Thelma et Louise
Note moyenne
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520 critiques spectateurs

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Jake S.
Jake S.

87 abonnés 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2018
Ce mélange de "road movie", "western" et "buddy movie" de Ridley Scott est pour le moins... surprenant. Oscar du meilleur scénario original en 1991, le film a beaucoup fait parler de lui à sa sortie et il y a eu de nombreux débats autour d'un supposé caractère misandre et d'une violence exagérée. Pour ma part, je trouve que le film est assez réaliste et qu'il retranscrit bien le fait que de nombreuses femmes de la société américaine aient envie de quitter leur quotidien déplaisant et ennuyeux, se sentant oppressées par leurs maris (sans en faire non plus une généralité n'est-ce pas). Toutefois, je n'ai pas réussi à vraiment prendre mon pied dans cette aventure rocambolesque. Certes, il y a quelques fulgurances par moments mais 2h10 pour nous montrer que oui, deux femmes américaines angoissées par leur quotidien peuvent voyager librement à travers le pays sans se soucier de rien spoiler: (après avoir commis l’irréparable bien sûr)
, utiliser avec grand plaisir leurs charmes sur d'autres hommes et voler les armes à feu de leurs maris... quelle belle représentation des Etats-Unis d'Amérique après tout ! Mon ton a l'air ironique mais je dois avouer que c'est parce que le film me laisse perplexe quant au message qu'il souhaite véhiculer. Peut-être n'y en a-t-il pas ? C'est compliqué parce que cette approche relativement vulgaire du genre humain et de la société américaine ne m'a pas permis d'en retirer quelque chose. Fallait-il la prendre avec sérieux ou au second degrés ? Doit-on rire ou se révolter de toutes ces turpitudes ? Doit-on retenir de ce film que par-delà nos paroles, c'est toujours la liberté qui doit nous guider dans nos actes spoiler: (toujours seulement après avoir commis l'irréparable bien évidemment, sinon ça ne marche pas.......)
? Bon, je ne vais pas m'échiner à trouver des réponses à toutes ces questions ce serait peine perdue, mais pensez bien que la finalité de ce drame/western/"road movie"/"buddy movie"/comédie me semble inconnue bien que soi-disant ambivalente (ce mot à la mode pour tout réalisateur qui souhaite donner une certaine liberté d'interprétation au spectateur...). Néanmoins, "Thelma et Louise" reste une aventure assez divertissante qui parvient à briller de par ses nombreux rebondissements et on passe tout de même un bon moment.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2012
Un road-movie culte pour beaucoup, pas mémorable pour moi. L'intrigue - deux amies "normales" qui s'enfoncent dans une cavale suite à un crime commis par l'une des deux, jusqu'à devenir de véritables hors-la-loi - est tout simplement improbable, en tout cas j'ai eu du mal à y croire. Le final est grotesque, à mon sens. J'ai eu du mal avec la morale féministe, qui prône l'autodéfense et la violence comme mode de survie, sans aucune part de critique pour le comportement démesuré des "héroïnes". Le film reste néanmoins pas mal dans la réalisation globale, avec le côté road-movie pur traité à merveille. L'interprétation est géniale, grâce à un casting sensationnel, surtout du côté des seconds rôles.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2023
Réalisé en 1991 par Ridley Scott, sur un scénario de Callie Khouri qui lui valut un Oscar mérité du meilleur scénario original, Thelma et Louise mérite largement son statut d’œuvre culte. Ce film fondateur prend la forme d’un pamphlet dénonçant une société états-unienne rongée par la domination des hommes et de la masculinité toxique sous toutes ses formes. Porté par un somptueux duo Susan Sarandon/Geena Davis, ainsi que par Harvey Keitel et un Brad Pitt dont ce fut le premier rôle marquant, Thelma et Louise raconte l’émancipation de deux femmes à travers un road trip spoiler: qui se transforme malgré elles en cavale meurtrière
. Tourné dans des paysages de grands espaces nord-américains magnifiques, cette ode à la liberté est à la fois porteuse d’espoir et terriblement désespérée. Tour à tour drame, comédie, road movie, thriller, western, policier, ce film d’une actualité incroyable reste un hymne féministe d’une puissance incontestée, à la séquence finale bouleversante.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2017
Il existe des films en apparence simples mais ne possédant pas de réels points faibles. Thelma & Louise est de ceux-là. Possédant un scénario passionnant de bout en bout, Ridley Scott a eu l’intelligence de se rendre compte que, bien qu’étant un cinéaste généralement très visuel, il devait adopter un style assez sobre (ce qui ne l’empêche pas d’offrir des plans magnifiques) et de se baser essentiellement sur le jeu d’acteurs. Ces derniers (Harvey Keitel ou encore les peu connus alors Michael Madsen et Brad Pitt) sont parfaits à tous les niveaux mais c’est le duo Susan Sarandon-Geena Davis qui est réellement l’âme du film. Il est dur de ne pas se passionner pour l’aventure de ces deux femmes que des mésaventures causées par des hommes (le film n’est pas pour autant un film anti-hommes comme ont pu le prétendre ses adversaires américains à la sortie) pousseront vers un destin tragique. Chaque seconde est passionnante dans cette histoire qui pourrait arriver à n’importe qui, les décors sont magnifiques, la réalisation est sans faute et les choix musicaux (même si la musique est signée Hans Zimmer, une grande partie de la bande originale est constituée de chansons préexistantes) sont totalement adaptés. Bref, Thelma & Louise est un road-movie parfait qui fait partie des sommets du genre (tout en étant un des meilleurs films de Ridley Scott avec Alien et Blade runner) et qui eu un impact sociologique important à son époque puisqu’il montrait qu’un duo de femmes pouvait incarner des criminelles et surtout pouvait porter un succès à bout de bras. À voir et à revoir.
Clémentine K.
Clémentine K.

243 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2014
Un bon classique américain qui suit un road trip hors du commun avec une fin hors norme et surprenante.
Florian Malnoe
Florian Malnoe

142 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2016
Un road movie un peu longuet qui ternit un peu son suspense, mais qui se laisse suivre sans déplaisir grâce à sa mise en scène efficace jalonnée de situations jouissives (pas toujours réalistes par contre) et grâce à sa bonne distribution. Le scénario est bien prenant et les dialogues sont parsemés d'humour noir. La réalisation est aussi plus que réussie et rend très bien les sublimes paysages de l'Arkansas ; le tout sublimé par un Hans Zimmer, comme souvent, au top de sa forme. Bref, encore un must de la filmographie de ce chère Ridley Scott.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2024
"Thelma et Louise" réalisé par Ridley Scott et pensé par Callie Khourie ouvre à l'époque de sa sortie un nouveau chapitre du road movie en montrant deux femmes faisant exploser les conventions sociales après avoir improvisé une balade pour le moins agitée à travers les paysages grandioses de l'Arizona et de l'Arkansas. Ce type de voyages, qu'il se fasse à cheval ("Butch Cassidy et Billy the Kid" de George Roy Hill en 1969), à pied ("L'épouvantail" de Jerry Schatzberg en 1973) en train ("Bertha Boxcar" de Martin Scorsese en 1972) ou en voiture ("Les amants de la nuit" de Nicholas Ray en 1949) met généralement en scène des duos masculins ou des couples. Callie Khourie en réaction à cet état de fait établi maintenant les femmes dans leur condition subalterne a choisi d'en prendre le contre-pied. Pensant à réaliser elle-même le film alors qu'elle n'avait aucune expérience dans le domaine, le scénario est resté quelques temps en suspend jusqu'à ce que Mimi Polk Gitlin déjà productrice en 1987 d'un thriller réalisé par Ridley Scott ("Traquée") s'amourache de cette idée originale. Dès lors, le projet prend une autre ampleur et Ridley Scott d'abord pressenti comme producteur exécutif finit par s'en remettre aux conseils de ceux qui lui disent qu'après avoir fait de Sigourney Weaver l'héroïne d' "Alien", il était sans aucun doute le mieux à même de diriger ce film aux penchants féministes. Michelle Pfeiffer et Jodie Foster retirées du projet par manque de disponibilité, ce sont Susan Sarandon et Geena Davis qui endossent respectivement les rôles de Louise et de Thelma. Si on l'a dit, "Thelma et Louise" est un road movie, il emprunte aussi au film policier et à la comédie dramatique ce qui lui permet d'acquérir tout en avançant une solide structure narrative lui évitant de ne miser que sur son postulat initial déroutant. Plus de 25 ans après sa sortie si le film reste dans les mémoires, sa scène finale onirique n'y est certainement par pour rien. Tout comme l'alchimie entre les deux actrices additionnée à la mise en image somptueuse de Scott qui parvient à marier plans intimistes et vues grandioses des paysages que Thelma et Louise traversent cheveux au vent dans la sublime Ford Thunderbird 1966 décapotable vert métallisé de Louise et sur la musique d'Hanz Zimmer (Extrait de "No Looking Back" de Michael McDonald). Ode à la liberté qui a déclenché bien des polémiques à sa sortie au sujet de la misandrie véhiculée par le film qui montre les hommes comme des rustres décérébrés, "Thelma et Louise" distille la même fraicheur à chaque vision. La fin tout à la fois choquante et allégorique qui immortalise le film a toutefois été jugée par certains comme trop pessimiste car ne laissant aucune échappatoire à deux femmes qui n'ont fait que se défendre contre la violence des hommes et que seul le flic joué par Harvey Keitel semble vraiment comprendre. Vingt cinq ans au compteur et pas une ride, ce film iconoclaste dans la filmographie de Ridley Scott qui mine de rien inaugure le premier selfie (Thelma et Louise côte à côte radieuses, posant devant la Thunderbird avant leur départ), reste encore aujourd'hui comme un de ses plus hauts faits d'armes dans un registre où il n'a guère été prolifique.
Rictus1260
Rictus1260

43 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2017
Un des premiers R.Scott et aussi un des tout meilleurs, ce film raconte l'histoire de 2 amies qui veulent prendre un peu de bon temps ensemble pendant un week-end, loin de leur travail dévalorisant, loin de leur patron et surtout de leurs bonhommes égoïstes, despotes et violents. Une sorte d'évasion, voire d'émancipation pour ces 2 femmes qui va très rapidement tourner au drame malgré elles. Ce monde est magnifique mais il est souvent bien mal habité. Notamment les hommes dans ce film...c'est pas glorieux...Mis à part peut être le chef de la police Harvey Keitel qui cherche à ramener en vain les 2 fuyardes sur "le bon chemin", il n'y en a pas un pour racheter l'autre. Ce film est vraiment parfait, aucun temps mort, 2 actrices au sommet de leur art dont les répartis sont devenus culte, à la fois plein d'humour et de nostalgie, jubilatoire! Elles ont quand même un sacré culot et je dirais même un sacré courage ces 2 femmes, même si quelque chose en elles est un peu déjanté, conséquence sans doute d'une vie faite de mauvaises expériences qu'elles veulent dorénavant fuir et qui justifie ce voyage sans retour. C'est avec un pieds de nez spectaculaire à tout ce qui leur fait horreur qu'elles tirent leur révérence. C'est vrai, le dénouement final est un peu choquant, on aurait espéré autre chose pour ces 2 femmes qui sont finalement beaucoup plus victimes que coupables, mais voilà, l'image finale va rester graver dans nos mémoires. Ajoutez à cela une BO de grande classe et des images saisissantes de ce monde de l'ouest américain, notamment des déserts grandioses de l'Arizona qui donnent envie d'aller y faire des vacances (en évitant de s'arrêter dans les mauvais motels :) et vous avez l'air de rien un des meilleurs films de ces dernières décennies.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 avril 2021
Nous ne saurons pas, à terme, ce qui est arrivé au Texas. Un viol, peut-être, une agression que Louise aura repoussés avec un révolver mais qui la suivent encore et toujours, telle une partie d’elle-même et de son identité. La malédiction, dans Thelma and Louise, est plus qu’une thématique récurrente : elle en constitue l’essence. La Faute, dans l’application directe de l’épisode biblique, menace la femme à la manière d’une épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête, prête à tomber. Pour l’incarner à l’écran, Ridley Scott compose un récit en dents de scie dont le nihilisme réside justement dans le ternissement permanent des instants d’insouciance et de bonheur : une soirée dans un bar vire au cauchemar, l’autostoppeur s’avère être un voleur sans scrupules, le mari un lâche et une balance… Les hommes se caractérisent par leur défaillance et leur impuissance, qu’ils travestissent avec machisme et faux romantisme intéressé : l’échec de l’enquête menée par le policier, interprété par Harvey Keitel, atteste ainsi l’échec d’un sexe à comprendre l’autre et à l’aimer pour ce qu’il est et non pour ce qu’il devrait être. Nous nous situons bel et bien « à la croisée des chemins », là où les hommes rencontrent les femmes, les percutent et les détruisent. Aussi la seule liberté offerte à la femme réside-t-elle dans le statut d’outlaw, loin de la loi faite par et pour les hommes, jusqu’à ce grand saut final porté par une musique religieuse signée Hans Zimmer. Comme souvent chez le cinéaste, l’iconisation sert non pas à conforter une religion institutionnalisée mais à consacrer des êtres vivants raccordés à leur humanité profonde : le road trip évolue peu à peu en voyage spirituel pour deux femmes qui échangent leur caractérisation initiale – traduit à l’écran par la superposition des visages lors d’une scène en voiture. Pendant un bref instant, Louise s’arrête sur le bas-côté pour regarder le ciel et interroger, peut-être, le sens à donner au spectacle du crépuscule qui se joue sous ses yeux (et les nôtres). Signe d’une présence divine ? d’un destin qui enfin leur sourit ? La clausule témoignera donc d’un désenchantement ultime, mais également d’un ré-enchantement dû aux personnages eux-mêmes. Le baiser apparaît telle la transgression suprême des valeurs puritaines américaines, ce qui n’est pas sans influencer la suspicion de lesbianisme qui écartera un temps le lieutenant Jordan O’Neill dans G.I. Jane (1997). Nous devons ce magnifique portrait de femmes et de la femme en général à la scénariste Callie Khouri, qui a collaboré avec Scott durant toutes les étapes de pré-production et de réalisation du film : elle leur confère une authenticité et une force alors rares dans le cinéma, portées par la mise en scène virtuose de Ridley Scott qui, par son attention accordée aux décors naturels, par la progression depuis la civilisation vers le canyon, semble réécrire un récit de Création, mais inversé, en réaction à une Bible rédigée par des hommes. Là où la femme commençait par chuter pour pâtir de sa Faute toute sa vie durant, elle commence ici par souffrir pour enfin se libérer dans la Chute et renaître à elle-même et pour elle-même. « À la croisée des chemins », donc. Un immense long métrage.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2018
Quel bonheur de redécouvrir, cette fois au cinéma, ce classique d'un Ridley Scott encore au sommet de son talent. C'est simple : derrière les deux intouchables « Blade Runner » et « Alien », ce road movie devenu quasiment légendaire arrive juste derrière, et ce pour de nombreuses raisons. D'abord, il y a ce superbe scénario de Callie Khouri, très justement récompensé par un Oscar, foisonnant et extrêmement cohérent dans son développement et son évolution, faisant preuve de pas mal d'humour et d'ironie tout en sachant être fort et intense lorsqu'il le faut. S'appuyant sur le cadre magnifique d'une Amérique très « western », Scott fait ici parler sa maîtrise et son sens du rythme tant ces 120 minutes passent en définitive à tout allure. Jamais trop ni trop peu, l'œuvre peut ainsi être analysée sous de nombreux angles, que ce soit par sa dimension « féministe avant l'heure », à l'image de ce duo dans un registre habituellement plutôt réservé aux hommes, souvent présentés sous un regard peu flatteur ici (stupide, menteur, violent, voleur, borné : il y en a pour tous les goûts), impression toutefois atténuée par la présence de Michael Madsen et surtout Harvey Keitel, l'ensemble des seconds rôles faisant belle impression (dont un Brad Pitt presque débutant). Ce n'est toutefois presque rien au vu de ce tandem iconique au possible : la grande Susan Sarandon est remarquable, quant à Geena Davis, juste... Whaou. Comment peut-on être plus sexy, irrésistible que cette sublime créature n'ayant clairement pas eu la carrière qu'elle méritait, notamment après le double échec fort injuste de « L'Île aux pirates » et « Au revoir à jamais » ? Les deux rousses sont magnifiques, assurément parmi les personnages féminins les plus marquants de l'Histoire du cinéma. Il y a beaucoup à écrire sur ce film, d'autres l'ont fait bien plus longuement et mieux que moi. Je me contenterais donc de réécrire l'immense plaisir procuré par cette œuvre emblématique des 90's, boostée par un talent hors-norme devant, derrière la caméra et à l'écriture, ponctuée de scènes inoubliables (la dernière en étant assurément le point d'orgue) : une folle aventure faisant passer par toutes les émotions, éprise d'une liberté quasiment disparu aujourd'hui : le vrai film #MeToo date de 1991, il s'appelle « Thelma et Louise ».
Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2007
Road-trip très touchant et à la galerie de personnages mémorable. Dommage que le coup de vieux qu'a pris l'oeuvre de R.Scott (bande son médiocre, effets ridicules) porte tant préjudice au fond.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2025
Avec Thelma et Louise, Ridley Scott propose un récit palpitant, mêlant drame, comédie et réflexion sociale. Ce film, aussi divertissant qu’introspectif, dépasse les conventions du road-movie pour offrir une exploration nuancée de l’amitié, de la justice et des choix humains.

Tout commence par un week-end censé offrir une parenthèse dans la vie morose des deux héroïnes. Louise (Susan Sarandon), une serveuse pragmatique et déterminée, entraîne son amie Thelma (Geena Davis), une femme au foyer naïve et oppressée, dans une aventure qui prend rapidement une tournure inattendue. Un incident dramatique sur un parking transforme leur escapade en une fuite éperdue, mettant en lumière leurs forces, leurs failles et leur solidarité.

Le script de Callie Khouri s’illustre par sa profondeur et son habileté à mêler tension dramatique et moments de légèreté. Les rebondissements du récit sont autant d’occasions d’explorer des thématiques complexes, comme le pouvoir, la résilience ou encore le poids des choix individuels face aux normes sociales.

L’une des grandes forces de cette histoire réside dans sa capacité à surprendre tout en restant ancrée dans une réalité émotionnelle. Les dialogues, pleins d’esprit et d’humanité, renforcent l’attachement du spectateur aux personnages et à leur lutte pour exister dans un monde qui semble les oppresser de toutes parts.

Ridley Scott excelle à donner vie au vaste décor américain, transformant chaque route poussiéreuse et chaque canyon imposant en un élément narratif à part entière. Ces paysages ne se contentent pas de servir de toile de fond : ils deviennent les reflets des états d’âme des héroïnes, symbolisant à la fois leur isolement et leur quête de liberté.

L’attention méticuleuse portée aux détails visuels, qu’il s’agisse des jeux de lumière ou des choix de cadrage, confère au film une dimension presque poétique. La caméra capture à la perfection la symbiose entre les personnages et leur environnement, renforçant ainsi l’impact émotionnel de chaque scène.

Susan Sarandon et Geena Davis offrent ici deux des meilleures performances de leur carrière. Sarandon incarne Louise avec une intensité contenue, révélant une femme à la fois forte et hantée par son passé. Davis, quant à elle, donne vie à Thelma avec une authenticité désarmante, naviguant avec aisance entre l’innocence, l’émerveillement et une force intérieure émergente.

Le casting secondaire, bien que moins central, apporte une profondeur supplémentaire. Harvey Keitel brille dans le rôle du détective Hal Slocumb, un personnage empathique et nuancé, tandis que Brad Pitt, dans un rôle qui marqua ses débuts, laisse une impression durable grâce à son charisme naturel.

spoiler: L’évolution des personnages est l’une des grandes réussites du film. Thelma, initialement soumise et hésitante, se transforme en une femme audacieuse et déterminée, tandis que Louise, d’abord en contrôle, se dévoile vulnérable et humaine. Cette dynamique est magnifiquement orchestrée, culminant dans une fin aussi tragique qu’iconique. Le choix final des héroïnes, de poursuivre leur quête de liberté jusqu’au bout, est à la fois bouleversant et cathartique. Cette scène, qui marquera durablement le cinéma, illustre la force de leur amitié et leur refus de se soumettre à un système qui les a toujours trahies.


Au-delà de son intrigue, Thelma et Louise pose des questions fondamentales sur le pouvoir, la liberté et la complicité entre femmes. Le film ne cherche pas à imposer des réponses, mais invite le spectateur à s’interroger sur les choix possibles face à l’adversité.

C’est aussi une œuvre qui célèbre la force collective, montrant comment une relation sincère peut devenir un refuge face à un monde souvent hostile. Loin des clichés simplistes, cette histoire met en lumière la complexité des liens humains et la beauté du courage partagé.

Thelma et Louise est bien plus qu’un road-movie. C’est une œuvre émotive, visuellement somptueuse et profondément humaine, portée par des interprétations remarquables et une mise en scène inspirée. Ce film reste une expérience cinématographique incontournable, tant pour son histoire captivante que pour son message universel sur l’amitié et la quête de sens.
Zbrah
Zbrah

60 abonnés 365 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mars 2014
L'idée de base est intéressante, mais sombre peu à peu à cause des deux héroïnes. Assez stéréotypées, les deux jeunes femmes endossent leur rôle et le dépassent rarement. Je trouve Geena Davis particulièrement agaçante. L'histoire avance peu, je me suis ennuyée. Certes, les décors naturels sont très classes, mais cela ne suffit malheureusement pas à sauver ce road-trip féminin.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2020
C'est bien plus qu'un simple road-movie féministe que nous livre Ridley Scott avec "Thelma & Louise". Il nous narre l'histoire d'une ménagère timide et de sa meilleure amie, une serveuse blasée et elles vont s'offrir une escapade d'un week-end et se retrouvent poursuivies par la police. Ce sont tous simplement deux Américaines moyennes, confrontées aux emplois sans avenirs, aux vies inintéressante et morne, aux hommes vulgaire, machiste ou violeur... C'est vraiment une belle histoire d'amitié et de liberté. Ridley Scott nous montre les inégalités sociales à travers cette escapade, où l'on suivra les doutes, frayeurs et excitations de nos deux héroïnes. Certaines scènes sont tout simplement superbe, notamment lorsque Scott filme comme un western, avec les longues et vastes plaines, où les voitures sont des chevaux, et nos deux héroïnes traquées. Le scénario et les dialogues sont vraiment bien écrits, et le film est captivant de bout en bout. Les deux protagonistes sont vraiment attachants. En plus d'être superbe, la bande originale colle vraiment bien avec le récit. Le duo est formidable, Susan Sarandon et surtout Geena Davis sont superbe, tout comme les seconds rôles tels que Madsen, Pitt ou Keitel. Entre rêve et cruelle réalité, c'est un très bon, beau et grand film que nous livre Ridley Scott.
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 août 2016
Thelma et Louise est clairement un film dans lequel je me suis lancé sans aucun a priori, ni bon ni mauvais, en dépit de sa réputation plutôt bonne, il faut le dire ! Et le résultat est franchement très bon.
Ok c’est parfois un poil limite, notamment sur le caractère du personnage d’Harvey Keitel qu’on n’arrive pas trop à cerner (c’est limite si on ne nous laisse pas croire qu’il a une histoire avec l’une des deux femmes tant il semble les défendre !), et c’est parfois un soupçon caricatural, mais il n’en reste pas moins que le métrage est excellent !
D’abord par ses acteurs, tous très bons. Evidemment le duo principal, avec Susan Sarandon et Geena Davis qui sont très complémentaires, avec des caractères bien développés, et les interprètes sont très talentueuses dans leurs rôles respectifs pour lesquels elles ont été judicieusement choisis à mon sens. Face à elles, Harvey Keitel s’éloigne de ses rôles de méchants et il est toujours un second rôle de prestige, Michael Madsen trouve un rôle un peu discret mais pas déplaisant. La petite révélation du film semble avoir été Brad Pitt, qui, même s’il amuse par sa petite apparition, n’a cependant pas une place notable dans le métrage.
Le bon casting est donc un sérieux atout, mais il est aussi au service d’une histoire très bien écrite. C’est dynamique, plein d’humour, grave aussi, et ce road-movie aux allures de westerns (c’est très référencé) est curieusement aussi épique que lyrique et tragique ! Un mélange des genres et des registres qui surprend agréablement par sa maitrise, jusqu’au final très réussi. Thelma et Louise séduit vraiment par sa profondeur, son mélange des sentiments, le tout sans se départir des qualités d’un très bon divertissement, avec, aux commandes, un réalisateur qui sait aussi créer du spectacle.
La qualité du scénario est doublée en effet d’un superbe travail de réalisation. Ridley Scott offre une mise en scène ample, sublimant ses paysages tout en sublimant, aussi, ses acteurs. Le final est magnifique d’orchestration, et on sent ici la patte d’un grand cinéaste. Les paysages sont remarquables, la photographie variée est excellente, et que dire de la bande son, un alignement de tubes, avec surtout, au sommet, la bande d’Hans Zimmer, une pépite mélancolique et acide qui colle superbement à la tonalité de ce film doux-amer.
Thelma et Louise est une des meilleures réalisations de Ridley Scott. C’est un très bon moment à passer, un film fort et humain, à la fois sublime sur la forme, très bon sur le fond, et presque parfait côté acteur. Je reste un peu sceptique sur quelques passages un peu caricaturaux, sur le personnage de Keitel au caractère bizarre, et sur un Brad Pitt que j’ai trouvé un peu tiède quand même. 4.5
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