Un film vraiment indigne du Grand Dario Argento! On dirait un très mauvais double épisode des Experts à Rome! Ennuyeux, prévisible, sans rythme et sans idées! Merci de ne pas vous attardez!
Plus une réelle enquête policière qu'un film de tueur, Card Player est le deuxième opus de la future trilogie des nouveaux gialli de Dario Argento, le premier étant Le sang des innocents. Si celui-ci m'avait profondément déçu par son gore inutile et son histoire vaseuse, ce nouvel épisode m'a plus ou moins intrigué. Argento se mue à un style plus américanisé tout en gardant ses distances et en continuant son cadrage très classique, très italien, très "Argento". Les scènes gore sont peu nombreuses mais sont tout de même bien sanglantes et très bien foutues, l'interprétation (unique point immanquable pour le film) est très bonne et convainc dès les prémices de l'histoire.
Au moins on a bien ris, avec les apparitions du micro dans le plan (très intéressant comme jeu de recherche). Mais sinon le film en lui même est ennuyeux, mal joué, ridicule.. et même pas beau. Alors que bon c'est du Argento quand même.. il vaut mieux qu'il s'arrête là.
Card Player est certainement le film le moins intéressant de la carrière de Dario Argento outre un scénario peu intéressant ce thriller souffre surtout de l'absence totale de suspense et en plus il n'y a même pas de scènes sanglantes dans Card Player alors que d'habitude Argento n'est pas avare avec le gore.
Un Argento ultra mineur qui ne porte aucunement la griffe si spéciale du maître (où sont passés le gore, les plans subjectifs, les musiques enivrantes ou encore les meurtres graphiques ?) mais qui a au moins le mérite d’offrir un scénario pas trop mal ficelé malgré un final archi nul, une photographie digne d’un téléfilm de facture honnête et des acteurs juste corrects. Et d’après les premières critiques, La Terza Madre va encore enfoncer le clou de la médiocrité et là, il sera tellement profond que Dario Argento aura beaucoup de mal pour redonner un semblant de confiance à ses aficionados. The Card Player = le début de la lente et douloureuse mort du maître italien ?
C’est toujours un plaisir d’observer le Hitchcock Italien en action, même pour un opus mineur de sa filmographie. THE CARD PLAYER est néanmoins un thriller de bonne facture, car même si le scénario, signé Argento lui-même, passe par quelques lieux communs, il ne s’y égare jamais, juste le temps de trouver matière à faire fonctionner une intrigue ficelée. De plus, on y retrouve plusieurs des codes qu’il a lui-même instauré au genre du giallo ainsi que plusieurs obsessions qui, à travers les films, ont fait sa patte.
« The card player » est un genre de film quen principe je déteste. Mais quand je lis ces critiques négatives, jai envie de réagir. Pour ses détracteurs ce film ne fait pas assez peur. Je minscris en faux, lidée de ces parties de poker sur internet est diabolique et le grand Dario Argento nous inspire une terreur croissante au fur et à mesure des crimes commis par le psychopathe. Le film dhorreur connaît actuellement une escalade dans le déploiement de tortures dont la vue est infligée au spectateur. Mais dans « The card player » on ne nous mâche pas le travail, et la terreur est plutôt inspirée par ce quon imagine en entendant les cris de la victime. Cest naturellement lintervention de laddiction au jeu qui est lélément le plus troublant. Le passage où lexcitation et la joie de jouer lemportent clairement, chez le jeune surdoué qui aide la police comme chez les policiers eux-mêmes, sur la réalité de lenjeu, la vie ou la mort de la victime, est effrayant. Seule la vue des cadavres décomposés montre la réalité physique, le résultat dun processus que les policiers veulent éviter. Des instants difficilement supportables dont on se souvient forcément en suivant les parties de cartes virtuelles. Violence psychique exercée sur le spectateur dont limagination se débride. Le fond et la forme sont inséparables, couleurs, ombres, lumières sont prodigieusement calculés pour inquiéter. Beauté étrange des scènes chez la policière, horreur de lintrigue encore renforcée par la lumière des paysages romains entrevus brièvement. Extraordinaire scène emblématique, la poursuite dans la nuit entre Remo et la jeune aguicheuse nous montre des personnages réduits à ce quils symbolisent, proie et prédateur inversés. Le dénouement na pas la force tragique quon attendrait, la tension retombe, cest moins crédible. Les toutes dernières images du film permettent dentrevoir une réalité moins sombre qui paraîtra mièvre aux habitués du genre mais qui m'a bien plu.
Un bon film signé Argento, mais qui malheureusement est tres inférieur a ce qu'a pu faire ce réalisateur au début de sa carriere... Cela dit, ce thriller horrifique est une réussite, petite, mais quand même ! Si les acteurs ne sont pas toujours excellent, on peux tout de même constater que le scenario est d'une tres bonne qualité, le suspens est omniprésent, l'intrigue saisissante, quelques rebondissements (Le dénouement est pas top, mais oublions). Coté mise en scène c'est pas mal, même pas mal du tout, c'est pas aussi inventif que dans les années 1970-1980 où Argento a vraiment fait des merveilles, mais ce serait mentir que de dire que c'est mauvais ! Au final ce n'est pas vraiment une déception, c'est un film plutôt intéressant et agréable, mais ce cinéaste est capable de bien mieux, c'est sur.
Argento continue de creuser sa tombe avec ce thriller poussif assez plat et previsible ou même la mise en scéne est bancale. On se rapproche plus du telefilm à la M6 que du grand Argento, c'est à se demander si il ne le fait pas exprés. Allez plutôt voir les episodes de masters of horror signé argento.
"Et c'est pas mal comme idée ca,jouer des vies au poker,ca pourrait faire un bon film d'horreur"disait-il en lisant le synopsis.D'accord mais après?Il ne suffit pas d'une petite idée sympathique pour faire un petit film sympathique.Des acteurs nuls,des dialogues bateaux,une musique horrible,un manque de suspense sont à déconseiller pour accompagner ce genre d'idée.
Thriller beaucoup plus classique, pour le seizième film d'Argento qui s’apparente à ce que produisent en série les américains dont le réalisateur italien reprend ici tous les poncifs notamment les fameuses séances de remue-méninges devant un ordinateur et celles de dissection chez le médecin légiste. Le criminel soumet la police à une partie de poker sur le net avec pour enjeu la vie d'une victime potentielle, filmée sur une « webcam ». Bien filmé sans temps morts et avec une jolie actrice qui rappelle vaguement la gracile Geneviève Bujold, "Card Player" montre qu'Argento est un grand professionnel qui peut utilement sortir de son genre de prédilection, le giallo, dont il semble avoir usé tous les ressorts. Au final un bon petit film de série B un peu impersonnel. On attend impatiemment qu’Argento retrouve sa maestria des années 70.
Le début des années 2000 a été marqué par l'émergence du poker en ligne, et surtout du Texas Hold'em no limit. Ainsi "Rounders", sorti trop tôt (1998), devenait culte dans la communauté de joueurs. James Bond délaissait le baccara pour le poker dans le reboot "Casino Royale" (2006). Et même Marc Dorcel s'y est plus ou moins mis tardivement, produisant "Casino No-Limit" (2008), le film X français le plus cher de l'époque. Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que Dario Argento ait voulu expérimenter en surfant sur cette tendance. Dans "Il cartoio", un assassin enlève des jeunes femmes, et propose à la police... une partie de poker en ligne ! La future victime constitue l'enjeu, si la police perd elle est exécutée, si la police gagne elle est libérée. Du poker en ligne façon giallo ? L'idée était amusante. Sauf que c'est complètement raté. Le problème numéro un : Dario Argento n'a visiblement aucune idée de ce qu'est le poker en ligne, ou même le poker tout court. Les "parties" en question sont risibles, puisqu'elles consistent simplement à distribuer 5 cartes ouvertes et à changer un certain nombre de cartes, puis celui qui a la meilleure main gagne. Pas de mise, zéro psychologie, aucun bluff. Autant jouer à pile ou face, ça n'a rien à voir avec du poker ! Le pire c'est que la police faire appel à un "expert" pour les aider dans le jeu ! Donc déjà, le rouage principal de l'intrigue est défectueux et n'amène quasiment aucun suspense. En prime, les personnages sont inintéressants, et l'on se moque de cette histoire policière. On suivra mollement une inspectrice vaguement troublée, et un policier irlandais (Liam Cunningham) laborieusement greffé à l'intrigue. Avec des clichés qui étaient déjà périmés à l'époque (mais bien sûr, j'ai compris un éléments capital de l'intrigue, je vais donc aller enquêter seul sans en informer personne !). Mollement est d'ailleurs le mot, la mise en scène se veut sans grand relief, ça fleure bon le téléfilm de l'époque. S'il on excepte une ou deux morts visuelles (et encore, c'est expédié), les tueries se font hors champs, on a peine à croire que c'est Dario Argento à la manoeuvre. Les moments les plus marquants seront en fait quelques situations assez grotesques, dont un duel final au poker pour le moins incongru. A l'arrivée, c'est une belle pantalonnade, pas loin du pire que j'ai vu d'Argento ("Dracula" est plus mauvais, rassurez-vous). Il se murmure que même sa fille Asia n'a pas voulu y participer, ça en dit long (le scénario avait été initialement pensé comme une suite de "La sindrome di Stendhal"). Anecdote amusante : parmi les seconds rôles, on repère Claudio Santamaria, qui se fera repérer l'année suivante dans "Romanzo Criminale", prestation qui lui permettra d'obtenir un rôle muet dans... "Casino Royale" ! La boucle du poker est bouclée.