Alien, le huitième passager
Note moyenne
4,4
51012 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

1 570 critiques spectateurs

5
794 critiques
4
537 critiques
3
127 critiques
2
66 critiques
1
35 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 novembre 2008
Pas vraiment de suspense pour ce premier opus. Néanmoins, les effets spéciaux sont trés bien réussit pour 1979 !
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2012
C'est loin d'être une mauvaise façon que de commencer l'année 2012 par ce film, au contraire. J'avoue que je ne l'avais pas encore vu jusqu'ici et pour moi c'était la grosse honte. Bon, dans la filmo de Ridley Scott, il y a de tout qui va du très haut jusqu'au très bas. Bien évidemment là on a plutôt affaire à du très haut. Le seul petit reproche que l'on pourrait faire au film c'est de mettre un petit peu de temps à démarrer mais une fois que l'équipage explore le vaisseau démantibulé, paf le suspense est lancé, implacable jusqu'à la dernière seconde. Les effets spéciaux bien dégueux font flipper par leur réalisme, l'aspect claustrophobique du huis-clos façon "Dix Petits Nègres" est très bien exploité, le scénario laisse de manière subtile une bonne part d'interprétation et les acteurs assurent un max en particulier Sigourney Weaver dans le rôle du seul personnage intelligent de la galerie avec le chat. Bref c'est du lourd, du très lourd dans le genre.
Clémentine K.
Clémentine K.

243 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 février 2017
Un grand film pour l'année 1979 qui nous montre de grands acteurs, à l'époque très jeunes et faisant leurs débuts. Haletant, il est cohérent et pas du tout exagéré ou ridicule. A voir pour la culture cinématographique à chacun.
jeromej
jeromej

72 abonnés 159 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2013
Après avoir vu Prometheus, un nouveau visionnage du film Alien s'imposait. Et rien à dire, il fout toujours autant les pétoches. Plus de trente ans après, le film n'a presque pas pris une ride (seul le look des ordinateurs du vaisseau ne nous rajeunis pas). Le réalisateur a su installer crescendo une tension palpable qui nous fait frémir au moindre bruit suspect. On ne voit pas beaucoup la bête mais c'est là tout le secret pour nous tenir en alerte, chacune de ses apparitions étant effrayante et mortelle pour celui qui la croise. Le casting est royale, il n'y a qu'a voir la carrière que chacun à mener depuis. Ce film est vraiment une pierre angulaire du genre science-fiction/frisson, beaucoup ont essayés de rééditer l'exploit mais très peu sont arriver au niveau de ce petit bijou culte.
Flamme-010
Flamme-010

21 abonnés 53 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 avril 2018
Le Nostromo, gigantesque raffinerie spatiale, reçoit une transmission qui l'emmène sur une planète inconnue. Là-bas, c'est la mort qui attend l'équipage....« Alien, le huitième passager », ou la fusion entre l'univers érotique de H.R. Giger et l'horreur cosmique des récits de Lovecraft. La créature est aussi inhumaine que la compagnie prête à sacrifier ses employés pour le profit. Un casting épatant, le début d'une saga spatiale mythique.
Nitquen57
Nitquen57

31 abonnés 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2014
C'est relativement compliqué d'être bon critique avec un film qui a 35 ans, mais je vais essayer d'être objectif. Graphiquement, il n'y aura pas d'avis, mais c'est bien filmé, la vision à la première personne apportant beaucoup au côté suspense du film. Alien est désormais culte pour pas mal d'entre nous et on comprends pourquoi. La tension est très bien gérée durant l'intégralité de l'oeuvre, permettant de ne pas décrocher pendant les 1h50 que fait le film. Le jeu d'acteurs est plutôt très bon, pour ne citer qu'un certain John Hurt et une certaine Sigourney Weaver, pour laquelle Alien a été un tremplin vers sa carrière actuelle selon moi. Ridley Scott a réussi un tour de force en développant des personnages ayant chacun une particularité et une personnalité propres, en passant par quelques clichés tels que l spoiler: 'obsédé par le fric ou le scientifique inconscient
bien entendu. Je reprocherai tout de même à Alien le côté "classique" qu'on retrouve dans les films d'horreur/SF au niveau de la prise de décisions des personnages. J'ai quelquefois eu envie de m'arracher les cheveux. Tout est prétexte pour spoiler: se séparer en plusieurs petits groupes, pour envoyer quelqu'un effectuer une tâche "alone in the dark" dans un vaisseau qu'on sait dangereux par la présence de l'alien
mais disons que c'est pour faire avancer le scénario. Le résultat est tout de même là, le réalisateur a réussi à créer un univers qui annoncera quatre (trois?) suites toutes différentes les unes des autres, et rien que pour ça, ce film mérite d'être vu au moins une fois.
Jérémy J.
Jérémy J.

17 abonnés 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2017
C'est pas non plus le film le plus incroyable du cinéma, comme certaines pesonnes peuvent l'insinuer. C'est un bon film, un peu long par moment, mais surévaluer par rapport à ce que j'ai entendu. Le stress est présent mais c'est pas non plus la plus grande peur de votre vie. Les effets sont plutôt efficaces et les décors sont bien fait et participe bien à l'univers! Je trouve en revanche je trouve que le film souffre d'un sévère problème de rythme. Pour moi y'a des longueurs et il a de la peine à démarrer. Bref, une légende trop grande pour lui.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 avril 2013
Un film cultissime et plus que novateur pour l'époque. Tout le film repose sur une ambiance dérangeante et effrayante, un peu comme Shining, même si ce n'est pas du tout la même chose. Les acteurs sont excellents mais ce sont surtout les images, magnifiques, qui restent en mémoire. Un film à voir au moins une fois (même s'il mérite plus de visionnages), ne serait-ce que pour apprécier le formidable travail qu'a fait Ridley Scott à la réalisation et l'inoubliable ambiance oppressante qu'il arrive à instaurer en ne montrant "le huitième passager" que quelques rares fois.
vive-le-cine123654789
vive-le-cine123654789

109 abonnés 621 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juin 2014
Ce film culte accumule les perfections. Une histoire hallucinante et menée de main de maître du début à la fin. Alors oui, certains diront qu’il est long à se mettre en place. Mais sincèrement : combien de film d’horreur réussissent à nous plonger dans une telle ambiance alors que le monstre à proprement parler n’arrive qu’au bout d’une heure de film ? Même dans Les Dents de la mer, la présence du requin se fait sentir dès les premières minutes du film. Une ambiance magistralement créée et magistralement menée de bout en bout, si bien qu’on est scotché à notre fauteuil dès l’apparition du titre (rien que cette séquence est mythique) et on n’en ressort pas avant l’apparition du générique. Et si la première moitié du film met tout en place, on sent la tension monter peu à peu jusqu’à LA scène culte de la science-fiction horrifique : la naissance de l’Alien. Légendaire, mythique, anthologique. Et commence alors un film d’horreur des plus terrifiants, par une tension toujours présente et par le maître mot de l’horreur : la peur de l’inconnu et la peur du noir. On a beau le voir dix fois, le film fera toujours sursauter. Et on se plaira toujours à essayer de trouver l’Alien qui se fond parfaitement dans le décor. Une créature terrifiante et pourtant magnifique, sans doute l’un des meilleurs monstres du cinéma.

À cette histoire fantastique et terrifiante s’ajoute un casting d’excellente qualité, même pour les rôles les plus courts. Sigounery Weaver, Ian Holm, John Hurt, Tom Skerritt, Harry Dean Stanton, Veronica Cartwright, Yaphet Kotto…tous sont vraiment très bons dans ce film, réussissant parfaitement à retranscrire la terreur absolue face à cette créature qu’est l’Alien. L’histoire de ce film est efficace, les acteurs sont efficaces mais ce n’est pas tout ! La musique de Jerry Goldsmith est on ne peut plus simple, sobre et pourtant elle créé une atmosphère des plus terrifiante jusqu’à la libération finale. Les effets spéciaux sont toujours aussi incroyables, même après 35 ans, qu’on soit dans l’espace, sur le planétoïde ou dans le vaisseau. Et je ne parle pas de l’Alien lui-même, véritable bijou de la SF, son design résume à lui seul la créature : terrifiante et pourtant sublime. Un chef d’œuvre, merci Hans Ruedi Giger. Les décors sont également superbes : au départ, on se trouve dans un vaisseau presque stérile puis au fur et à mesure qu’on avance, tout devient noir et poisseux. Quant à la mise en scène, elle permet de transcender tous ces éléments avec une succession de scènes, de plans et de séquences tous plus magnifiques les uns que les autres. Un véritable régal. Ce film est un véritable bijou qui accumule les points forts, ce qui en fait un des meilleurs huis clos, un des meilleurs films d’horreur, un des meilleurs films de SF et un des meilleurs films de monstre. Que demander de plus ?
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2024
"Alien" (1979) façonne un nouveau mythe cinèmatographique! Avec sa camèra virtuose où rarement le huis clos spatial aura ètè aussi bien filmè, Ridley Scott invente toutes les constantes d'un cinèma combinant l'horreur et la S.F sur une musique envoûtante de Jerry Goldsmith! Un monstre invincible dans un cargo spatial, de la chair humaine et de l'adrènaline en continu entre recoins sombres et conduits d'aèration! Le futur cinèaste de "Blade Runner" (1982) sait s'y prendre, avec brio et èclat! Son film est volontairement lent, captivant à suivre, terrifiant à souhait et il est èvident que ce suspense de la S.F devenu culte à durablement impressionnè le monde entier! Sigourney Weaver est à jamais Ripley et la gent masculine n'est pas prêt d'oublier sa petite culotte! D'une efficacitè redoutable avec quelques sèquences bien traumatisantes, c'est un must visuellement riche du 7ème art que nous a pondu Ridley Scott! il faut aussi saluer le travail extraordinaire des effets visuels ainsi que les dècors au look totalement inèdit et baroque! Car sans les noms de Ron Cobb et H.R. Giger, "Alien" ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui...
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2024
« Dans l’espace, personne ne vous entendra crier ! ». Le slogan qui a accompagné la sortie mondiale d’« Alien » le 25 mai 1979 est on ne peut plus signifiant concernant l’atmosphère qui se dégage du second long métrage réalisé par Ridley Scott dans la foulée des « Duellistes » (1977) drame épique napoléonien qui lui avait instantanément apporté une reconnaissance internationale justifiée. A 42 ans, Ridley Scott qui a étudié dans sa jeunesse au Royal College of Art de Londres vient de passer dix ans à réaliser des publicités tout comme son frère Tony qui lui aussi fera une brillante carrière à Hollywood.
Le projet est initié par Dan O’Bannon alors peu connu qui était au collège avec un certain John Carpenter avec lequel il avait conçu « Dark Star », leur film de fin d’étude plutôt iconoclaste et innovateur qui, fait rare, avait bénéficié d’une sortie en salle. Cet exploit vaudra à O’Bannon d’être contacté par Alejandro Jorodowski réalisateur franco-chilien alors très prisé, afin de plancher sur le scénario d’une adaptation de « Dune » le roman Frank Herbert. Au bout de 6 mois passé à Paris le projet est abandonné. Retour à Los Angelès pour un O’Bannon un peu désorienté qui se replonge dans le script de « Memory » qu’il avait écrit auparavant. 29 pages qui contiennent déjà en substance la trame de ce qui deviendra « Alien ». Progressivement, à force de rencontres opportunes, le script achevé finit par intéresser les studios qui ne sont pas sans ignorer la déflagration que vient de provoquer la sortie de « Star Wars » de George Lucas venant remettre brutalement au goût du jour un genre qui avait connu son heure de gloire dans les années 1950 quand la Guerre Froide battait son plein.
C’est finalement la Fox qui allouera les moyens nécessaires à la réalisation d’un film ambitieux juste avant qu’O Bannon ne fasse affaire avec Roger Corman le pape du « B Movie ». Walter Hill que la Fox sollicite pour la réalisation du film ayant décliné l’offre ne se sentant pas à l’aise avec la gestion des effets spéciaux, Robert Aldrich, Peter Yates, Robert Altman, John Boorman et Jack Clayton sont approchés sans plus de succès. Hill (devenu entre-temps producteur), David Giler et Gordon Carroll ayant été très impressionnés par « Les duellistes » contactent Ridley Scott qui amateur de science-fiction relève le défi. Les rapports entre O Bannon et Scott étant plutôt harmonieux, ils amènent à eux une multitude de talents qui vont contribuer fortement à l’aspect visuel si frappant d’« Alien ». Ron Cobb et Chris Foss illustrateurs reconnus pour la conception du Nostromo (cargo spatial), le fantasque artiste suisse Hans Reudi Giger pour celle de l’Alien, l’italien Carlo Rombaldi pour l’animation du monstre lors de scènes spécifiques, Moebius (Jean Giraud) pour les costumes des astronautes ou encore Jerry Goldsmith pour la musique. La créativité fuse de toute part sous l’impulsion mais aussi le contrôle de Dan O’Bannon qui se veut le garant de l’intégrité de son œuvre.
Le casting certes restreint est constitué avec le plus grand soin sous la direction de Mary Selway qui a déjà travaillé avec Scott sur « Les duellistes ». Composé d’acteurs de cinéma confirmés (John Hurt, Harry Dean Stanton, Tom Skerritt, Ian Holm), Yaphet Kotto, Veronica Cartwright) qui ne sont toutefois pas des stars mondiales pour conserver l’homogénéité de l’équipage, il intègre Sigourney Weaver une actrice de théâtre off-Broadway pour qui ce sera la première apparition à l’écran dans le rôle de Ripley, personnage central du film et encore plus celui des trois suites à venir.
Le tournage se déroule dans l’immense hangar des studios Shepperton dans le Surrey. C’est tout le génie de Ridley Scott qui se met alors en marche, mélange de talent artistique, de maîtrise technique et de pugnacité mais aussi d’autorité au service d’une vision d’ensemble. Une personnalité autoritaire mais aussi rassurante qui permet au réalisateur pourtant encore quelque peu inexpérimenté de fédérer autour de lui tous les acteurs de ce chef d’œuvre dont chacun a rapidement compris que Ridley Scott allait le mener à bien dans toutes ses dimensions. Le résultat sera tout simplement saisissant, faisant instantanément du film une référence dans le genre, rapportant 180 millions de dollars pour un budget de 11 millions et cerise sur le gâteau, générant cinq suites ou préquelles qui seront autant de succès commerciaux même si aucune d’entre elles n’atteindra la perfection de l’opus initial qui s’avère être un thriller spatial captivant prenant pour cadre le Nostromo et dont le dédale de couloirs infini confine parfois à un huis clos étouffant avec on l’a dit en entame l’idée en tête pour chacun des astronautes que « Dans l’espace, personne ne vous entendra crier ! ».
Le spectateur est d’emblée plongé dans une époque très lointaine où visiblement les voyages interstellaires ont pris une dimension commerciale comme en témoigne ce cargo spatial qui ne semble pas de première main. Les membres de l’équipage sont présentés par Scott comme ce que furent autrefois les navigateurs au long cours ou les routiers longues distances. Quand les sept sont sortis de leur hibernation par l’ordinateur de bord du vaisseau pour un changement de mission les envoyant en reconnaissance sur un planétoïde inconnu, les discussions salariales vont bon train informant le spectateur sur l’échelle hiérarchique qui régit l’équipe. À cet effet un aspect un peu rétro a été donné par Ron Cobb et Chris Foss au Nostromo pour lui imprimer une certaine vétusté un peu à l’image de celle des cargo remplis de containers sillonnant aujourd’hui les océans pour alimenter un commerce mondial frénétique. Le spectateur n’en saura pas plus mais est tout de même averti que le bon vieux capitalisme ne désarme jamais même dans l’espace, préférant toujours sacrifier le confort et la sécurité sur l’autel du profit. L’ordinateur de bord qui gère la vie à bord et donne les ordres provenant de la hiérarchie à terre porte le doux nom de « Maman » donnant l’illusion d’une dimension humaine dont on verra très vite qu’elle n’est que de façade.
Comme dans tout thriller réussi une phase routinière plutôt calme et empreinte d’un relatif humour (il ne faut pas exagérer on est tout de même dans un film de Ridley Scott !) précède la montée d’angoisse qui va valoir son pesant d’or sans que le réalisateur tout à son affaire et ayant retenu les leçons apprises chez Jacques Tourneur et Alfred Hitchcock n’use exagérément de ce que l’on nomme de nos jours les « jump-scares », désormais soigneusement recensés pour juger de la qualité d’un thriller ou d’un film d’horreur. Ridley Scott a bien compris que « moins on montre plus on génère l’angoisse ». Mais au sein de décors somptueusement envoûtants, on verra suffisamment l’horrible Alien sorti de l’imaginaire fertile de Hans Reudi Giger pour que son image reste durablement gravée dans les mémoires. On l’a dit « Alien », avec « The Thing » de John Carpenter sorti trois ans plus tard, est un sommet du genre qui sera suivi par une longue liste de films de son auteur qui le classent parmi les plus grands de son époque. A voir et à revoir régulièrement.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2023
Chef d'œuvre intemporel de près de 45 ans de Ridley Scott, cet habile mélange de SF et d'épouvante est un monument de tension et un petit bijou de cinéma fantastique. À une époque où la CGI n'existait pas c'est à base de décors en carton et de maquettes incroyables que le tout premier Alien nous transporte dans cet univers noir et angoissant au possible. Le suspens est omniprésent et les sursauts légions pour les pauvres spectateurs que nous sommes, nos nerfs sont mis à mal par le génie de Scott lors de cette traque interstellaire qui semble ne jamais prendre fin. C'est magnifique, hyper tendu et la mise en scène est un modèle du genre, le tout porté par la jeune Sigourney Weaver qui trouve ici son rôle le plus emblématique à une époque où les héroïnes n'étaient pas légion. Ça ne vieillit pas et c'est un régal de tous les instants, du cinéma comme on en voudrait encore aujourd'hui ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 novembre 2011
Le film de science-fiction le plus terrifiant, le plus imaginatif et le plus fascinant jamais fait à mon humble avis.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2025
Il est inutile de présenter ce chef-d’œuvre – le qualificatif n’est pas usurpé – de la science-fiction signé Ridley Scott dévoilant le récit anxiogène de l’équipage d’un vaisseau spatial piégé dans cet espace confiné par une créature redoutable. Le génie du cinéaste britannique tient dans sa mise en scène tellement précise capable de faire monter progressivement la tension grâce à une ingéniosité remarquable ainsi qu'à son sens plastique avec son esthétique soignée passant par la colorimétrie et sa gestion de l’espace faisant ressentir l’oppression vécue par les membres d’équipage pris en chasse par la créature. Sommet de tension et d’effroi « Alien, le huitième passager » malgré les années n’a pas pris une seule ride, symbole des plus grands films.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 août 2019
D’échecs découle parfois un chef-d’œuvre ! Suite à l’échec commercial de la comédie Dark star de John Carpenter et au non aboutissement du Dune d’Alejandro Jodorowsky, le scénariste Dan O’Bannon décide d’offrir une version sérieuse du premier. De cette volonté naît le scénario d’Alien : Le 8ème Passager réalisé finalement par Ridley Scott.
Sur un scénario très intelligent (qui vit, outre celle d'O’Bannon, la participation de Ronald Shussett, Walter Hill et David Giler), Ridley Scott signe une œuvre maîtresse de la science-fiction horrifique. Il arrive à créer une tension constante notamment par le fait que les personnages sont globalement traités sur un plan d’égalité empêchant le spectateur de savoir quel personnage périra ou survivra (même si les suites font qu’aujourd’hui il est difficile de ne pas le savoir avant de le voir pour la première fois) : la personnalité de chaque personnage est développée en fonction de son rôle dans le vaisseau, ce qui offre une vision sociologique du petit équipage spoiler: (Parker et Brett revendiquent régulièrement une répartition équitable de la prime pendant que Dallas et Ripley cherchent à éluder ces tensions naissantes ; Ripley, responsable du vaisseau en l’absence de Dallas, se voit contestée quand elle veut appliquer à la lettre le principe de quarantaine)
. Cette exposition des personnages permet ainsi de créer le suspense quand la vie de ses personnages est menacée (c’est ce qui explique que l’alien n’apparaît réellement qu’à la moitié du film).
En outre, le public de 1979 ignorait également qui allait périr car Ridley Scott choisit d’offrir un casting composé d’aucune réelle star mais de très solides acteurs (dont certains ont déjà une carrière bien remplie) : Tom Skerritt, Sigourney Weaver (dont c’est le premier rôle important), Veronica Cartwright, Harry Dean Stanton, Ian Holm et Yaphet Koto (auxquels on peut également ajouter le très grand Bolaji Badejo dans le costume de l’alien et Helen Horton qui prête sa voix à l’ordinateur de bord).
Mais le réel coup de génie de Ridley Scott est d’avoir choisi de faire appel à H.R. Giger pour concevoir l’environnement extraterrestre. C’est en effet à ce dernier que l’on doit le look si mémorable de l’alien (qui était en réalité préexistant au film puisqu’il provenait de sa peinture Necronom IV datant de 1976) qui fit que celui-ci reste un des monstres les plus marquants de l’Histoire du 7ème art.
En outre, Scott a l’intelligence de ne pas trop dévoiler son monstre pour le rendre plus angoissant. Il va donc offrir un film où l’obscurité est très travaillée (ce qui lui faisait perdre de l’impact quand on le regardait sur un support de piètre qualité comme la VHS) et jouant beaucoup sur la dilatation du temps afin de créer la tension. On pourra d’ailleurs regretter spoiler: (outre l’ajout de la séquence montrant les victimes de l’alien qui entre un peu en contradiction avec les modes de reproduction de cette espèce qui seront montrés dans les films suivants)
que le director’s cut choisisse un peu d’accélérer le rythme de l’ensemble (même si, au final, les deux versions restent relativement proches). Le cinéaste (dont c’était le second long métrage après Les Duellistes mais qui avait réalisé plus de 2000 publicités) offre une mise en scène de toute beauté et qui met en avant des effets spéciaux incroyablement réalistes pour l’époque.
On pourra ajouter que le cinéaste eu la bonne idée d’imposer au compositeur Jerry Goldsmith (qui optait pour un résultat plus classique) de livrer une partition peu mélodique mais renforçant l’angoisse.
Il n’est donc surprenant que ce film, présentant un futur beaucoup plus sombre que celui de Star wars (qui s’appelait encore en France La Guerre des étoiles et qui venait de révolutionner la science-fiction et de connaitre un résultat au box-office gigantesque), fût un véritable choc pour le public de 1979 et rencontra un beau succès dont découlera une des plus importantes franchises du genre.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse