Le second film de Todd Field nous plonge en plein coeur dune banlieue paisible (en apparence), où divers destins se croisent. Dès les premières minutes le ton est donné, le mystère qui y règne, la voix narrative, les femmes aux foyers, les infidélités, on ne peut sempêcher de penser immédiatement à la série télé à succès : Desperate Housewife. A la fois dérangeant et oppressant, lAmérique puritaine en prend un sacré coup. On y fait la rencontre de deux personnages, tous deux mariés, qui se rencontrent au jardin denfant. Ils vont jouer avec le feu, jusqu'à ladultère. Après In the bedroom (2002) où un adolescent tombe amoureux dune femme plus âgée que lui, Little Children dresse le portrait de différents personnages qui doivent tous faire fasses à leurs frustrations ou à leurs démons. On y retrouve une femme délaissée par son mari, qui ne se plait pas dans sa nouvelle vie de petite bourgeoise (Kate Winslet, qui a par ailleurs été nominé dans la catégorie Meilleur Actrice pour la 79ème édition des Oscars 2007), avec à ses côtés, un père au foyer qui ressent au fond de lui, la même chose, une sensation dabandon de la part de sa femme, qui se consacre davantage à son travail et à son fils. Il na pas davenir tout tracé, ces études sont en stand-by, il ne sait plus où il en est (Patrick Wilson). A la fois violent et très révélateur du rêve Américain, un petit bijou du cinéma indépendant US à ne pas raté !
Des destins croisés, dans le style de Desperate Housewives, ne jamais se fier aux apparences, tout est bien plus complexes, des secrets et des fantasmes. Ce film est génial ! J'ai aimé les différents personnages et la relation Sara-Brad. Leur goût du risque mais ils ne peuvent pas s'en empêcher. C'est une belle leçon de vie.
Ce film distille le quotidien de plusieurs habitants d'un quartier bourgeois américain en se concentrant sur les personnages de Sarah et de Brad... jeunes parents trentenaires adultes qui vont découvrir les plaisirs coupables de l'adultère... les scènes d'amour entre eux sont d'ailleurs particulièrement sensuelles, mouattes et magnifiques. C'est aussi, en parallèle l'histoire de Ronnie,interpretté par Jackie Earl Haley, révélation du film, condamné pour un acte pédophile et qui va lourdement payé sa faute en devant se confronter au regard des habitants bien pensants du quartier. Les scènes avec sa mère, seule à le défendre, sont d'ailleurs particulièrement émouvantes. Avec ses sous-intrigues et ses multiples personnages, le film navigue entre "Desperate Housewives" et "American Beauty"... autant de références qui devraient attirer les plus curieux. Les acteurs sont tous excellents, Jennifer Connelly est encore une fois magnifique, quant à Kate Winslet, elle nous rappelle qu'elle est une actrice brillante. A ne pas manquer.
Si je voulais résumer ce chef-d’oeuvre en une phrase, forcément réductrice et caricaturale, je dirais qu'il est à "Desperate Housewife" ce que le foie gras est à la pâte à tartiner. C'est universel, très actuel, drôle, intelligent, avec une mise en scène particulièrement soignée, des acteurs aux petits oignons et surtout : abouti. On en ressort bouleversé et on se dit que l'art cinématographique n'a pas fini de surprendre.
en remake de "american beauty" :des destins croisés dans une banlieue plutot riche des usa, des non dits des pervers avérés et dautres cachés. On suit surtout un duo d'amants qui vont finalement rentrer dans le rang.Le film se termine sur une morale proprette et casse donc un peu sa demarche de denonciation de l'hypocrisie de la société.
Sentiment de perplexité en sortant de la salle. Quel est lintérêt de ce film ? Critique de la middle class américaine et de son puritanisme outrancier ? Pas vraiment puisquil se conclut somme toute, lorsquon réfléchit au destin des protagonistes, dans la droite lignée de la bienséante pensée doutre-atlantique . Adaptation made in US de Madame Bovary comme le film semble vouloir le suggérer ? Même pas ! Si lon retrouve vaguement quelques traits du roman (la jeune bourgeoise morfondue dennui, le mari insipide, lenfant unique, le bel amant, le rituel des retrouvailles, le risque des amours interdites, lexaltation de la fugue ), pour le reste on est très loin de la profondeur et de la noirceur de luvre de Flaubert. Certes un drame se dessine en filigrane, mais il est apporté par un élément extérieur, le voisin psychopathe dont on se demande dailleurs bien ce quil vient faire dans cette galère, si ce nest donner un peu de consistance à cette banale chronique dadultère, et l'explication du titre. Reste néanmoins un bon jeu dacteurs, et une saine rivalité entre les sourires Ultra-Brite de Kate Winslet et Patrick Wilson qui sont tous les deux bien mimis.
Le film évite l'écueil de la comédie dramatique ennuyeuse sur la vie des parents au foyer dans les banlieues américaines. On rit beaucoup. Certains y voient une version moderne de Madame Bovary. Je trouve quand même que le film n'est pas si ambitieux. Deux-trois petites réserves : le thème est quand même largement déjà-vu (American Beauty, Desperate Housewives), le film est un peu trop long (comme souvent les films actuels). Malgré tout, c'est un film plaisant que je conseille.
La lumière est incontestable, surtout dans les scènes des nus, où le corps humain prend une dimension toute autre, tout en sensualité et en evanescence. En gros, le thème intéressant, voire même dérangeant. Mais le traitement manque de précision et d'émotion. Cette distance que le réalisateur instaure, nuit quelque peu à la compréhension du message donné. Le spectateur ne se sent pas impliqué plus que ça, et c'est dommage. Pourtant, le film reste incensé et destabilisant. On en sort, sans savoir quoi en penser. A voir!
Une comédie satyrique, dérangeante, où l'ambiance pesante de ce milieu oppresant d'hyprocrisie et de conventions est parfois allégée par des séquences narrées par une voix-off cynique dont n'abuse heureusement pas trop son auteur. Portée par d'excellents comédiens, naturels et sans pudeur, ce film cruel évite de tomber lourdement dans les clichés grace à un scénario bien construit et une mise en scène remarquable.
Un petit peu dans la veine de desperate housewives mais en plus trash, cette dramatique se laisse voir avec beaucoup de plaisir, si ce n'était sa durée excessive. Sinon, c'est super bien joué et super bien mis en scène.
A l'instar d'un Sam Mendes (American Beauty) ou d'un Marc Cherry (Desperate Housewives), le cinéma américain n'a jamais paru si en forme dans la peinture de sa middle-class, celle des quartiers résidentiels où peurs, frustrations, ragots, et pulsions refoulées sont le lot quotidien, pouvant créer des images et détruires des vies entières. Le cinéaste Todd Field s'inscrit dans cette lignée et reproduit au détail près cette vie de quartier typique. Ainsi, dans la peau d'américains moyens, l'interprétation de Kate Winslet est éblouissante tellement elle est est pleine de vraisemblance et de pureté dans dans son jeu, alors que l'excellente Jennifer Connely apparaît comme sous-exploitée. Outre une peinture sociale à la mise en scène certes studieuse mais toujours bien cadrée (sans sombrer dans une grandiloquence pompeuse ou au contraire un récit intimiste épuré, le réalisateur injecte toute la puissance nécessaire au récit), il s'agit d'une réelle réflexion sur l'autre, sur le monstrueux, et non Le monstre, car une part d'ombre réside dans chacun de nous. Toutefois, à certains moment, la mayonnaise ne prend pas, à la manière du dernier match de baseball du protagoniste, le réalisateur ne sait pas trop quel ton adopter : la comédie satirique ou une tragédie pure à l'issue inévitable (en celà, la fin est assez brouillone).
Je savais que Todd Field était génial après avoir vu In the bedroom! Dans son second film, on a tout : le sujet, la forme, et les acteurs!
1. le sujet : avec ce drame, le réalisateur brosse un portrait de la bourgeoisie des banlieues américaines pour laquelle le quotidien est savamment réglé et organisé. Cela tient jusquà ce qu'un évènement ne vienne perturber ce papier à musique, et mettre en lumière les frustrations, les non-dits, les angoisses profondes, les insatisfactions majeures... Pour toute la petite communauté, le retour d'un pédophile ayant payé sa dette à la société va tout faire basculer ; pour Sarah, femme au foyer, ce sera sa rencontre avec Brad (père au foyer)...
2. la forme : la couleur et l'agencement des images amènent à suivre le destin des personnages et celui du quartier, véritable baromètre reflétant la société. Et là, des questions telles que le destin, les idéaux non réalisés, la volonté d'être quelqu'unaux yeux des autres (...) sont abordées plus profondément.
3. les acteurs : ils sont LA force du film. Kate Winslet, dont la filmographie est bien loin des films commerciaux tels que Titanic montre tout son talent lorsqu'elle interprète cette Madame Bovary des temps moderne qui consummée par sa passion se défait de son rôle de mère. Patrick Wilson est le beau gosse père au foyer enfermé dans ce rôle par sa femme qui réussit au travail : il est épatant,et déjà su montrer ses capacités d'acteur dans un autre registre plus dérangeant avec Candy récemment. Jennifer Connelly reste un peu dans l'ombre face à ce magnifique duo romantique ; et l'interprétation de Jackie Earle Haley en pervers sexuel est à noter tant elle nous bouscule dans nos certitudes.
J'ai adoré regarder la vie quotidienne de ces femmes et hommes issus d'un quartier bourgeois des Etats-Unis. On se croirait un peu dans la série desperate housewives car chaque personne a ses secrets, ses peurs, ses rêves... Les acteurs sont tout simplement parfaits. Kate Winslet est très crédible dans son rôle de jeune maman peu sûre d'elle, délaissée par son mari et qui se laisse tenter par un Patrick Wilson excellent également dans son rôle. De plus, j'ai bien aimé aussi l'idée d'un narrateur. Bien qu'il n'y ait pas de scène spectaculaire (ce n'est pas un film d'action, ni fantastique, ni un thriller n'est ce pas ?) le suspense est pourtant bien présent, surtout pendant les dernières minutes. Bref, je vous le conseille à 100 % !!
Les personnages de Little Children de Todd Field évoluent dans le microcosme d'un quartier résidentiel middle-class américain, déjà décrit dans les superbes American Beauty et Desperate Housewives. On retrouve dans ce Little Children le même mélange de gravité et d'humour, un regard acerbe sur le puritanisme de la bonne société. Le qu'en-dira-t-on limite les actes des personnages et leur rencontre est presque classique, avec une suite attendue. Même s'il n'y a pas de surprise, leur histoire est bien plus tortueuse et complexe qu'il n'y paraît. On nous montre des personnages complexes, remplis de frustations diverses et variées, des personnes incapables de controler leurs émotions et qui se demande si il faut tout sacrifier pour approcher ses rêves et ses fantasmes ? Le jeu des acteurs est formidable : Kate Winslet qui décidément a fait beaucoup de chemin depuis Titanic, Patrick Wilson juste dans le rôle du provincial sans ambition, Jennifer Connelly quelque peu sous-exploitée et Jackie Earle Haley parfait et inquiétant en pédophile qui affole la ville. Malheureusement Field dédramatise la fin, moins bien bouleversante et radicale que celle à laquelle on s'attend, il redevient brusquement politiquement correct, dommage.