Lorsque l'on connait l'histoire qui se cache derrière ce film, on comprend pourquoi il manque de panache. Le choix du réalisateur pour commencer, Fritz Lang, était reconnu pour ses films humanistes, à haute tension dramatique, de magnifique noir et blanc. La MGM lui propose un film grand public, au budget énorme pour l'époque, près de 2 million de dollars, du Technicolor, et surtout un cinémascope, que le réalisateur déteste, car il lui casse ses codes et ses angles favori, il ne peut pas filmer les visages comme il aime le faire. Il a besoin d'argent, donc il accepte ce film qu'il reniera, puisqu'il n'a même pas eu droit de participer au montage, et qu'il considère que son film a été charcuté. Ensuite, il y a les tensions sur le tournage, entre Stewart Granger et un réalisateur Tyrannique, un enfant de 9ans persécuté par celui-ci, qui font en larmes à plus d'une reprise, bref rien qui permette de travailler dans de bonne condition. Ajoutez à cela, que Granger voulait un film au grand air, tourner directement sur les côtes Anglaises, celle de son pays d'origine, et que le studio, à recréer cette côte en studio, avec quelques rares scènes au bord de l'océan en Californie, quelle déception.
Un réalisateur qui voulait faire un film intimiste, un studio qui voulait faire un film flamboyant, et au milieu, un chef opérateur qui fait de son mieux pour satisfaire les deux partie.
Qu'est-ce qu'il reste, un acte manqué, un sous Ile au Trésor, avec de belles scènes, mais un manque de souffle épique, avec peu de scène d'action, peu de scène de combat à l'épée. On imagine ce film dans les mains d'un Curtiz, sans vouloir diminuer le talent de Fritz Lang, mais il faut reconnaitre qu'il n'était pas à sa place sur ce film, son avant dernier à Hollywood avant de retourner dans son pays Natal.
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