Une belle chronique de la vie paysanne de l entre deux guerres dans le sud de la France. Le film est agréable à regarder et portée par Orane demazis et Fernandel. Malgré cela il reste une œuvre mineure dans la filmographie de Pagnol
Un regain de talent, de beauté et d'émotions, pour cette histoire d'amour sublime, où les personnages, d'une rare justesse, et la qualité lyrique de l'ensemble, permettent une bonne fois pour toute de dire que Pagnol était un maître.
Un sommet dans les meilleurs films de Pagnol avec un Fernandel prodigieux encore. Le réalisateur semble nous faire un final à la « autant en emporte le vent » avec le glorification la terre. En cela il devient une véritable ode au labeur et à l’amitié. La femme elle, est une flamme qui ravive la joie au fond des cœurs. Tour cela dans une écriture sensible et poétique. Franchement magnifique.
Le titre résume très bien le film : le regain, au sens propre, est constitué par les herbes qui repoussent dans les prairies après leur fauche et par extension, le retour d’une chose avantageuse qui paraissait perdue ou finie. C’est le thème du film et du roman qui prend son origine dans la désertification de la Haute-Provence et la solitude de ceux qui restent. Ici, à Aubignane (hameau abandonné, reconstitué à la demande de Pagnol), où ne vivent plus que 3 habitants, Gaubert (Edouard Delmont, 54 ans), forgeron qui part habiter chez son fils Jasmin (Charles Blavette, 35 ans), Panturle (Gabriel Gabrio, 54 ans), chasseur et la Mamèche (Marguerite Moreno, 66 ans), veuve italienne (dont le mari est mort en creusant un puits). C’est grâce à elle que le rémouleur Urbain Gédémus (Fernandel, 34 ans), exploitant de façon machiste Arsule (Orane Demazis, 42 ans), de son vrai nom, Irène Charles, chanteuse, ancienne couturière, ayant été violée par des charbonniers, se rend à Aubignane. Le film, aux dialogues savoureux (« Les costumes pour obéir ne sont pas les costumes pour travailler ») et parfois anarchiste, évoquant la liberté et l’autorité [cf. la scène à la gendarmerie entre Fernandel et Robert Le Vigan qui joue un gendarme soupçonneux et retors], est toujours aussi émouvant, sans misérabilisme, ni mièvrerie, au thème universel, même s’il décrit un monde qui a disparu, car il traite des gens simples et leur décence ordinaire, ou common decency de l’écrivain britannique George Orwell (1903-1950).
Regain est un bon film de Marcel Pagnol. Il adapte avec réussite le roman éponyme de Jean Giono, écrivain français que l'on pourrait presque rapprocher à Pagnol, du fait qu'un grand nombre de ses ouvrages a pour cadre le monde paysan provençal. L'atmosphère du film est assez particulière (on oscille ici entre le drame et la comédie) et ce village d'Aubignane désert et dépeuplé sert de décor bien singulier à cette jolie histoire de renaissance de la vie. Fernandel, en incarnant le rémouleur Gédémus, joue ici un rôle presque ambigu et inhabituel car son personnage n'est pas toujours sympathique et souvent profiteur. Le reste du casting ainsi que les beaux dialogues contribuent également à la qualité du film. Dommage que celui-ci peut paraître parfois un peu longuet mais c'est souvent le cas dans les films de Pagnol (plus de 2 heures).
Ce long film pastoral est agréable à suivre mais je le considère comme une œuvre mineure dans la filmographie de Marcel Pagnol,. C’est bien écrit, avec les valeurs inamovibles propres à son auteur, mais les personnages manquent de développement. Le dé»roulement est en mode optimiste avec peu de personnages mauvais, à part le brigadier-chef, application d’une bureaucratie bornée et militarisée, et dans une moindre mesure Belline probablement plus franche que méchante, et le rémouleur qui travaille dur certes mais est aussi un profiteur. A noter au niveau trivia le nom du magasin « Au Gaspilleur » prémonitoire du mode de vie tel qu’on le définirait aujourd’hui.
Un Pagnol bien trop lent et bien trop long. Ode à la terre et à la femme, il n'égale pas ses autres films. Fernandel est presque à contre emploi dans un rôle antipathique, le jeu théâtral habituel d'Orane Demazis est irritant, le meilleur est encore Gabriel Gabrio en force de la nature paisible.
Tombée sur le film par hasard, je ne savais ni que c'était de Pagnol, ni de quoi était faite l'histoire du film, et j'ai immédiatement accroché, quel beau film, encore mieux quand on part dans l'inconnu, les paroles sont pleines de richesse, de sagesse et d'amour, les acteur, mais quelles belles surprises, je ne connaissais que Fernadel, je me suis laissé emporté par ce temps ou les valeurs et l'art de vivre étaient dures mais on savait vivre pour de vrai <3
Fernandel a sans doute fait ses meilleurs films avec Pagnol dont celui ci en 1937. La Provence de l'avant seconde guerre mondiale est éclatante dans ce film.
Un merveilleux film touchant dans lesquels les valeurs d humilité, de générosité, de bonté sont mis a l honneur. Tellement loin de notre société.... jeu d acteur magistral et simple en meme temps, mise en scene géniale, un film à voir et à faire voir...