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Marian88
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0,5
Publiée le 11 juin 2019
Adaptation d'un roman américain en film français tourné par le réalisateur Claude Miller, j'ai trouvé ce thriller très médiocre et brutal dans tous les sens du terme, avec des scènes aux longueurs interminables. L'histoire est certes volontairement invraisemblable mais avoir confiés les rôles principaux à Depardieu, Miou-Miou et Clavier prête légèrement à sourire car aucun ne convainc vraiment dans son rôle. Mais le pompon de l'obscénité revient à Piéplu, que'on se demande ce qu'il est allé faire dans cette galère.
Eux-mêmes semblent désabusés par leurs répliques, bien souvent grotesques, vulgaires et aberrantes.
Bref, c'est niais et insipide avec cette grosse touche de naïveté qui caractérise les années 70.
Adaptation du roman de Patricia Highsmith, Claude Miller met en scène un drame sentimental éprouvant où la passion devient obsessionnelle et destructrice, porté par un casting impeccable.
Film méconnu, malgré un excellent casting et des acteurs très crédibles et investis. J'ai aimé cette atmosphère sombre, froide, et l'histoire d'amour fou et inconfortable que vit cet homme. Quelques longueurs vite oubliées grâce au charisme du grand Gérard Depardieu.
Mon Dieu que ce film est daté...l'attitude des personnages, les moeurs de l'époque, la réalisation... bien difficile pour la génération qui ne se reconnaît pas dedans de trouver un quelconque intérêt!
Depardieu est magnifique dans ce rôle d'homme complètement fou d'amour . Jusqu'où peut ont aller par amour ? Sujet très sensible avec de grands acteurs. Miou miou est immense et tellement belle dans ce film . Clavier , Pieplu , Denis complète magnifiquement ce superbe film . Tres prenant .
L’ambiguïté morale de Dites-lui que je l’aime brosse le portrait d’un personnage principal apparemment bien sous tous rapports, appliqué au travail et soucieux de la santé de ses parents, auxquels il rend visite les week-ends, pour mieux sonder la violence sourde qui s’extériorise progressivement sur son entourage. Le voilà tour à tour bourreau et victime, prédateur sexuel et amant tourmenté, révélé dans une complexité que Claude Miller dévoile comme un enquêteur remonte une piste criminelle : la première partie de son film est minutieusement datée et localisée, lui conférant des allures de polar qui se métamorphose à mesure que la focalisation revient à Juliette, fascinée par lui au point de le suivre dans ses déplacements, puis à David Martinaud : les images du cinéaste deviennent alors les images de personnages à même de refléter leurs fantasmes, leurs désirs et leur angoisse profonde. Nous retrouvons déjà la posture de spectateur liée à une pulsion scopique qui fera la force de Mortelle Randonnée six ans plus tard : nous entrons dans leur tête et voyons le monde avec leurs yeux, éprouvant par l’esthétique la thèse de Schopenhauer selon laquelle « le monde est ma représentation ». Plus le long métrage avance et plus il se voit contaminer par les hallucinations, jusqu’à la clausule magnifique qui brise le verre des cloisons comme volait en éclats celui qui protégeait le tableau baroque. Porté par de remarquables comédiens, Dites-lui que je l’aime orchestre avec maestria ce choc entre la réalité documentaire et la fiction rêvée, cette dernière prenant le pas sur la première dans une accélération mélodramatique mémorable.
D'après Patricia Highsmith, le film est de toute évidence, à l'origine, un parfait thriller, avec morts brutales et psyschopathe. Claude Miller, de façon inspirée et originale, tire cette sombre histoire vers le drame sentimental, un drame sensible et humain dans lequel Gérard Depardieu, à la fois massif et fragile, compose superbement un personnage fascinant. Poursuivant son amie d'enfance d'un amour exclusif, et lui-même faisant l'objet de l'amour décevant de sa pourtant jolie voisine, David nous touche par sa douleur, sa sincérité et sa foi en un amour qu'il considère prédestiné. Pour un peu, sa passion absolue, folle, nous semblerait au contraire raisonnée tant la démarche de David peut ressembler à celle de tout amoureux éconduit. Son attitude et son obsession prédisposent l'intrigue au drame et à la violence. Cependant, les manifestations de brutalité caractérisent moins le film que l'amour insensé de David. L'humanité et la sincérité qu'expriment les personnages s'inscrivent dans une mise en scène pleine de tact, inspirée par une sombre poésie de l'amour fou et par une appoche psychologique dénuée d'artifices spectaculaires.
Adaptation réussie d'un roman de Patricia Highsmith, ce film de Miller continue l'observation des rapports humains, commencée brillamment dans l'exceptionnelle "Meilleure façon de marcher", ici dans un registre plus névrotique et obsessionnel. Depardieu et Piéplu sont formidables de justesse et Dominique Laffin insuffle à son personnage toute la fragilité et l'ambiguïté voulues. A la même époque, Wim Wenders réalisait une autre adaptation réussie de la romancière, où le même thème de la double personnalité tirait "L'ami américain" davantage vers le polar.
On est loin ici des grandes oeuvres de Claude Miller, mais toutefois le film parvient à se maintenir grâce aux efforts conjugués de Miou-Miou et de Gérard Depardieu.
Lintroverti Depardieu vit dans lobsession dune femme, qui le rejète, jusquà en devenir vraiment dangereux. Et Miller filme parfaitement cette troublante personnalité.
Depardieu comme un enfant, un homme qui grandit pas, obsession d'un seul amour et qu'un seul à en devenir un meurtrier. Jeune, Depardieu se montre déjà monstrueux par sa présence et son jeu. Franchement ça se regarde mais malheureusement les dernières minutes sont pour part naze. En tout cas le casting lui vous dit nous sommes là, Miou-Miou Clavier Piéplu.
Dites-lui que je l'aime est l'un des premiers films de Claude Miller et l'on retrouve déjà le ton de celui de son meilleur film (Mortelle randonnée) avec une ambiance feutrée presque mystérieuse, Dites-lui que je l'aime raconte l'obsession d'un homme pour une femme qui ne le désire pas alors qu'il ignore ou presque la jeune Miou-Miou qui l'aime. C'est un film au rythme langoureux soigneusement mis en scène et doté d'une belle interprétation on regrettera juste que le scénario reste trop souvent évasif sur plusieurs points.
Attention film difficile,il vaut mieux être prévenu.C'est une oeuvre personnelle ambitieuse que je trouve ratée mais qui est courageuse.Filmer la folie de cette manière ou du moins un de ses aspects est presque sans espoir de réussite.C'est un film d'acteurs que Gérard Depardieu (29 ans) éclabousse par sa présence.L'ambiance est extrêmement malsaine puisque les sentiments sont pervertis et Dominique Laffin y concourt aussi beaucoup par son jeu fort ambigüe...Miou-Miou n'a pas un rôle lui permettant d'être crédible,cela lui convient mal.En fait, il y trop de personnages caricaturaux...Que le héros soit fêlé,c'est le sujet mais qu'il rencontre autant de gens stupides;c'est cela qui ne passe pas.Entre réalisme et onirisme, ce film hésite trop et la fin devient totalement incompréhensible car même les rêves doivent avoir un sens.Je pense que c'est un film vraiment difficile à conseiller.Seules les personnes comprenant bien les névroses obsessionnelles y trouveront leur compte.Du point de vue cinéma;il ne présente aucun intérêt.