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nastygobs
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4,0
Publiée le 2 août 2007
Dans la méme lignée que easy rider,Kowalski cherche avec son bolide à faire un doigt aux policiers bouseux du Nevada.Le réalisateur montre la descente aux enfers d'un homme dégouté de la société et cherchant à s'évader du mieux qu'il peut.Plus ouvert et plus divertissant qu'un taxi driver ou qu'un easy rider.On s'attache à Kowalski et on le suit malgré les longueurs de certains plans pourtant accompagnés d'une musique entrainante.Une bonne surprise!!!
Kowalski file à 200 km/h vers San Francisco, au volant d'une Dodge Challenger 70'. Ses raisons sont obscures, mais l'on sait que tant qu'il le pourra, il roulera, eût-il toute la police du pays à ses trousses. Road movie, « Point Limite Zéro » est comme il convient à ce genre, rock n'roll et libertaire mais tient aussi bien du western (les chevaux-machines remplaçant les montures et l'as du volant l'as de la gachette). C'est vers l'ouest que court un personnage ambigu, hors la loi mais ancien policier honnête. Il capte la sympathie populaire, celle que l'on a pour celui qui va jusqu'au bout, seul contre tous. C'est que la loi ne paraît pas juste mesure lorsqu'elle est confrontée à des cas limites semblant exiger une autre justice. Selon que l'on voie plutôt liberté ou fatalité, héroïsme ou folie, dans les actes de Kowalski, on pourra estimer qu'il appartient à un tel homme de décider lui-même de ce qui est juste (nietzschéisme), ou bien que sa marginalité appelle une justice qui malgré tout récompense et préserve (christianisme; penser à tous les marginaux rencontrés: le noir aveugle, le misérable du désert, les hippies...): tension morale caractéristique des années 70. Le parti-pris narratif consiste à dôter le personnage de consistance par le jeu de flash-backs. Sarafian n'évite ni les poncifs ni le sentiment d'arbitraire qui accompagne l'irruption de ces séquences. Néanmoins on en apprend sur Kowalski. Si sa course tient du trip, du pari, elle semble aussi une fuite. N'y a-t-il plus nul part de place pour lui? Bien rarement en effet le voit-on à échelle d'homme, parmi ses semblables. Le film se polarise ainsi entre des plans très rapprochés sur la carosserie et le bitume qui défile et de très beaux et très larges plans d'ensemble traversés par une ligne de poussière. Mais la course en elle-même ne peut mener à rien, et traverser le vide à pleine vitesse ne l'abolit pas ni n'empêche de tourner en rond, comme en témoigne la caméra surplombant le désert.
Kowalski, véritable chevalier de la route, roule à tombeau ouvert sur le son de Super Soul. Son but ? Denver/San Francisco en une trentaine d'heures... Cousin boosté au speed d'Easy Rider, Vanishing Point propose d'extraordinaires scènes de poursuite sans négliger une critique sociale et plus largement une réflexion libertaire propre au cinéma américain des années 70.
Sans la référence citée dans le dernier Tarantino (BOULEVARD DE LA MORT), je n’aurais jamais regardé ce film sorti en 1971. Le titre VANISHING POINT (point de disparition) est plus représentatif de l’histoire : celle d’un convoyeur de voiture (une Dodge blanche) qui va très vite se faire poursuivre par les forces de police. Comme pour le film de Tarantino, le scénario est simple, la psychologie sommaire (mais structurée dans les éléments dévoilés), la route filmée souvent, les poursuites classiques. Ce qui est par contre étonnant, c’est l’épilogue et auparavant les rencontres tout au long de ce road movie avec une galerie de personnages décalés issue de la fin des années 60 avec un esprit ‘Peace & Love’ : l’animateur (noir victime du racisme) en osmose au travers des ondes, l’attrapeur de serpents, la communauté, le couple dans le désert. Car si notre conducteur ne fume pas de cigarettes illicites, il consomme des pilules qui l’aident à rester éveillé. Il règne aussi un air d’érotisme soft lorsque les (rares) scènes le permettent (celle de la moto est la plus réussie). Le film de Richard Sarafian est plus intéressant que celui où il est cité, sans que cela soit pour autant une qualité.
Pas si sensass que ça, cette hymne à la liberté et la vitesse s'avère plutôt un hymne à l'ennui ; je savais très bien que je ne verrais pas un chef-d'oeuvre du 7ème Art mais je ne pensais pas que l'ennui serait ce que je ressentiras le plus en regardant Point limite zéro. Vite lassant les course-poursuite dans le désert non rien d'extra ; reste la 2nde partie plus réussie du film ou le héros fait des rencontres sur sa route, la B.O. est sympa aussi. Mais dans l'ensemble Point limite zéro m'a déçu, ce n'est pas le film excitant et déjanté que je m'étais imaginé.
Un bon roadtrip transaméricain comme on les aime! Le réalisateur en profite pour brosser un portrait sans complexe de la société américaine des années 70. Juste un petit bémol pour la fin du film qui est assez décevante...
Bien plus qu'un road movie, Point limite zéro est un témoignage de l'Amérique de la fin des années 60 (contre-culture, libération sexuelle, Vietnam, ségrégation raciale : tout y passe). Le film démarre un peu mollement, mais dès la folle course lancée, ça ne s'arrête pas, avec en prime une bande-son très K-Billy, the super sound of the seventies. Au fil du périple, l'ancrage du film dans son époque apparaît via quelques flashbacks venant apporter des bribes d'informations sur le passé du personnage principal, des rencontres avec divers marginaux, les interventions hautes en couleur d'un animateur radio et des différentes polices d'état poursuivant laborieusement notre anti-héros. Vaut franchement le coup d'être vu.
Pas un chef d'oeuvre mais Vanishing Point est assez bien représentatif des Etats-Unis de la fin des années 60-début 70.Un ancien policier et pilote de courses se met au défi de rejoindre San Francisco à partir de Denver en 15 heures, soit un parcours de près de 2000 kilomètres, au volant d'une Dodge Challenger. Il croise alors une galerie de personnages hétéroclites tandis qu'il est pris en chasse par la police pour excès de vitesse. Branché sur les ondes de la police, un animateur de radio noir et aveugle le soutient dans sa fuite en avant et voit en lui le dernier américain libre face aux forces répressives. Vanishing Point ne se résume pas une des plus hallucinantes courses-poursuites de l'histoire du cinéma mais dresse un portrait de l'Amérique du début des années 70. Richard C.Sarafian dresse le portrait d'une génération qui se rebelle, contestataire, qui se défonce aux amphés sur fond de musique rock. Une fuite éperdue où le pilote (Barry Newman bourré de charisme) défie toutes les règles et parvient à échapper aux forces de l'ordre à l'aide d'un ange gardien, Super Soul (allumé Cleavon Little). Ce hors-la-loi devient alors un héros aux yeux du public (un peu à la manière de Badlands), incarne la quête de la liberté, le représentant des ces personnages mis à l'écart qu'il rencontre tout au long de son parcours. Le personnage principal semble dépourvu du moindre repère, fuit en avant, perdu dans ses pensées et dans une vie dépourvue de sens et court (comme son pays) à sa perte. Quelques passages assez kitschs et grotesques sont ratés comme le souvenir sur fond de violons dégoulinants et gros plans sur les vagues d'un amour perdu aux images troubles...Les éléments du passé sont par ailleurs les passages les moins réussis du film. Le cinéaste évite les pièges de la redondance par la beauté sauvage des paysages, décors naturels grandioses (Colorado, Nevada, la Vallée de la Mort...). Hymne à la liberté, approche palpable du chaos, dénouement nihiliste inoubliable.