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Attigus R. Rosh
259 abonnés
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3,5
Publiée le 1 novembre 2017
La Vie et rien d'autre est un beau film de Bertrand Tavernier. Les acteurs sont parfait dans ce film. Philippe Noiret est tout simplement magistral. Sabine Azéma est excellente, comme d'habitude. L'histoire est assez prenante et originale, choisissant de traiter plutôt l'après-guerre que la guerre en soi. J'ai bien aimé.
Le cinéma de Tavernier est toujours assez académique en général, mais c’est un réalisateur très appliqué qui signe des films ambitieux et esthétiquement solide. Ici La Vie et rien d’autre, par bien des aspects est un Tavernier caractéristique. Les images sont superbes. Ambiance grise d’excellent alois, photographie froide, brumeuse à la luminosité hivernale, décors mornes et tristes totalement en accord avec le sujet, l’époque et le lieu, et mise en scène recherchée, pleine de cadrages et d’angles de vue judicieux, Tavernier signe un film très réussi en la matière, et qui, malgré une application qui nuit presque à la force coup de poing du métrage, c’est tout de même très appréciable. La musique reste en revanche franchement académique, plutôt dans le ton du film certes, mais rien de surprenant du tout, c’est juste de la musique d’ambiance, dommage. Le casting semble souvent être considéré comme le point faible du film, je ne le crois pas. Philippe Noiret est très bon et méritait son prix me semble-t-il. Il colle bien à ce rôle dont il s’empare avec sérieux, apportant aussi cette forme de fatigue, d’usure que l’acteur savait si bien donner à ses personnages lorsque c’était nécessaire. Très bon, il fait face à un casting plutôt très convaincant lui aussi, avec une Sabine Azéma peut-être un peu ténue dans sa prestation, jouant avec un certain retrait, mais cela n’est pas pour autant mauvais. Pascale Vignal ne démérite pas non plus, même si elle est moins connue que certains seconds rôles de prestige ! Belle interprétation et bons personnages aussi, car le film les creusent, et surtout les places dans un contexte inédit ! En effet, Tavernier s’attaque à une histoire principalement attractive par sa dimension inédite. Les années suivant la fin de la 1ère Guerre mondiale sont très rarement traitées au cinéma, et cela n’en rend que plus intéressant sur le plan historique ce métrage qui séduit par son authenticité. Peut-être un peu lent, La Vie et rien d’autre reste un mélange judicieux et réussi entre la Grande histoire et la petite histoire. Et en plus Tavernier ne prend pas complètement ses distances en donnant aussi sa vision des choses, des gens, de la guerre, des soldats et des officiers, ce qui, amené par petites touches, fait de La Vie et rien d’autre un film consistant et nourri. Je ne peux pas dire que ce film est un chef-d’œuvre, il y a des lacunes et le style Tavernier ne se prête pas trop à des chefs-d’œuvre véritables, le réalisateur s’avérant souvent tellement appliqué et méticuleux que ses métrages manquent un peu de puissance et de force brute. Ici c’est dans une certaine mesure le cas, mais d’un autre côté il est rare que Tavernier loupe franchement un film ! 4
Une reconstitution incroyable et une interprétation exceptionnelle des deux acteurs principaux au service d'un film passionnant sur un sujet très peu traité autour de la guerre de 14-18. Une mise en scène ample et des dialogues soignés autour d'une histoire d'amour tardive et sincère.
La guerre après la guerre... Ce film nous montre, de la parfaite manière, les séquelles d'une guerre qui fut terriblement meurtrière et laissant des paysages et des visages touchés. La reconstitution est très bonne. Un film "post-guerre" qui mérite d'être vu. Un point de vue qui change des autres films du genre. A voir.
B. Tavernier traite de l'un des conflits les plus meurtrier de tous les temps mais il ne le fait pas en traitant du conflit en lui-même (ça, il le fera avec "Capitaine Conan), il s'intéresse à l'après, au retour à la vie, malgré tout. Malgré les disparus, malgré des paysages saccagés, malgré la douleur. Son scénario est splendide, proposant une étude de caractères très profonde et parcouru de dialogues somptueux, à la fois savoureux, graves et d'une fluidité rare. Encore faut-il pour ça avoir des acteurs capables de porter un tel texte et le duo Noiret-Azema est plus qu'à la hauteur. Les 2nds rôles sont aussi bien campés et Tavernier, en cinéaste militant qu'il est, s'insurge contre certains oublis ou bassesses de ses concitoyens. Une indignation à la fois juste et pertinente, présentée avec sincérité et une grande connaissance du sujet. D'un point de vue, c'est comme souvent du très haut niveau et le film, assez long, file vers sa fin à un bon rythme, parvenant parfois à faire rire mais aussi de faire réfléchir sur certains détails de l'Histoire. Un film beau, touchant, magnifique et nécessaire. Du grand cinéma, tout simplement. D'autres critiques sur
Que dire ! Quand j'ai vu ce film, entre deux ronflements j'ai réalisé ce que c'était de perdre son temps. Ce film est sans âme, vide en tout point: pas de scénario, la musique : y'en a pas. coool rien que d'écrire cette critique sur ce film médiocre je m'endore...... Ce film a contenté les masses dans un pseudo sentimentalisme...pathétique. C'est vrai qu'il aurai ses chances d'être retransmis sur quelconque chaînes Ukrainienne entre deux pubs. en gros c'est le navet du millénaire....... A bon entendeur.
Sixième film que je découvre de Bertrand Tavernier. C'est celui qui m'a le moins passionné, pourtant il est extrêmement intéressant mais un poil trop long. Le texte est quand à lui toujours aussi remarquable, la beauté des mots est toujours ce que je préfère chez Tavernier, même la grossièreté sied à merveille et se mélange à ravir avec la grâce de certaines phrases. Je me suis un peu perdu par instants, j'ai toujours repris le fil mais c'est vrai qu'il manque un peu de rythme. C'est dommage car le propos en vaut réellement la peine, le regard que porte son personnage principal à savoir le commandant Delaplane ( Noiret ) sur la situation et la mesquinerie de certains de ces chefs haut placé est brillant et très sombre. Philippe Noiret est encore une fois remarquable, il séduit par son charisme et sa prestance. Il est possible de faire pareil conclusion avec Sabine Azéma, très belle et toujours juste, la scène dans la voiture à la fin est forte et jolie. Le final m'a touché, cette lettre est ravissante et pleine de douceur, les images qui accompagne ce moments sont les plus délicate du long métrage.
Bouleversant de réflexions et de vérités sur la Grande Guerre et son après. Le film se situe en 1920 où l'on recherche encore l'identité des 350 000 disparus. Rechercher l'histoire des vivants brisés et des disparus éparpillés. L'enrichissement également de profiteurs et la recherche du soldat inconnu... La bouleversante phrase de Philippe Noiret quant au soldat inconnu et à ses frères d'armes de tous bords que l'on enterre comme un seul homme. Un chef d'oeuvre.
Mon film préféré, j’ai dû le voir une dizaine de fois. Noiret grandiose dans ce rôle d’officier en rupture, devenu anti guerre, voire anti militariste. Azéma touchante dans ce qui est pour moi son meilleur rôle. Des répliques cultes (je vous attendrai pas plus de 100 ans, disons 101 ans ; vous resterez toujours un foutu dreyfusard).
Un film dramatique de Bertrand Tavernier qui aborde un thème intéressant, au sortir de la Première Guerre Mondiale. Cependant, malgré la force de jeu et le charisme de son acteur principal Philippe Noiret, la réalisation s’avère extrêmement lente, fade, froide et pessimiste, laissant progressivement l’ennui nous submerger. A oublier !
Un bon film qui nous fait découvrir la vie douloureuse d'aprés guerre 14-18. Une référence historique pour ne pas oublier en cette période du centenaire.
Un bon film de Tavernier, auquel il manque, cependant, un peu de souffle; Noiret y est une fois de plus remarquable, apportant par sa présence, une humanité fragile.
Davantage un film sur la guerre qu'un film de guerre, la vie et rien d'autre relate l'histoire de deux femmes de conditions sociales très différentes qui recherchent leur compagnon (en fait le même homme) disparu durant les combats de la Grande Guerre et qui vont croiser un officier, Philippe Noiret, qui s'occupe précisément d'identifier les soldats, vivants ou morts, victimes de la guerre. Les acteurs principaux s'en tirent plutôt bien, Noiret est excellent comme à son habitude, campe un officier bourru très convaincant, on peut toutefois déplorer un rythme très lent, peut être trop lent. L'époque à laquelle le film se déroule, la période qui suit la fin de la première guerre mondiale, est peu connue et je pense rarement (voire pas du tout) abordée au cinéma. Le film a une valeur presque documentaire et nous informe sur cette période, l'état du pays et de la société au lendemain de la fin de la guerre. Bertrand Tavernier et Philippe Noiret nous livrent quelques réflexions particulièrement dérangeantes sur la guerre en général, ses horreurs, son absurdité, sa cruauté et les ravages qu'elle peut causer sur les vies bien après la fin de celle-ci. La phrase de Paul Valéry : la guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent bien mais ne se massacrent pas, est tout à fait de circonstance. Toutefois, il manque quelque chose à ce film, peut être cette histoire d'amour qui tourne en rond, peut être l'histoire invraisemblable de ces deux femmes, peut être cette fin qui laisse une impression d'inachevé, pour en faire un très bon film. Un film néanmoins, original et qui aborde des sujets et une période mal connus, à voir au moins une fois pour sa culture cinématographique.
Un film bien poétique. Hurlant de réalisme, dénonçant les horreurs de la guerre, "La vie et rien d'autre est un bon film, voir très bon sur le point technique. Je m'explique : c'est très bien tourné, très réaliste et joliment interprété par Philippe Noiret, plus impressionnant que dans "Les Ripoux". Néanmoins, il manque quelque chose : la puissance émotionnelle (oui je sais, c'est un peu gnagna dis comme ça). Eh oui, c'est souvent la force des sentiments qui attire ou du moins accroche les téléspectateurs. Là, je vois quasi que dalle ! Ce film est criant de vérité, triste, mais il n'arrive pas à attraper la sensibilité du public (du moins pas la mienne). Il y a des sentiments, c'est sûr, mais ils ne sont pas assez forts et mis en avant. Est-ce que cette raison justifie mon 3/5 ? Absolument car de mon point de vue, ce sont surtout les émotions qui font le charme d'un film. Bref, une oeuvre cinématographique très belle niveau technique, trame et tout le patatra, mais qui manque de profondeur.