Un Thé au Sahara
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kingbee49
kingbee49

53 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2013
Beau voyage à la fois grave et sensuel mais je n'ai pas été emporté, curieusement. Manque peut-être un je ne sais quoi de passion, d'incarnation...Pourtant John Malkhovitch et la trop rare Debra Winger sont excellents, Vittorio Storaro, le chef op' de Bertolluci (et aussi de Coppola) s'en donne à coeur joie et nous donne des images du Sahara absolument sublimes... A revoir sur un grand écran.
veni-vidi
veni-vidi

16 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2013
Un film envoutant, chaque prise de vue est un tableau, subjuguée !!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 décembre 2011
Le film le plus sensuel qu’il m’a été donné de voir.

Pour les Occidentaux, c’est la forêt qui est le lieu mystique par excellence (comme en témoigne par exemple un Meister Eckhart), alors que pour les orientaux, c’est le désert.

Depuis Jules et Jim, le triangle amoureux est un thème récurrent au cinéma ; mais le film de Bertolucci prend le dessus sur celui de Truffaut pour deux raisons principalement.

La première, ce sont les grands espaces ! N’oubliez pas, nous sommes au cinéma, et chaque art doit puiser dans tout ce qu’il a à nous offrir. Si vous voulez voir deux personnages dans un lieu clos, n’allez pas dans les salles obscures, allez au théâtre ! C’est aussi une des raisons qui fait de There will be blood (dont nous traiterons ultérieurement sous cette même rubrique) un chef-d’œuvre. La nature, au cinéma, fourni non seulement une profondeur de champ visuel, mais aussi psychologique ; elle occupe, pour ainsi dire, la même fonction que le divan pour le psychanalyste. Elle permet au spectateur de se « laisser aller », de se fondre dans le décor.

La seconde, c’est le nihilisme apparent de Port et Kit Moresby, les deux personnages de l’histoire. Leur voyage est un voyage à travers l’espace mais en même temps à travers l’abîme de leur psychologie. Ils prétendent venir en Afrique pour ressourcer leur couple, mais on comprend vite que ce n’est pas la raison première ; ils répondent en fait à un appel transcendantal irrépressible. Dès qu’ils descendent du bateau, leurs destins ne leur appartiennent plus, ils se fondent dans quelque chose de plus grand qu’eux, en un lieu où l’Orient et l’Afrique se mêlent et où les Occidentaux ne peuvent faire autrement que de se perdre.
Ce voyage initiatique ne leur apprend pas à mieux se connaître, puisqu’il montre au contraire que l’individu s’efface aux confluents des grands espaces.

Depuis Aristote, on nous apprend qu’une bonne histoire est celle où il y a un personnage qui poursuit un but précis. Une bonne histoire, peut-être… mais pas une ‘grande’ histoire ! C’est quand justement les êtres errent telles des âmes en peine que le spectateur se confronte à ses propres doutes et qu’il est alors amené à s’interroger sur sa propre existence et sur la finalité de celle-ci.

Le sexe, dans le film, suit le même schéma que décrit ci-dessus. Les règles formelles attachées au mariage sont dissoutes et diluées une fois qu’ils foulent le désert. Et ils se donnent à l’un et à l’autre uniquement parce qu’ils sont proches l’un de l’autre. La proximité sentimentale n’existe pas, seule la proximité physique compte. C’est la géographie qui dès lors dessine les contours du désir.

Le film n’a aucun message à nous transmettre, ce qui est justement le propre d’une grande œuvre d’art. Le film ne fait que ‘montrer’. Il montre des êtres, qui ne sont plus des ‘individus’ mais des électrons libres, qui sont projetés l’un contre l’autre, puis l’un en dehors de l’autre. On ne déduit rien de leur parcours, sinon justement que c’est un parcours.

Le livre de Paul Bowles porte le titre original de The Sheltering sky… le ciel protecteur ! Ce qui me permet de terminer par ces vers du beau Hölderlin : nous nous tenions têtes nues sous les orages des Dieux.
Trelkovsky
Trelkovsky

82 abonnés 264 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 décembre 2010
Dommage. Vraiment dommage. Des décors magnifiques, une photographie somptueuse, des musiques envoûtantes, une histoire intéressante ... sous la direction du grand Bernardo Bertolucci. A priori, tout était indiqué pour que "Un thé au Sahara" soit une oeuvre puissante et intelligente. Ce qui n'est malheureusement pas le cas. On ne retrouve pas ici les fulgurances lyriques qui faisaient le charme de "1900". On ne retrouve pas non plus la grandeur du "Dernier empereur). Et on retrouve encore moins l'intensité émotionnelle du "Dernier tango à Paris". Oui, ça a beau être de Bertolucci, on ne retrouve pas la virtuosité du cinéaste italien. C''est mal rythmé, surfait, ennuyeux ... c'est dommage.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2010
Si on a vu auparavant d'autres fresques historiques du cinéaste dont font partie des chefs d'oeuvre comme "Le Dernier Empereur" ou "1900", on ne peut qu'être déçu par celle-ci. A aucun moment Bertolucci arrive à nous faire véritablement percevoir le bouillonnement intérieur des personnages. Le film passe, les images sont belles, la musique de Ryuichi Sakamoto aussi, cela se regarde sans ennui mais aussi sans passion. L'ensemble est trop lisse malgré un casting de choix, en particulier pour Debra Winger qui donne une belle interprétation. C'est pas un mauvais film, il est même plutôt bon mais il est loin de procurer un enthousiasme débordant.
Brice D
Brice D

184 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juillet 2010
Un des chefs d'oeuvre de Bertolucci qui adapte un des plus grands classiques de la littérature. Fascinant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juillet 2008
Il nous laisse une sensation inexplicable, une émotion étrange, quelque chose de magique, d'unique.
Lorsqu'on en parle, on ne sait jamais quoi dire, comme si aucune critique n'était possible, comme si toute remarque était superflue, un peu comme Bagdad Café. On l'a vu, il est en nous à jamais, c'est tout ce qui compte.
Kubrick's Club
Kubrick's Club

43 abonnés 694 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 novembre 2008
Film décevant, absence complète d'histoire, Bertolucci se contente de filmer des paysages certes magnifiques mais auxquels il aurait fallu donné vie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 mai 2008
Magnifique, merci au réalisateur pour ce moment de bonheur et aux acteurs aussi.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 mai 2008
Une distribution de choix. Outre la musique, Amina Annabi s'était lancée en 1989 dans le cinéma. Son premier film est une production française de Romain Goupil, "Maman", où elle tient un second rôle aux côtés d'Anémone.

http://musique.arabe.over-blog.com/article-19487769.html
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 mars 2008
Petit film agréable mais sur un grand écran sinon ça rend pas. C'était encore ainsi il y a 30 ans. Seulement dans les régions reculées maintenant mais de très belles images. Témoignage vivant d'une autre culture, si proche et en même temps si loin..
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2008
Bernardo Bertolucci (Le Dernier Tango à Paris - 1972) adapte le roman éponyme de Peter Bowles, nous entraînant au beau milieu des années 40 de l’Algérie au Maroc, en passant par l’Afrique du Sud, où trois Américain partent pour un long périple. Port & Kit espèrent ainsi resserrer leurs liens alors qu’ils traversent une crise passionnelle.
Une histoire d’amour, de passion, de trahison, de séparation, à la fois émouvant et déchirant, Bertolucci réalise un road movie dans l’Afrique sub-saharienne, où durant plus de deux heures, on voyage à travers de magnifiques décors, tourné en décors naturels, le réalisateur nous livre une œuvre sensorielle splendide, bercée tout au long par une superbe B.O que l’on doit à Ryuichi Sakamoto, le tout, accompagné par des acteurs poignants, comme ce duo magique : John Malkovich & Debra Winger.
BURIDAN
BURIDAN

25 abonnés 201 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2007
« Un thé au Sahara », film long, lent, nous narre un rêve éveillé comme doit être le cinéma… De Tanger à Agadez, d’étranges personnages se croisent se séparent, se retrouvent, disparaissent… Un couple : Kit (la femme) et Port Moresby (un nom qui fleure déjà l’aventure : même patronyme qu’une ville de Nouvelle-Guinée !)… Un parasite, un faiseur, Turner qui courtise avec assiduité la femme de Port. Structuré en trois parties sur la base : 3, 2, 1 personnages « Un thé au Sahara » nous narre un cheminement qui conduit de l’illusion du monde civilisé (les plans en noir et blanc de l’introduction) à la désillusion, à l’oubli, au poison existentialiste que représentent les paysages minéraux, linéaires, contrastés du désert et qui soulignent le retour de l’héroïne à la sensualité.
Dans ce film magnifique, qui mériterait d’entrer au panthéon des très grandes œuvres cinématographiques, la beauté des paysages et des peuples n’est pas seulement décorative, un accessoire de mise en situation. Les hôtels boisés du début soulignent le versant psychologique de l’occident si sûr de tout pouvoir affronter. Et au fur et à mesure que le drame prend corps, que les protagonistes sont plongés dans une aventure de plus en plus douloureuse, les paysages deviennent de plus en plus magnifiques, extraordinaires (au plein sens du mot). Et le poids du ciel de protection devient angoisse. La mort serait-elle un voyage vers l’exotisme ?
La fin sublime, est presque celle d’un film muet. Les personnages s’expriment en arabe sans que les images soient sous-titrées. Kit, vêtue de vêtements d’homme, accepte d’être enfermée, prisonnière, pour se livrer à son amant touareg. Retour au physiologique dit Bertolucci ! Et elle sera à son départ livrée de nouveau à l’espace dévorant d’une quête sans but !
Les acteurs sont simplement sublimes ! La BO est exceptionnelle ! Les images inoubliables.
Combien de fois encore regarderons-nous un film aussi plein du rêve cruel d’une vie jouée dans le réel?
GENIAL
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 août 2010
Deuxième volet du triptique exotique de Bertolucci après "Le dernier empereur". Le film est une invitation au voyage qui donne, après l'avoir vu, l'impression de sortir d'une séance de "Connaissance du monde". L'histoire s'efface peu à peu devant les images dont la beauté ne fait qu'augmenté au fur et à mesure que le couple s'enfonce au coeur de l'Afrique. Un film envoutant qu'il est conseillé de regarder sur le plus grand écran possible, car le cathodique est à mille lieues de rendre la puissance des paysages du Sahara.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film tout bonnement sublime, sensuel comme aucun autre.. La beauté sidérante des paysages, on peut reconnaître les plateaux desertiques ouarzazat, l'ambiance effarante, la beauté des images..
Mais ce n'est pas seulement cette beauté, c'est aussi une histoire d'amour merveilleuse entre deux êtres qui s'adorent mais n'arrivent pas à se comprendre, John Malkovich est magnifique c'est vraiment un acteur mythique, je veux pas faire dans le lyrisme, mais j'ai rarement vu de scènes aussi poignantes que lorsque debrah winger est au bras de son mari totalement fiévreux dans cette pièce isolée au milieu du desert souillée par la tempête, ni les voyages en bus avec ces mouches, ces palmiers, ce sable qui s'engouffre qui me parlent éminemment(ayant vécu des situations similaires).
Le film est magique, magique c'est le mot, il vous transporte, il n'ennuie pas une fraction de seconde, voilà du vrai cinéma, un cinéma qui vous fait voyager dans un univers sublime et onirique, profondément vivant..
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