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Henry, portrait d'un serial killer
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darmeos
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2,5
Publiée le 1 septembre 2025
Film adulé par les fanas de films de genre de cette époque. Pourtant il n’ a rien d’inoubliable. Autant Maniac était une espèce d’ovni introspectif et malsain qui marquait durablement , autant Henry se présente un peu comme un téléfilm un peu moins bienséant. Les acteurs font de leur mieux mais ne sont absolument pas crédibles , l’aspect craspec trop inspiré de william lustig et Paul schrader. Ça se veut choquant , mais , à trop vouloir l’être ça fait plutôt marche arrière dans le concept .
Grandement inspiré d'une histoire vraie (édulcorée!), ce thriller aux allures de drame psychologique se distingue, malgré son petit budget (visible), par une réalisation intelligente, usant du hors champ, d'une musique habilement utilisée, d'un montage suggestif pour renforcer l'aspect glaçant des tueurs, autant le brutal, vicieux, ignoble Otis que le réfléchi, sanguin et désabusé (non, ce n'est manifestement pas antinomique!) Henry (inquiétant Michael Rooker). Au-delà de la plongée funeste dans le quotidien faussement banal de ces criminels, la narration peint avec cynisme, critique, indignation, la société (américaine?) où le voyeurisme (très malaisante vidéo) règne autant que l'iniquité (voir les conseils du héros sur qui viser) et la perversion (les parents respectifs). Faisant grimper la tension par à-coups avant de nous immerger définitivement dans le macabre, ce récit illustre toute la barbare monstruosité humaine. Un incontournable du genre.
Si les tueurs en série sont une thématique fréquente dans le cinéma, il est rare d’en suivre un pendant l’intégralité d’un film. Henry, portrait d’un serial killer est une œuvre assez originale car elle suit le parcours de son personnage principal sans chercher à expliquer son comportement ou à lui offrir la moindre circonstance atténuante. Au contraire, John McNaughton filme son récit froidement avec un style documentaire qui est renforcé, pour une fois, par la faiblesse de son budget (un peu plus de 100.000 dollars) et une musique assez glaçante. Le cinéaste a aussi l’intelligence de préciser dans un carton pré-générique que ce premier long-métrage ne représente pas la réalitéspoiler: (le personnage s’inspirant d’Ottis Toole est indiqué, tout comme celui de Becky, comme étant imaginaire, ce qui permet de le faire mourir dans le film, contrairement à la vraie vie) mais s’inspire juste d’un personnage réel (sans indiquer son nom de famille) car il est difficile de savoir réellement (à l’exception de trois personnes) qu’elles ont été les victimes d’Henry Lee Lucas vu que celui-ci a revendiqué beaucoup de meurtres qu’il n’avait pas pu faire. McNaughton ne cache d’ailleurs pas les affabulations de son personnage lorsqu’il raconte le meurtre de sa mère à Becky (il change le moyen qu’il a utilisé pour ce crime en cours de récit sans s’en rendre compte) et cela est renforcé par l’interprétation hallucinée de Michael Rooker qui s’offrait, au passage, un rôle plus que marquant pour sa première apparition à l’écran. Il faut dire que le réalisateur a réussi à choisir des comédiens parfaitement adaptés aux personnages (Tom Towles est tout aussi inquiétant en Ottis). Henry, portrait d’un serial killer est donc une œuvre qu’on ne peut pas qualifier d’agréable à cause de sa froideur et de sa dureté mais l’aspect documentaire de cette plongée dans la folie possède une force indéniable qui fait de ce premier long-métrage de fiction une pièce incontournable du cinéma de tueur en série.
"Henry: Portrait of a Serial Killer" s'inspire du vrai Henry Lee Lucas, tueur en série qui confessa (faussement) des centaines de meurtres. Ici, Henry est un trentenaire sociopathe, qui tue sans raison. Sur un coup de tête ou de manière préméditée, ciblant tous les âges et tous les genres. Clairement, on est là sur du cinéma assez underground. Le budget est faible (110 000 dollars) et cela s'en ressent, mais John McNaughton parvient à faire avec. L'image crasseuse sert à l'ambiance glauque. Et apparemment beaucoup d'acteurs sont en fait des proches de la production, les accessoires leurs appartiennent, et les figurants sont simplement des gens filmés sur place ! Surtout, le film affiche une violence graphique et psychologique osée pour l'époque. Dont des exécutions sauvages et gratuites. Dès lors, il est peu étonnant qu'il ait galéré à trouver son chemin jusqu'aux spectateurs, entre la censure et les distributeurs frileux. Toujours est-il que le résultat est une œuvre dérangeante pour son époque, évoquant le profil de tueurs plausibles. Le film est une chronique davantage qu'un récit, et peu laisser sur le carreau. Mais il faut signaler la prestation troublante de Michael Rooker, dont c'était le premier rôle au cinéma ! La légende raconte qu'il est resté dans son personnage tout le long du tournage (bonjour l'ambiance). A tel point que sa femme attendit la fin du tournage avant de lui annoncer sa grossesse...
Les États-Unis et les serial killers, une grande histoire d'amour. Entre film et documentaire, je me suis plongé dans l'univers de ces deux tarés. Intéressant et malsain à la fois. Moral de l'histoire : ne pas s'arrêter pour aider des gens au bord de la route.
Inspiré de la vie du serial killer Henry Lee Lucas, le portrait réaliste et cru, à l’ambiance bien glauque, d’un homme malade dont le seul remède est de tuer, porté par l’interprétation glaçante de Michael Rooker
Avec "Henry, portrait d'un sérial killer", on peut ranger la morale au placard et se glisser le temps du film dans la peau d'un tueur en série. C'est évidemment violent, sombre et dérangeant mais malheureusement aussi redondant. Le scénario fait du surplace, se répète et ne creuse pas assez l'aspect psychologique de son personnage principal. Pourtant, malgré cela, l'ensemble reste globalement efficace notamment grâce à un excellent casting (Michael Rooker en tête) et une solide réalisation.
Une bonne série B qui n'a pas trop mal vieillie mais manque d'un supplément de profondeur pour le rendre marquant.
J’ai voulu suivre les conseils du podcast pardon le cinéma, ce film série B m’a déçu, il est glauque et en contrepartie il n’y a pas d’inventivité ni de création artistique qui mérite le détour
Tourné pour presque rien, les producteurs ayant donné 150 000 dollars à John Mac Naughton pour qui leur expédie un film bien sanglant, Henry portrait d’un serial killer est un film aussi crade que dérangeant. Il m’a fait beaucoup penser à Schizophrenia autre film de tueur en série brute et froid. Si la mise en scène est moins inventive que dans le film précédemment nommé Henry est plus intéressant à suivre selon moi car il développe plus le personnage du tueur, de son complice et de la sœur de ce dernier qui ne se doute pas qu’elle vit au côté de deux assassins. Car Henry c’est la description de cet individu qui semble normal, qui dit sûrement bonjour à ses voisins qui aide les vieilles dames à traverser mais pour les trucider dans la ruelle suivante. Troublant aussi la curiosité malsaine que l’on a pour la violence et qui nous ait renvoyée en pleine face lors de la séance de visionnage de leurs méfaits par Henry et Otis. Les trois acteurs sont terrifiants de crédibilité Michael Rooker dans le rôle titre se révélant à cette occasion. L’ambiance est pesante, soulignée par une excellente musique. Un film radical, sans espoir à déconseiller aux âmes sensibles.
Il y a longtemps que je voulais le voir. Je n’ai pas été déçu. Un de ces films gore et violent comme on en fait plus. Et le portrait sans concession et sans complaisance d’un tueur en série traumatisé, bien évidemment, par son enfance. Le film fait très daté années 80, mais d’entrée on est pris par l’effroi et le suspens. Pas de surprise, cela se finit comme on le prévoyait, même après que son chemin semble s’adoucir un peu grâce à une femmespoiler: ...qui finira dans une valise bien sûr... Glauque et noir à soughait, un film qui a bien mérité son statut de culte.
Tout d'abord le film aura zéro intérêt pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire d'origine, pour cela je conseille vivement le visionnage de la série documentaire "The confession killer". Ensuite le scénariste s'est permis de changer des événements ce qui empêche le film d'être classé dans la case biographie, et dans la case fiction il est moyen tout au mieux.
Sans doute l'un des films de psycho-killer les plus célèbres de l'histoire du cinéma. Lorsqu'on le situe dans le contexte de l'époque, je peux le comprendre sans difficulté : scènes violentes et très graphiques, nombreuses agressions sexuelles spoiler: (parfois même commises par un frère sur sa sœur) , meurtre d'enfant... Malgré cette surenchère d'effets gores, violents et perturbants (en comptant un début long où l'on ne voit que des cadavres), il manque quelque chose, peut-être dans le jeu des acteurs, qui nous maintient dans une certaines distances. Aussi, l'absence de plongée dans la psychologie du meurtrier joue également. De ce fait, je n'étais pas totalement plongé dans l'univers malsain du film (peut-être n'est-ce pas plus mal après tout ^^). Il n'empêche que je garderai en mémoire deux scènes, vraiment efficace dans le fond comme dans la forme, pendant longtemps.
Bon film avec une très bonne performance de la part de Michael Rooker dans le rôle de Henry. La réalisation est intéressement j'ai beaucoup aimé le fait de voir le personnage principal sous plusieurs facettes et dans son quotidien plutôt que de restreindre le film a une simple série de meurtre sans voir "l'envers du décor". A voir au moins une fois pour les fans du genre.
Henry, qui dépeint la relation ambivalente entre les deux amants Henry Lee Lucas et Ottis Toole, trahit allègrement la réalité. L'œuvre décrit toutefois avec une précision terrifiante la psychologie des tueurs en séries et leur détachement de la réalité par leurs passages à l'acte d'une froideur sans nom. Avec son approche quasi documentaire, Henry est une vraie réussite du genre, soutenu par des interprètes irréprochables.