Un casting solide. John Tavolta sous une inspiration Bill Clinton et Emma Thompson pour Hilary Clinton marche à merveille et les prestations sont touchantes. Le scénario est éfficace de la joie, des peines, des inquiétudes, on ne quitte pas ce couple qui se donne corps et âme pour un pays.
Il ne s'agit pas d'un film historique, ni de quelque chose de très politiser mais bien d'une satire de l'univers politique américain. Le casting aide bien le sujet. Mike Nichols n'y va pas de main morte mais ne force jamais le trait, il essaye de rester sur le ton de la comédie. Une réussite et les 2h20 de durée passe sans problème.
Nichols oublie pendant un moment de nous donner les outils pour comprendre son film, mais ce n'est pas grave car il est déjà passé spécialiste du grand spectacle politique. Saisissant directement l'ultracompétence décadente qui rend jouissifs ces films où les États-Unis parlent de leur propre système, il maîtrise tout si bien qu'il ne s'embarrasse pas de transitions d'arrière-plan : on verra des liaisons se construire et du sous-entendu déborder, mais pour lui c'est accessoire. Refusant d'expliciter les sentiments et laissant notre sens d'observation boucher les trous, il pousse son film dans ses retranchements, et ça marche.
Sans personnages principaux, Primary Colors fait vivre le frisson des intrigues gouvernementales jusqu'à nous faire poser les mêmes questions que devant un journal : qui se cache derrière le visage des hommes de pouvoir ? Quelques idoles médiatiques en caméos et voilà construit un des décors qui va temporairement faire vibrer l'histoire et transformer tous ces Hommes en pions pour notre plus grand plaisir.
Ce genre de décors (ou "chapitres" si l'on préfère), tous motivés par un obstacle à franchir, il y en aura au moins quatre, dont trois sont au minimum bons (le premier étant un brouillon) et dont un est érigé au sommet de l'excellence par Kathy Bates, écrasante de charisme au point d'effacer Travolta, et même (brièvement) Emma Thompson.
Tout cela justifiait déjà que je considère Primary Colors comme un bon film, mais il glane un point bonus dans ce que Nichols saura faire également dans La Guerre selon Charlie Wilson : manipuler le spectateur. Car derrière sa quête un peu naïve (menée d'ailleurs par le rôle un peu trop typé "charmant débutant" d'Adrian Lester) d'une politique que les idéaux tiennent encore à cœur, il ne donne pas de réponses définitives.
On comprendra que même si l'on croit tout savoir de ces protagonistes qui nous distraient pendant deux heures, la vérité n'éclatera qu'au dernier moment. Alors on hésite à se laisser séduire par tel ou tel beau discours : a-t-il été écrit juste pour faire joli ou bien est-ce un signal qu'il faut changer de camp ? Rien ne reste vrai longtemps chez Nichols, et c'est ce qui rend son cinéma épatant.
Je ne suis pas très fan de Travolta, mais je dois bien avouer que malgré ce défaut majeur, le film arrive a développer un propos subtil et intelligent, qui a au moins le mérite de proposer un regard nouveau. C’est ce qui fait toute la différencde entre des films en lien avec l’actualité et qui disparaissent des écrans une fois cette actualité close et des films comme ceux-là, qui survivent justement parce qu’ils ont quelque chose d’intemporel à dire… Certes, je n’y ai rien trouvé de transcendant, mais je dois bien avouer aussi ne pas m’y être ennuyé non plus.
Primary Colors retrace l'histoire d'un couple et de leur relation avec la politique, le sexe et les magouilles en tous genres pour accéder au pouvoir et s'y maintenir....cela ressemble furieusement aux Clinton et l'auteur ne s'en est pas caché à la sortie du livre. John Travolta et Emma Thompson sont bluffants.
Un excellent film politique avec John Travolta dans le rôle d'un gouverneur Jack Stanton qui fait penser à Bill Clinton !!!Le film est inspiré de la campagne électorale de Bill Clinton en 1992, faisant allusion à l'affaire Gennifer Flowers, et non à l'affaire Monica Lewinsky !!! Récompensé aux Oscars !!! Meilleur actrice pour un second pour Kathy Bates !!! Meilleure adaptation pour Eliane May !!! Ouverture du festival de Cannes en 1998 !!!
Un film cynique et décapant largement inspiré de l'ascension du couple Clinton vers la Maison Blanche, et qui n'épargne aucune vilenie à ses personnages. Entre les petits mensonges et les grosses trahisons, Mike Nichols découpe au scalpel la politique américaine et ses arcanes avec une belle efficacité. Si l'exercice comporte quelques longueurs préjudiciables et que tout n'est pas parfait, les interprètes sont dans l'ensemble particulièrement brillants, notamment Travolta qui est absolument parfait dans a prestation. C'est savoureux à regarder, même des années après.
C’est sympa. Le ton est à la satire bonne enfant. On sent qu’il l’aime bien Clinton, car il faudrait avoir du caca dans les yeux pour ne pas voir le modèle caché derrière le masque de Travolta. C’est fait avec du métier, et un casting digne d’une cérémonie des oscars, avec même un caméo de luxe dont je ne dévoilerai pas le nom ici pour ménager le suspense. On aura vite compris aussi que de suspense il n’est pas question ici, par contre on va sourire un peu. Il l’aime vraiment beaucoup Clinton, et les fameuses frasques sexuelles de l’individu, passent comme une lettre à la poste, c’est juste un détail. D’accord c’est une comédie, mais de Nichols j’attends un peu plus d’enjeux quand même, même si la légèreté c’est agréable de temps en temps. En fait c’est monsieur tout le monde Bill, la caméra est collé aux personnages, l’espace est souvent intimiste, et les autres acteurs tournent tous autour de lui comme des pantins sans vie tournent autour d’un phare. Ils n’ont pas de vie, ne parlent que de la campagne électorale, ne vivent pas en somme, seconds rôles sans consistance. Heureusement Kathy Bates passait par là pour mettre un peu le boxon dans tout ça !
Un excellent thriller politique. John Travolta incarne un candidat à la présidentielle américaine. Kathy Bates interprète sa secrétaire de campagne. Emma Thompson tient le rôle de la femme du candidat. Adrien Lester joue un jeune idéaliste.
Un gouverneur s'engage dans la course à la présidence..un chemin rempli d'obstacles..2h20 plongé dans l'univers d'une campagne..un bon film..pas assez attachant mais tout de même à voir pour les idées envoyées: le racisme, le respect à autrui, les libertés, la pauvreté...
Belle reconstitution des campagnes présidentielles où chaque candidat doit enterrer son adversaire...des acteurs justes et un scénario impeccablement ficelé
John Travolta incarne un candidat peu scrupuleux pour l'investiture au parti démocrate américain. Cette histoire va le mener jusqu'à la campagne présidentielle. Accompagnée par sa femme (Emma Thompson) et un jeune conseiller plein d'idéaux découvrant les rouages et les vices de ce genre de campagne. Le scénario impeccable alliée à une mise en scène classique mais irréprochable rend le film passionnant. Dommage que la fin soit si utopique ce qui discrédite quelque peu le message virulent véhiculé par le film.
6 190 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 20 décembre 2020
Je pensais que Primary Colors souffre d'un manque de direction. Il semblait juste errer d'une scène à l'autre dès le début où il n'y avait aucune introduction apparente à aucun des personnages. Je pensais que Travolta aurait donné une meilleure performance s'il n'avait pas tant essayé de faire une impression flagrante de Clinton et s'était plutôt contenté de jouer. Le dialogue semblait trop forcé. Je n'ai rien contre le fait de jurer dans les films si c'est bien placé et n'enlève rien à l'histoire. Même Billy Bob Thornton qui sonne si naturel et fluide avec n'importe quel type de dialogue ne se sentait pas à l'aise avec des jurons mal placés. Kathy Bates qui est une actrice incroyable semblait parfois ridicule. C'était donc assez amusant par moments mais mal ficelé et avec trop de plans évidents sur Clinton qui n'aidaient pas l'intrigue...
Voici un excellent film. Je l'ai visionné la première fois sans apriori mais sans ferveur non plus. En effet, John Travolta ne nous a pas habitué à de grandes prestations ni à de grands films, surtout ces dernières années. Et puis, voilà... Ce film m'as aspiré. L'histoire de ce type qui veut croire que tout les politiciens ne sont pas corrompus, qu'un homme honnête peut arriver à ses fins. Ce politicien presque honnête, entourés d'une bande d'alliés presque honnête... Bon, ne rêvons pas, c'est un film et on sait tous où finissent les gens honnêtes mais en attendant, voici un très bon plaidoyer pour une certaine vision de la politique.