Que dire... Si ce n'est que c'est un des plus beaux films qui existent. Philippe Noiret est au sommet de son art, émouvant et beau dans son rôle ; il fait se serrer le coeur de sincérité et d'émotions. Sabine Azéma est parfaite. François Perrot extrêmement drôle. C'est la force de ce film cynique et plein d'esprit, touchant et historiquement très intéressant pour la réflexion qu'il apporte. Merci, Monsieur Tavernier. Vraiment, merci. Ces deux heures dix de bonheur tournent en boucle dans ma tête comme un doux refrain de joie mélancolique.
Mon film préféré, j’ai dû le voir une dizaine de fois. Noiret grandiose dans ce rôle d’officier en rupture, devenu anti guerre, voire anti militariste. Azéma touchante dans ce qui est pour moi son meilleur rôle. Des répliques cultes (je vous attendrai pas plus de 100 ans, disons 101 ans ; vous resterez toujours un foutu dreyfusard).
Que dire ! Quand j'ai vu ce film, entre deux ronflements j'ai réalisé ce que c'était de perdre son temps. Ce film est sans âme, vide en tout point: pas de scénario, la musique : y'en a pas. coool rien que d'écrire cette critique sur ce film médiocre je m'endore...... Ce film a contenté les masses dans un pseudo sentimentalisme...pathétique. C'est vrai qu'il aurai ses chances d'être retransmis sur quelconque chaînes Ukrainienne entre deux pubs. en gros c'est le navet du millénaire....... A bon entendeur.
Quel film et quel Philippe Noiret, quel acteur, quelle perte pour le cinéma français. Enfin, une histoire émouvante, des acteurs qui, chacun à leur tour, arrivent à nous les faire aimer, bravo à Bertrand Tavernier pour ce chef d’œuvre. Sabine Azema si détestable au début et si touchante à la fin, Pascale Vignal, actrice qui n'a pas eu la carrière cinématographique qu'elle méritait, tellement naturel. Quelle misère que la guerre puisse arriver à faire créer des œuvres pareilles.
Tout simplement magnifique : scenario, dialogues, acteurs, mise en scène, plans... C'est drôle, émouvant et Philippe Noiret trouve ici son plus beau rôle : BOULEVERSANT !!
Ce film est une pure merveille. Dans des décors dépouillés, l'immédiate après guerre, deux fortes personnalités se rencontrent, s'affrontent, s'apprivoisent et s'aiment avec l'urgence qu'éprouvent ceux qui ont vécu l'horreur du conflit. Sabine Azéma y est lumineuse et Noiret grandiose. Du très bon Tavernier ou du moins à mon goût.
La guerre est finie, et pourtant ses morts continuent de remonter à la surface. Tavernier filme la Grande Guerre dans son sillage : les disparus, les gueules cassées, les amnésiques, les veuves qui attendent encore une confirmation. Bref, cette mémoire que l’on prétend déjà refermer mais qui laisse une plaie béante. Derrière les monuments aux morts et le Soldat inconnu, je sens que le film interroge surtout ce besoin politique de donner une forme acceptable à un carnage qui ne l’est pas. Le personnage de l’amnésique, errant dans l’hôpital sans même savoir qui il est, résume à lui seul cette mémoire trouée que les cérémonies officielles ne pourront jamais combler. Et pendant qu’on célèbre les morts, les petits calculs reprennent leurs droits, comme si la paix n’était qu’un court répit avant que les mêmes mécanismes humains ne préparent déjà la prochaine catastrophe. Le cycle infini de l'Histoire.
C’est là que le film aurait pu être immense, tant son sujet est fort et rarement abordé sous cet angle. Tavernier promène son récit entre les Ardennes et la Meuse, dans une traversée qui aurait pu donner au film un magnifique souffle mélancolique. Mais cette errance géographique finit par devenir narrative : le film se disperse, s’attarde et perd progressivement son cap, jusqu’à rendre ses 2h15 difficiles à absorber. La mise en scène reste très classique, presque trop sage, même si la photographie donne aux paysages une présence saisissante. La terre semble encore chargée de poudre, de chair et de souvenirs.
Heureusement, Philippe Noiret donne au film une présence considérable. Dellaplane est un homme massif, bougon et inflexible, dont l’ironie cache une fatigue immense et une tendresse qu’il peine à laisser sortir. Dans ses silences, ses regards et surtout cette scène nocturne où il reste presque sans voix face à Irène, Noiret rappelle à quel point le grand jeu peut tenir à presque rien. Il y a chez lui de la force et de la fragilité, du désespoir et une envie de vivre qui affleurent sans jamais être soulignés. C’est un Noiret immense, probablement l’un de ses plus beaux rôles, et sa présence sauve en partie un film dont le fond me passionne davantage que la forme.