Excédés par les travaux incessants dans la ville, un groupe d'opposants décide de vivre dans les sous-terrains, et met des bâtons dans les roues du système. Avec son scénario proche de la BD (pas étonnant vu que celui-ci est coécrit par Goscinny), "Les Gaspards" proposent quelques idées amusantes, et même quelques réflexions, en critiquant les politiques de travaux urbains. Cependant, malgré son point de départ séduisant, le film s'essouffle assez vite. On relèvera néanmoins la présence de Michel Serrault, Philippe Noiret, Michel Galabru, ou encore Charles Denner qui campe un ministre obsédé par les chantiers.
Pierre Tchernia a eu une carrière fulgurante de cinéaste dans les années 70. Son style privilégié: la satire bon enfant mais non dénuée de réflexions,l'exagération visuelle et interprétative,des gags malicieux. Tout ce qui a fait la réussite du "Viager",et celle plus mesurée des "Gaspards"(1973). À cette époque sous Georges Pompidou,de grands travaux sont entrepris à Paris pour moderniser la voirie et les bâtiments. Tchernia s'éclate à montrer le tintamarre incessant et les habitants exaspérés. Ses connotations écolos émergent à travers ce groupe de post-hippies vivant dans les profondeurs de la ville. Philippe Noiret mène la révolte en aristocrate pontifiant et musicien à ses heures. Michel Serrault fait le lien entre les 2 mondes,en libraire ayant perdu sa fille(la toute jeune Chantal Goya!). Charles Denner s'amuse particulièrement en ministre voyant le peuple comme un microcosme négligeable. Il y a aussi Michel Galabru en policier lèche-bottes(ça ne vous rappelle rien?). On sourit plus qu'on ne rigole. Le rythme est trop relâchant. Mais la bonne humeur générale et l'ingéniosité de certains gags suffisent à notre bonheur.
Avec le recul, il est trop facile de faire de la satire sociale quand tout va bien................ Le casting est impressionnant mais les gags sont trop lourds et le film prend vite l'eau. Un film sociologique sur une certaine époque et la création d'une activité écolo...... rien de plus
Après «Le Viager», Pierre Tchierna, signe «Les Gaspards» une comédie vraiment poilante divertissante et très drôle, composée d'un casting 5 étoiles. Beaucoup de bonne idées fusent durant tous le film, et au final on passe un très bon moment de détente. Toutefois légèrement inférieur au «Viager».
Les Gaspards est un film qui marquent bien les années 1970, où le cinéma français regorgeait de bon film de satyre sociale. Des enlèvements ont lieu, et la piste mène bizarrement vers la théorie comme quoi un peuple vit sous Paris. C'est très drôle. Les acteurs jouent à merveille (Noiret, Serrault, Depardieu), c'est vraiment plaisant.
Une agréable petite comédie bourrée de bonne idées, c'est drôle et poétique. Le casting est vraiment parfait pour cette histoire qui est pas mal imaginée et en plus une petite attaque de l'urbanisation outrancière des grandes villes.
Second long-métrage pour le cinéma de la part de Pierre Tchernia, après Le Viager (1972). L'idée de départ était intéressante, on a souvent critiqué Paris sur le fait que la capitale était constamment en travaux. A travers Les Gaspards (1973), on suit un groupe de militants qui, pour préserver leur tranquillité, luttent contre la multitude des travaux et ont décidés de vivre sous la ville, au coeur des catacombes, loin de toute pollution sonore. L'ennui, c'est que le film s'essouffle très rapidement, trop loufoque et porté par un scénario assez navrant, on fini par être lassé au bout de la première demi-heure, dommage car avec une distribution pareille (Michel Serrault, Gérard Depardieu, Philippe Noiret & Michel Galabru) on était en droit de s'attendre à une truculente comédie.
Un film bien rasoir, malgré le casting alléchant. Je me suis emmerdé comme jamais, surtout après la première demi-heure. Comme souvent, l'idée de base est bonne, mais elle n'a pas été développée. L'humour est allégé voire inexistant. Même pas du niveau du téléfilm du lundi soir sur TF1, c'est dire...
Très bon film !!! Pierre Tchenria nous dépeint un portrait satyrique de la folie constructrice des années 1970 en n'oubliant pas de nous faire rire !!! De plus, voir Michel Serrault, Michel Galabru, Philippe Noiret et Charles Denner ensemble est un vrai bonheur car ce sont tous de grands comédiens !
A la recherche de sa fille mystérieusement disparue, un petit libraire du Quartier latin découvre dans les catacombes une société souterraine qui tente de préserver sa tranquillité en luttant contre les travaux de surface. " Les Gaspards " est le quatrième long-métrage du réalisateur Français Pierre Tchernia après le téléfilm " Deux Romains en Gaule " ( 1967 ), " Daisy Town " ( 1971 ) et " Le Viager " ( 1972 ). Cette comédie a le don d'être imaginative et pleine d'initiative, c'est le moins que l'on puisse en dire. Pierre Tchernia érige une très intéressante parabole sur l'autodétermination et la marginalisation. Cependant, les trente-cinq années d'âge de ce film, se font plus que sentir, que ce soit dans le jeu d'acteur que dans la réalisation. La prestation du grand Philippe Noiret s'avère être tantôt truculente mais parfois grandiloquente. En ce qui concerne la réalisation, ses effets de styles peuvent paraître aussi datés que décousus. Une œuvre, ainsi, périssable mais néanmoins captivante.