Le Voleur
Note moyenne
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54 critiques spectateurs

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JSCooper
JSCooper

11 abonnés 881 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2023
Belle reconstitution de la fin du 19ème siècle, bons acteurs, une légère baisse de rythme/répétition dans le troisième quart du film.
Pasc
Pasc

7 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 novembre 2022
Lent chef d'oeuvre, avec une distribution exceptionnelle de premiers et second rôles. Emouvant de les voir tous ensemble aussi jeunes. Quelques passages repetitifs, et des moments inoubliables, un abbé Julien Guiomar shakespearien, et Belmondo dans un rôle sur mesure.
Marian88
Marian88

3 abonnés 190 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2019
Le film est bien orchestré dans ensemble et la mise en scène vraiment bien réalisée pour cette comédie dramatique de 67 qui plante le décor à la fin du XIX siècle. Belmondo qui joue le voleur professionnel Georges Randal est au summum de son talent même si ses multiples aventures romantiques avec plusieurs femmes (Geneviève Bujold, Bernadette Lafont, Marie Dubois...) en même temps semble totalement illusoire. Julien Guiomar est convaincant dans son rôle d'abbé mafioso sans oublier toute une pléiade d'acteurs d'époque en seconds rôles : Étaix, Denner, Jean-Luc Bideau...

L'intrigue est bien ficelée du début à la fin, Belmondo n'en faisant pas de trop dans la gesticulation à outrance ou dans ses mimiques (pour une fois !) et la fin n'est pas celle qu'on peut imaginer dans les dernières minutes spoiler: le héros n'est pas assassiné
de ce long métrage de 2 heures. Film visiblement pas très connu mais qui mérite vraiment d'être vu !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film atypique des années soixante, avec un Belmondo plus discret que d'habitude, et une pléiade de bons acteurs et actrices...
Un film anarchique et antibourgeois, malheureusement fait par des bourgeois, car selon la morale on peut voler (les méchants), mais pas baiser (les mêmes méchants)... et un ou la femme est faible, une fois de plus.
Philippe Sony
Philippe Sony

5 abonnés 65 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2024
On peut reconnaitre à Louis Malle de ne pas s'être enfermé dans un genre ce qui a donné lieu parfois à des films difficiles à apprécier. Mais ici on peut dire qu'il a réalisé un coup de maitre qui n'a pas pris une ride : A la fois la reconstitution de la fin du XIXième est magnifique , le scénario très fluide et JP Belmondo, tout en sobriété et retenue trouve la un de ses meilleurs rôles. L'hypocrisie et le cynisme de l'époque sont parfaitement retranscrits, les personnages secondaires ont de l'épaisseur et du caractère, la montée de l'anarchisme et au final le détachement du "voleur" trouvent un sens très naturellement. Une excellente surprise pour ce film bien trop méconnu.
Davidchyprim
Davidchyprim

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2024
Un très bon film .La reconstitution du 19e siècle est envoûtante. Les acteurs sont excellents.Pour moi un des meilleurs rôles de Belmondo loin de ses rôles répétitifs de gros bras et guignolos de la suite de sa carrière. Ici il est tout en retenue et justesse.
Une œuvre à redécouvrir.
Gablivildo62
Gablivildo62

14 abonnés 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2026
« Le Voleur » est une comédie dramatique réalisée par Louis Malle en 1967 avec Jean-Paul Belmondo (Georges Randal), Geneviève Bujold (Charlotte Randal), Julien Guiomar (l'abbé Félix La Margelle) et Marie Dubois (Geneviève Delpiels) dans les rôles principaux ainsi que Paul Le Person, Françoise Fabian et Marlène Jobert dans les seconds rôles, et des apparitions de Charles Denner et Bernadette Lafont. D'une noirceur glaciale sous son vernis Belle Époque, c'est un film se se concentrant sur la psychologie d'un homme, George Randal, qui s'enferme dans sa propre solitude. Le personnage incarné par Jean-Paul Belmondo est un homme sec, cynique et dépourvu d'illusions. Il ne vole pas par nécessité, mais par vengeance contre sa propre classe sociale, la bourgeoisie, qui l'a spolié de son héritage et de son amour. On est loin du "Bébel" bondissant et rigolard des années 70-80. Ici, son jeu est d'une sobriété remarquable. Il est d'une froideur extrême. C'est l'un de ses meilleurs rôles dramatiques.
CrystalEagle
CrystalEagle

5 abonnés 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2026
J'y allais pour le feu d'artifice : Belmondo cambrioleur, la Belle Époque, du panache plein l'écran. Le Voleur souffle la mèche avant l'étincelle, et c'est dans ce silence-là qu'il m'a happé. Georges Randal ne vole pas par faim, il vole par blessure : un bourgeois qu'on a dépouillé de son héritage et de la femme qu'il aimait, et qui retourne contre les siens leurs propres armes. Prendre, entasser, mépriser. Aucun Robin des bois ici. Il dévalise les riches et ne rend rien, ne répare rien, ne remet rien à sa place ; le vol n'est pour lui ni une élégance ni un art, c'est une gifle. Puis, sans que je le voie venir, le film abandonne la satire sociale pour devenir une énigme : cet homme ne se livre pas. On croit lire en lui une progression, le dépit, puis le plaisir, puis l'habitude, mais c'est nous qui la lui prêtons. Lui ne nous dit rien, et finit par n'être plus que l'horloge qui rejoue éternellement le même geste. Peut-on fuir le moule qui nous a formés, ou ne fait-on que le reproduire en croyant le briser ? Sa révolte se referme sur lui comme une cellule qu'il aurait bâtie de ses mains.

Louis Malle, fils de grande bourgeoisie, filme ici sa propre classe : ce n'est pas un procès vu d'en face mais une autopsie menée de l'intérieur, par quelqu'un qui sait exactement où trancher. Le film est un miroir qu'il tend dans le noir. Et le noir, justement, Henri Decaë le sculpte avec une précision rare. Le faisceau de la torche devient l'unique flamme qui reste. Je regardais Randal opérer comme on regarde un artisan penché sur son établi, dans une Belle Époque ressuscitée jusqu'au moindre grain de poussière. Belmondo, lui, joue à contre-emploi : tout en lenteur et en rudeur, à mille lieues du cascadeur des années 70. Sa maladresse est sa révolte faite chair. Tout tient dans une seule nuit, où Randal, glissé dans une maison endormie, remonte à voix basse le fil de sa vie entière. Ça tourne en rond, oui ; oui, je me suis parfois ennuyé. Mais c'est le piège : sa vie tourne en rond, et son vide a fini par devenir le mien. C'est une œuvre qui a le courage de son propre néant. Elle refuse la morale, la musique, le frisson, et jusqu'au droit de savoir ce qui bat sous le masque. Reste un homme qui s'est délivré de tout pour ne trouver, au bout de sa liberté, qu'une chambre vide et lui dedans. Ni Malle ni Belmondo ne signeront jamais rien d'aussi nu.
Icare4591
Icare4591

76 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2026
probablement le meilleur film de Louis Malle et le rôle le plus beau de Belmondo, loin de ses cascades et ses scènes d'esbrouffe qui lui ont donné le nom de Bebel, ici il a un rôle froid, un regard neutre sur cette société finissante du 19e siècle, Malle dépeind un monde à la Zola,Maupassant et même à la Marcel Proust, il y dénonce l'antisémitisme et la peine de mort montrée comme un spectacle de foire, ces bourgeois riches vivant dans l'opulence dont Randal les dépouille sans aucuns états d'âme, il passe d'une maison à l'autre, il ne montre jamais ses sentiments, il vole pas par plaisir mais par besoin, c'est plus fort que lui, il ne sait rien faire d'autre, peut être qu'au fond de lui-même il sait qu'il se fera prendre, qu'importe il continue
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