Note moyenne
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Le premier mot qui me vient à l'esprit est "décevant" après avoir fini cet anime considéré comme culte, iconique, révolutionnaire et influent. La première partie est plutôt bien fait, le Neo-Tokyo est fascinant : un gouvernement autoritaire et violent, un bar lugubre, des gangs de jeunes motards qui se battent, une école délabrée, le "vieux Tokyo" détruit etc. les composants d'un monde dystopique sont présents mais je n'ai pas été emballé par la deuxième partie (environ à partir de la 60min), les combats, la violence, les explosions etc. bref les scènes d'action ne m'ont pas procuré du plaisir. Les personnages, y compris les principaux Tetsuo et Kaneda manquent de charisme et ne sortent clairement pas du lot (en revanche, j'ai éprouvé de la souffrance pour Kaori). Au final, je n'ai même pas trouvé le thème de télékinésie très intriguant. Je n'ai pas lu le manga, mon opinion se base uniquement sur cette adaptation et j'ai dû faire des recherches sur quelques points que je n'ai pas compris. A mon avis, cet anime a été réalisé pour les personnes qui connaissent déjà l'univers ''Akira", je ne le recommanderai pas à qqn qui n'y connait rien.
Note globale : 2.25/5
Note globale : 2.25/5
Une adaptation anime au succès critique important, mais finalement fastidieuse et confuse. Bien en deça de l'illustre manga du même auteur.
Akira, ce film dont on m'a bien parlé comme l'une des pierres angulaires de l'animation japonaise. Sur ce point, il n'y a rien à dire, Akira est une grande réussite avec une très belle animation et des dessins particulièrement réussis. Cependant, le reste est beaucoup plus compliqué. Je pense que les non aguerris et tous ceux qui ne sont pas spécialement fans, il est très difficile de réussir à véritablement rentrer dans cette histoire très étrange. Le début avait un fort potentiel avec une belle intrigue, de bonnes idées et du mystère. Mais la deuxième partie du film est sens dessus dessous, beaucoup de questions restent sans réponses et on se perd complètement tant tout devient franchement aberrant et à la limite du ridicule. Bref, je ne vais pas cacher l'ennui qui a commencé à me frapper dans la deuxième partie du film. La beauté de l'animation aura au moins réussi à me garder devant.
Une voyage sombre et futuriste jusqu'au bout de l'artistique finesse humaine.
Le pouvoir est la thématique centrale du film de Katsuhiro Otomo.
L’auteur donne en représentation un pouvoir trop grand, que tout le monde cherche à contrôler pour le mener à ses fins. On connaît évidemment la finalité : cette maîtrise obsessionnelle et individuelle du pouvoir conduit au chaos.
C’est Tetsuo le personnage qui va servir de cobaye, en effet son côté avide de pouvoir et de contrôle sur monde traduit la quête de son identité, et son manque de confiance en soi qui l’a torturé toute son enfance. Le jeune Tetsuo nous donne matière à réflexion quant à la vision progressiste de l’humanité dont il est victime. Ce n’est qu’un jeune enfant, qui s’amuse avec sa bande de copains dans la ville de Tokyo, mais lorsqu’il apprendra qu’il est au centre d’une machination scientifique et technologique, il s’empressera d’user de son pouvoir pour dominer de monde. Comme quoi tout le monde est déraisonné face au pouvoir.
Mais cette question d’humanité s’applique également de façon plus large, la civilisation dans le film. Akira s’inscrit dans un contexte post-troisième guerre mondiale, on retrouve d’ailleurs énormément de parallèles avec la catastrophe d’Hiroshima. On retrouve une population complètement aliénée et dépossédée d'elle-même face aux événements, notamment avec de nombreuses apparitions de panneaux de publicités ou encore des formes de sectes croyantes au retour d’Akira. Cette forme de croyance abstraite peut se traduire comme un moyen d'échapper à la triste réalité qui guette les individus dans cette société dystopique envahie par le progrès technique.
Mais Katsuhiro appuie également son propos avec l’esthétique qu’il donne à son film d’animation : Les immenses gratte-ciels appuient la verticalité de cette ville qui écrase ses habitants, où encore l’immensité des couloirs enfouie dans cette vaste clinique traduisant l’inconnu et le flou de la science. L'esthétique du film suit une progression assez fidèle à ses personnages, le chaos apparaît d’abord de façon mystique, on se demande qui est cet enfant au visage vieilli ? puis le chaos prend une forme mécanique, et enfin organique. La fin du film figure dans une apothéose des plus saisissantes, où la combinaison dominant/dominé ne cesse d’intervertir entre Tatsuo et Mitsuru. Il y aurait un tas d'autres choses à dire mais selon moi, le point fort de ce film réside dans le fait que Katsuhiro Otomo ne suit pas le schéma classique, de l’antagoniste vs les protagonistes. La frontière entre le bon et le mal se dilue et on vient même à considérer que tout le monde est victime de ce système. En conclusion, Akira est une œuvre culte de la science-fiction, et nous avertit d’un système qui se rapproche petit à petit de nous…
L’auteur donne en représentation un pouvoir trop grand, que tout le monde cherche à contrôler pour le mener à ses fins. On connaît évidemment la finalité : cette maîtrise obsessionnelle et individuelle du pouvoir conduit au chaos.
C’est Tetsuo le personnage qui va servir de cobaye, en effet son côté avide de pouvoir et de contrôle sur monde traduit la quête de son identité, et son manque de confiance en soi qui l’a torturé toute son enfance. Le jeune Tetsuo nous donne matière à réflexion quant à la vision progressiste de l’humanité dont il est victime. Ce n’est qu’un jeune enfant, qui s’amuse avec sa bande de copains dans la ville de Tokyo, mais lorsqu’il apprendra qu’il est au centre d’une machination scientifique et technologique, il s’empressera d’user de son pouvoir pour dominer de monde. Comme quoi tout le monde est déraisonné face au pouvoir.
Mais cette question d’humanité s’applique également de façon plus large, la civilisation dans le film. Akira s’inscrit dans un contexte post-troisième guerre mondiale, on retrouve d’ailleurs énormément de parallèles avec la catastrophe d’Hiroshima. On retrouve une population complètement aliénée et dépossédée d'elle-même face aux événements, notamment avec de nombreuses apparitions de panneaux de publicités ou encore des formes de sectes croyantes au retour d’Akira. Cette forme de croyance abstraite peut se traduire comme un moyen d'échapper à la triste réalité qui guette les individus dans cette société dystopique envahie par le progrès technique.
Mais Katsuhiro appuie également son propos avec l’esthétique qu’il donne à son film d’animation : Les immenses gratte-ciels appuient la verticalité de cette ville qui écrase ses habitants, où encore l’immensité des couloirs enfouie dans cette vaste clinique traduisant l’inconnu et le flou de la science. L'esthétique du film suit une progression assez fidèle à ses personnages, le chaos apparaît d’abord de façon mystique, on se demande qui est cet enfant au visage vieilli ? puis le chaos prend une forme mécanique, et enfin organique. La fin du film figure dans une apothéose des plus saisissantes, où la combinaison dominant/dominé ne cesse d’intervertir entre Tatsuo et Mitsuru. Il y aurait un tas d'autres choses à dire mais selon moi, le point fort de ce film réside dans le fait que Katsuhiro Otomo ne suit pas le schéma classique, de l’antagoniste vs les protagonistes. La frontière entre le bon et le mal se dilue et on vient même à considérer que tout le monde est victime de ce système. En conclusion, Akira est une œuvre culte de la science-fiction, et nous avertit d’un système qui se rapproche petit à petit de nous…
Manga ultra culte. Film apocalyptique, violent et sombre. L'animation nippone est très moderne et il est assez étonnant de se dire encore aujourd'hui que le film date des années 80 tant il y a une vraie modernité dans son animation. Après la fin est trop rocambolesque, trop chargée et par conséquent le film a finit par me laisser sur le côté.
Tiré d’un manga culte, un film d’animation post-apocalyptique visuellement assez fou, où la folie scientifique conduit encore l'humanité vers l’abîme.
Un film dystopique ultra-vieillissant avec des scènes qui sont quasiment à chaque fois pareil où on admire des gens faisant que crier, s'insulter ou se tirer dessus sans oublier des dialogues soporifiques. Le scénario qui pouvait paraître visionnaire et critique sur la société mais qui au final s'avère mou, lent, assez vide et prend du temps à se mettre en place. Une oeuvre lourde à voir.
Grand classique de l'animation japonaise, Akira a révolutionné le genre et défini de nouveaux codes pour le cyber punk. Le film fourmille d'idées, avec une mise en scène nerveuse et bien rythmée. L'univers développé peut paraitre un peu dense, et ne conviendra pas à tout le monde. Mais pour le public averti, l'imagerie déployée est un régal, qui plus est dans sa version 4K tout juste éditée
Mettant en scène un monde futuriste dystopique, cet animé canonique marque par son esthétisme interlope emblématique du cyberpunk (évoquant Blade Runner) mais teinté de merveilleux. Dépeignant des personnages aussi déphasés que leur environnement, l'intrigue pioche du côté d'un symbolisme et d'un bestiaire assez hermétiques aux néophytes, entraînant ainsi une distanciation émotionnelle. A réserver aux adeptes du genre qui seront assurément conquis!
J’avais entendu beaucoup de bien de ce film d’animation, jusqu’à même le classer dans les meilleurs films des années 80. Je me suis donc empressé de le voir pour me faire une idée et peaufiner ma culture cinématographique. Bon, le soufflet est vite retombé chez moi. Certes, pour l’époque, je pense que l’animation était dingue et que c’était la première fois que l’on voyait ça, mais de nos jours, c’est plus courant. Mais c’est surtout côté scénario que j’ai le plus de reproches et là, le poids des années n’y est pour rien : j’ai trouvé ça vraiment pas clair, très difficile à suivre. On s’y perd tellement c’est complexe et on confond souvent les personnages. J’ai pas tout compris avec ces gamins aux traits de personnes âgées non plus… La musique est sympa par contre et l’univers cyberpunk post-apocalyptique super bien retranscrit. Je pense qu’il faut compléter par la lecture du manga, car là, je reste sur ma faim, même si j’ai bien reconnu la fameuse moto (visible dans « Ready Player One » d’ailleurs).
Techniquement parfait ! Le film date de 1988 et pourtant on prend encore d'immenses gifles lors du visionnage. Le souci du détail d'Otomo crève les yeux, lui et ses assistants ont du passer un temps monstre pour nous fournir des images aussi belles et saisissantes.
Concernant le fond ce qui est bluffant c'est le coté visionnaire et ingénieux du créateur. Par contre ceux qui sont réfractaires au style Japonais ne trouveront pas leur bonheur dans cette histoire.
"Akira" c'est l'œuvre pilier de la Jap'anime, une petite bombe intemporelle qui a su conquérir le monde entier et qui reste encore aujourd'hui la référence du genre.
Concernant le fond ce qui est bluffant c'est le coté visionnaire et ingénieux du créateur. Par contre ceux qui sont réfractaires au style Japonais ne trouveront pas leur bonheur dans cette histoire.
"Akira" c'est l'œuvre pilier de la Jap'anime, une petite bombe intemporelle qui a su conquérir le monde entier et qui reste encore aujourd'hui la référence du genre.
Œuvre majeure du manga Japonais porté brillamment au cinéma par l'auteur lui même. A l'époque, on ne pouvait se mettre sous la dent que peu de dessin animé pour plus de 15ans; car en occident dessin animé égal pour enfant.
En 24 image seconde (pas comme les animé TV) en animation classique. Ôtomo nous offre un festival d'inventivité, de visuel et d'histoire.
La bande son est envoutante.
Culte et incontournable pour les fans de manga.
En 24 image seconde (pas comme les animé TV) en animation classique. Ôtomo nous offre un festival d'inventivité, de visuel et d'histoire.
La bande son est envoutante.
Culte et incontournable pour les fans de manga.
Akira, Akira. Ce film était tellement futuriste qu'on est toujours pas prêt. J'ai du le voir une vingtaine de fois maintenant. Je prends toujours une claque quand je le regarde. L'ambiance sonore est ma préférée tous films confondus. Jamais je n'ai écouté de bande originale aussi originale et captivante. Les dessins sont d'une précision incroyable, grandioses et chirurgicaux de Katsuhiro Otomo animé en 24 images par secondes, ça aide à bien rentrer dans l'univers quand même. Une dinguerie d'animation qui est rare même aujourd'hui. Un budget énorme pour un résultat hallucinant. Quand il est sorti j'ai visité moultes points de vente pour l'acheter en VHS, puis DVD, aujourd'hui en 4K DTS c'est toujours une leçon d'animation et de cinéma. A tel point que j'envie ceux qui vont le voir pour la première fois. J'aurais aimé ajouter au film toute l'histoire présente dans le manga, encore plus riche et plus intéréssante, même si ça aurait surement été trop long. Si vous avez vu le film mais que vous n'avez pas lu les mangas ; vous n'avez fait qu'effleurer le scénario qui est encore bien plus riche et mieux développé dans les livres que dans le film.
un manga incroyable a voir au cinéma absolument, si c’est pour regarder en petit écran, autant lire le manga.
Le film se distingue du manga et devient une œuvre à part entière et c’est une bonne chose, on va voir une œuvre en sois et pas une adaptation par définition incomplète.
Avez vous déjà vu princesse mononoké? Ce manga fonctionne sur le même principe : la schizophrénie non manichéenne de la société japonaise. Tous les éléments sont présents : une heroine féminine femme forte mais difficile d’accès, l’idée de la « possession par une sorte de démon incontrôlable, » comme le démon sanglier (ashitaka lutte contre ce mal tout le long du film), les militaire sont comme la dame eboshi des forges et son adversaire politique (et militaire) représente une autre forme de cohérence. Le dieu de la forêt est akira : craint, convoité comme porteur d’un grand pourvoir, mais dépassant toutes les ubrysses humaines par son aspect destructeur mais purificateur. Un film intransigeant qui ne laisse de répit à personne : même les représentants de la secte des adorateurs d’akira qui veulent en apparence être purifié deviennent lâches à l’approche de la mort : nul ne peut appréhender le pouvoir du châtiment divin, du tragique et de l’inéluctable. Chaque personnages est le représentant d’une vision humaine ou politique du Japon et de son rapport à l’écologie, à la politique, à Hiroshima, à l’esprit traditionnel en rupture avec la modernité, à l’essence même de l’ambivalence du rapport des japonais à leur pays. La bande son est incroyable et l’animation fluide et magnifique. Les décors urbain, post apocalyptique et violent et la vision de cette jeunesse a la fois idéaliste et désenchantée sur fond de ville moderne disfonctionnelle et monumentale m’a profondément remuée et touchée. Ce n’est pas pour rien que ce manga de 1988 est le pilier de l’ouverture de l’Occident à la culture japonaise : profondément humain et universel tout autant qu’autenthique et identitaire, il fait échos à la fureur de vivre autant qu’à blade runner. La bande son unique et décalée presque expérimentale, et l’enchaînement imprévisible de scènes graphiquement incroyables et inédites contribuent à en faire une véritable œuvre d’art, une expérience audiovisuelle unique, ainsi qu’on grand classique.
Le film se distingue du manga et devient une œuvre à part entière et c’est une bonne chose, on va voir une œuvre en sois et pas une adaptation par définition incomplète.
Avez vous déjà vu princesse mononoké? Ce manga fonctionne sur le même principe : la schizophrénie non manichéenne de la société japonaise. Tous les éléments sont présents : une heroine féminine femme forte mais difficile d’accès, l’idée de la « possession par une sorte de démon incontrôlable, » comme le démon sanglier (ashitaka lutte contre ce mal tout le long du film), les militaire sont comme la dame eboshi des forges et son adversaire politique (et militaire) représente une autre forme de cohérence. Le dieu de la forêt est akira : craint, convoité comme porteur d’un grand pourvoir, mais dépassant toutes les ubrysses humaines par son aspect destructeur mais purificateur. Un film intransigeant qui ne laisse de répit à personne : même les représentants de la secte des adorateurs d’akira qui veulent en apparence être purifié deviennent lâches à l’approche de la mort : nul ne peut appréhender le pouvoir du châtiment divin, du tragique et de l’inéluctable. Chaque personnages est le représentant d’une vision humaine ou politique du Japon et de son rapport à l’écologie, à la politique, à Hiroshima, à l’esprit traditionnel en rupture avec la modernité, à l’essence même de l’ambivalence du rapport des japonais à leur pays. La bande son est incroyable et l’animation fluide et magnifique. Les décors urbain, post apocalyptique et violent et la vision de cette jeunesse a la fois idéaliste et désenchantée sur fond de ville moderne disfonctionnelle et monumentale m’a profondément remuée et touchée. Ce n’est pas pour rien que ce manga de 1988 est le pilier de l’ouverture de l’Occident à la culture japonaise : profondément humain et universel tout autant qu’autenthique et identitaire, il fait échos à la fureur de vivre autant qu’à blade runner. La bande son unique et décalée presque expérimentale, et l’enchaînement imprévisible de scènes graphiquement incroyables et inédites contribuent à en faire une véritable œuvre d’art, une expérience audiovisuelle unique, ainsi qu’on grand classique.
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