Les 400 Coups fait partie des oeuvres fondatrices de la Nouvelle Vague, à l'instar d'Hiroshima Mon Amour et A Bout de Souffle... A partir d'un scénario de Marcel Moussy, Truffaut installe l'émotion avec beaucoup de tendresse pour son personnage : Antoine Doinel ( Jean-Pierre Léaud, légèrement taciturne et plus spontané que jamais ). On suit avec beaucoup de plaisir le parcours tragique de ce miston à la dérive ( le plan final est aujourd'hui emblématique ), que les adultes ne comprennent pas : les parents, l'éducation et même la justice sont des valeurs qu'il rejette simplement, sans arrière-pensées. La tristesse de ce film résulte de cette impuissance des adultes face à l'enfance et de cette rébellion de l'enfance face à l'âge adulte. La musique de Jean Constantin donne un souffle de nostalgie au film de François Truffaut. Un très beau premier film, efficace et émouvant, et ce malgré quelques longueurs. A voir absolument, rien que pour Jean-Pierre Léaud et sa bouille de titi parisien. Un film charnière.
Ce drame, premier long-métrage de François Truffaut, dispose d'un scénario original et remarquablement bien écrit relatant de l'enfance d'après-guerre, une superbe mise en scène et est interprété par d'excellents comédiens. Un chef-d'œuvre.
Le personnage d’Antoine Doisnel, qu’incarne Jean Pierre Léaud, deviendra avec le temps un leitmotiv dans la filmographie de François Truffaut, considéré même comme un reflet du réalisateur. Cette première apparition à l’écran se fait d’ailleurs dès le premier long-métrage de Truffaut qui est en cela un récit très autobiographique narrant la initiatique extrêmement émouvante de cet enfant perturbé vers l’émancipation et la maturité. Depuis sa scolarité difficile à la sévérité de la maison de correction en passant par la vie de famille décousue, cette vision de l'enfance aussi poétique que tristement réaliste pose un regard assez acerbe sur toutes les formes d’autorité qui sclérose la société. Ce discours subversif ainsi la remarquable ingéniosité de la mise en scène firent à juste titre des 400 coups le fer de lance d’une Nouvelle vague qui révolutionnera d’abord le cinéma français puis, à plus long terme, le cinéma mondial.
Le premier long-métrage de François Truffaut est une perle sensible et émouvante. En créant son propre Holden Cauldfield à caractère autobiographique — interprété de façon remarquable par le jeune Jean-Pierre Léaud —, le metteur en scène filme une chronique de l'enfance d'une tendresse infinie, avec force réalisme. C'est très beau et très touchant, et il est difficile de ne pas s'identifier à Antoine, ce qui donne au film une valeur universelle et confirme son statut de chef-d’œuvre.
Le chef d'oeuvre de Francois Truffaut. Fort, marquant, on sent déja un grand réalisateur derrière la caméra. On est vraiment épaté par ce récit, aussi émouvant que tragique. Jean Pierre Léaud est formidable. Un grand film.
Film sympa d'un point de vue historique : il nous plonge dans l'éducation (scolaire et familiale) des années 60 et le rapport enfants-parents encore très impersonnel à l'époque. De plus les jeunes acteurs sont très bons et c'est bien filmé, particulièrement au début du film. Mais ça ne suffit pas à m'avoir fait apprécier ce qui semble pourtant être considéré comme un véritable chef d'oeuvre. Je me suis ennuyée... C'est lent, les évènements se répètent, il n'y a pas de réelle transition entre les diffèrents moments du film... Certains dialogues restent bien trouvés, mais je pense que le film a mal vieilli.
Vraiment génial, si c'est tendre dans la première partie, la seconde est plus triste, on sent qu'il n'y a pas ou peu d'espoir, et cette image finale… Truffaut est brillant avec cette oeuvre sur l'enfance…
Pour l'époque, je pense que ce film a un vrai coté historique. J'ai trouvé la première partie vraiment intéressante, on est très proche de la famille Doinel et malgré l'aspect très minimaliste de leurs vies, on se sent bien chez eux (même si quand ils mangent de la soupe, ils ne mangent que de l'eau !). Le fiston, Antoine joue merveilleusement bien pour son age. Malheureusement, le film se perd dans la seconde partie avec des longueurs qui n'ont pas d’intérêt. spoiler: Le fait que la mère d'Antoine trompe son mari n'est pas remis en cause, ni élucidé. On sent bien que la thématique centrale concerne la jeunesse et l'éducation dans un monde difficile. Je reste donc partagé sur le scénario, alors que l'atmosphère est là, tout comme l'aspect technique.
Ce n'est pas le meilleur film de Truffaut, loin s'en faut à cause de beaucoup trop d'approximations et d'une absence complète de scénario mais c'est sans doute son plus attachant à cause du personnage d' Antoine Doinel, merveilleusement interprété par un jeune garçon de 14 ans. C'est énormément autobiographique bien que Truffaut ne soit pas clair sur ce sujet, tantôt il le niera, tantôt il le reconnaîtra. C'est d'ailleurs cet aspect qui est le plus gênant car le film étant tourné en décors naturels ( le son étant post synchronisé) en 1958, la circulation dans les rues, la vie parisienne, la classe qui devrait être un CM2 correspondent mal aux années 39/42 dans lesquelles s'étaient passés les faits réels, de plus sous occupation allemande. Il faut donc regarder les 400 coups avec des yeux naïfs. L'impression finale est douloureuse car si Truffaut porte un oeil attendri sur ses personnages, ils dégagent tous une vie difficile empreinte de fatalité. La beauté de la séquence finale se terminant par un ‘’ regard caméra'' de Doinel nous rappelant, hélas, le destin tragique de son créateur. Il est impossible aux jeunes spectateurs actuels de ressentir '' les 400 coups'' comme je peux le faire pour avoir vécu prés de la place Clichy à l'époque du tournage, je ne saurais être aussi objectif que je le souhaite. L'avenir lointain dira la place exacte de ce film dans l'histoire du cinéma français. Ce qui reste certain,c'est qu'il respire la vie et qu'il incite à suivre la ''saga Doinel'', rareté dans le cinéma mondial.
Alors âgé de 27 ans, François Truffaut signe son premier long-métrage en 1959. Le contenu évoque l'enfance difficile d'Antoine Doinel, personnage récurrent de la cinématographie du réalisateur et toujours interprété par Jean-Pierre Léaud. Entre mensonges, fugues et actes de rébellion, l’adolescent refuse avec une forme d’insouciance les différentes autorités, qu’elles soient parentales ou scolaires. Le vent de liberté insufflé par le récit marque une ambition plus vaste de faire changer le regard de la société française de l’époque sur l’éducation et la jeunesse. C’est parfois réussi mais souvent répétitif sans que l’on s’ennuie. Bref, un film emblématique de la Nouvelle Vague auquel on doit accorder un certain crédit.
Le premier film de Truffaut, peut être son meilleur, en tout cas mon préféré. Une des crêtes de la nouvelle vague aussi. Chronique douce-amère, surtout amère, de l'enfance, avec le gouailleur Léaud /Doinel, qui a un problème avec les adultes et l'autorité. Touchant, humain, beau. Un très grand film, à ranger au panthéon du 7e art.