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Un visiteur
4,0
Publiée le 21 avril 2013
Tavernier qui s' interesse à l' après guerre 14/18 et au terrible bilan humain. Noiret est excellent dans son role d' officier qui par petite touches pointe l' hypocrise de l' état major là dessus. Film assez sombre et pessimiste . J' ai bien aimé , étant interessé par le sujet historique déja, mème si je comprends qu' on puisse avoir du mal à rentrer dans ce film(c' est un peu verbeux et peut etre un poil long).
Le sujet est fort et, à ma connaissance, n'a jamais été traîté ni avant ni après ce film donc double avantage avec lequel Bertrand Tavernier partait... Mais il n'en profite pas pleinement car le film n'est pas toujours hélàs à la hauteur de la force de son sujet, en cause de nombreuses longueurs surtout vers le milieu, quelques seconds rôles au jeu peu naturel et beaucoup de dialogues trop didactiques même si certains possèdent une très grande part de vérité. Reste quelques séquences fortes comme la reconstitution de la cérémonie où le Soldat Inconnu est choisi ou encore la fin ouverte. Dans les rôles principaux, Philippe Noiret et Sabine Azéma s'en sortent avec tous les honneurs.
Le scénario en lui même est sympa est bien ficelé et a vraiment un intérêt mais le jeu des acteurs m'exaspère à un point ! Les acteurs jouent faux, c'est vraiment désagréable, horrible... Ca gâche toute l'action historique. Bref, déçue par un film qui aurait pu être génial avec des acteurs qui vivent leurs personnes et qui ne récitent pas leurs textes :/
Superbe reconstitution de l'époque d'après 14-18, l'ambiance du film est triste et pessimiste. Le pays est dévasté (villages en ruines, terres boueuses, ...) mais aussi les personnages (Noiret est parfait dans ce rôle). Bien filmer avec une belle et terne photo, les dialogues sont beaux.
1920 dans la région de Verdun se croisent des femmes à la recherche d’un homme toujours pas revenu du front, des militaires identifiant les morts et cherchant la famille des grands blessés. Deux femmes très différentes rencontrent le commandant Dellaplane ; ce dernier a pour mission de comptabiliser et d’identifier les inconnus. Ses supérieurs insistent aussi pour qu’il leur livre un soldat inconnu (pour l’Arc de Triomphe) ce qu’il se refuse de faire pensant qu’il trouvera le nom de tous. Tavernier, maître de la réalisation, s’attèle à un sujet méconnu : l’après grande guerre ; et le sujet est passionnant, original et instructif. La reconstitution est très réussie. Cette période est terrible, malgré la victoire : l’absurdité d’une guerre avec 350000 soldats non retrouvés, le patriotisme déplacé, le non respect des morts, l’espoir des familles,…Et puis Tavernier avec ses mouvements de caméra et ses longs plans magnifiques magnifie le sujet. Noiret est magnifique et mérite amplement son César. Par contre, trop de lenteur et une histoire pas toujours passionnante et l’ennui nous guette par quelques moments.
Grand film sur la guerre mais après l’armistice. Sur l’horreur, sur la douleur, sur son absurdité. Mais aussi sur la récupération, peut-être obligatoire, qui est faite sur les morts glorieux, les monuments aux morts, etc. Le face à face entre Philippe Noiret et Sabine Azéma est magnifique, dans ses contrastes, ses évolutions, la finesse et la richesse de leur jeu (Noiret a obtenu ici le César du Meilleur acteur en 1990). La musique est superbe (autre César en 1990) et le plus inoubliable, à mes yeux, reste les décors gris-bleus de ruines dans lesquelles la population recherche à vivre. Encore un grand film de Bertrand Tavernier dont la réalisation est toujours exemplaire.
ce film n'a pas réussi à me convaincre, les acteurs ne m'ont pas donné l'impression d'être en 1920. Philippe Noiret est superbe mais Sabine AZEMA est complétement décalée.
Encore une fois,P.Noiret nous démontre son immense talent; Quelque soit le registre dans lequel il évolue sa prestance et son charisme en impose.Face à lui,S.Azema tire son épingle du jeu et démontre une belle force de caractère au milieu de tous ces hommes.Malheureusement pour eux,si les acteurs n'ont rien à se reprocher on ne peut pas en dire autant du film.Car après une première partie prometteuse,l'histoire s'enlise et sombre dans un ennui profond.C'est lent,sans rythme et les bons mots et la verve de l'acteur ne suffisentet notre attention diminue constamment.Dommage car le sujet était intéressant!!!
Du vrai cinéma !!!! Noiret est gigantesque, le film est d'une intelligence et d'une finesse incroyable, chaque plan est précis et intéressant. Quel film !!
Je viens de revoir La vie et rien d'autres en DVD: c'était un de mes films "de chevet". Je suis d'accord avec les critiques plus élogieuses publiées ici, je voudrais ajouter que ce qui en fait un grand film c'est qu'il est EN MEME TEMPS une reconstitution riche et critique de tout un temps historique - à partir de Dellaplane "à toujours dreyfusard" - et une histoire d'amour très fine et enfin très emouvante. Evidemment ça vient aussi des dialogues d'une intensité rare et bravo à Jean Cosmos aussi. Autrefois on aurait oser dire que c'était du realisme tipique à la Lukàcs, ce qui de ma part est très bien.
Un chef d’œuvre superbe et bouleversant qui, comme «Joyeux Noël» de Christian Carion, raconte des faits aussi réels que les nombreuses fraternisations entre «ennemis» de la même guerre. Mais là il s’agit d’identifier les quelque 350.000 soldats morts ou disparus, et de choisir celui qui figurera sous l’Arc de triomphe ! Le décor est si vrai qu’on croirait le film tourné en 1920. Bertrand Tavernier campe ses personnages : le commandant chargé d’identifier, avec un matériel sophistiqué les cadavres, superbement incarné par Philippe Noiret — son meilleur et son plus grand rôle —, une aristocrate, fille de sénateur, en limousine avec chauffeur, qui prétend avoir priorité pour retrouver le corps de son mari, remarquablement jouée par Sabine Azéma, et une modeste jeune femme, Alice — Pascale Vignal — qui cherche le corps de son fiancé, sans appui ni soutien. Tout autour les vautours qui s’offrent à aider les endeuillés pour leur soutirer de l’argent. Les acteurs sont si parfaitement habités par leur personnage, le décor est une reconstitution si méticuleuse qu’on a l’impression de se retrouver sur la Marne, en Champagne dont le vin fut irrigué du sang des victimes. En 1945, on trouvait encore toutes sortes de débris de la Guerre 14-18, fusils, casques, douilles, dans les champs. L’idée de mettre en scène cet épisode peu connu de l’identification des morts et du choix du «soldat inconnu» est un trait de génie de Tavernier. La scène stupéfiante de la sélection du choix du cercueil a été reconstituée à l'identique, dialogues compris. Tavernier a eu bien du mal à trouver des producteurs pour réaliser son film, mais il a eu le soutien de René Cleitman. Le sujet lui tenait à cœur et, sans céder aux effets — il n’en avait pas besoin, le sujet suffisait —, comme s’il s’agissait d’un reportage, il en a fait un chef d’œuvre, qui illustre de façon bouleversante le mot d’Anatole France : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les pour les industriels ».
Encore un très bon film de Tavernier malgré le fait que comme beaucoup de ses films, on a le sentiment d'un certain inaboutissemment à la fin. Le sujet est original et instructif, la mise en scène de très bonne facture et les interprètes excellents, Philippe Noiret en tête bénéficiant de très beaux dialogues qui semblent avoir été écrits pour lui.
Que dire... Si ce n'est que c'est un des plus beaux films qui existent. Philippe Noiret est au sommet de son art, émouvant et beau dans son rôle ; il fait se serrer le coeur de sincérité et d'émotions. Sabine Azéma est parfaite. François Perrot extrêmement drôle. C'est la force de ce film cynique et plein d'esprit, touchant et historiquement très intéressant pour la réflexion qu'il apporte. Merci, Monsieur Tavernier. Vraiment, merci. Ces deux heures dix de bonheur tournent en boucle dans ma tête comme un doux refrain de joie mélancolique.