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Un visiteur
5,0
Publiée le 15 juin 2016
Une tragédie aux accents comiques, sombrement subtile et prenante. Une mise en scène inventive de Claude Miller, magnifiquement interprétée par Michel Serrault et Isabelle Adjani, sans parler des seconds rôles épatants, bien aidés par les dialogues de Michel Audiard. Le tout porté par la musique envoûtante de Carla Bley : UN CHEF-D'OEUVRE !
« Mortelle randonnée » est un faux thriller où un père, qui a perdu sa petite fille spoiler: (en fait morte) poursuit une jeune fille désaxée a la rage mortelle. Aussi doux que sombre, la « randonnée » est un vertige fascinant entre l’impérieux Serrault et la magique Isabelle Adjani. Doux comme l’enfance et sombre comme la mort A travers l’Europe, d’étranges liens se créent entre celui du deuil impossible et la criminelle au regard bleu mauve qi chante « la Paloma » avant ou après chacun de ses crimes Polar plein de « fantasmes » à l’atmosphère pseudo hitchcockienne, il raconte avant tout le « deuil impossible » d’un père, Comme le réalisateur, Michel Audiard et Michel Serrault l’ont vécu en perdant chacun un enfant spoiler: (dans un accident de la route)
Face à Adjani aussi belle qu’envoutante, Serrault est remarquable dans ce jeu plein de contradictions, qui peut à peu perd la raison. Film d’ambiance, avec aplat d’esthétisme, spoiler: (à la mode au début des années 80’s) l’histoire reste trop diluée pour nous saisir (et fut décapité par la critique presse à sa sortie) « Mortelle randonnée » n’est pas « Garde à vue » et son « Adjani » est bien fade face à celle de " l’été meurtrier" sorti la même année :-(
La base de l’histoire est intéressante, ce père qui cherche à retrouver sa fille devenue un genre de serial killer. Cependant, le scénario est désespérant de longueur, de mollesse et d’invraisemblances. Un long ventre-mou soporifique dont on peine à percevoir le message de fond, s’il y en a seulement un. Quand on pense qu’ils se sont mis à deux, père et fils Audiard, pour écrire ce navet inconsistant !
Fascination, trouble, sentiments… Claude Miller marie ces thèmes chers au genre noir dans un film qui l’est sans trop l’être, une histoire sans réelle atmosphère mais impeccablement dialoguée.
Un beau casting et une ambiance froide et parfois déprimante, le tout au service d'une histoire originale (sans être stupéfiante) et de dialogues globalement soignés. Une réussite minorée par le manque de relation de boxeur-punching ball que l'on aurait souhaité entre Serrault et Adjani.
Déroutant, c'est le mot qui vient à l'esprit au visionnage de ce film sorti il y a plus de trente ans. Filmé de façon très maniérée et d'un esthétisme très appuyé (notamment les scènes mettant en valeur Adjani), il ne résiste guère à l'épreuve du temps malgré un casting de grande qualité. Hésitant entre le polar, l'absurde à la Blier et une forme de non-sens assumée, le scénario finit par tourner en rond et désintéresser le spectateur. C'est d'ailleurs peut-être voulu par les Audiard et Miller mais les faits sont là : à suivre avec Serrault Adjani dans ses périples meurtriers, on finit par être gagné par une certaine lassitude. Il faut attendre plus d'une heure pour que la rencontre entre les deux protagonistes se fasse enfin et que l'intérêt de l'intrigue redémarre. C'est long, d'autant que l'on comprend assez vite que cette deuxième partie va rester dans la même veine. Il reste un film baroque, volontairement décalé voire bancal, peut-être trop ancré dans les tendances esthétiques un peu "papier glacé" de ces années 1980 (qui a plu à un certain moment et qui conservera un public d’aficionados) mais dont la réalisation apparaît de nos jours comme extrêmement pesante.
"Mortelle randonnée" oscille entre le polar et le drame de manière plutôt réussie en se basant sur une histoire particulière et intéressante. L'ambiance créée par la mise en scène, les dialogues (et monologues) est envoûtante et convaincante. Les acteurs, en particulier Serrault, sont impecables. Au final, une belle réussite, pour un film original.
Grosses incohérences.Film lent et assez ennuyeux.J'ai vu la reprise: Le voyeur avec Ashley JUDDS: c'est beaucoup mieux !! La vieille mentalité française a encore frappé !
Si l'histoire était restée policière, le film aurait été réussi. Hélas, il enferme ses deux personnages dans des postures invraisemblables entre fantasmes et folie et devient très vite insupportable et prétentieux. Les monologues de Serrault qui marmonne son textes et qu'on a envie de secouer, les situations improbables, le ton agaçant du film qui se veut supérieur mais ne l'est pas. Déception car ça aurait pu être un très bon polar s'il n'avait pas glisser dans la prétention du film d'auteur snobinard on ne peut plus agaçant.
Grosses incohérences.Film lent et assez ennuyeux.J'ai vu la reprise: Le voyeur avec Ashley JUDDS: c'est beaucoup mieux !! La vieille mentalité française a encore frappé !
Miller avait lui-même reconnu que ce film n'était pas une réussite. C'est tout à son honneur. La version remasterisée (rallongée) est pire que la première.
Ce film a beaucoup vieilli malheureusement, malgré les excellents acteurs qu'on a plaisir à revoir : ni la musique ni les dialogues ne sont convaincants. Le tout est indigeste, artificiel et prévisible.