Un Condamné à mort s'est échappé
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73 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juin 2026
Robert Bresson réalise sans doute l’un des films les plus purs jamais consacrés à la volonté humaine. En dépouillant la mise en scène de tout effet dramatique superflu, il parvient paradoxalement à créer une très grande tension à partir de gestes infimes, de sons et d’attentes silencieuses. Chaque détail matériel — une corde, une porte, un morceau de bois — acquiert une importance capitale, comme si la liberté se construisait patiemment dans la matière même du monde. Derrière le récit d’évasion, Bresson filme une expérience spirituelle où la discipline, la confiance et la persévérance deviennent des formes de résistance à l’anéantissement. Un chef-d’œuvre d’une rigueur et d’une intensité exceptionnelles, capable de transformer le minimalisme le plus radical en émotion profondément bouleversante.
Xhyrkhæn
Xhyrkhæn

12 abonnés 167 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 décembre 2025
L'archétype du film qui demande une patience d’ange et une tolérance maximale au minimalisme... que je n'ai pas.
Melissa
Melissa

4 abonnés 110 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2025
Un condamné à mort s’est échappé est un film inspiré d’une histoire vraie, il dégage une tension incroyable du début à la fin, sans jamais avoir besoin d’en faire trop. Chaque geste, chaque son, chaque silence compte. On est totalement plongé dans cette attente, dans cette minutie, dans cette volonté de s’en sortir coûte que coûte.

J’ai trouvé la mise en scène de Robert Bresson d’une précision impressionnante : tout est sobre, réaliste, mais d’une intensité rare. On ressent la foi, la détermination et la liberté intérieure du personnage principal malgré l’enfermement. Ce film montre qu’on peut créer du suspense et de l’émotion sans effets ni artifices, juste avec le vrai, le pur, le nécessaire.

C’est un chef-d’œuvre d’humanité, de courage et de patience. C’est un film à voir, ne serait-ce que pour comprendre à quel point la simplicité peut être puissante.
Nath Visuals
Nath Visuals

84 abonnés 279 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2025
C'est plutôt rare de voir des films sorti dans les années 50 de nos jours, et c'est d'ailleurs assez rare d'en voir d'aussi bons. Le rythme a bien évolué aujourd'hui et il est de moins en moins facile de regarder des films de cette époque. Mais en s'y penchant, on peut découvrir de superbes oeuvres tel que celle-ci.

On suit l'histoire d'un homme condamné à mort pour du sabotage durant la seconde guerre mondiale. Cet homme tient à la vie et sans spoil, il va s'échapper. C'est d'ailleurs ça qui est spéciale dans ce film. Le titre en plus d'être très long, nous spoil totalement la fin du film. Il n'y a aucun suspens. Mais ce qui est intéressant n'est pas la finalité mais la manière d'y parvenir. Ce film est aussi latéralement un tuto pour s'échapper de prison. Mais la limite de l'oeuvre est sa crédibilité. Plusieurs fois, on se dit que c'est impossible que les gardes ne se rendent pas compte de la préparation d'évasion. Leur manque de vigilance est un peu trop simple pour lui. Le seul moment où il a commencé à flipper c'était pour une histoire de crayon.

Mais mis à part ça, l'oeuvre est très facile à suivre, on a en permanence une voix off quand le personnage principale est seule et on rentre très facilement dans l'action.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2025
Un condamné à mort s'est échappé, mais il y a tout un film auparavant. Probablement, Robert Bresson "spoile" son récit parce qu'il a bien conscience de ne pas tourner un film de suspense, relativement à la réussite ou non de l'évasion et conformément aux principes d'austérité de sa réalisation (toutefois, Bresson semble s'en détourner par moments en intégrant des extraits de la Grande Messe de Mozart, qui donnent du lyrisme à certaines séquences).

Le cinéaste adopte un ton neutre et sans éclat pour accompagner son observation clinique d'un détenu de la sinistre prison de Montluc sous l'Occupation, travaillant à son évasion. Si le film n'est pas dépourvu d'intensité dramatique, c'est parce que l'activité dans sa cellule du lieutenant Fontaine est nécessairement sous la menace d'être découverte. Peu dialogué, d'autant que les prisonniers sont astreints au silence, le récit est essentiellement une affaire de voix off, monocorde, à la première personne.
Pas d'envolées ni d'abstractions philosophiques ou patriotiques dans le quotidien de Fontaine ; sa pensée est dirigée presque exclusivement, au long des semaines, sur des détails, spoiler: sur le démontage d'une porte en bois ou sur la confection de cordes.
La sobriété et l'intégrité de la mise en scène voulues par Bresson passent par un examen précis et répétitif des tâches quotidiennes de Fontaine, "comme si on y était" si je peux dire comme ça. Et l'intérêt pour l'action ne se dément pas; d'autant que le réalisateur surmonte le possible écueil de l'exiguïté.
C'est un film de Bresson qui reste facilement abordable, par opposition à certains sujets mystiques qui composent sa filmographie...
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2025
Ce bon vieux Bresson... Il est, avec Jacques Tati, le seul cinéaste français dont je n'ai personnellement connu que des détracteurs. Et moi, mon avis ? J'y viendrai plus tard. "Un condamné à mort s'est échappé" où l'on suivait l'évasion d'un lieutenant fait prisonnier par les Allemands. Le film se déroule en trois temps : le premier scrute presque seconde par seconde (les plus allergiques vous diront qu'une seconde parait être une minute) les préparatifs de l'évasion, comme Becker le fera plus tard quand il tournera "Le Trou". Le deuxième expose Fontaine à un cas de conscience : faut-il entraîner le môme de 16 ans dans la fuite ou le laisser et le liquider pour ne pas qu'il parle ? Le troisième, tout naturellement, est consacré à l'évasion. On en vient maintenant à ce que j'en ai toujours pensé : si l'on s'en tient à un point de vue strictement esthétique, personne, pas même les plus réfractaires, ne pourra enlever à Bresson qu'il fut grand cinéaste et qu'en cela, son apport à notre cinéma ne saurait être négligé, même si la froideur de son style peut donner l'impression de se prendre un mur dans la figure. En revanche, pour ce qui est de son apport en tant qu'auteur, je suis nettement moins convaincu. Entre les directions d'acteurs monocordes et les personnages complètement désincarnés mis en scène, c'est quand même pas de la tarte d'en tirer du plaisir.
Guillaume M.
Guillaume M.

2 abonnés 152 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2025
Quelle claque, quel film.
Un audacieux film tiré d’un histoire vraie, tourné à la manière d’un documentaire.
Une évasion haut en couleur..
Tristan Perrin
Tristan Perrin

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 novembre 2024
Film qui traîne malheureusement sur les longueurs. L'histoire est très intéressante mais dure à suivre à cause de la longueur de scènes.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2024
D'une sobriété froide, la réalisation renforce l'aspect documentaire voulu par la voix off biographique, l'esthétisme du noir et blanc ainsi que le jeu naturaliste de comédiens servant des dialogues épurés, concentrant toute l'attention sur la préparation de l'évasion ainsi que sur les choix stratégiques opérés par le héros (intéressant François Leterrier); ne s'encombrant guère de psychologie ni d'émotion le récit s'attache à son fil directeur. Un parti-pris assumé!
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2024
Monument du cinéma français, ce film iconique est une œuvre marquante par sa mise en scène et son souhait d'être un film huit clos, monologue particulièrement haletant. La non-présence de la musique, et de la présence du silence, nous plonge en immersion durant le danger que représente ce film. Une vraie maîtrise de tension
Rocla
Rocla

1 abonné 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2023
Tiré d'un fait réel totalement passionnant, et ne s'embarrassant pas de dialogues inutiles, le film conserve l'intensité de celui-ci. Il en met même en valeur certains aspects, notamment à travers les rares dialogues entre prisonniers, presque tous fatalistes. La fabrication des outils et l'évasion elle-même, plutôt acrobatique, sont particulièrement bien rendues. Un film à voir, qui apprend beaucoup sur la condition humaine en situation extrême...
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2023
Un film brillant de bresson tournee en noir et blanc ,un huis clos savoureux avec une economie de dialogue qui accentue pour ma part une certaine dramaturgie au niveau du scenario.
Le lieutenant fontaine a ete arrete par les nazis,condamne a mort, il essaye par tous les moyens une occasion de s echapper
un tres bon film a decouvrir
Grégoire
Grégoire

11 abonnés 75 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2023
Une agréable découverte que ce vieux film en noir et blanc. L'histoire est résumée dans le titre, et pourtant, il est captivant.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 août 2022
S'inspirant de faits réels, Robert Bresson analyse de façon presque abstraite l'évasion d'un condamné à mort emprisonné à la prison Saint-Luc de Lyon en 1943. Tout est dans la dissection des gestes, les cadrages, le bruitage. Exercice impressionnant et haletant où Bresson exprime son génie puriste.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2022
On trouve déjà dans ce film la volonté de dépouillement qui sera la marque du réalisateur. Il l’annonce d’ailleurs dès le générique : il va nous raconter une histoire vraie, et ce, « sans ornements ». En effet la narration, si elle intègre quelques surprises et une forme de suspense (relatif, car le titre et la voix off du prisonnier racontant l’évasion laissent pressentir la suite), évite tous les effets qui auraient pu être « spectaculaires » : les deux seuls moments d’affrontement se déroulent hors champ. Robert Bresson privilégie les images « signifiantes », même si elles semblent banales, et donne à la bande son une place centrale, tant dans la perception de l’environnement que dans la narration des évènements. Peu à peu la démarche du prisonnier, par la volonté et la foi qui la guident, prend un aspect symbolique et même mystique, accompagnée en ce sens par les références bibliques (voir le sous-titre : le vent souffle où il veut) et la musique de Mozart.
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