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Spiriel
44 abonnés
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2,5
Publiée le 9 novembre 2007
Bon film, bien foutu, agréable. Deux personnes toutes simples et complètement paumées vont se lancer ensemble dans une épopée héroïque. Les personnages sont bien développés, bien interprétés (Bogart joue un rôle finalement assez inhabituel pour lui). Les péripéties sont heureusement jamais extravagantes et grotesques. La caricature des allemands, pour un film de 1951, est difficilement pardonnable. La fin est assez décevante, et le début aurait pu être plus réussi. Pas un chef d'oeuvre de Huston, mais un bon film.
Un classique incontournable pour tout cinéphile. Malgré des imperfections techniques (images qui se répètent, trucages grossiers même pour l'époque), l'histoire fonctionne bien. Il s'agit de l'odyssée au fil d'un fleuve africain d'une coque de noix menée par Humphrey Bogart et Katharine Hepburn dont les personnalités crèvent l'écran.
"L'odysséee de l'African Queen" fait partie de ces films dont les péripéties du tournage font presque autant, voire plus pour sa légende que le film lui-même. Une abondante littérature sur cette aventure est disponible, notamment le récit savoureux qu'en a fait Katherine Hepburn dans son livre "African Queen ou Comment je suis allée en Afrique avec Bogart, Bacall et Huston et faillis perdre la raison". Les droits du roman éponyme de l'écrivain britannique C.S Forrester paru en 1935 sont passés successivement des mains de la RKO à celles de John Huston et Sam Spiegel, en faisant un détour par celles de Jack Warner. C'est le roman d'aventures typique tout à fait adapté au tempérament volcanique et vagabond de John Huston qui vient de faire un triomphe trois ans plus tôt avec "Le trésor de la Sierra Madre". Le tournage en Afrique est un préambule obligatoire pour Huston qui entend y chasser l'éléphant , tout comme la présence de Katherine Hepburn qu'il ne met pas longtemps à convaincre. La présence d'Humphrey Bogart aux côtés de la compagne de Spencer Tracy ne tarde pas non plus à devenir une évidence. Comme souvent avec Huston que l'on considère à tort comme un dilettante, le scénario est remanié plusieurs fois en fonction des conditions locales de tournage et de l'alchimie entre les acteurs. Katherine Hepburn est depuis le début de sa relation avec Spencer Tracy entrée dans un cycle de comédies romantiques basées sur l'opposition de deux caractères trempés. L'entente qui se fait jour entre les deux acteurs vedettes donne donc l'idée à Huston de remanier encore une fois le scénario dans cette nouvelle direction en empruntant un schéma classique pas très éloigné des films légers de George Cukor, Howard Hawks ou George Stevens. Ce revirement qui fait suite à un incipit un peu laborieux et peu crédible se met remarquablement en place grâce à la partition complètement à contre-courant d'un Bogart fort goguenard qui apparaissant dans toute la fragilité de sa frêle stature et de son visage émacié se montre particulièrement touchant pour faire tomber dans ses bras de coursier un peu roublard et alcoolique cette missionnaire anglicane qui s'est mis en tête de saborder un navire de la marine allemande qui patrouille sur le lac Victoria. Huston nous réserve bien sûr quelques scènes épiques à bord du vieux rafiot ou dans les marais infestés de sangsues, mais son attention et la notre sont tournées entièrement vers les deux tourtereaux pourtant déjà avancés sur le chemin de la vie qui se comportent comme deux adolescents timides, connaissant visiblement l'un comme l'autre peu de chose à l'amour. Certains diront que "L'African Queen" n'est pas un film hustonien car ne développant pas la stratégie de l'échec que beaucoup d'exégètes ont décelé comme une obsession de Huston. C'est méconnaître l'éclectisme du grand réalisateur que de penser qu'il pouvait se laisser enfermer dans quelque schéma que ce soit. Le propre des vrais aventuriers est de suivre leur instinct et John Huston n'en manquait pas. Ajoutons qu'après quatre films avec Bogey, Huston voyant les supplices infligés à son corps par son ami a peut-être voulu lui offrir un rôle où sa réelle humanité serait harmonieusement mise en valeur. Rien ne le prouve mais c'est tout de même très plaisant de l'imaginer. Pour leur dernière collaboration, Huston a donc permis à son acteur fétiche et ami de récolter l'unique Oscar de sa carrière. "L'African Queen", s'il n'est pas un des chefs d'œuvre du génial touche-à-tout qu'était Huston, émeut et réjouit toujours autant à chaque vision..
Que dire qui n’a pas été déjà souligné 100 fois ? En tous cas, pour moi ce film est encore plus magique que dans ma jeunesse car je ne fais plus du tout attention au scénario, totalement farfelu, pour me concentrer sur la photo de Cardiff, le jeu merveilleux des deux comédiens, le technicolor, le talent de Huston et le superbe ressenti d’amour de la vie naissant de tous les contrastes. L’émotion artistique et romantique domine tout. Une copie neuve de moins de 10 ans présentée sur Arte en H D était, la veille d’une rentrée scolaire, un choix judicieux. Bien entendu, ce film contient un certain nombre de maladresses que tout le monde peut voir. Ce sont toujours des détails inutiles qui empêchent de crier au chef d’œuvre mais qui ne gâtent pas les émotions. Ces courtes séquences appartiennent aux choix de John Huston, il faut savoir les oublier.
Avant-dernier film de la riche collaboration entre J. Huston et H. Bogart, cette épopée au cœur de l'Afrique (et au fil d'un fleuve pas si tranquille) demeure un mythe du film d'aventures. Il y a d'abord le couple au départ mal assortie de l'aventurier et de la bonne sœur, qui vont finir par se rapprocher puis les inévitables péripéties avec descentes de rapides, feu nourri des colons allemands et rafistolage en séries d'un rafiot tout nase mais quasi-indestructible. Le couple Bogart-Hepburn occupe l'écran pendant les 3/4 du film et les scènes ne se répètent jamais puisqu'elles servent à faire avancer la narration et la psychologie. On a droit à un bon lot de morceaux de bravoure (qui ont pris un coup de vieux inévitable), du rire, de l'émotion et un challenge impossible à accomplir pour nos héros bref, les canons du cinéma hollywoodien de l'âge d'or. Mise en scène très complète, plans sublimes (merci J. Cardiff), tournage dantesque qui se ressent dans l'intensité des scènes bref, c'est une vraie réussite, avec tous les défauts de l'époque mais aussi toutes les (nombreuses) qualités. D'autres critiques sur
Un classique du film d'aventures, symbolisant parfaitement l'âge d'or hollywoodien. Tout y est : le couple mal assorti qui finit par s'aimer en dépit de tout, l'exotisme (les paysages sont très beaux), les nombreuses péripéties et le duo d'acteurs mythique : Humphrey Bogart toujours aussi impeccable dans un rôle qui lui valut son seul Oscar et Katharine Hepburn toujours aussi parfaite. Malgré quelques défauts (leur relation est plus forte quand ils en sont à s'engueuler), "The African Queen" est une réussite, le genre de films que l'on ne fait plus mais qui a fait la gloire du cinéma américain.
Ls matrice de tous les films d'aventure tropicaux qui ont suivi. Tout y est vieux, le bateau, Bogart et Hepburn. Et pourtant quel charme, quelle énergie. Never Say Die comme dit Bogart. Eternel.
Malgré le talent de John Huston, de Bogart e de Hepburn, le film déçoit, c'est le moins qu'on puisse dire. Si l'idée du départ parait séduisante,, ensuite elle se développe maladroitement, et .
Classique de l’âge d’or hollywoodien, La Reine Africaine est avant tout une aventure humaine autant qu’un récit de voyage périlleux. John Huston y met en scène un capitaine bourru et alcoolique, incarné par Humphrey Bogart, et une missionnaire rigide mais déterminée, interprétée par Katharine Hepburn, forcés de naviguer sur un fleuve africain en pleine Première Guerre mondiale.
L’intrigue, somme toute simple, n’est jamais vraiment le cœur du film : Huston concentre son attention sur la relation entre ces deux personnages que tout oppose au départ. Leur affrontement, puis leur rapprochement progressif face aux dangers, constitue le véritable moteur du récit. Les dialogues, vifs et intelligents, renforcent ce caractère intime au sein d’un décor épique.
La reconstitution est superbe, mêlant paysages naturels impressionnants et détails de décor qui rendent palpable la rudesse du voyage. Certaines séquences restent mémorables, la scène des sangsues, les rapides ou le final, et témoignent d’un sens du rythme indéniable, où le suspense et l’humour cohabitent avec fluidité.
Bogart brille dans ce rôle, mêlant charisme et fragilité, tandis que Hepburn lui répond avec justesse et énergie. Leur alchimie confère au film sa dimension la plus attachante, et c’est elle qui transforme cette aventure en véritable étude de caractère, où l’amour naît autant de l’adversité que de la complicité naissante.
On pourrait toutefois regretter que le récit, parfois linéaire, accorde moins de place à l’Afrique et à la guerre qu’au duo central. Mais cette focalisation, loin d’être un défaut, révèle l’intention de Huston : raconter la transformation de deux individus face aux épreuves.
La Reine Africaine reste un grand film d’aventure, porté par deux acteurs légendaires et la maîtrise de John Huston, capable de mêler humour, tension et émotion dans un huit-clos naturel impressionnant.
Partant d'un postulat scénaristique bien ténu, cette aventure romanesque repose sur un antagonisme convenu entre deux êtres qui vont s'aimer malgré leurs profondes oppositions grâce à un objectif commun quasiment suicidaire. Peu convaincant psychologiquement et porté par des acteurs en roue libre, le récit bien qu'empli de péripéties manque d'un véritable souffle épique. Un divertissement aux enjeux vieillis.