, mais quand on voit la pauvreté de la sélection, cette victoire par défaut finit par s'expliquer. La vérité sur ce film se trouve quelque part entre une critique dithyrambique, mais non argumentée sérieusement d'une part et le rejet viscéral de quelques coincés d'autre part. Alors oui, le film a des défauts, il est trop long, un certain nombre de digressions auraient pu être évité (genre la panne de la chaise à moteur) d'autres sont assez gauches (le fleurissement mutuel), et puis il y a l'acteur principal, il passe assez bien tant qu'il fait le taiseux, mais quand il se met à faire dans la tirade à la fin, il perd complètement pied. Le film a aussi ses qualités formelles et notamment sa photographie remarquable, Mais en fait le film n'est tenu que par l'actrice principale, fabuleuse Marina Hands, jouant subitement de son regard, de sa bouche, de son corps et délivrant une performance remarquable, magique… mais tout son talent et sa beauté ne sauront sauver les défauts du film
A sa sortie en salle je ne n'avais pas vu ce film par manque d'intérêt sans doute, et à cause d'une rude concurrence cette semaine là (Ne le dis à personne, Prête-moi ta main, Le labyrinthe de Pan, et Scoop ! rien que ça !). La moisson de César et la ressortie en salle ne m'avaient pas plus convaincu. Et puis vendredi soir je suis tombé par hasard sur la version télé diffusée par Arte. Et ce fut une bonne surprise. Contrairement au préjugé la longueur du film n'ai pas du tout un handicap. Car même si l'action est plutôt lente, on ne s'ennuie pas une seconde. Pascale Ferran prend tout simplement le temps. Le temps de nous faire découvrir son héroïne, de suivre son parcours et son éveil vers la sensualité et la passion. Pour cela elle a choisi l'actrice parfaite pour le rôle : Marina Hands. Elle apporte toute sa candeur, sa fraîcheur, sa jeunesse et sa force à un personnage fort, qui dans les conditions de sa vie étriquée et de son rang, va faire voler en éclat le carcan dans lequel elle, et toute les femmes de cette époque, vivaient jusqu'alors. La première guerre mondiale a changé la face du monde mais aussi a commencé à faire changer la condition de la femme dans la société. La fin d'une époque, le début d'une nouvelle. Dans le rôle de l'amant-garde chasse, Jean-Louis Coulloc'h est une vraie révélation. Totalement inconnu du grand public, il offre une composition forte et fragile à la fois, avec un physique imposant et une belle âme. Hippolyte Girardot est parfait en mari handicapé, qui malgré sa position et les conventions, n'est pas dupe, et laissant tacitement sa femme aller vers d'autres hommes. Ces trois acteurs sont très convaincants et nous apportent une belle émotion. Tout fait de Lady Chatterley un grand et beau film : la mise en scène, la direction d'acteurs, la technique et surtout le scénario. Arriver à nous raconter une grande et belle histoire d'amour en plus de 3 heures sans ennuyer, une belle réussite de Pascale Ferran.