"Le poison" est un bon petit film sur les effets de la dépendance à l'alcool. Le genre de problématique jamais traité dans les films de l'époque, ce que fait Billy Wylder avec réussite. Ray Miland tient bien son rôle, aidé en cela par des seconds rôles à la hauteur. La lente dégradation de son personnage est visible, tant grâce à son jeu que grâce à la réalisation. Pas grand chose de remarquable à part ça.
Une très bonne approche d'un grand cinéaste sur un thème d'actualité (et qui le sera toujours), le lent naufrage d'un alcoolique, interprété de façon juste. Un très bon Wilder à voir.
Billy Wilder maîtrise et fait montre de tout son talent dans ce film dramatique et poignant. Le grand réalisateur est d'une inventivité géniale et a une idée à la seconde. Il recherche en permanence une manière subtile de raconter son histoire et évite ainsi tout raccourci facile ou surlignement inutile du propos. Le scénario, quant à lui est criant de vérité et le film aurait tout aussi bien pu être écrit dans les années 2000. Quelle recherche dans les personnages : Wilder pousse le détail jusqu'à créer des tics insignifiants qui donne une vérité criante à Don Burnham (la cigarette à l'envers... quelle délice de détail). Enfin la musique joue un rôle à part entière et finit de créer une angoisse, un malaise pour nous faire au mieux comprendre les sentiments du personnage.
Une belle réalisation sur le thème de l'alcoolisme, c'est à la fois bien traité et admirablement joué par ray milland, un petit regret les trop brèves apparitions de Doris Dowling dans le film.
Billy Wilder réalise un film sur un fléau qui touche énormément de monde: l'alcoolisme. Il nous dépeint la vie d'un homme, dépendant à la boisson, ayant décidé d'abandonner toute lutte pour se sortir de l'enfer. Dans ce rôle désespéré et bouleversant, Ray Milland est exceptionnel. La mise en scène et le scénario sont d'une intelligence extrême, nous rendant spectateurs de la terrible situation de cet homme ... Le film n'est cependant pas entièrement noir, laissant toujours une chance de salut, et adressant donc un grand message d'espoir à tous ceux victimes de ce poison ... magnifique et terrifiant à la fois ...
Tout d'abord, il y a l'efficacité de la mise en scène qui pourtant ne s'encombre pas d'effets spectaculaires à la Hitchcock, ce qui a vraisemblablement fait tomber Wilder dans un relatif oubli alors que l'auteur des "Oiseaux" reste encore un intouchable. Pourtant Billy Wilder, touche à tout de génie (comédie, films noirs, pamphlet) montre à nouveau dans ce "Lost Week-end" qu'il était un remarquable directeur d'acteur (Ray Milland mérita largement son oscar) sachant savamment doser les effets. Il suffit de repenser pour s'en convaincre pleinement à la magistrale séquence de l'opéra où la progression narrative atteint un sommet avec en contrepoint la tragédie que vit le personnage. Les ronds de verre laissés sur le comptoir et qui progressivement forment des menottes, les bouteilles suspendues au bout d'une corde sont autant de détails qui montrent le degré d'écriture du scénario auquel Wilder participait activement et qui contribue à faire de chacun de ses films une pierre supplémentaire d'un édifice solide et structuré. Que ce soit au niveau des cadrages, de la gestion de la lumière et des décors, rien n'est laissé au hasard. C'est ce qui fait du "Poison" un film redoutablement efficace. Pas étonnant que l'industrie de l'alcool aux Etats-Unis ait tenté d'en brûler la copie à l'époque...
Un intense chef d'oeuvre du grand Billy Wilder, un film époustouflant par sa sincérité et sa sensibilité.. on est immédiatement touché par le personnage central (interprété a la perfection par Ray Millard !) et par ses problèmes. Cet oeuvre nous plonge lentement dans le naufrage émotionnel de Don Birnam et qui va se retrouver dans une situation désespérée, et on assiste avec objectivité et impuissance a ca... Un film profond et touchant, vraiment marquant. Vraiment magnifique ! Le scenario est exceptionnel et la mise en scene, comme dans tout les films du réalisateur, est vraiment magique ... c'est somptueux ! Bravo !
Mon premier Wilder et une réussite. La mise en scène est impeccable, Ray Milland est habité, on finit par se prendre d'affection pour son personnage pourtant méprisant par moments. La descente aux enfers est efficace, y a pas à dire, impossible d'y rester insensible... Quand à la fin... Je suis partagé spoiler: d'un côté j'étais content que le héros triomphe par sa volonté et l'amour de sa femme, parce que je l'appréciais, mais de l'autre, ça aurait mérité de plus approfondir son combat, histoire que sa "rédemption" ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe . Très bon film rien à dire de plus.
Un film d'un incroyable réalisme qui va jusqu'à nous pousser à haïr cet homme qui laisse passer l'alcool avant tout le monde après de multiples tentatives, toutes vaines. Des acteurs vraiment convaincants.
Un peu appuyé dans sa forme (semi-expressionniste), probablement trop écrit (voix off littéraire), ce film n'en est pas moins un bon classique sur le thème de l'alcoolisme. À l'époque de sa sortie, il fit l'effet d'une bombe car jusqu'ici, à Hollywood, la beuverie avait toujours été un ressort comique. Billy Wilder aborde le sujet sous l'angle dramatique. Dépendance, obsession, folie, déchéance... Une spirale infernale que l'on retrouvera dans de nombreux autres films par la suite. Deux scènes fortes se distinguent dans cette oeuvre, celle de l'hôpital pour alcooliques et celle du delirium tremens. Quant à l'acteur principal, Ray Milland, il en fait parfois un peu trop, mais on n'oubliera pas son visage ravagé. Pour l'anecdote : Frank Costello, à la tête d'un groupement de distilleries de Whisky, proposa à la Paramount cinq millions de dollars pour détruire ce film qu'il jugeait peu favorable à son activité.
Dire que l’alcoolisme est un fléau pourra paraître facile aux personnes qui liront cette critique. Cela sonne comme si on rappelait que l’eau mouillait ou le feu brûlait. Pourtant, si l’alcool n’est pas un élément comme les deux exemples cités, il n’en reste pas une force qui peut être destructrice pour tout individu. En ce sens, revoir ce film qui a presque 75 ans peut servir de rappel à certains que les dangers de l’ivresse restent toujours aussi présents de nos jours. La descente aux enfers filmée par Billy Wilder est d’une noirceur terrible par sa nature réaliste et quotidienne. Le réalisateur n’hésite pas à suivre au plus fort la chute de plus en plus profonde d’un Ray Milland puissant de tragédie. Il y a quelque chose de déchirant dans son interprétation qui nous fait saigner le cœur au vu de ses déboires et de la portée cauchemardesque de son drame. Les hallucinations dont souffrent Birnam sonnent comme une forme de défaite, une folie graduelle qui souligne la détresse d’une existence, écho à toutes les victimes de l’alcool, sans chercher à juger facilement et vainement son protagoniste. Une nouvelle fois, Wilder fait preuve d’un humanisme puissant aussi bien dans son écriture, dans sa mise en scène ainsi que dans une direction d’acteurs parfaitement impeccable, fruit d’un casting qualitatif à souhait. La tristesse que balade notre héros est criante de douleur, l’homme ne sachant pas se trouver en tant qu’individu ni accomplir son ambition. Ce doute, que chacun d’entre nous a certainement connu, nourrit l’amertume de cette tragédie, nous poussant à nos propres questionnements intimes. On ressent ainsi le travail dans la rédaction du film sur l’effet de l’alcoolisme et le réconfort facile et ephémère procuré. C’est dans ce sens que notre empathie se voit souffrir devant cet être qui ne cherche qu’à se rassurer par une manière destructrice, fléau social aussi universel que dramatique. Savoir que le drame inhérent au « Poison » s’avère aussi moderne rend le visionnage aussi indispensable que déchirant.
C'est un film qui montre le côté dévastateur de l'alcool à travers un personnage qui n'arrive pas à s'en sortir. L'amour d'une femme va surmonter ce fléau qu'est l’alcoolisme.et contribuer à faire de ce film, un film important et utile.
Au vue du résumé, on se doute que ce film sera une ode à l'anti-alcoolisme façon années 60. J'ai aimé le décor de New-York en NB, les personnages stéréotypés. Mon favoris étant le barman qui ressert toujours un verre en expliquant que ce n'est pas bien (satané capitalisme !) Des scènes très découpées, presque du théâtre avec changement de décor. Une autre ambiance, celle des années 60.
D'un réalisme poignant, Le Poison de B. Wilder nous exhibe l'alcoolisme et ses ravages. Le scénario est sagement construit et les acteurs interprètent leur rôle à la perfection. A tel point qu'en regardant le film j'ai ressentis l'addition qui tourmentait Birnam. En outre je trouve que le film est doté d'une bande originale qui illustre sonorement les différents états des personnages. Après c'est vrai que la fin est tirée par les cheveux. Mais ça reste toutefois un film à savourer plusieurs fois.