Je me suis lancé vers Camping avec une certaine curiosité, me disant qu’un bon bol d’air iodé et quelques caricatures estivales pouvaient faire passer un moment léger. Et effectivement, on ne peut pas dire que le film manque d’ambiance : entre les tongs, les apéros, les parasols, et Jean-Pierre (Franck Dubosc) en short moulant, on est clairement en immersion dans un été typiquement franchouillard. L’ensemble a un côté bon enfant qui n’est pas désagréable, surtout si on le prend pour ce qu’il est : une comédie populaire sans autre prétention que de faire sourire.
Cela dit, très vite, j’ai trouvé que le film peinait à dépasser le stade du cliché. Les personnages sont tellement stéréotypés qu’ils finissent par manquer de chair. Jean-Pierre est drôle, oui, mais à force d’en faire des caisses, j’ai eu du mal à m’attacher à lui. On sent bien que le film joue sur la nostalgie des vacances à l’ancienne, entre voisins de tente, mais à trop forcer le trait, ça vire parfois à la caricature épuisante plutôt qu’au portrait attendri.
Côté scénario, on est sur du très léger, ce qui en soi ne me dérange pas si l’écriture suit derrière. Mais ici, les rebondissements sont téléphonés, et l’humour tourne souvent en rond. Certains gags tombent à plat ou semblent recyclés, et même si quelques répliques font mouche, ça reste trop peu pour vraiment emporter l’adhésion. J’ai souri par moments, mais rarement ri franchement.
Malgré tout, il serait injuste de dire que je n’ai pas passé un moment divertissant. Camping a son charme, surtout si on le regarde avec indulgence, comme un film de vacances qu’on met en fond pendant une soirée d’été. C’est un peu daté, un peu lourd parfois, mais ça peut toucher une corde nostalgique. Je comprends que le film ait trouvé son public, mais pour ma part, je reste assez partagé : ni emballé, ni totalement déçu. D’où ma note de 2,5 sur 5.