Regain
Note moyenne
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soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2025
Marcel Pagnol cinéaste a souvent mis en scène ses propres pièces de théâtre, romans ou nouvelles mais avec Jean Giono provençal comme lui, il se trouve une autre source d’inspiration féconde. Après « Jofroi » (1934), « Angèle » (1934) c’est « Regain » qui fera l’objet d’une adaptation pour ce qui sera un des joyaux de sa filmographie. Viendra ensuite « La femme du boulanger » (1938) qui clôturera cette série de quatre transpositions fidèles. Le film traite de la désertification des campagnes déjà à l’œuvre à la suite de l’industrialisation encore naissante des travaux des champs et qui ne fera que s’amplifier à mesure des progrès techniques. spoiler: Une désertification illustrée par l’enracinement des trois derniers habitants d’Aubignane (village fictif intégralement crée pour le tournage) dont un forgeron (Edouard Delmont) trop âgé obligé d’aller habiter chez son fils et la dernière femme (Marguerite Moreno) qui dans un geste désespéré va se sacrifier pour attirer une plus jeune qu’elle destinée à s’unir à Panturle (Gabriel Gabrio), le jeune agriculteur encore vaillant à qui revient symboliquement la charge de repeupler l’endroit où elle a passé sa vie après avoir quitté son Italie natale. La jeune femme en question ce sera Arsule (Orane Demazis) jeune déshéritée recueillie par Gédémus (Fernandel), rémouleur un peu frustre qui l’a extirpée d’un viol collectif
spoiler:
. Très fidèle au roman de son ami, Pagnol épaulé par Willy Fatkorovich son chef opérateur attitré, livre un film visuellement somptueux où flotte de temps à autre une atmosphère fantastique tout comme une poésie élaborée à partir des choses les plus simples de la vie. Ode à l’amour capable de proposer à deux âmes esseulées la construction d’un avenir prometteur quand les regards se tournent vers un horizon commun. Comme toujours chez Pagnol, les acteurs sont en symbiose avec l’humeur romanesque et parfois un peu naïve du réalisateur. Fernandel dans un rôle un peu secondaire est à cette époque bénie de sa carrière, parfait. Henri Poupon étale sur l’écran l’étendue de sa palette de jeu dans un rôle de commerçant bienfaisant à l’opposé du père tyrannique et autoritaire de « Naïs » (1945). Orane Demazis est encore une fois émouvante par son naturel et sa diction si particulière qui rendant son jeu quelque peu atone lui a souvent valu les foudres de la critique. Mais la palme revient sans doute à Gabriel Gabrio qui imprègne la pellicule de toute sa force tranquille et qui malheureusement disparaissant assez prématurément en 1945 n’aura pas le temps de récolter les fruits de ce rôle qui l’avait placé au premier plan. Les films de Marcel Pagnol pourront être jugés un peu passéistes s’appuyant sur des valeurs comme la famille ou le travail qui ont été gravement dévoyées à l’orée des années 1940 mais il sera tout de même difficile de ne pas admettre qu’ils touchent au cœur. « Regain » est au sein de la filmographie du réalisateur un de ses plus aboutis.
Michael
Michael

25 abonnés 550 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2025
Une belle chronique de la vie paysanne de l entre deux guerres dans le sud de la France. Le film est agréable à regarder et portée par Orane demazis et Fernandel. Malgré cela il reste une œuvre mineure dans la filmographie de Pagnol
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 février 2025
Adaptée d’un roman de Giono, une chronique rurale pleine de tendresse et d’humanité mais manquant de rythme, en forme d’ode au monde paysan.
Oana R
Oana R

5 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2024
Tombée sur le film par hasard, je ne savais ni que c'était de Pagnol, ni de quoi était faite l'histoire du film, et j'ai immédiatement accroché, quel beau film, encore mieux quand on part dans l'inconnu, les paroles sont pleines de richesse, de sagesse et d'amour, les acteur, mais quelles belles surprises, je ne connaissais que Fernadel, je me suis laissé emporté par ce temps ou les valeurs et l'art de vivre étaient dures mais on savait vivre pour de vrai <3
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 septembre 2024
Le titre résume très bien le film : le regain, au sens propre, est constitué par les herbes qui repoussent dans les prairies après leur fauche et par extension, le retour d’une chose avantageuse qui paraissait perdue ou finie. C’est le thème du film et du roman qui prend son origine dans la désertification de la Haute-Provence et la solitude de ceux qui restent. Ici, à Aubignane (hameau abandonné, reconstitué à la demande de Pagnol), où ne vivent plus que 3 habitants, Gaubert (Edouard Delmont, 54 ans), forgeron qui part habiter chez son fils Jasmin (Charles Blavette, 35 ans), Panturle (Gabriel Gabrio, 54 ans), chasseur et la Mamèche (Marguerite Moreno, 66 ans), veuve italienne (dont le mari est mort en creusant un puits). C’est grâce à elle que le rémouleur Urbain Gédémus (Fernandel, 34 ans), exploitant de façon machiste Arsule (Orane Demazis, 42 ans), de son vrai nom, Irène Charles, chanteuse, ancienne couturière, ayant été violée par des charbonniers, se rend à Aubignane. Le film, aux dialogues savoureux (« Les costumes pour obéir ne sont pas les costumes pour travailler ») et parfois anarchiste, évoquant la liberté et l’autorité [cf. la scène à la gendarmerie entre Fernandel et Robert Le Vigan qui joue un gendarme soupçonneux et retors], est toujours aussi émouvant, sans misérabilisme, ni mièvrerie, au thème universel, même s’il décrit un monde qui a disparu, car il traite des gens simples et leur décence ordinaire, ou common decency de l’écrivain britannique George Orwell (1903-1950).
gotein
gotein

11 abonnés 340 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 septembre 2024
Un film puissant sur la vie dure des paysans de provence magnifiée par la verve de Pagnol et les paysages naturels. L'histoire est belle et on assiste ému à la renaissance d'un village grâce à l'amour d'un homme et d'une femme. Le film possède néanmoins quelques scènes dramatiques qui n'attenuent en rien la fluidité du film. Fernandel dans un rôle à contre emploi est antipathique et égoïste et montre l'étendue de son talent. Gabriel Gabrio bien que convaincant est beaucoup trop âgé pour le rôle (50 ans).
La scène finale ou le couple sème le blé est magnifique et montre que Pagnol en plus d'être un conteur avait le sens de la mise en scène.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 août 2024
Un sommet dans les meilleurs films de Pagnol avec un Fernandel prodigieux encore.
Le réalisateur semble nous faire un final à la « autant en emporte le vent » avec le glorification la terre.
En cela il devient une véritable ode au labeur et à l’amitié. La femme elle, est une flamme qui ravive la joie au fond des cœurs.
Tour cela dans une écriture sensible et poétique.
Franchement magnifique.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2024
"Regain" (1937) repose sur un scénario de Pagnol et de Giono et représente ( selon moi) une des meilleures réussites du cinéaste et peut-être même simplement la meilleure.

Un paysan se retrouve seul dans un village perdu. Le hasard met une femme sur son chemin.

Sorte d'hommage à la terre, aux valeurs simples, à l'amour aussi, " Regain" a conservé un parfum de la Provence à l'origine de son charme incontestable.

Au plan historique, il ne faut toutefois pas oublier l'attitude ambiguë de Giono pendant la guerre.

Les idée véhiculées par le film prendront bientôt un autre sens qu'on aurait tendance à oublier aujourd'hui.

La maréchaliste " la terre ne ment pas" n' est déjà pas très loin. On notera, les coïncidences de la distribution aidant, que Robert Le Vigan (excellent acteur de second rôle) qui interprète le rôle du brigadier de gendarmerie, connaîtra de sérieux ennuis à la libération.
Pierre L.
Pierre L.

54 abonnés 137 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2024
Revu à Utopia tournefeuille dans le cadre du cycle Marcel Pagnol. Une fresque sociale dans un coin reculé vers Manosque.L histoire d’un village qui se meurt, les péripéties de son dernier habitant qui le fera revivre, reFernandel avec Orange Demazis.
Excellents tous les deux. Et l occasion de découvrir la pittoresque Foire de Manosque en 1937. Un film de 2h30 superbe!
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mai 2024
Le roman de Jean Giono que Pagnol met en scène est un hymne à la terre et à la fécondité. Fécondité de la femme et de la terre qui redonnera peut-être vie au village d'Aubignane agonisant.
Seul y subsiste le chasseur Panturle jusqu'à ce que survienne l'arrivée d'Arsule (Orane Demazis) au bras de son amant de fortune, le rémouleur Gédémus (Fernandel)...
Le film de Pagnol n'est pas une comédie "marseillaise". C'est un drame paysan, dans le pays de montagne de Giono, aux accents allégoriques et poétiques auquel le décor d'Aubignane en ruine et l'aridité d'une Provence sans pittoresque ajoutent un caractère lyrique au confins du fantastique. Et l'histoire d'Arsule et de Panturle est belle, tout autant par sa célébration du "regain" que par son expression de la vie rustique, du travail des champs, des moeurs paysannes.
Fernandel, dans le rôle épisodique de Gédémus, apporte au sujet sa part de comédie et compose un personnage peu commun dans sa filmographie d'alors en raison de l'ambivalence de son personnage et des attitudes, sous l'apparence de la bonhomie et de la cocasserie, méprisables à beaucoup d'égards.
La mise en scène n'est pas ici, comme souvent chez Pagnol, déterminante. La valeur du film se mesure essentielllement à la saveur des personnages (et des comédiens) et à leur force dramatique, à la richesse des dialogues et à la beauté du sujet.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2023
D’après Giono et sur une musique d’Arthur Honegger, avec un Fernandel qui n’en fait pas trop, une Orane Demazis moyennement convaincante et le prolifique Gabriel Gabrio (3 films par an), un joli conte provençal sur la renaissance d’Aubignane, hameau déserté et créé pour les besoins du film. Un charme désuet avec rémouleur et foire de Manosque, des paroles devenues intolérables « Charbonnier, enfant de garce, faux nègre ! » ou « Quand on n’a pas de femme, on n’a pas de chemise » ou « C’est une femme : elle est avare », de la poésie « Le premier grain de blé, c’était toi », gentiment anar avec une charge contre des gendarmes particulièrement obtus ou « Les costumes pour obéir, ce n’est pas des costumes pour travailler » et des scènes mémorables comme l’engueulade du chef de famille. Un bon classique produit par Marcel Pagnol.
Pierre L.
Pierre L.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2023
Un merveilleux film touchant dans lesquels les valeurs d humilité, de générosité, de bonté sont mis a l honneur. Tellement loin de notre société.... jeu d acteur magistral et simple en meme temps, mise en scene géniale, un film à voir et à faire voir...
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2021
Un Pagnol bien trop lent et bien trop long. Ode à la terre et à la femme, il n'égale pas ses autres films. Fernandel est presque à contre emploi dans un rôle antipathique, le jeu théâtral habituel d'Orane Demazis est irritant, le meilleur est encore Gabriel Gabrio en force de la nature paisible.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 août 2021
Peut-être le chef-d’œuvre de Pagnol, "Regain" est également le plus sec, le moins méridional de ses films. Non que la Provence n'y tienne un rôle central mais nous sommes ici loin de tout folklore, à l'image de cette garrigue désolée battue par les vents, parcourue par Arsule et Gedemus. Adaptation d'un roman de Giono, qui travailla aux dialogues, le long-métrage dépeint la désertification rurale et les difficultés des petites gens avec une acuité sans pareille.
En outre, la campagne et ses paysages abandonnés, magistralement filmés, sont un des personnages majeurs du récit.
Dans un rôle secondaire, "La VIgue" nous régale par son jeu décalé et quasi burlesque.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2020
Grandeur du cinéma français avec ce film restauré en 2018 par la Compagnie Méditerranéenne de Film. L'amour de la terre, la transmission, l'élévation de l'âme dans des valeurs nobles, nourries de force, de conviction et d'amour. La simplicité, le courage, la solidarité, la beauté du pain, l'humilité. Des plans beaux et sobres, des dialogues comme une ode à la vie, des collines et des arbres qui ne tiennent qu'à renaître et des travellings bouleversants. Un final digne de L'Angélus de Millet et un chef d'oeuvre impérissable comme un film de John Ford.
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