Après la très ratée Ballade Sauvage, Malick récidive, en bien pire (si si, c'est possible !) Si son premier film était assez mauvais, Malick arrive cette fois à faire un film encore plus inintéressant, peuplé de personnages encore moins charismatiques (Richard Gere est ici méconnaissable et à aucun moment utilisé en tant qu'acteur). 1h30 de vide, de champs de blé balayés par les vents, sans la moindre poésie ni réflexions sur la nature ou quoi que ce soit. On déplorera la musique, qui se résume à un seul et pauvre thème, inadapté au film et très laid à écouter, employé jusqu'à saturation de la bande-sonore, pourtant signée Ennio Morricone (il faudra qu'on m'explique où il était passé). L'histoire d'amour est sensée être la pierre angulaire du film mais s'avère totalement mise de côté, même le pire épisode des Feux de l'Amour est plus passionnant, au moins les acteurs ont l'air "vivants". À conseiller aux insomniaques, le film atteignant le paroxysme du soporifique. Malick rase les pâquerettes au propre comme au figuré et signe-là son film le plus exécrable. Ses moissons du ciel font penser à une mauvaise reconstitution, n'importe quel documentaire étant infiniment plus passionnant et plus intéressant. À éviter par tous moyens.
Les moissons du ciel, deuxième film de Terrence Malick et vingt ans avant le prochain, est une pure splendeur, du même niveau que The Tree of life. On retient en premier la beauté picturale sans égale de la photographie tant de la faune, thème récurrent du réalisateur, (les poules dérangées ou sauvées par l'homme - voir la belette-, les tranquilles grenouilles, les sauterelles destructrices jusqu'au chien enjambant le mur de flammes) que de la flore et des éléments naturels (neige, vent ondulant les blés, l'eau épousant le visage mort de Richard Gere...). La beauté des images est le résultat de la volonté du cinéaste de filmer à l’aube et au crépuscule, pari gagné et proche de Kubrick qui, dans Barry Lyndon éclairait ses scènes à la lumière des bougies. La mise en intéraction de l'homme et de la nature, le panthéisme malickien, Dieu est à chaque endroit, a une visée personnelle et humaniste, jamais moralisatrice. Les personnages existent, pris dans leurs contradictions et leur ambiguïté. Saluons les performances de Richard Gere et de la très sexy Brooke Adams dans son meilleur rôle avec The dead zone. Utilisé à contre emploi, Ennio Morricone livre une de ses plus belles compositions musicales. On n’oubliera pas non plus la belle voix off (même en VF) de la petite sœur. Terrence Malick à la fois contemplatif et humaniste apporte un regard sans compromission sur l’homme. Les moissons du ciel est un très grand film dont la courte et inhabituelle durée (1h35) sied parfaitement au propos.
Alors c'est ça "Days of Heaven" qui a rendu célèbre Terrence Malick?? Similaire plastiquement à un épisode d'une petite maison dans la prairie avec une construction narrative nunuche en prime.La mise en scène du réalisateur est soporifique, c'est tout le temps les mêmes images qui défilent, les dialogues sont loin d'être bons, beaucoup de scènes sautent ou ne sont pas développées jusqu'au bout et le choix d'avoir intégrer Richard Gere et Brooke Shield est totalement mauvais.Aussi,la trame finale se laisse tout de suite deviner et aussi Malick filme platement et sans aucune envergures en découle un effet documentaire france cinq. Une étoile et demie pour ce qu'il reste de très peu de positif, une belle photographie, une bonne scène avec une invasion de sauterelles et un thème musical d'Ennio Morricone plaisante. Mais c'est clairement pour moi le moins bon de tous les Malick.
Sublimé par une partition musicale absolument exceptionnel, le film de Terrence Malick reste, presque 40 plus tard, un grand chef d'oeuvre tant on sent dans chaque plan l'amour du cinéaste pour ce qu'il est en train de filmer et le bonheur qu'il a de nous le montrer. Absolument merveilleux.
En grand perfectionniste qu'il est, Terrence Malick va s'acharner avec "Les Moissons du ciel" à livrer une oeuvre qui corresponde point par point à sa vision, particulièrement sur l'esthétique du film. La photographie du film est vraiment sublime, constituant de véritables tableaux à l'aurore ou au crépuscule, en attendant pendant des heures cette lumière orangée qui vient magnifier les plans de Malick. En même temps, sans qu'il ait besoin de beaucoup de dialogues pour cela, il va parvenir faire monter petit à petit le tension dramatique entre Bill, Amy et le fermier où se mêlent amour, envie et jalousie. Malick préfère au blabla sentimental, des plans suggestifs qui permettent finaleemnt mieux d'imaginer les sentiments qu'éprouvent les personnages à ce moment donné. Ce trio amoureux doit forcément connaitre une fin dramatique qui n'est pas sans rappeler celle du précédent et premier film de Malick "La Balade Sauvage". Finalement, moins démonstatif, que les films plus récent du réalisateur, "Les Moissons du ciel" est probablement la plus aboutie de ses réalisations. Il faisait déjà preuve à l'époque d'un sens de la mise en scène exceptionnel.
Days of Heaven tient de la célébration religieuse du monde qui saisit l’homme comme s’il venait d’être chassé du Jardin d’Eden et qu’il aspirait à y retourner ou à le retrouver, sur Terre cette fois, en faisant ce à quoi Dieu l’a condamné : travailler. Le long métrage recourt à de nombreuses paraboles et images bibliques, depuis ce couple qui se présente comme frère et sœur jusqu’aux diverses marches sur l’eau, en passant par les références à l’Apocalypse qui s’incarneront lors de la séquence de l’incendie. La caméra mobile de Terrence Malick, d’une fluidité remarquable, articule la posture de témoin avec une poésie de chaque instant ; elle confond deux focalisations, celle, interne, d’un regard à même le sol qui se place à l’échelle des personnages et les suit dans leurs déambulations au rythme des saisons ; celle, omnisciente, d’un mage romantique qui capte l’harmonie entre nature et culture, puisqu’une rivalité masculine conduira à son ébranlement.
Car si complexité il y a dans l’écriture du long métrage, elle réside moins dans son scénario que dans la caractérisation des protagonistes : le propriétaire terrien, destiné à une disparition prochaine, fait preuve d’humanisme et ouvre son cœur à une simple saisonnière ; le frère demeure mystérieux et peu attachant du début à la fin, ses velléités libertaires restent opaques, inaccessibles parce que peu ou pas verbalisées. La voix off, celle de la petite fille, accentue la distance avec eux, tout en offrant un troisième et dernier point de vue, interne. Elle se conjugue merveilleusement bien, par ses approximations et son naturel dus au milieu social et au jeune âge, au regard porté par Malick sur le microcosme investi, très proche par ses visions de photographes de la Grande Dépression tels que Dorothea Lange ou Walker Evans. La partition musicale d’Ennio Morricone, qui reprend Camille Saint-Saëns et son « Carnaval des animaux », confère aux images un langage sacré, doublé par celui de la photographie somptueuse. Un chef-d’œuvre.
Avec ce second film, Mallick confirme son talent de metteur en scène avec une histoire d'amour superbe. Si l'histoire reste assez classique, c'est bien la mise en scène et la photographie splendide qui magnifie ce film pour un résultat des plus réussi. Les acteurs excelle et parviennent a rester "sobre", laissant l'image raconté l'histoire. Enfin, la BO signée Ennio Morricone apporte la dernière touche au tableau, faisant de ce film un immense classique et l'un des plus film (visuellement) de l'histoire.
Malick est, avec évidence, un de mes cinéastes préférés, mais, assez paradoxalement, je n'attendais rien de ce "Les Moissons du Ciel". Sans réelle raison qui plus est, car ça avait parfaitement l'air dans le même esprit que "Le Nouveau Monde", avec un triangle amoureux, un relation mise à mal par les différences, culturels "dans Le Nouveau Monde" et social dans ce celui-ci, entre les protagonistes. Bref, j'espérais quelque chose d'au moins beau, c'est le minimum pour un Malick, et c'est le cas, mais le film échoue là où le cinéaste est pourtant habituellement le plus à l'aise : émouvoir.
C'est gros point noir du film, son incapacité à créer et transmettre l'émotion, en majeur partie dû aux trop nombreuses ellipses du montage. On a rarement l'occasion de voir la vie de ces personnages, les voir interagir, sauf quand cela est nécessaire à déployer le drame et la tension entre les protagonistes. Impossible de s'attacher aux personnages si ils ne vivent pas en dehors de l'avancée du récit.
Surtout que ce dernier peine à être compréhensible avec les interventions incessantes de la voix-off, élément important de la filmographie du cinéaste, qui ne trouve malheureusement ici aucune pertinence et nous fait qu'alourdir inutilement la narration.
Après, ça reste du Malick, avec ce que ça implique de beauté. Et sur ce point le métrage est irréprochable, il est baigné dans cette ambiance crépusculaire, où chaque plan sur un couché de soleil est annonciateur de drame, la photographie est indéniablement sublime. Surtout que la mise en scène suit, cette manière de filmer le feu a rarement été vu, de même que pour la nature, le plan des sauterelles qui prennent leur envol est un pur moment de grâce. Le cinéaste sait faire comprendre l'évolution entre les personnages sans un mot, juste par un regard et un mouvement de caméra à l'image de ce moment où Bill comprend les sentiments de Abby envers le fermier, elle le regarde sans dire un mot et pourtant on saisit autant que lui l'évidence.
Puis, bien qu'il traite encore des thèmes qui lui sont chers tel que l'amour et ses dangers ou la liberté source de délivrance, il se permet d'en aborder de nouveaux comme l'industrialisation ou l'exploitation de la classe ouvrière "Ils n'ont pas besoin de vous, si vous partez d'autres prendront votre place".
Les Moissons du Ciel est un film imparfait, son incapacité à émouvoir ainsi que sa narration lourde rend difficile l'implication dans le récit. Toutefois le film est visuellement d'une beauté inouïe et les diverses pistes réflexives s'insèrent sans mal dans l'oeuvre de Malick. Un film aussi froid émotionnellement que solaire visuellement.
Terrence Malick nous signe ici un véritable chef-d'oeuvre. Alors que le scénario n'a rien d'extraordinaire, c'est l'aspect technique ici qui prime. L'aspect pictural du film est une merveille, le rendant très poétique grâce à un travail de photographie te de réalisation exceptionnels. L'oeuvre regorge de plans superbes, très beaux qui restent dans les mémoires. Même si la trame n'a rien d'exceptionnel, la construction narrative est très bien travaillée, permettant un approfondissement total des personnages. le film se révèle "magique", une magie renforcée par l'utilisation de la piste "Aquarium" de Camille Saint-Saëns, superbement repris par Ennio Morricone, l'une des plus belles partitions du cinéma? Enfin, les acteurs sont exceptionnels, eux aussi, tous, et en premier Richard Gere, fabuleux. On regrettera les dernières secondes du film, plutôt décevantes...
"Badlands", "Les moissons du ciel", "La ligne rouge", "Le nouveau monde"...Malick n'a fait aucun ratage dans sa courte filmographie, et ce second film, qui marque le meilleur role de Richard Gere, est absolument poignant et superbe. Un classique !
J'ai toujours beaucoup aimé les films de T. Malick, celui-là ne déroge pas à la règle... Sans atteindre la perfection métaphysique de The Tree of Life ni le romantisme 50s' de La Balade Sauvage, "Days of heaven" reste très bon... Comme toujours la nature, des plans splendides de cet Ouest mythique, sauvage, vide, infini, qui a "fait" l'Amérique (le film est clairement aussi une écriture de la conquête de l'ouest, les ouvriers dans les champs à la Steinbeck...). Et au milieu de cette nature magnifique, un trio amoureux, deux pauvres, un riche, avec tous les setntiments qui en découlent : jalousie, frustration, tentation. Et cette petite fille qui nous raconte tout, avec une certaine ironie. Quelle poésie, quelle douceur dans ce film ! La musique de Morricone combinée à la lumière magique des couchers de soleil. Tous les plans du film passeraient pour des peintures... Un film très beau, fondateur de l'Ouest.
Comme un tableau Malick dépeint de façon artistique l'amour, la nature et l'homme dans une Amérique rongée par la pauvreté et la faim dans les années 1916 . La réalisation est juste époustouflante, on retrouve des plans somptueux offrant de magnifique couleurs . Chaque images et un tableau unique, bluffant, splendide, chatoyant . Les acteurs juste de sincérité vaguent dans l'éternel climat pesant du réalisateur, entre mélancolie, tristesse et petit bonheur de la vie courante tout ceci sur une magnifique bande son signée Ennio Morricone . Terrence Malick dépeint la vie tout simplement, d'une grande beauté .