Derniers Avis : Henry, portrait d'un serial killer - Page 2
Henry, portrait d'un serial killer
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willy holden
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5,0
Publiée le 25 juillet 2018
Glauque, sombre, sans issue, on retrouve toujours les mêmes qualificatifs pour décrire "Henry" , un chef d’œuvre qui a secoué les amateurs du genre lors de sa sortie assez confidentielle en salles puis heureusement en vidéos. Une trentaine d'années plus tard, le film a bien vieilli. La description quasi clinique de deux psychopathes qui tuent par plaisir est toujours aussi impressionnante. La mise en scène est minimaliste. L'image poisseuse. Le réalisateur pose un regard froid, dépourvu de toute humanité, sur les deux paumés, tueurs sadiques qui trainent leur existence misérable dans une Amérique sans fard. Le personnage féminin, sœur d'un des deux assassins, traverse le film comme la possibilité d'un fragile espoir avant que les ténèbres ne finissent par anéantir les derniers rayons de lumière.
Chapeau bas pour la performance des acteurs qui constitu le casting de ce film indépendant et particulièrement dérangeant. Réaliste , lent et progressif , ce long métrage met progressivement mal à l'aise le spectateur face au triangle relationnel qui se dessine autour du personnage d'Henry. Le tout tendant vers un final saisissant de réalisme . Malgré quelques longueurs dû à certains choix de mise en scène le point d'immersion est presque atteint et ce film mérite largement d'être vu.
Bon film dans l'ensemble malgré de très courtes longueurs et des dialogues approximatifs. Assez dynamique et prenant. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Adaptation du parcours réel du serial killer Henry Lee Lucas, pour ce film on a le trop peu connu John McNaughton à la réalisation et l’excellent Michael Rooker (Les gardiens de la galaxie ; Mississipi Burning...) pour camper le psychopathe ! McNaughton est épatant déjà dans la construction méticuleuse allant du passé chaotique de Henry au final (no spoil) d’une mystérieuse froideur mais surtout le caractère sobre de Rooker inflige une pression immense et constante sur le spectateur puisqu’on nous met directement dans le bain en nous montrant les atrocités commises par notre « héros » de la manière des plus cradingues ! L’histoire ne part pas dans tous les sens et va droit au but tout en mettant Henry à sa place de citoyen lambda sans l’élever au rang de monstre, les meurtres sont montrés de manière à nous montrer son quotidien (l’organisation de sa vie ressemble à la routine MÉTRO - BOULOT - DODO), comme si c’était quelque part socialement admis ! Cette démonstration de la folie présente en société chez n’importe quelle personne fout vraiment la flippe et ne nous laisse absolument pas sur notre faim !
Que voilà un thriller fascinant sur les serial-killers. loin de toute emphase ou bien de toute glorification crasse, du voyeurisme BCBG ou bien de la fascination malsane pour ce type de personnages, J. McNaughton nous livre un film tétanisant, dérangeant, désagréable, déstabilisant. Son "héros" est une ordure, qui tue par plaisir (le fameux traumatisme de l'enfance apparaît plus comme une tentative de justification à la véracité douteuse) et qui peu à peu contaminer un ami. Il en résulte une chronique impitoyable, qui se déroule au sein d'un environnement où prédomine la précarité, le manque d'éducation et surtout l'absence d'empathie. Visuellement, ce film tourné en 16mm peut paraître assez vulgaire voire bâclé mais il n'en est rien, les images crasseuses n'empêchant pas le talent de metteur en scène de McNaughton d'exploser. Des idées brillantes, éclairantes, des effets gore un peu trop appuyés parfois mais une mise en abyme terrifiante au sein d'un esprit malade, avec un M. Rooker incroyable dans le rôle titre. Un grand film du genre, plus réaliste dans sa mise en forme que les classiques du genre qui suivront, qui dérange et nous interroge sur la nature du Mal. Culte, indispensable et magistral, un choc ! D'autres critiques sur
C'est filmé et joué à l'ancienne, c'est crasseux et sans concession. Visionné à sa sortie en VHS il y a bien longtemps, ce film restera gravé dans ma mémoire. Une phrase du film sert à le résumer: "Une petite bière Otis:?"
J’aime bien McNaughton, le film bénéficie d’une bonne réputation générale, bref, des arguments solides. Mais je n’ai pas été aussi convaincu que ce que j’aurai voulu avec ce métrage qui reste somme toute minimaliste. Le bon point du film, ce qui à mon avis lui a surtout apporté sa réputation ça reste son casting. Un Michael Rooker au top dans son premier vrai rôle, et qui avait la tête de l’emploi, un Tom Towles pas mal non plus, et une Tracy Arnold vraiment excellente. Curieusement sans sa présence le film ne serait vraiment pas terrible, car elle apporte la sensibilité nécessaire, et l’actrice est réellement très talentueuse, dommage d’ailleurs qu’elle se soit éloigné de la comédie pour travailler dans une bête société à Sacramento ! Le film repose unilatéralement sur ces trois acteurs. Le scénario est très simple, pour ne pas dire simpliste, et c’est là que le bât blesse. J’ai personnellement eu beaucoup de mal à trouver ce film vraiment sombre, glauque ou effrayant, dans le sens où finalement, hormis pour le final, le travail sur les victimes est quasi-inexistant, et les meurtres ne sont jamais vraiment amené. Le métrage se veut direct, il l’est tellement qu’au bout du compte il y a peu de tension, la narration est très saccadée, les personnages sont finalement mal dégrossis (hormis celui de Tracy Arnold, un comble !), et l’on se retrouve avec une bande âpre, sans longueur certes, mais dont on ne peut que ce dire qu’il manque quelque chose ! La dernière partie semble vraiment balancée faute de budget, c’est très dommage. Formellement petit budget mais McNaughton sauve la mise. Sa réalisation est solide, il livre même quelques beaux plans urbains, et se montre très pro en dépit des allures souvent amateurs du film à cause des finances ric-rac qui ont été les siennes. Henry, portrait d’un serial-killer reste quand même très honorable en terme de réalisation, avec pas mal de scènes violentes qui déconseillent évidemment le métrage aux âmes sensibles, et c’est sans doute ce qui sort ce film du tout-venant. A noter aussi une bande son très soignée pour une si petite production. Même si le métrage n’est pas un ratage, l’exposition brute de ce duo de serial-killer ne fonctionne pas vraiment. McNaughton réussit un tour de force de faire oublier parfois les deux francs six sous de la production, et le casting est énorme, mais on se rend compte du vide manifeste du scénario à vouloir explorer la vie sans relief de ces deux tueurs. Comme je l’ai dit, McNaughton s’est peut-être lui-même rendu compte du vide, et heureusement le personnage de Tracy Arnold vient donner un peu de relief à un métrage qui reste tout de même audacieux pour un premier film. 3.
A l'instar du film de Michael Powell "Le voyeur", un long-métrage qui a pris un sérieux coup de vieux mais qui reste saisissant pour son réalisme et sa froideur à la limite du documentaire. Une oeuvre qui prend aux tripes avec sa violence autant physique que psychologique, quelques séquences à hérisser le poil. Michael Rooker et Tom Towles sont impressionnants en tueurs en série impitoyables. Extrêmement sombre, un film vraiment marquant.
Henry, portrait d'un serial killer. Bon film, prenant mais perturbant et dérangeant. Basé sur les actes macabres d'Henry Lee Lucas qui fut l'un des tueurs les plus prolifiques des Etats-Unis. Il accomplissait ses basses besognes quasi exclusivement dans les années 1970 et 1980. On peut y deviner l'époque dans le film avec ses voitures et ses télévisions dépassées. Sa rencontre avec un autre tueur en série, Otis Toole et la nièce de celui-ci Beckey Powell font parties intégrantes de ce long métrage. Je regrette cependant que le réalisateur John McNaughton ait pris de grandes libertés avec la réalité.
Je l'ai vu des années après "tout le monde" et en ayant lu des critiques surtout plutôt bonnes, dans l'ensemble....
J'ai, de ce fait, sûrement été déçue pour cette raison là. Je pensais avoir droit à un film original dans sa mise en scène et son développement...
Je savais que je n'allais pas avoir droit à un Walt Disney, certes, mais "Henry, portrait d'un sérial killer" n'a été pour moi qu'une succession de scènes violentes, de cris, d'éclaboussures hémoglobiniques.... et rien de plus... Il n'y avait aucune analyse qui aurait pu être intéressante (au sens littéral du terme) sur le personnage...
Je pense qu'il fait partie de ces films qui ont marqué le cinéma, je ne le discuterais pas, certes, mais il a dû marquer surtout à l'époque de sa sortie... en 2014, ce n'est plus pareil.
Une ambiance très malsaine avec des scènes très réalistes mais qui sont malheureusement trop rares. Et la psychologie de Henry est très intéressante à voir.
J'ai beaucoup de mal avec Michael Rooker... Cet acteur incarne très souvent les même rôles (pour ne pas dire tout le temps), au point de donner un visage aux mots "psychopathe" et "insupportable demeuré malsain" du cinéma. Dès qu'on aperçoit le bonhomme, on comprendra instinctivement le prochain virage scénaristique du film en question (tout comme récemment "The walking dead" ou encore "Les gardiens de la galaxie"). Dans "Henry, portrait d'un serial killer", où Michael Rooker trouvera son premier rôle, on décèlera une certaine crédibilité dans sa prestation, qui déjà, laissait paraître ce côté tête-à-claque que l'on connaît tous aujourd'hui. Quant au film lui-même, qui manque clairement d'entrain et de rythme (ou tout simplement de qualité cinématographique), ce portrait présenté, même sur 1h20, aura le temps de nous ennuyer.
Des meurtres, encore et toujours des meurtres... Plein de cadavres. Super, qu est-ce qu'on s'éclate! L'histoire est lointainement inspirée de la vie de Henry Lee Lucas et de son ami et amant Otis, mais plutôt que d'en tirer une véritable biographie, l'auteur nous narre les escapades de 2 abrutis qui prennent leur pied en assassinant des innocents, le tout sans aucun suspense ni intrigue, avec en prime des dialogues au ras des pâquerettes. Ce film est absolument sans intérêt.
Thriller basé sur les faits réels du serial-killer Henry Lee Lucas, ici on est à mi-chemin entre Maniac et Orange Mécanique, c'est incroyablement malsain et lugubre, la musique synthétique des années 80 et la mise en scène minimaliste et froide en sont pour quelque chose. Mention Très bien à Michael Rooker plus vrai que nature.