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yayo
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5,0
Publiée le 2 juillet 2013
Quand on lit le synopsis du film on se dit "mouais" c'est pas bien folichon tout ça. Et puis quand on voit que c'est Billy Wilder qui est au commande et que le film a reçu 4 oscars et que c'est un des rares à cumuler avec un prix à Cannes, cela pique notre curiosité. Eh bien quelle leçon ce film! Surtout à l'époque, traiter le thème difficile de l'alcoolisme avec tant de brio, d'inventivité dans la mise en scène quel tour de force. Il faut bien évidemment pas oublié l'acteur principal vraiment très très bon dans son rôle de névrosé.
Un Wilder plutôt réputé qui obtenu de nombreux prix mais qui personnellement ne m'a pas enthousiasmé. J'ai bien aimé lé début qui par moment fait penser à un suspense mais passer un certain moment je dois avouer que l'histoire de Le Poison malgré un sujet fort ne m'a pas passionné des masses, Ray Milland joue bien sans que j'ai eu non plus l'impression d'avoir une prestation époustouflante (peut-être du au fait que je ne suis pas particulièrement un admirateur de cet acteur), Jane Wyman est un peu nunuche. Comme le dit une autre critique Le poison n'est pas un mauvais film mais seulement un film qui ne m'a pas particulièrement engoué et bien qu'en soi il n'a pas vieilli, il est quand même peu percutant pour un spectateur de notre époque.
Ce n'est pas un film sur l'alcoolisme mais un film sur un alcoolique. Et à ce titre la performance de Ray Milland est hallucinante, tout en devant énormément au travail de mise en scène de Billy Wilder, qui évitant le piège du faux documentaire parvient à nous décrire l'addiction à la bouteille de Milland et tout y passe, des trucs de dingue pour cacher ses bouteilles, sa quête désespéré pour trouver de l'argent, ses délires. ses hallucinations, Et puis nous avons droit à quelques images très inventives comme les spoiler: marques de rond de verres sur le zinc du comptoir. Le problème c'est la fin, certes rien n'est réglé, Milland va essayer de ne plus boire, mais le patron du bistrot qui rapporte la machine à écrire … j'ai trouvé ça un peu limite, mais bon on est au cinéma.
Billy Wilder est un bon réalisateur et là encore il n'y a rien à redire sur la mise en scène ou la photographie. Non, le problème vient de l'histoire elle-même qui peine à captiver malgré quelques passages sublimes et dignes d'intérêt (notamment au début et à la fin). En effet, la lutte de l'alcoolique contre sa dépendance trouve vite ses limites et le film à tendance à tourner en rond. On attendait un peu plus de mordant et de percutant pour un tel sujet mais le résultat n'en reste pas moins correct avec notamment une bonne performance de Ray Milland.
La qualité du réalisateur (Billy Wilder), et, à un degré moindre, le fait que le film ait obtenu la récompense suprême à Cannes me laissait augurer un grand moment de cinéma. Il n’en fût rien. Si le film est « estimable » par le sujet abordé, par son ambiance de « film noir » et par quelques scènes un peu plus marquantes (comme celle de l’hôpital), il est bien trop répétitif pour montrer, et insuffisamment subtil pour faire comprendre, la dépendance et le comportement du personnage central miné par l’alcoolisme. Parallèlement, le personnage de sa fiancée, Helen, est bien trop parfait pour être crédible….
Loin de ses célèbres comédies, Billy Wilder nous raconte ici un drame humain plein de véracité. Ce drame, celui que connaissent tous ces hommes pris d’addiction à l‘alcool, est mis en image avec un cynisme qui, en 1945, alors que le sujet ne fut jamais abordé par Hollywood, était condamné à faire scandale. Aujourd’hui encore, l’humour pince-sans-rire qui le caractérise déteint sur les approches que le cinéma a l’habitude de ce sujet délicat qu’est le désir d’autodestruction par la bouteille. En parallèle à une romance attendrissante, c’est à une déchéance physique et psychologique d’un auteur alcoolique que nous pouvons assister grâce à un jeu d’acteur époustouflant, à une narration donnant une parfaite mesure du temps et à des scènes cauchemardesques emplies dignes des classiques du cinéma d’horreur. Le face à face entre la belle Jane Wyman incarnant une source de vie et Ray Milland en pleine descente en enfers donne une force poignante à cette image d’une société en pleine désillusion.
Un film puissant d'une perversion ahurissante pour son époque, l'un des premiers à avoir exploré la déchéance alcoolique avec autant de radicalité et d'acuité. Billy Wilder signe avec The Lost Weekend un petit chef d'oeuvre de cruauté, accompagné des cordes tumultueuses de Miklos Rozsa et porté par un acteur principal impressionnant, modèle de composition en la matière. La réalisation est implacable, limpide tout en laissant place à la symbolique, jamais vraiment dans la plus pure des démonstrations, toujours au service du scénario qu'elle raconte brillamment : nulle gratuité dans les éclairages, nulle maladresse dans le rythme, virtuosité des mouvements de caméra et de l'interprétation... La subversion d'un film comme Lost Weekend tient à sa politesse indécente, son élégance inouïe transpirant de chaque instant, son humour caustique et spirituel, son parfum de glamour voilant le désespoir de ses personnages. Le monde de Billy Wilder est triste, impitoyable et comme en abîme, à la fois gouffre et miroir d'un monde sous le joug du paraître, de la vulgarité mais aussi de la lâcheté et de la dépendance, de l'illusion d'être important aux yeux des autres ou tout simplement d'exister. La scène de delirium tremens est un sommet d'efficacité cauchemardesque... Un incontournable.
J'aime beaucoup Billy Wilder, certains de ses films font parti de mes préférés (Certains l'aiment chaud, Témoin à charge), mais Le Poison m'a déçu. Le film n'est pas mauvais, je le reconnais, y a de bonnes idées, y a un travail sur la mise en scène. Cependant le film ne m'a absolument pas intéressé. J'ai trouvé que c'était complètement convenu du début à la fin, sans aucune originalité, et le scénario du coup a bien du mal à captiver tout du long. Ce n'est pas un mauvais film, mais personnellement j'y suis resté assez hermétique.
Premier film hollywoodien abordant tragiquement le problème de l’addiction à l’alcool, primé à Cannes en 1946. Une sorte de pamphlet décrivant les ravages qu’elle provoque sur un écrivain forcément raté. Un opus parfois maladroit qui manque volontairement d’une finesse qu’on ne trouve que dans le court extrait de la Traviata de Verdi.
Sans doute un des tous meilleurs films sur l'alcoolisme (un de mes thèmes préférés au cinéma). Parcours d'un écrivain désespéré et d'un week-end ou tout peut basculé. Ray Milland est exceptionnel et avec les dialogues toujours superbes du duo Wilder/Brackett c'est grandiose. Scénario plutôt classique mais tellement criant de vérité (le manque d'argent, le vol, famille détruite, ...).
Excellent polar hitchcockien sur le sujet de l'addiction et la paranoia, et contenant de nombreux simulacres littéralement confondants - surtout par ex pour les scènes de la 'représentation' de la conscience à plusieurs niveaux de Birnam -; plein de ces dangers virtuels que vient finalement endommager une réalité.
Le poison n'est pas un mauvais film, mais je me suis accroché pour le finir. On est pleinement dans la mentalité des films des années 40 américains, la fin n'apportera aucune surprise. C'est dommage, parce que l'histoire est intéressante, Ray Milland très bon dans son personnage et la mise en scène de Billy Wilder est évidemment bonne. Trop conventionnel pour moi.
Alors Billy Wilder je le connais peu mais j'aimerais le connaître d'avantage, il est quand même l'auteur de Certains l'aiment chaud, ma comédie préférée très probablement. Et le voilà dans un tout autre registre, profondément tragique, j'ai bien aimé. J'ai pas trouvé ça dingue pour autant mais quand même c'était fort intéressant. Précisons aussi que l'alcoolisme c'est vraiment pas ce qui m'intéresse comme sujet comme tout ce qui tourne autour des drogues mais quand c'est fait par un bon réalisateur j'y vais volontiers. Alors je ne sais pas trop quoi en dire c'est somme toute très convenu parce que c'est le genre de sujet où on a pas grand chose à dire dessus, le plus intéressant c'est ce qui gravite autour et là c'est une histoire d'amour quelque peu classique mais c'est tout de même très bien fait. On sent bien la progression du personnage, les acteurs sont bons même si je suis un peu déçu par le jeu de Ray Milland. Par contre je suis très surpris par cette fin, je pense que c'est quand même un peu gros qu'il s'en tire à si bon compte dans son état mais bon... La musique aussi est assez insupportable, omniprésente et pas vraiment géniale avec ses cordes grinçantes. Bon voilà je m'attendais quand même à mieux mais ça reste de bonne facture, très bonne, tout en restant très simple et tout de même assez attendu.
Coïncidence, j'ai découvert récemment "Un Singe en Hiver", qui traitait de l'alcoolisme de manière trop bienveillante à mon goût. Aujourd'hui, je visionne "The Lost Weekend", autrement plus réaliste. Il est d'ailleurs considéré comme le premier film à avoir pris au sérieux l'alcoolisme, là où le cinéma avait tendance à dépeindre cela avec humour. A tel point que le lobbies des boissons tentera de discréditer le film ! Il faut donc saluer l'audace pour l'époque. On suit, sur un long weekend (et des flashbacks) l'histoire de Don, auteur raté et alcoolique au dernier degré. Son frère et sa petite amie tentent de l'aider, malgré cela il s'enfoncera durant ces quelques jours dans une bassesse infernale. J'ai malheureusement quelques connaissances qui sont alcooliques sévères. Certains s'en sont sortis non sans heurts, d'autres y sont encore. En tout cas j'ai parfaitement retrouvé leurs comportements et les dilemmes avec ce qui est présenté à l'écran. Les mensonges aux proches, qui induisent un manque de confiance. Les filouteries pour tenter, toujours, d'avoir de l'alcool sous la main. L'argent qui part dans les bouteilles de manière incontrôlé. Les séquelles physiques. La honte devant les autres. Les actes bas. Etc. Preuve que le film est bien documenté, bien construit, et secoue la branche après (et avant) des années où cette thématique est traitée trop légèrement au cinéma. Avec en prime un Ray Milland complètement dans son personnage, sur lequel on décèle les vices, les manipulations, mais aussi la souffrance. Un rôle pas évident à jouer, tant il était facile de se livrer à un cabotinage de poivrot. Billy Wilder dirige bien son film, se permettant à l'occasion quelques originalités de mise en scène qui font leur petit effet. Et, ironiquement, il parvient à traiter frontalement ce sujet, quand le Code de censure Hays était peu coulant sur les drogues à l'écran. Je reprocherai un final qui n'est pas vraiment dans le ton du film. Et une BO au thérémine qui n'est pas du meilleur goût... mais je ne peux pas accuser le compositeur. Le thérémine était nouveau à l'époque dans les BO au cinéma. Et il avait un aspect inquiétant, avant qu'il ne soit massivement utilisé par des séries B de SF pour illustrer des sons de soucoupes volantes. D'où le décalage pour un spectateur moderne.
En quarante-sept ans de carrière, Billy Wilder aura réalisé 26 longs métrages dont au moins sept sont presque unanimement considérés comme des chefs d’œuvre absolus chacun dans son domaine. « Assurance sur la mort » en 1944, « Poison » en 1945, « Boulevard du crépuscule » en 1950, « Le gouffre aux chimères » en 1951, « Sabrina » en 1954, « Certains l’aiment chaud » en 1959 ou encore « La garçonnière » en 1960, multi-récompensés sont intemporels et contribuent à faire de Billy Wilder l’un des plus grands réalisateurs ayant jamais exercé à Hollywood. Les autres films restant hormis peut-être six anecdotiques (« L’odyssée de Charles Lindbergh » en 1957), un peu moins inspirés (« La grande combine » en 1966, « Victor la gaffe » en 1975) ou hors de son champ de compétences (« La valse de l’empereur » en 1948) sont autant de réussites passionnantes et toujours parfaitement maîtrisées. « Poison » est un film à part, traitant pour la première fois de manière frontale et sans posture morale du drame de l’alcoolisme que Wilder venait tout d’approcher intimement après la fréquentation de Raymond Chandler qui avait écrit pour lui le scénario d’ « Assurance sur la mort » . C’est après avoir lu dans un train le roman de Charles R. Jackson qu’il décide avec Charles Brackett de l’adapter. Charles Brackett connaît lui aussi le problème de l’addiction à travers son épouse qui dû être internée plusieurs fois. Après avoir pensé à José Ferrer pour tenir le rôle principal de l’écrivain alcoolique en mal d’inspiration, Wilder se tourne vers Ray Milland qu’il a déjà dirigé dans « Uniformes et jupons courts » (1942). Le titre original « The lost week-end » s’il est moins explicite quant au sujet du film que sa transposition française, lève sans doute une partie du voile sur la conclusion heureuse de ce week-end qui n’est peut-être qu’un parmi une longue suite. Cette nuance non négligeable donne un autre éclairage a ce qui été jugé comme un happy-end convenu et typiquement hollywoodien par une partie de la critique française. Dans un New York voulu réaliste par Wilder, Don Birman n’est à l’image de l’agent d’assurance interprété par Fred MC Murray dans « Double Indemnity » qu’un quidam moyen n’ayant d’écrivain que la qualification qu’il s’est auto-attribué avec la complaisance un peu coupable il faut bien le e dire de sa petite amie (Jane Wyman) et de son frère (Phillip Terry), prêts jusqu’alors à toutes les compromissions pour sortir l’être aimé de son addiction. Suivant presque exclusivement Don tout au long de ce « week-end perdu » après qu’il a sans doute une fois de plus refusé une séance de travail à la campagne, Billy Wilder comme à son habitude n’occulte rien du sujet qui l’occupe, notamment toutes les petites bassesses (mensonge, dissimulation, vol, racolage,…) de celui qui est prêt à tout pour dénicher encore un peu de l’indispensable breuvage. Le réalisateur, on le sait, n’est jamais plus à l’aise que face à la tentation inassouvie et à la frustration qu’elle déclenche. Ne lâchant jamais un Ray Milland particulièrement convaincant dans un rôle à contre-emploi, Wilder crée une ambiance étouffante qui montre bien l’enfermement dans lequel se trouve celui qui est prisonnier de dame bouteille. « Dame bouteille » comme le titre du roman jamais commencé dont Don illusionne de pouvoir faire un best-seller. Il a laissé le soin à Billy Wilder de s’en charger. Bien lui en a pris.