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Michael78420
63 abonnés
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2,0
Publiée le 17 décembre 2025
Sûrement très bien en 1954 lors de sa sortie, voilà un film qui sent la naphtaline soixante-et-onze ans plus tard. Ce qui surprend de prime abord est le choix des acteurs à l'accent marseillais si perceptible, pour une histoire qui se passe au Moyen-Orient. Ensuite, les images et le son sont d'une piètre qualité à laquelle nous ne sommes plus habitués en 2025. Enfin, la situation de la femme a beaucoup évolué entre le Moyen-Âge voir les années 1950 et le début du XXIe siècle. Ainsi, Morgiane (Samia Gamal) est achetée pour cent cinquante piastres sur le marché, soit le prix d'un chameau. Ali Baba (Fernandel) explique un peu plus tard à ses amis : "Une femme ça peut toujours servir." Bref, on peut aisément faire l'impasse, à moins d'apprécier follement Fernandel, ici à l'apogée de son art.
Pas complètement raté, mais presque, donc 2 étoiles. C'est surtout le scénario qui est léger, naïf, et terriblement bâclé. Mais le jeu des acteurs n'est pas bon non plus. Et le film fait passablement prétexte pour montrer des danseuses du ventre (en 1954 je suppose que ça faisait vendre).
Pour moi qui ai grandi dans les années 60/70 avec Bourvil, de Funès et Fernandel, « Ali Baba et les 40 voleurs » est une adaptation sympathique et colorée d'un des contes des Mille et Une Nuits, avec un Fernandel éclatant dans le rôle principal. Bien que le film ait quelque peu vieilli, il conserve son charme et offre un divertissement agréable, notamment grâce à l'interprétation truculente de Fernandel. Le film est porté par Fernandel, qui, avec son accent marseillais, donne une touche unique et humoristique à l'histoire. Certains aspects du film, tels que le scénario et les scènes d'action, pourraient paraître un peu datés pour des spectateurs « modernes ». « Ali Baba et les 40 voleurs » est un film sympathique qui fleure bon l'enfance et qui, malgré son ancienneté, continue à me procurer un plaisir certain. La prestation et la bonhommie de Fernandel restent son point fort. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Valet de Cassim, Ali Baba découvre la grotte magique qui renferme les butins des 40 voleurs. Se servant abondamment, sa nouvelle fortune et sa prodigalité ne passent pas inaperçues. On se demande bien ce qui a pu amener Jacques Becker à tourner cette farce puérile adaptée d'un épisode des Milles et une nuits. Dans le rôle d'Ali Baba, qui est devenu un des plus connus de Fernandel, la faconde de l'acteur éclipse par moments la faiblesse humoristique du film mais plus difficilement celle du scénario et de la mise en scène. Il n'y pas plus ici de situations cocasses que de seconds rôles amusants. C'est dire que Fernandel est chargé de porter le film à lui tout seul. La richesse subite d'Ali Baba, l'usage généreux qu'il en fait tout autant que l'avidité de ses concitoyens n'inspirent aux auteurs du film aucun point de vue philosophique ou moral tel qu'on peut le concevoir d'un conte des Mille et une nuits. Le film multiplie les clichés arabisants et les fantasmes courants attachés au Moyen-Orient...qu'il conjugue, de façon surréaliste, sur mode provençal avec l'accent!
Ce film concentre tous les fantasmes que l'on se fait sur l'Orient des 1001 nuits : le palais, les femmes, les palmiers, les dromadaires, la caverne aux trésors... Je l'ai visionné avec un plaisir certain. Et puis bien sûr, celui qui porte à lui seul ce film, c'est l'inoubliable Fernandel...
Un petit film banal, une petite comédie pour tous, ou les bons sont vraiment trop bons et les méchants bien punis. Les décors, pour l'époque sont vraiment bien, et sont pour certains naturels. Fernandel nous régale encore. Par contre, le 1er rôle féminin me semble d'une beauté bien fade pour vraiment rendre fou amoureux notre ali-baba ; le casting semble un peu faiblard! On notera aussi, étrangement, que dans une des scènes, des musulmans boivent du vin. A voir par tous, à tous les âges, et pour les fans de Fernandel.
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4,0
Publiée le 16 juin 2021
Il est étrange de s'attendre à plus qu'une comédie sympathique pas très sophistiquée mais une bonne occasion pour découvrir Fernandel. C'est un des exemples de la séduction de l'Orient pas très loin de l'histoire originale mais une belle version moins dramatique et utilisant de façon intelligente les clichés classiques. Fernandel est le parfait Ali Baba donnant à son personnage une douce vulnérabilité et un charme spécifique et Morguiana est la danseuse du ventre qui sait inspirer son rôle des éléments faciles de la civilisation orientale. Fernandel est charmant et il est naïf. Le film de Jacques Becker explore très bien la fascination du monde arabe. Ses recettes sa cuisine ses belles filles comme des ombres l'action enfantine et précieuse. C'est un voyage amusant qui ne prétend pas être autre chose avec quelques souvenirs nostalgiques et rien d'autre. Ali Baba est seulement un exercice pour un public de plaisanteries pour peu d'attentes donc c'est un refuge dans la comédie facile après une longue journée de travail et ca fait du bien...
Ali Baba et les 40 voleurs est le film pour lequel François Truffaut, encore critique, parla pour la première fois de la Politique des auteurs. En effet, il l’utilisait pour expliquer qu’un film mineur pouvait toujours être intéressant dès lors qu’il était réalisé par un metteur en scène considéré comme un auteur. Étant l’exemple sélectionné pour illustrer ce principe, Ali Baba et les 40 voleurs n’est donc pas une des œuvres majeures de Jacques Becker et est avant tout un véhicule pour mettre en avant Fernandel. Nous sommes donc dans un Orient de carte postale (on y retrouve des personnages ayant un accent marseillais, Fernandel étant le premier d’entre eux). On peut estimer que cela provient d’une vision coloniale mais l’ensemble reste sympathique et plutôt respectueux de la culture de cette région. En outre, il ne faut pas oublier que le film est une adaptation d’un conte donc on peut plus ou moins accepter une vision un peu fantasmée d’un Orient féodal. Bien que prenant des libertés avec le récit des Mille et une nuitsspoiler: (la violence est édulcorée, Cassim n’est plus le frère d’Ali Baba, le personnage du fils d’Ali Baba n’est plus présent, Morgiane devient l’esclave de Cassim et c’est avec Ali Baba qu’elle entretient une relation amoureuse, la fin est différente…) , l’histoire est suffisamment rythmée et l’humour présent pour que l’on puisse apprécier l’heure et demi de spectacle exotique. Ali Baba et les 40 voleurs n’est donc pas un des grands films de Jacques Becker mais demeure une comédie plutôt sympathique et agréable qui arrive à dépasser le reproche de créer un "Orient de Cannebière" que reconnaissait Truffaut dans l’article cité plus haut.
Jacques Becker, j'aime beaucoup. Pourtant, je n'avais jamais vu « Ali Baba et les Quarante Voleurs », film le plus diffusé de l'histoire de la télévision française (oui, oui!). Il faut dire que sa mauvaise réputation n'aidait pas trop, même si j'avais fini par penser qu'au vu du sujet et d'un tel réalisateur derrière la caméra, cela ne pouvait pas être si mal, profitant donc d'une énième diffusion pour me faire un avis. Malheureusement, j'ai dû très vite me rendre à l'évidence : ce n'est pas bon du tout. Il faut dire que ce conte, ingénieux sans être génial, est chouette lorsqu'il est lu sur quelques pages : là, il faut quand même tenir 90 minutes, et évidemment, cela devient beaucoup plus problématique. Si l'on retrouve à peu près la trame originale, beaucoup de balourdises et peu de consistance dans cet Orient presque de pacotille, où seuls les intérieurs font un minimum illusion. Visuellement, cela a mal vieilli, notamment les couleurs, seule la caverne continuant de faire illusion. Enfin, coté casting, si Fernandel correspond plutôt bien physiquement, son jeu n'apparaît pas du tout adapté à cette fantaisie, tout le monde ou presque s'exprimant d'ailleurs avec un étonnant accent marseillais. Alors de temps en temps, cela s'accélère un peu, notamment à mi-parcours, mais globalement, tout en restant dans une logique assez phallocrate, on sent que Becker et ses scénaristes n'ont vraiment pas grand-chose à exprimer, même l'idée de s'éloigner de la partie consacrée spoiler: aux jarres s'avérant sans succès, comme ce dénouement spoiler: assez gnangnan, dans une logique très « l'argent ne fait pas le bonheur » . Au final, ni une réécriture pertinente du conte, ni une bonne comédie et certainement le plus mauvais film (et paradoxalement (ou pas!) son plus grand succès commercial!) de son auteur, qui se rattrapera fort bien avec les trois titres qui suivront, dont son magistral chant du cygne : « Le Trou ». Quitte à (re)voir un titre multi-diffusé, autant se refaire une quinzième fois les classiques du « Splendid », « La Grande Vadrouille » ou « La Folie des grandeurs ».
J'ai trouvé ce film assez contrasté...Ali Baba a soulevé assurément ma sympathie, par sa joie de vivre et sa droiture morale (il a volé un trésor mais le partage avec le plus grand nombre par exemple) mais en même temps je l'ai trouvé extrêmement naïf (toujours prêt à rendre service, et même un peu trop, totalement insouciant voire inconscient et pas du tout méfiant). Par ailleurs, si les scènes sont tournées dans des lieux qui respirent l'authenticité (le Maroc des années cinquante, qui comportaient encore des zones où les gens vivaient-ou en tout cas semblaient vivre- comme cinq cents ans auparavant; le palais avec son jardin etc...) j'ai en même temps trouvé que ces lieux pouvaient manquer de la féérie qui est à mon avis le propre des contes. Enfin, si certaines scènes sont mémorables (par exemple l'ouverture de la grotte, spoiler: le combat entre les quarante voleurs et les hommes de Kassim ....), j'ai trouvé certains passages longs voire franchement lourds...Donc un film à voir, mais qui présente du bon et du moins bon...
« Ali Baba et les 40 voleurs » est une farce adaptée d’un des plus célèbre conte des « Mille et une nuits ». Moult fois diffusé à la TV, que vaut vraiment ce Becker ultra mineur ? Au vu d’un scénario amputé de l’essentiel : la féérie. Au vu de l’absence de direction d’acteur qui va de Fernandel qui en fait des tonnes à la jolie Samia Gamal inexistante en dehors de ses très beaux numéros de danse du ventre en passant par une collection de seconds rôles plus fades ou plus grimaçants, c’est selon, les uns que les autres. Au vu également d’une photographie, d’un montage et d’une musique des plus désinvoltes, il est évident que Jacques Becker a honoré une commande, sans y injecter un atome de perspective, d’ironie, de poésie, ni même de souffle. Le pire c’est que nos charmants critiques très prompts à dégainer contre le cinéma hollywoodien sont d’une complaisance coupable vis à vis des navets made in France, jusqu’au journal ELLE qui sous la plume de Khadija Moussou trouve que cette image dégradante de la femme « est là pour divertir petits et grands ». Au moins la forme s’accorde au fond. Tout au fond.
Un de ces films que l'on découvre lorsque l'on est môme et qui nous laisse de bien bons souvenirs... et qui sait encore garder de sa sympathie lorsqu'on le revoit bien des années après. Enfin, en ce qui me concerne, c'est le cas. "Ali Baba et les 40 voleurs" ou quand l'accent provençal n'a jamais sonné aussi fort au Maroc. Bien sûr, le film est taillé sur mesure pour Fernandel et n'existe que par lui. Sans que Becker ne le néglige, l'esprit du conte des mille et unes nuits n'a ici que peu d'importance. Il n'y a que deux choses qui soient réellement importantes: Fernandel et le divertissement. Et le divertissement est assuré même si le film s'enlise un peu dans un faux rythme sur la fin.
Un film merveilleux, des souvenirs d'enfance, les critiques ridicules, il ne faut pas oublier que ce film date de 1955 !!! Un film que j'ai vu quand j'avais 8 ans, et chaque fois qu'il repasse je le regarde avec le même plaisir féerique ! Samia Gamal était en plus une danseuse extraordinaire, bref... je peux le regarder 40 fois, les voleurs seront toujours aussi inquiétants et Ali toujours aussi rigolo !!! :)