Le film de Fabien Onteniente n'a ni la finesse d'une grande comédie de mœurs ni l'ambition d'un film d'auteur. En revanche, il assume pleinement son objectif : faire passer un bon moment en s'appuyant sur des personnages hauts en couleur et des situations dans lesquelles beaucoup de Français peuvent se reconnaître. Ce qui fonctionne le mieux, c'est justement cette galerie de personnages. Derrière les caricatures, le film parvient à capter quelque chose de très juste sur les vacances en camping, les habitudes estivales et les petits rituels qui reviennent chaque année. Patrick Chirac est évidemment outrancier, mais il est aussi devenu un personnage culte parce qu'il représente avec tendresse un certain art de vivre populaire. Le film se moque de ses personnages sans jamais vraiment les mépriser, et c'est sans doute ce qui explique qu'il ait trouvé un public aussi large. L'opposition entre le chirurgien esthétique parisien et les habitués des Flots Bleus est également assez efficace. Le ressort est classique, parfois même prévisible, mais il permet de créer plusieurs situations amusantes et d'esquisser, sans prétention, une réflexion sur les préjugés sociaux. Le message n'est jamais très subtil, mais il a le mérite de rester bienveillant. Évidemment, le film a aussi ses limites. L'humour est très inégal. Certains gags font mouche, d'autres tombent complètement à plat. Beaucoup reposent sur des clichés ou des répétitions qui finissent par s'user au fil du film. Le scénario, lui, reste extrêmement simple. Il ne cherche jamais à surprendre et sert surtout de prétexte à une succession de scènes comiques plus ou moins réussies. On peut également regretter que plusieurs personnages soient réduits à une unique caractéristique comique. Cela fonctionne dans l'immédiat, mais limite forcément la profondeur du récit. À aucun moment Camping ne cherche réellement à dépasser son statut de comédie estivale. Mais ce serait aussi lui reprocher de ne pas être ce qu'il n'a jamais voulu être. En acceptant son côté populaire, un peu beauf et volontairement léger, le film reste un divertissement efficace. Il ne révolutionne rien, mais il dégage une vraie sympathie et une certaine authenticité dans sa représentation des vacances à la française.
Le film de vacances de cinéma est presqu'un genre en soi, quelque part. Il y avait déjà eu, longtemps avant "Camping", "L'hôtel de plage" ou même, dans un registre plus mélodramatique, "La Baule les Pins" .... Donc, le film d'Onteniente entre dans cette veine- là... Alors, le point fort du film, c'est la truculence des acteurs (Lanvin, Brasseur, Duléry et Dubosc...) Même si le personnage de Dubosc est beaucoup trop théâtralisé et en fait des caisses... Les personnages féminins, sinon, ne sont pas assez mis en valeur, c'est dommage. A part ça, je ne trouve pas que le film pêche par vulgarité, au contraire... C'est une comédie de moeurs, de caractère et de situation avec un certain fond sociologique pas trop mal senti mais si ce n'est pas d'une grande finesse, bien sur.
Faut déjà dans un premier temps reconnaître que ce n’est pas de la grande comédie mais elle tient très bien ses promesses avec des surprises !!!
Le jeu des acteurs est très bon !!! Franck Dubosc incarne très bien son personnage naïf avec un côté « beauf » et très attachant, à ses côtés on y retrouve Gérard Lanvin, Claude Brasseur, Mathilde Seigner, Antoine Duléry ou encore Mylène Delmongeot !!! La réalisation de Fabien Onteniente fait l’affaire pour une comédie !!
Au niveau du scénario, l’intrigue met en scène, Au camping des Flots Bleus, ça débarque de toute la France. Comme tous les ans, c'est le moment des retrouvailles autour de l'apéro d'usage pour les familles d'habitués. C'est dans ce camping que Michel Saint Josse, chirurgien esthétique à Paris, se retrouve bien malgré lui pour y subir les problèmes existentiels d'une espèce jusqu'alors inconnue de lui : le campeur !!! Alors les personnages sont tous un peu exagérés pour la plupart même si le film retranscrit plusieurs choses réaliste qui en fait un bon point !! L’humour est plutôt bien réussi, des fois un peu lourd mais d’un côté c’est ce que le film cherche !! Les moments émouvant ou d’émotion arrive à bien ce retranscrire à l’image ! Puis « Camping » est un peu un film d’autodérision sur les campeurs !!!
En conclusion, loin d’être une grande comédie mais elle fait très bien le job !!
Camping est pour moi le nanar suprême. Un film solaire, maladroit, mais terriblement attachant. Franck Dubosc y campe un Patrick Chirac à la fois drôle, touchant et un peu perdu dans sa vie, ce qui le rend immédiatement sympathique. En face, Gérard Lanvin en fait des tonnes dans son rôle de citadin allergique au camping, et c’est justement ce décalage qui crée la magie du n’est pas un chef‑d’œuvre, mais un film qui se laisse regarder avec le sourire, dans une bonne humeur communicative. Un vrai plaisir coupable estival.
Camping est pour moi le nanar suprême. Un film solaire, maladroit, mais terriblement attachant. Franck Dubosc y campe un Patrick Chirac à la fois drôle, touchant et un peu perdu dans sa vie, ce qui le rend immédiatement sympathique. En face, Gérard Lanvin en fait des tonnes dans son rôle de citadin allergique au camping, et c’est justement ce décalage qui crée la magie du n’est pas un chef‑d’œuvre, mais un film qui se laisse regarder avec le sourire, dans une bonne humeur communicative. Un vrai plaisir coupable estival.
"Bah alors, on n'attend pas Patrick ?" Rien que cette réplique donne le ton ce cette comédie qui met à l'honneur la convivialité et l'entraide. Il y a aussi la chanson La Marche Des Tongs et l'apparition d'Ari Vatanen. Sur le fond, derrière l'humour potache, se cache une réflexion plus profonde sur les signes qu'il faut savoir interpréter. Ainsi, bien que Michel Saint-Josse (Gérard Lanvin) semble tout avoir pour lui, il est imbuvable. Son Aston Martin qui tombe en panne près du Camping des flots bleus, c'est une invitation de l'univers à changer. L'entêtement de Jacky Pic (Claude Brasseur) à récupérer son emplacement numéro 17, est aussi une invitation à changer. Bref, les personnages rencontrent des obstacles qui les font évoluer. Derrière la beaufitude se cachent des personnalités attachantes, aux habitudes simples qui prêtent à sourire (les t-shirts improbables, le Benco, les animations du camping, les concours en tout genre, etc.). Patrick Chirac (Franck Dubosc) en devient même charmant dans sa générosité malgré ses défauts. Au final on passe un bon moment, dans une comédie rythmée que j'ai redécouverte en 2026, soit vingt ans après sa sortie, constatant qu'elle n'avait pas pris une ride. Terminons sur cette maxime de campeur : "Quand deux tentes ne se touchent pas, ça fait une allée."
Michel Saint Josse est chirurgien esthétique et s’apprête à aller passer des vacances avec sa fille. Mais lorsque sa voiture tombe en panne, il se retrouve obligé d’aller héberger au camping des Flots Bleu. Michel découvre alors un monde nouveau, car, les Flots Bleus sont une famille. Une comédie drôle a voir.
Indubitablement le meilleur des trois. Du bon ringard, une ambiance sympa, des punchline et des gags plutôt bien rythmé. C'est pas un chef-d'œuvre c'est sûr mais ça joue bien et ça se laisse regarder. Et ça rappelle des souvenirs.
CAMPING (2006): "Alors... on n'attend pas Patrick", aujourd'hui une réplique amusante connue par tous. Des yeux bleus, un slip de bain bleu, une Renault 21 bleue, un ciel bleu, la nostalgie d'une musique estivale des années 70/80, une générosité encombrante mais si charmante pour le campeur Patrick Chirac, une joie de vivre vitaminée par le soleil du camping "Les flots bleus", lieu de repos où tout le monde se connaîtra. Les vacances, la douceur du sable chaud sous nos pieds, le rafraichissement d'une mer tempérée, les cancans agrémentés de blaguounettes, sans oublier les premiers flirts ou la naissance des premiers amours, des souvenirs tellement forts qu'ils resteront gravés pour toujours dans nos mémoires. "Camping", un film rempli d'humour jamais abusive, la rencontre du richissime chirurgien esthétique Michel Saint Josse, la toile de tente un milieu qu'il découvrira avec stupéfaction et cette difficile obligation de s'y adapter, sa personnalité hautaine aveuglée par la richesse de sa clientèle aura beaucoup de mal à comprendre cette chaleur humaine accueillante, une société qui vivra… le bonheur d'être elle-même. Le sérieux de Gérard Lanvin en contradiction avec la simplicité de Franck Dubosc, un amour chahuté entre Mathilde Seigner et Antoine Duléry, l'emplacement 17 si convoité par les regrettés Claude Brasseur et Mylène Demongeot, une belle brochette d'acteurs pour un excellent moment d'évasion. Sans plus tarder prenons la direction de la discothèque "Le Shogun", car malgré les soucis… avec Patrick ce sera toujours les vacances.
Une comédie franchouillarde qui se révèle dans l’ensemble assez réussie. Jouant habillement avec les clichés du camping, le réalisateur dresse grâce à une galerie de personnages attachants un portrait drôle, léger sur le sujet. Le film repose en grande partie sur son casting, qui il faut bien le dire se trouve être savoureux.
Comédie légère avec quelques bons moments, mais trop de clichés et d’humour parfois trop simpliste. Pas très original, mais agréable pour une soirée détente.
Je n'ai jamais voulu regarder ce film, persuadé que je trouverais ça nul. Je le découvre donc dans son intégralité en 2025. Bien entendu, le scénario n'a rien d'exceptionnel mais je me suis surpris à trouver les acteurs convainquants. Lanvin a trouvé une manière subtile d'équilibrer le côté "gag" du film grâce à son personnage sérieux et au austère. Ce type est un très bon acteur. Le reste relève de la comédie "française" classique, sans surprise, mais ce film propose néanmoins une atmosphère rafraichissante et son succès ne m'étonne pas.