Note moyenne
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Il y a une tendance mondiale à considérer avec bienveillance les réalisateurs qui ont montré la violence dans toute sa crudité lorsque celle-ci a été perpétrée par les occidentaux sur les peuples « racisés ». Ainsi lorsque « Soldier-Blue » sort en 1971, même l’Éducation Nationale française recommande à ses enseignants de montrer le film à des collégiens. L’idée de montrer la laideur des massacres des Amérindiens par l’Armée Américaine paraissait indispensable à l’élite Française. En revanche lorsqu’en 2007, sort « Apocalypto », les mêmes ont crié au scandale, au racisme, et à la violence gratuite. Pourtant la violence montrée à l’écran par Ralph Nelson dans « Soldier-Blue » n’était pas moins insoutenable que celle montrée par Mel Gibson dans « Apocalypto ». La différence est qu’il existe des vérités simples et factuelles qui sont devenues tabou au fil des années. Et le fait de les montrer à l’écran créer le scandale. Ainsi, alors que la préexistence de l’ultra violence qui régnait dans les sociétés non occidentales avant l’arrivée des occidentaux, est attestée par une documentation surabondante, la montrer à l’écran sera interprété par certains comme une volonté de nourrir un sentiment de haine et de racisme dans le cœur du public vis à vis des société non occidentales. En montrant les us et coutumes des tribus Précolombiennes dans toute leur cruauté, l’objectif de Mel Gibson était de plonger le public, sans le filtre de la bien-pensance actuelle, dans le quotidien violent de l’époque précolombienne. On peut reprocher au réalisateur-acteur Australien d’avoir laissé se glisser, ici et là, quelques anachronismes. Une pratique appartenait à une tribu, pas à l’autre, la langue parlée dans le film, ne concernait pas toutes les tribus. Tous ces détails sont futiles. S’ils pourront longtemps alimenter des débats de spécialistes, ils n’aveugleront pas les cinéphiles éclairés. Car ceux-ci auront apprécié les quatre formidables réussites du film 1/ Gibson arrive à déconstruire méthodiquement deux mythes indécrottables portés par la littérature et le cinéma, depuis des décennies : le mythe du « bon sauvage », et le mythe du « paradis perdu ». Le tableau des Mayas, Aztèques, et autres tribus Amérindiennes, montré par Gibson dans « Apocalypto » va, de toute évidence, à l’encontre des images d’Épinal, véhiculées dans « Le Dernier Des Mohicans », « Les Révoltés Du Bounty », ou « Pocahontas ». En revanche, les sacrifices humains, les pratiques d’esclavage montrées, cadrent plus avec les récits d’époque, comme ceux, entre autres, de Las Casas, ou de Cabeza de Vaca. 2/ Le réalisateur parvient à dérouler de manière palpitante une intrigue, riche en rebondissements. 3/ Il réussit à donner l’occasion à des acteurs connus, et inconnus, d’origine Amérindienne d’exprimer l’immensité de leurs talents. 4/ Enfin, il porte un regard philosophique sur l’Histoire, du Nouveau Monde, et peut-être du monde tout simplement. Tous les peuples de la Terre, n’ont-ils pas toujours chercher à se déchirer, jusqu’à ce qu’ils se rendent compte un jour qu’ils ont un plus grand ennemi, et qu’ils devront choisir entre s’unir pour le combattre, ou disparaître?
Mel Gibson aime défrayer la chronique et après le très controversé La Passion du Christ, il enchaine en 2007 avec Apocalypto, une rude plongée au cœur de la vie Maya visiblement sur le déclin. Si tout commence comme une jolie bluette amusante, on prend assez rapidement un tournant beaucoup plus violent lorsque notre brave tribu est sauvagement attaqué par des voisins mal intentionnés. Gibson n’y va pas avec le dos de la cuillère en terme de violence pure et ne recule devant rien pour nous narrer cette histoire originale et totalement envoûtante. Les comédiens y sont saisissants et le tournage en langue maya nous plonge encore un peu plus profondément en ces temps lointains et violents. La course poursuite est haletante, l’ensemble est très prenant et les décors sont simplement somptueux. Difficile de ne pas embarquer dans cette aventure lourde de sens, Mel Gibson prouvait déjà au passage qu’il n’était pas qu’un acteur talentueux mais aussi un réalisateur particulièrement doué et engagé. Un très bon moment de cinéma, et d’Histoire …
Très bonne réalisation, mais le film est peuplé de clichés et traîne en longueur.
Très long pour finalement pas grand chose, un manque de finesse dans la narration et de nombreuses incohérences historiques.
A éviter !
Très long pour finalement pas grand chose, un manque de finesse dans la narration et de nombreuses incohérences historiques.
A éviter !
Film d'action dans le cadre dépaysant et original de l'Amérique pré-colombienne. Gros moyens dans les décors et le looking des acteurs. Ca se regarde avec des ficelles déjà vues et souvent un peu grosses.
Un chef-d'œuvre. Violent et humide, ce film nous emmène dans une traque dangereuse terrifiante, on découvre des rites abominables du peuple Maya à travers les yeux d'un jeune homme, kidnappé dans son village, dont l'instinct de survie pour sauver les siens l'empêche d'abandonner. La jungle est effrayante tout comme son aventure. La fin donne encore plus de corps à cette histoire et nous scotche complètement ! Quel film !
Franchement ac la vo on s'y croirait. Complètement plongé dans l'histoire ac des acteurs, costumes et maquillage authentique. Mel personnellement à vraiment réussi ce film.
Si comme pour Braveheart la concordance avec l'Histoire n'est pas parfaite, le film reste crédible et nous emporte dans une course poursuite dans la jungle, en passant par quelques sacrifices pour contenter un dieu Maya.
Réalisé par Mel Gibson, Apocalypto plonge au cœur des derniers soubresauts de la civilisation Maya, juste avant l'arrivée des conquistadors. Loin de la fresque fidèle à l'histoire, celle-ci sert d’écrin à une fable viscérale sur la violence, la survie et la chute.
La société maya, telle que dépeinte par Gibson, n’est qu’une métaphore, un théâtre où s’exhibent des travers intemporels. La jungle, oppressante et omniprésente, n’est pas seulement un décor, mais une entité, symbole de la force implacable de la nature face à l'humain.
À travers cette toile violente et sauvage, Apocalypto questionne les cycles universels de grandeur et de déclin, laissant volontairement de côté la complexité historique des Mayas pour se concentrer sur une critique plus vaste et intemporelle.
Par sa caméra nerveuse et sa grammaire cinématographique viscérale, Gibson filme chaque scène de chasse, de sacrifice ou de combat avec une intensité hyperréaliste, palpable, où la violence transcende son caractère graphique.
Le choix de faire dialoguer les personnages exclusivement en langue maya renforce l’immersion, mais le récit reste profondément occidental dans sa structure et ses valeurs.
Avec Apocalypto, Gibson ne raconte pas l'histoire mais livre une vision : celle d’un monde en perpétuelle autodestruction, où les conflits internes finissent toujours par s’incliner devant une force extérieure encore plus implacable.
La société maya, telle que dépeinte par Gibson, n’est qu’une métaphore, un théâtre où s’exhibent des travers intemporels. La jungle, oppressante et omniprésente, n’est pas seulement un décor, mais une entité, symbole de la force implacable de la nature face à l'humain.
À travers cette toile violente et sauvage, Apocalypto questionne les cycles universels de grandeur et de déclin, laissant volontairement de côté la complexité historique des Mayas pour se concentrer sur une critique plus vaste et intemporelle.
Par sa caméra nerveuse et sa grammaire cinématographique viscérale, Gibson filme chaque scène de chasse, de sacrifice ou de combat avec une intensité hyperréaliste, palpable, où la violence transcende son caractère graphique.
Le choix de faire dialoguer les personnages exclusivement en langue maya renforce l’immersion, mais le récit reste profondément occidental dans sa structure et ses valeurs.
Avec Apocalypto, Gibson ne raconte pas l'histoire mais livre une vision : celle d’un monde en perpétuelle autodestruction, où les conflits internes finissent toujours par s’incliner devant une force extérieure encore plus implacable.
«
spoiler:
Vous tous qui êtes vils. Voulez-vous savoir comment vous allez mourir ? Le temps sacré est proche. Méfiez-vous de l'obscurité du jour. Méfiez-vous de l'homme qui amène le jaguar.
»
L'auteur accompli qu’est Mel Gibson a brillamment écrit, produit et réalisé ce film magistral en langues maya et yucatèque sur spoiler: la persécution, l'esclavage, la barbarie et le génocide des Mayas contre les Civilisations de la Forêt Tropicale et leurs connaissances, leur spiritualité et leur sagesse
.
Ce film d'action-aventure historique visuellement époustouflant, qui offre des performances exceptionnelles de la part du casting, est l'œuvre ethnographique la plus importante jamais entreprise sur les civilisations précolombiennes au cinéma. Des qualités extraordinaires, qui constituent également une œuvre pédagogique et historique importante.
Car « Apocalypto » est aux sociétés sud-américaines du XVIème siècle ce que « Danse avec les loups » est aux Premières Nations d'Amérique du Nord.
Scène de fin – spoiler: Les survivants indigènes des massacres et de l'esclavage perpétrés par la noblesse et le clergé impérialistes mayas : A. Fleur du ciel : « Devrions-nous aller vers eux (les conquistadors espagnols) ? B. Patte de jaguar : « Nous devrions aller vers la forêt (la Terre mère), pour chercher un nouveau départ !
»
5/5
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L'auteur accompli qu’est Mel Gibson a brillamment écrit, produit et réalisé ce film magistral en langues maya et yucatèque sur spoiler: la persécution, l'esclavage, la barbarie et le génocide des Mayas contre les Civilisations de la Forêt Tropicale et leurs connaissances, leur spiritualité et leur sagesse
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Ce film d'action-aventure historique visuellement époustouflant, qui offre des performances exceptionnelles de la part du casting, est l'œuvre ethnographique la plus importante jamais entreprise sur les civilisations précolombiennes au cinéma. Des qualités extraordinaires, qui constituent également une œuvre pédagogique et historique importante.
Car « Apocalypto » est aux sociétés sud-américaines du XVIème siècle ce que « Danse avec les loups » est aux Premières Nations d'Amérique du Nord.
Scène de fin – spoiler: Les survivants indigènes des massacres et de l'esclavage perpétrés par la noblesse et le clergé impérialistes mayas : A. Fleur du ciel : « Devrions-nous aller vers eux (les conquistadors espagnols) ? B. Patte de jaguar : « Nous devrions aller vers la forêt (la Terre mère), pour chercher un nouveau départ !
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Une plongée dans la civilisation Maya, les décors sont magnifique. Le scénario est correct, avec des acteurs peu ou pas connu. Un film original.
« Apocalypto », réalisé par Mel Gibson, est un film saisissant qui plonge le spectateur au cœur d'une civilisation ancienne avec une intensité rarement vue au cinéma. Visuellement époustouflant, le film captive par ses paysages luxuriants et ses reconstitutions détaillées qui évoquent puissamment l'époque précolombienne. L'action est palpitante, rythmée par des séquences de chasse et de combat chorégraphiées avec une précision impressionnante, ce qui maintient une tension constante tout au long du film. Le scénario, bien que simple, est efficacement construit autour d'une course poursuite haletante où le protagoniste, Jaguar Paw, lutte désespérément pour sa survie et celle de sa famille. Ce récit de survie est un puissant moteur dramatique qui propulse l'histoire à un rythme effréné. Gibson utilise habilement ce cadre pour explorer des thèmes universels tels que la famille, l'honneur et la persévérance face à l’adversité. Malgré les controverses concernant sa représentation des peuples autochtones, « Apocalypt » réussit à offrir une expérience cinématographique immersive et viscérale. C'est un film qui, grâce à son audace visuelle et narrative, reste gravé dans la mémoire longtemps après la fin de la projection. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Mel Gibson est un vrai cinéaste. Tous ses films sont excellents. Il est vrai que ses films "paraissent" violents, mais c'est une violence "légitime" = pas de tueurs en séries, ou de cinglés qui assassinent pour le plaisir ou leur psychose. Mel Gibson réalise des films puissants, ancrés dans des structures historiques tout en conservant souvent le langage originel. Ceci étant dit = Apocalypto est chef d'oeuvre. Tourné en HD numérique (l'un des premiers), avec de magnifiques visages, de magnifiques costumes et décors, avec un rythme qui permet d'installer "le tunnel du destin" qui accompagne les protagonistes = pour ce film aller/retour ultra riche. Énormément de thèmes sous-jacent : civilisation, spirituel, organique... // La panthère noir, la métaphore de la peur, la magie de la vengeance..oui la vengeance, mais juste pour sauver son cul et sa famille. Un film 5 étoiles à revoir plusieurs fois.
Un Chef-d'œuvre, vraiment ❤️. J'ai ressenti toutes les émotions existantes en le visionnant mais je ne l'ai vu qu'une fois et il y a longtemps. J'ai peur de ne plus être en capacité de le revoir, j'ai un souvenir de beaucoup de violence mais à voir une fois, absolument.
Une grande surprise ce film
Mel Gibson prouve qu il est un grand grand réalisateur
Captivant de bout en bout.
Original bien tourné que du bonheur
A voir absolument
Mel Gibson prouve qu il est un grand grand réalisateur
Captivant de bout en bout.
Original bien tourné que du bonheur
A voir absolument
De Mel Gibson réalisateur je ne connais que "la passion du Christ". Les intentions de Mel sont louables mais je n'aime pas trop son style cinématographique. C'est fouillis, saccadé, pas rigoureux, sans profondeur historique ni psychologique. J'ai le souvenir d'un "tarzan contre les pygmées" qui faisait plus froid dans le dos que ce règlement de comptes dans le Yucatan un peu trop humaniste et larmoyant. J'ai visité le temple maya d'Uxmal et le musée anthropologique de Mexico. Les Mayas étaient sanguinaires mais raffinés. Il y a un type ethnique maya qui subsiste de nos jours. Les acteurs et figurants du film sont de bric et de broc, un peu comme ceux du film "Mission" qui n'avaient rien de guaranis. Il y a une scène dans une chute d'eau impressionnante. A ma connaissance il n'y a rien de tel dans le Yucatan. S'agirait il de l'Iguazu ? Gibson nous prépare une "Résurrection du Christ" pour 2025. Espérons que pour cela il affinera son style. La meilleure solution est de relire les évangiles et de faire travailler son imagination. Peut on voir "Apocalypto" ? Oui, comme un honnête divertissement.
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