H. Hawks a touché à tous les genres, et cela veut dire aussi le péplum. Voici donc son essai dans le genre, un énorme échec à sa sortie qui le poussera loin des plateaux (4 ans, avant de revenir pour signer "Rio Bravo"), et cela, alors même qu'il venait de signer un contrat record avec la Warner. Pour autant, le film est-il un sombre nanar, débordant et croulant sous sa propre opulence. Si effectivement, le brave Hawks s'est fendu d'un gros dépassement de budget et que certains plans comptent plus de 12 000 figurants, il alterne grandiloquence et moments plus intimes. Narrant la construction titanesque de la pyramide de Kheops, destinée à ensevelir le pharaon et son immense trésor, il raconte aussi les éternelles luttes de pouvoir, complots de couloir et autres trahisons perpétrées par de jolies femmes avides. Le début est donc hyper impressionnant, avec des images fortes, grandioses, resplendissantes. La critique du pouvoir et de la folie de cet homme est acide, tandis que certaines répliques font mouches. L'autre partie du film est plus lente, plus clichée, avec l'éternelle jeune maîtresse qui veut le pouvoir, à n'importe quel prix. Certains personnages sont alors évacués, les situations prévisibles s’enchaînent, même si la mise en scène de Hawks est parfois habile. Reste que la scène d'action entre les deux amants de la princesse est incroyablement molle, que les couleurs sont parfois ternes, que le maquillage de J. Collins est parfois ridicule (peinte de manière plus sombre au niveau du visage) et que si ça reste assez divertissant et pertinent, c'est un Hawks un peu plus faible qu'à l'accoutumée. A noter que si le grand W. Faulkner est crédité au générique comme scénariste (permettant encore aujourd'hui au film d'être cité parfois comme un classique), sa contribution est très minime au final. Les dialogues sont toutefois brillants et la reconstitution, fastueuse, vaut le coup d'oeil. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
De Howard Hawks (1955). Une évocation sociologique de l'Egypte très intéressante et passionnante . Un pamphlet sur le pouvoir absolu et la cupidité avec toutes ses dérives. Très bien filmé . Impressionnant aussi du fait du nombre de figurants . Scènes incroyables de la construction de la grande pyramide . Et puis une grande interprétation de Jack Hawkins et la belle et envoutante Joan Collins,
Superbe péplum. Des décors incroyables et le destin de Pharaon entre intrigues, jalousies et trahisons, la construction de la pyramide est une aventure palpitante et le scénario est passionnant.
Howard Hawks a, dans sa filmographie, réalisé dans plusieurs genres avec plus ou moins de réussites, ici, c'est au péplum et c'est du bon !! Le roi d'Egypte, qui a combattu avec son peuple plusieurs guerres gagnées, décide de construire une pyramide d'une ampleur gigantesque pour ses futurs funérailles. Les travaux prennent des années sur l'aide d'un architecte voisin dont le roi lui promet la liberté aux siens. Les travailleurs souffrent de fatigues au fil du temps qui passe. Pendant ce temps, le roi reçoit la princesse de Chypre qui deviendra sa deuxième épouse et héritera d'un fils mais attention aux apparences. Howard Hawks réalise et produit un long métrage auquel il a du mettre les moyens financiers nécessaires sur le grand nombre de figurants et les décors grandioses. L'histoire est passionnante sur fond de spectaculaire, de conspiration et de légende Egyptienne. Jack Hawkins est excellent en roi autoritaire aux cotés de la belle Joan Collins et de remarquables acteurs secondaires. Avis aux amateurs.
Un peu tombé dans l'oubli, ce film est très plaisant et nous plonge avec délice dans l'Egypte antique pendant la construction de la Pyramide de Khéops. Joan Collins est au sommet de son charme.
Après s'être attaqué à divers genres tels que le film de gangsters (Scarface), la comédie (L'Impossible Mr Bébé), le western (La Rivière Rouge) ou encore le film noir (Le Grand Sommeil), Howard Hawks s'attaque au péplum en nous livrant cette histoire tournant autour de la construction de la pyramide de Khéops, de son architecte Vashtar ainsi que la rencontre entre Khéops et la belle princesse chypriote Nellifer. Ayant connu divers problèmes de tournages, "Terre des Pharaons" a toujours été renié par Howard Hawks. De son point de vue, ca peut paraitre logique, c'est effectivement l'un de ses films les moins personnels mais néanmoins tout n'est pas à jeter, bien au contraire et c'est dans l'ensemble un bon film, qui bénéficie d'une très belle reconstitution, et d'une histoire de plus en plus intéréssante et captivante. Si c'est un peu long à démarrer, Hawks va peu à peu décrire avec violence le monde antique Égyptien, il va étudier la nature humaine entre orgueil, folie, cupidité et vengeance il dresse une sombre galerie de personnages. La mise en scène est assez spectaculaire et on appréciera les qualités du cinémascope. Joan Collins crève l'écran à chacune de ses apparitions en reine vénéneuse avide de pouvoirs et d'argent. Un bon péplum et un beau film d'aventure que nous livre le cinéaste Américain, captivant, intéréssant et très bien reconstitué.
Unique péplum de Howard Hawks, La Terre des pharaons est un des rares films évoquant l'Egypte ancienne (Khéops a règné au XVIème siècle avant Jésus-Christ). L'histoire est assez intéressante car elle permet de voir les coulisses de la construction des pyramides. Cependant, le film a un peu vieilli à cause des nombreux dialogues didactiques caractéristiques du cinéma de genre américain des années 50. Mais, une fois cette convention acceptée, le film se suit agréablement.
Malgré un rendu complètement formaté, Howard Hawks nous sert un grand spectacle aux sublimes décors et au grand nombre de figurants. Un film anecdotique qui ne marque pas les mémoires.
Un beau et grand péplum Hollywoodien, qui vaut le détour pour les fabuleux décors réalisés par le chef décorateur Français Alexandre Trauner ! Du grand spectacle en cinémascope !!!
Gros film hollywoodien classique et un des rares à se concentrer sur l'Egypte Ancienne, aux personnages dignes d'une pièce tragique et aux décors magnifiques. S'il se regarde avec plaisir, on ressent un manque d'ambition et de souffle.
Une fois qu'on a lu l'excellent livre de Noel Howard "Hollywood sur le Nil" sur le tournage du film, il est difficile de prendre au sérieux cette immense fresque sur l'histoire de ce Pharaon obsédé à l'idée de faire construire un tombeau inviolable pour protéger ses richesses. On ne niera pas la beauté des décors et des paysages et encore moins celle de Joan Collins qui est redoutable en reine avide d'argent et de pouvoir mais malgré cela le film a pris un coup de vieux. Il faut dire que le scénario (pourtant co-écrit par William Faulkner) est loin d'être excellent, manquant cruellement de rythme malgré une très bonne fin et que le reste des acteurs sont beaucoup moins convaincants que Collins.
Un film kitch, un peu trop américanisé ce qui rend moins crédible le côté égyptien, mais on reconnaît la super production de cette époque, avec tous les figurant et la construction de la pyramide, ce qui a tendance à nous faire rêver quand on pense au tournage.
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4,0
Publiée le 28 février 2012
Les Egyptiens ont ètè les victimes des prodiges bibliques de Yahvè, dans les films de Cecil B. De Mille! Le propos de celui-ci ètait autre: ainsi les courses de la cavalerie ègyptienne le long de magnifiques allèes bordèes de sphinx ne reflètaient aucune vèritè historique mais servaient à illustrer l'histoire d'un peuple et de sa foi, vus par De Mille. "The Egyptian" de Michael Curtiz prèsentait un intèressant tableau de moeurs mais "Land of the Pharaohs" d'Howard Hawks, dont il est question ici, est une èvocation surprenante d'un monde dont on ne sait peu de chose finalement! Hawks, sur un superbe scènario de William Faulkner, nous propose une rèflexion sur le pouvoir (le pharaon), la richesse et la mort, avec une rare intelligence! Ce film retrace la construction d'un temple funèraire dans lequel le pharaon dèsire que ses richesses soient enfouies à sa mort, avec sa propre dèpouille! C'est à un esclave qui connait les lois de l'architecture (le rôle est jouè par James Robertson Justice), que le pharaon confie le soin de construire ce tombeau inviolable! Entre temps, on peut voir une scène d'anthologie où des milliers d'hommes sont attelès à cette ènorme tâche que constitue l'èdification d'une pyramide! Un grand pèplum qui propose de la construction de pyramides de très sèduisantes explications! Et puis Joan Collins en princesse Nellifer est si belle...
J'aime beaucoup l’égyptologie, de toute façon j'aime tous ce qui concerne les mythes, et l'Antiquité en général, lorsque Hawks réalise un film se passant en Egypte antique, forcément ça donne envie. Seulement voilà, j'ai l'impression de voir un film très impersonnel, pas forcément mauvais, mais sans âme. Alors oui il y a des grandes scènes de reconstitutions assez grandioses au début, on voit cette pyramide se bâtir, avec je pense des milliers de figurant, c'est bien mise en scène, c'est titanesque. Seulement le film met assez longtemps à démarrer, du coup je me demandais : mais ça va parler de quoi ? ils ne font pas la guerre, il y a plein d'ellipses, donc le sujet n'est pas que la construction de la pyramide, le temps passe trop vite. Et puis lorsque les enjeux commencent à se dessiner, il est trop tard, plus de la moitié du film est passée, et c'est pas forcément des plus passionnant non plus. Alors oui c'est pas nul, mais ça pourrait être n'importe qui le réalisateur je ne pense pas que ça aurait changé grand chose, je n'y ai pas vu le Hawks que j'aime, j'y ai vu un produit Hollywoodien, pas foncièrement déplaisant, mais bon c'est très calibré, on sent la grosse production, ça manque d'idées, de rebondissements, de vie en somme. Je suis vraiment déçu. Même si ça occupe.
Le seul péplum de la filmographie de Howard Hawks. Une belle débauche d'énergie avec beaucoup de figurants et des beaux décors mais le film manque de souffle tout de même. Le scénario n'est que rarement passionnant (mieux dans la seconde moitié) manque de surprise et de rythme (un comble pour ce cinéaste).