Delicatessen
Note moyenne
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294 critiques spectateurs

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68 critiques
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Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 août 2023
Première collaboration entre J.P. jeunet et Marc Caro sur un long métrage en 1991 et leur univers incroyable nous explose déjà au visage. Est-ce que l'on comprend bien tout ce qui déroule sous nos yeux dans Delicatessen ? Vraiment pas sûr. En revanche ce qui ne fait aucun doute c'est que ce film pue l'amour du cinéma et la poésie qui s'en dégage malgré une atmosphère extrêmement glauque ne peut laisser indifférent. Le casting atypique fait de "gueules" réalise des miracles et l'ambiance quasi fantasmagorique dans des décors géniaux fait le reste. On peut reprocher au métrage d'être sacrément foutraque et trop long mais l'expérience du 7ème art prévaut ici et le moment est forcément agréable. Une petite perle dans son genre qui met parfaitement en jambes pour La Cité des Enfants Perdus.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2025
Un OVNI ce film, c'est original, décalé, hyper rythmé, ça mêle humour noir et poésie, c'est empreint d'une nostalgie douce-amère dont le réalisateur a le secret.
Les teintes "à la Jeunet" sont si belles, la mise en scène est excellente et le casting vraiment au top, le tout mené d'une main de maître par le grand Jean-Pierre Jeunet.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2022
"Delicatessen" était un reste un film complètement dingue, un ovni filmique devenu culte à juste titre. Les scènes mémorables, inventives et poétiques sont nombreuses, l'humour noir est parfaitement dosé, je suis juste plus réservé sur une dernière partie très rythmée et délirante que je trouve moins réussie, mais comment terminer l'histoire ? Dans tous les cas "Delicatessen" est au moins à voir une fois dans sa vie, car des films comme lui il n'y en a pas deux.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 octobre 2022
Impossible de nier la réelle proposition artistique basée sur une recherche visuelle aux couleurs dystopiques du sépia qui ancre ce drame dans un monde au confluent d'une poésie musicale, d'absurdités grotesques et d'éléments répugnants. Au sein de ce décor cauchemardesque se tisse une histoire d'amour onirique malgré la galerie de personnages abjectes qui le peuplent. Déroutant, burlesque, original - mais bien peu passionnant si le style laisse indifférent...
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 janvier 2023
spoiler: C'est l'histoire d'un film qui nous rappelle qu'en temps de crise l'homme se conduit comme un porc (hoho).


- Cette critique contient des spoilers -

Une oeuvre choc grinçante et déjantée, un OVNI qui m'a laissé sur ma faim (haha). La photographie est aussi unique que la réalisation inventive. Elles justifient à elles-seules le visionnage mais malgré un ton absurde et une louable prise de risque je n'ai pas adhéré. L'ambiance s'installe par quelques scènes assez géniales : communication par tuyau, vieux aux escargots, bulles de savon et chef d'œuvre musical à base de ressorts, pneu, violon, tapis poussiéreux et rouleau de peinture. Même le "tea time" fonctionne plutôt bien même si on penche déjà vers une facilité puérile dont le paroxysme sera atteint avec la scène de la chasse d'eau finale... Malheureusement la poésie et l'humour s'épuisent vite (les troglodytes ne m'ont pas arraché un sourire) et comme le scénario n'a rien de fascinant et que les personnages sont caricaturaux : on s'ennuie. Le traitement des femmes est particulièrement réac et puise dans les stéréotypes vues 1000 fois : la fille ingénue, la vieille sénile, la p*te et la cinglée frigide. Bien entendue notre héroïne sera révélera une incapable dont le plan d'évasion échoue et finira comme d'habitude par être sauvée par l'homme de l'histoire. La prostituée, elle, se retrouvera immobilisée, touchée et embrassée de force sans que cela n'ai un quelconque intérêt scénaristique pour l'histoire, non c'est juste pour la vanne : montrer une femme dominée c'est drôle. L'exercice tourne donc rapidement à vide et se dégrade même. Les scènes avec les troglodytes sont d'une laideur abominable, les dialogues sont tellement ratés qu'ils en deviennent gênants (Karine est-elle une femme?) et le scénario avance de façon très paresseuse entre flingue bouché par de la colle et "lancé australien"... Reste une expérience atypique d'un film devenu culte.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 février 2024
Une oeuvre à part, étrange et qui visuellement sort du lot, même si cette esthétique ne pourrait plaire à tout le monde. Ensuite ce film constitué de personnages complètement fous, s'avère pâtir d'un scénario quasiment absent. En effet durant tout le film on suit ces étranges personnages dans leur quotidien ne ressemblant à aucun autre. L'ensemble ressemble plus à un film à sketchs, qui en plus ne sont pas très drôles, sans réel fil rouge et c'est extrêmement dommage. Cet ensemble s'avère très lourd et long pendant quasiment tout le film.
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2025
34 ans après (et un Blu-Ray UHD qui permet de retrouver une image conforme à la volonté initiale), le film n'a pas vieilli. La créativité de l'histoire, des cadrages, les "gueules" d'acteur, tout ça était une gigantesque gifle à sa sortie.
Original du début (très beau générique) à la fin (hommage à chaque acteur présenté avec son nom comme un salut au théâtre).
Bruno TEF
Bruno TEF

7 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2014
Une farce macabre, absurde et déjantée, entre délire et cauchemar. Voilà comment je décrirais ce film autant inattendu qu'inclassable.L'histoire est celle d'un groupe d'individus vivant dans un immeuble occupé en bas par une boucherie tenue par Jean Claude Dreyfus. L'action se passe à une époque fictive qu'on pourrait situer vers les années 50, mais dans un univers glauque et post-apocalyptique. La photographie est particulièrement soignée et les prises de vue ont été minutieusement travaillées.Les acteurs ont des "gueules", de Rufus à Pinon en passant par Holgado et bien sûr le formidable Jean Claude Dreyfus qui tient là un rôle taillé pour lui. J.C. Dreyfus est simplement énorme dans la peau de ce boucher spoiler: assassin
et réalise là une des compositions les plus époustouflantes que j'aie pu voir.Malheureusement l'idée de base est sous-exploitée et le film tourne au ralenti, même si la galerie de portraits qui nous est exposée nous tient en haleine, il faut reconnaître que l'intrigue est très rapidement dévoilée et que certains passages, comme celui des troglodistes, sont franchement lourdingues et inutiles.Reste bien sûr cet univers hallucinant qui n'est pas sans rappeler celui de certaines BD comme l’État morbide de Hulet, un J.C. Dreyfus monumental complètement flippant et une scène finale dans la salle de bain qui vaut son pesant de cacahuètes.Vous l'aurez compris, j'ai plutôt bien accroché à l'univers de Delicatessen, mais je pense qu'il s'agit du genre de film qu'on aime ou qu'on déteste, tant le décor est dérageant et déroutant.Les cartésiens s'abstiendront, les autres pourront foncer, c'est du bonheur sur pellicule !
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2018
Un Jean-Pierre Jeunet dans toute sa splendeur ! Humour décalé, matériaux de récupération, petites gens étranges, le tout teinté d'une ambiance jaunie, de plans originaux, de poésie et de beaucoup de folie ! Delicatessen se passe dans un vieil immeuble où les locataire paient un loyer ou des services au boucher-propriétaire. Il n'y a pas de réel scénario, juste la vie et la survie des résidents. Le film est truffé de bonnes scènes et d'idées incroyables ! On sent bien les débordements d'imagination de son réalisateur et la finesse du jeu des acteurs dont beaucoup seront repris dans les film de Jeunet. La musique est douce, l'ambiance est incroyable, on aime ou on n'aime pas.
Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

93 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2015
Autant le dire tout de suite : le style propre à Jean-Pierre Jeunet ne m’a jamais touché personnellement. Même si je n’ai vu que seulement deux longs-métrages de sa filmographie à l’heure de cette critique (Alien, la Résurrection et Le fabuleux destin d’Amélie Poulain), cela m’a amplement suffi pour ne pas apprécier le style de ce metteur en scène. Et je ne dis pas que ses deux films sont mauvais. Juste que j’ai du mal à accrocher à cause de l’ambiance et du visuel que l’on retrouve dans chacun de ses longs-métrages. Mais je me dois de voir ses films, et savoir que pour ses premiers (Delicatessen et La Cité des Enfants Perdus) ont été coréalisés avec un homme au style semblable, Marc Caro, cela m’a refroidi, m’a faibli l’envie de m’y jeter. Finalement, le visionnage de Delicatessen est passé, et voici mon verdict !

Dès le début du film, j’ai eu du mal à accrocher. Encore une fois à cause du style de Jeunet, à savoir sa mise en scène : des gros plans sur les personnages, une teinte qui côtoie le jaunâtre, une musique qui rappelle beaucoup l’accordéon… Oui, rien de mauvais ni même de honteux dans ce que je viens d’énoncer et pourtant, à chaque fois, ce style me dérange et m’empêche d’apprécier pleinement les films du réalisateur. Un sentiment qui, bien entendu, je dois mettre de côté à chaque fois quand il faut critiquer un Jeunet, et c’est ce que je fais une nouvelle fois pour vous donner un avis pour le moins objectif de Delicatessen. Une restriction de ma part qui m’a fait découvrir un divertissement français de très bonne facture.

Delicatessen peut se montrer comme ce que nous appelons un OVNI. Comprenez par là Objet Vidéo Non Identifiée. En effet, le film de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet n’est pas un long-métrage ordinaire même si nous avons la structure de base, à savoir des personnages qui avancent dans une histoire (ici, un nouveau concierge qui sera la nouvelle cible des autres locataires, cannibales), nous permettant d’avoir un début et une fin, avec énormément de points de repères. Pour preuve de cette étiquette d’OVNI, Delicatessen se présente à nous comme une bande-dessinée sur grand écran. Où la trame n’est que secondaire, au profit du visuel, de l’aspect des protagonistes et de l’ambiance de l’ensemble (en même temps, Caro provient du milieu de la BD). Malgré le fait que Delicatessen possède une histoire, on s’en fiche royalement de cette dernière (rien que pour l’élément spatio-temporelle, on ne sait pas si nous sommes en pleine Seconde Guerre mondiale ou dans une sorte de monde post-apocalyptique), le film n’étant en réalité qu’un défilé de personnages hauts en couleurs pour permettre de déployer un certain humour, notamment noir (vue les situations et l’atmosphère qui nous sont présentées). Une brochette de scénettes qui, sur le coup, ne semblent avoir aucun rapport entre elles, mais donnent naissance à des moments poétiques qui fonctionnent à merveille ( spoiler: l’exemple le plus connu étant le passage où chaque bruitage – ressorts du lit, coups de pinceau… – compose une sorte de musique
). En clair, Delicatessen est tout ce qu’un film doit être à première vue : visuel et sensoriel.

Si vous attendez d’un film un scénario digne de ce nom, Delicatessen n’est pas fait pour vous, étant donné que son véritable intérêt est son ensemble de scénettes toute aussi tordues les unes que les autres. Pour cause, l’histoire de Louison (le protagoniste principal) est mise de côté, Delicatessen préférant s’attarder sur spoiler: une femme qui tente de se suicider mais qui échoue à chaque fois (le running gag du film), un boucher carnassier glauque et à l’humour noir décapant, un locataire vivant au milieu de grenouilles et d’escargots indispensable à l’histoire mais pourtant bien présent, des espèces de troglodytes vivant dans les égouts et qui riment avec le ridicule voire le cartoonesque
… bref, sur des personnages hors du commun, servis par des comédiens investis et qui s’amusent pleinement.

Voilà, pour apprécier Delicatessen, il faut aimer les films qui délaissent au second plan leur scénario et qui ont de la patte de Jeunet (et de Caro). Mais si vous n’êtes pas difficiles et que vous mettez tout cela de côté, vous aurez affaire à un long-métrage atypique, véritable moment de poésie, de rigolade et de divertissement. Et pour un premier film ayant droit à une sortie au cinéma (que ce soit pour Caro ou bien Jeunet), le résultat se révèle être grandement maîtrisé. Une bonne pioche bien de chez nous !
7fabcool7
7fabcool7

64 abonnés 595 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2017
Je l'ai re-revu hier & QUEL chef d'oeuvre : tout est parfait dans ce film pour moi. La couleur de ces magnifiques images jaunies, la brume et j'adore les acteurs. UN de mes films préférés. Il est mème mieux que le génial : 'la cité des enfants perdus'.
Acovariim
Acovariim

54 abonnés 116 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juillet 2015
Chef d'œuvre unique ! Comme Tim Burton, Jeunet et Caro ont une pâte unique et magique ! De la très grande esthétique ! magnifique !
Ultimevegeta
Ultimevegeta

31 abonnés 97 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2021
Film complètement déjanté. Humour unique, ambiance unique. Un film hors norme, à la fois entraînant et énigmatique. On ressort sans trop savoir ce qu'on en a pensé. Et je crois avoir bien aimé. 3,5/5.
YaPasPhoto
YaPasPhoto

25 abonnés 354 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2022
Caro et Jeunet nous amène de nouveau dans leur univers dis-topique. Humour décalé et folie.
Une histoire branque, des personnages branques.
Un pure plaisir.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2010
Immeuble en guerre. On ne sait pas où on est, on ne sait pas quand on est. On est dans un immeuble, avec une boucherie sur le pas de porte, et de drôles de locataires aux étages : une famille avec des mômes un peu sots, un ancien militaire amateur d'escargots, deux vieux garçons fabricants de boîtes à meuh, un couple de riches dont la femme est suicidaire, Mademoiselle Plusse, l'amante du boucher et surtout Julie, la fille du boucher et au-dessus, Louison, le nouveau locataire embauché pour des petits travaux... et finir en petits morceaux. Parce qu'on ne sait pas trop ce qui se passe, apparemment c'est la guerre, les graines ne poussent plus et deviennent monnaie d'échange, et on mange tout ce qui ressemble à de la viande. Ça parait glauque comme ça, mais on ne voit pas de sang. Juste à la fin. La photo, les couleurs et les acteurs sont vraiment superbes. Tout contribue à rendre chaque petit détail important, et donner un humour assez noir au film (cf. les tentatives laborieuses de suicide d'Aurore ou la mort de la mémé).
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