La Vie et rien d'autre
Note moyenne
4,0
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83 critiques spectateurs

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Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2025
La Grande Guerre a été maintes fois traitée au Cinéma, mais le sujet précis des milliers de disparus de guerre est bien plus rare, et dans ce film il est traité avec brio, tel un devoir de mémoire.
On a beau être deux ans après la fin de la guerre, elle se ressent encore partout, dans chaque champ, dans chaque village où elle est passée. Cette douloureuse période de l'après-guerre est remarquablement dépeinte ici, la reconstitution historique est parfaite et les protagonistes sont intéressants.
Philippe Noiret porte le film grâce à sa prestance inégalable.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 avril 2026
L'impression que les acteurs n'ont pas fait le même film que le réalisateur . D'un côté, dans un style un peu documentaire, on a une reconstitution solide de la France de 1920, un peu brumeuse et désolée, celle de la juste l'après-guerre, celle où les morts sont encore bien présents, que ce soit pour les retrouver, les identifier ou leur rendre hommage, chacun s'attelle a sa tâche. On nous montre la guerre du côté des anonymes, on y trouve des situations étonnantes, comme celle d'allemands restés en France. Ce film la est excellent. De l'autre côté, on a Philippe Noiret et Sabine Azema qui nous joue une romance mièvre, dans des dialogues à côté et complètement hors sujet, notamment pour le pourtant si grand Noiret dont le côté dur et troublé à la fois, vire plus d'une fois au grotesque. Ce film la est raté
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2021
Tavernier est mon réalisateur français préféré (jusqu'à "Capitaine Conan"). C'est dans les films historiques que son art s'exprimait le mieux, car il avait cette capacité à parler de la grande histoire, des rapports dominants/dominés, de la lutte des classes, en s'approchant au plus près de l'individu. Il n'est donc pas étonnant de retrouver "La vie et rien d'autre" dans ses meilleurs films, tant le carnage de la première guerre mondiale lui donnait matière à exposer ses idéaux en dénonçant la monstruosité politique de la chose et le sacrifice collectif épouvantable qui en a résulté. Tavernier réussit l'exploit de faire l'un des meilleurs films de guerre alors qu'elle est terminée depuis deux ans, qu'il n'y a pas un seul combat, et pourtant il y a toujours une tension, un sentiment de danger permanent à cause des bombes encore présentes dans les sols. On a aussi l'impression que cette guerre n'est pas finie, car tout se passe dans le cadre militaire, il n'y a quasiment que des soldats, on est sur des terrains massacrés et dans des villages en ruine, comme si tout ça n'était finalement qu'une pause avant la prochaine boucherie. Et au milieu de tout cela, quelques dizaines de civils perdus qui recherchent désespérément un proche disparu, qui regardent des objets ramassés sur les champs de bataille pour essayer de trouver une preuve de leur mort et enfin pouvoir faire leur deuil. Et Tavernier choisit de nous montrer ces personnages très secondaires, ils existent dans le film, ils sont palpables, et ils permettent de passer tant d'émotions, même plus que le duo Noiret/Azéma qui a un rôle plus didactique. Car Tavernier aimait surligner son propos - parfois un peu trop -, et c'est à travers ces deux personnages qu'il va instiller toute sa pensée politique, sociale, et son sentiment profond d'antimilitariste au travers de phrases chocs. "La vie et rien d'autre" est ainsi un film de guerre qui ne parle que de violences morales, de vies brisées, de désespoir, il n'y est pas question de grands faits d'armes mais de la glorification à des fins politiques du sacrifice de millions de vies (d'où l'histoire parallèle de la recherche du soldat inconnu presque tournée en dérision). "La vie et rien d'autre" est un film lent mais prenant et fascinant, terriblement émouvant, l'une des plus belles œuvres sur les conséquences de la guerre.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2021
Indubitablement la technicité d'une réalisation n'a pas de secret pour Bertrand Tavernier qui se plaît notamment à magnifier les paysages et à tisser un lien entre leur atmosphère et le ressenti des personnages. Cependant une froideur diffuse enroule la mise en scène, renforcée par des dialogues intéressants mais peu naturels ainsi que le jeu assez artificiel de Sabine Azéma, rendant peu sensible au sort de personnages pourtant bien dessinés et instillant une ennuyeuse distance alors qu'on perçoit aisément l'indignation du réalisateur face à l'hypocrisie, à la mécanisation sentimentale et aux manipulations étatiques de cette période historique dont la minutieuse reconstitution mérite compliment. Tenant le film par son charisme et par sa profondeur, Philippe Noiret se distingue, figure complexe d'un officier s'accrochant à une tâche d'humanisation devenue obsolète pour des supérieurs plus attirés par le symbolisme ostentatoire que par la lucide réalité. Une œuvre dense.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2021
Je n’ai pu noter mieux ce film en raison d’une longueur excessive et de trop nombreux passages un peu à vide. Autrement, j’applaudis à ce vibrant hommage aux 350.000 disparus de la Grande Guerre et, de manière générale, aux « poilus ». Les acteurs sont tous excellents, en particulier Philippe Noiret. Seule Sabine Azéma paraît un poil excessive. Bravo également aux prises de vue et à l’ambiance d’alors bien retranscrite.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2023
La grande qualité du film, c’est son franc-parler et sa « franche-vision », pourrait-on dire, sur l’après-Première Guerre mondiale. Une évocation rare des 350 000 disparus encore comptabilisés fin 1920, des implications conjugales et juridiques, des préoccupations plus symboliques qu’humaines de l’état-major de l’armée française, des récupérations politiques, des profiteurs de l’époque (industriels, petits intermédiaires « au service » des familles endeuillées), de l’âge d’or de la sculpture de monuments aux morts, du racisme et du machisme ambiants… Le tableau est large et sans concession, embrassant toutes classes sociales. Le propos est vif, sans pour autant se départir d’un généreux élan humaniste. Désabusé, certes. On ne peut que saluer le travail d’écriture : précis et habilement tramé, fort dans le drame, piquant dans l’ironie (avec un sens savoureux du ridicule ou de l’absurde), éloquent dans la romance (les mots magnifiques de la séquence de la voiture et de la lettre lue à la fin par le personnage de Philippe Noiret). Tout cela témoigne de l’engagement social de toujours de Bertrand Tavernier et de sa fructueuse collaboration avec Jean Cosmos au scénario et aux dialogues.
Visuellement, c’est du classique, sobre et maîtrisé en termes de réalisation, d’un réalisme sans esbroufe en termes de reconstitution. Un paysage de grisaille, de boue et de ruine imprègne froidement mais soigneusement la pellicule, tandis que Philippe Noiret lui confère son feu, son impulsivité, ses colères et ses passions. Aux côtés d’une Sabine Azéma tout en aplomb, dans une relation d’affrontement puis de rapprochement, l’acteur habite totalement et puissamment son rôle. La Vie et rien d’autre lui doit beaucoup. Parmi tous ses films, c’était son préféré.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2021
Sur un sujet rarement abordé, Bertrand Tavernier offre un 100ème rôle, salué par un César, à l’immense Philippe Noiret, celui d’un Commandant de l’armée française chargé de recenser les soldats disparus au lendemain de la Grande Guerre. On peut reprocher à « La Vie et rien d’autre » sa lenteur, pas le réalisme de sa reconstitution, encore moins sa valeur historique. Au-delà de humanité qui s’en dégage et de l’affection naissante entre l’Officier et une femme du "monde" à la recherche de son époux jouée par une Sabine Azéma un brin démonstrative, le film se nourrit d’excellents dialogues, parsemés ici et là d’humour et balançant quelques vérités ou autres réflexions qui ne sont pas toujours bonnes à entendre. L’affiche annonce "un monument"… on n’en est pas si loin.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2021
Bertrand Tavernier aime prendre son temps et, avec beaucoup de méticulosité, plonger le spectateur dans une atmosphère d'époque. On se croirait donc en 1920, au lendemain de la première guerre mondiale, aux côtés du commandant Dellaplane campé par Noiret. Il recense les soldats disparus en France, non identifiés par leurs familles ainsi que ceux qui sont devenus muets ou très perturbés. Ce qui l'énerve au plus haut point, ce sont tous ces politiciens ou haut gradés qui veulent minimiser le nombre de morts. Lors de son travail d'investigation, une femme, Irène, est à la recherche de son époux disparu. Il va la recevoir et la trouver très attirante.
Ce très bon film porté par un Philippe Noiret émouvant, transmet un message humaniste dans une lumière assez crépusculaire.
Philippe G.
Philippe G.

30 abonnés 190 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2021
Je suis surpris de constater que personne n'a encore fait le rapprochement entre la thématique de ce film avec un autre réalisé près de trente ans plus tard: AU REVOIR LA HAUT, traitant d'un thème à peu près similaire.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 624 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2025
Ce film est avant tout une gigantesque diatribe à l'encontre de l'armée, des militaires, des anciens combattants, des politiques, des profiteurs de tous poils de cette première guerre mondiale avec entre autre les grandes familles d'industriel. C'est fort, bien construit sur un scénario qui pourrait paraitre simple au départ, mais qui finira par un petit coup de théâtre sans grande prétention face au conflit, en permanence présent. Ce film sert aussi à évoquer le désarroi et la peine des gens qui ont perdu quelqu'un dans cet horrible carnage. Désarroi, bien peu présent dans le cinéma.
A voir par tous, pour mémoire de ces gens, morts, pas toujours pour quelque chose.
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2022
Tavernier signait ici un film de grande allure. Scénario de Jean Cosmos donc impeccablement bien écrit et de sublime dialogues. Noiret est impérial d une force et d une belle pudeur à la fois . Beau film .
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2024
L'armistice est signé depuis quelques mois mais l'est de la France garde encore les stigmates des combats de 14-18.
C'est par le biais des soldats portés disparus que Tavernier évoque le désastre de la première guerre mondiale, sous l'angle aussi des familles, des épouses qui attendent, sinon le retour d'un mari, du moins sa dépouille retrouvée.
Philippe Noiret et Sabine Azéma sont les deux personnages principaux au coeur d'une forte distribution. Le premier est cet officier scrupuleux de l'armée française, tour à tour grave et truculent, qui se fait un devoir de retrouver, comptabiliser, identifier tous les disparus, survivants ou non.de la guerre.
Comme pour tous ses films à thème (sur la police avec "L627", sur les enseignants "Ça commence aujourd'hui"), Bertrand Tavernier livre un film fort documenté, riche d'anecdotes et d'une objectivité qui le détournent d'un ton compassé ou lyrique. Son style direct et prosaïque, parfois démonstratif par didactisme tant le cinéaste veut faire passer de commentaires contingents (telles la discrimination concernant les soldats d'outre-mer ou la recherche du Soldat inconnu), épouse parfaitement l'activité laborieuse et routinière que sont le recensement du commandant Dellaplane.
L'excellence de la reconstitution, la sincérité du cinéaste, son humour aussi, paradoxalement, ajoutent à la valeur et à la nécessité du témoignage.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2018
Ce film traite de la fin de la guerre 1914-1918.
La France est à la recherche de ses morts, faire le décompte et retrouver les disparus n'est pas tâche aisée.
D'autant plus qu'il lui faut trouver un soldat incoonu, symbôle de tous les autres qui sera enterré sous l'Arc de Triomphe.
Ce film traite de tous ces sujets avec P. Noiret en personnage principal, commandant et responsable de ces opérations de recherche.
Il va rencontrer 2 jeunes femmes, parmi tant d'autres, à la recherche de leur mari.
Autoritaire, il va néanmoins se laisser séduire par ces 2 femmes, qui sont liées par un étrange secret.
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2026
La vie et rien d’autre est un film qui ose l’impudeur suprême : compter les morts quand la nation préfère compter ses médailles.
Tavernier filme la guerre après la guerre, là où l’héroïsme moisit dans les registres et où le chagrin n’a plus droit au lyrisme.
Techniquement, tout est sage, presque trop, mais cette sobriété devient un scalpel qui incise la mémoire nationale sans anesthésie.
C’est un chef-d’œuvre discret et cruel, qui rappelle que la vraie victoire française fut peut-être seulement d’avoir survécu à ses propres mensonges.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 septembre 2018
Bertrand Tavernier est un cinéaste exceptionnel : il nous fait découvrir les horreurs de la guerre (les morts, les blessés, les ruines, les bassesses politiques) à travers une histoire d’amour en train de naître. Les acteurs sont au même niveau que le cinéaste. Les regards échangés entre Noiret et Azéma valent toutes les scènes d’amour. Mention spéciale à la lumière.
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