Ce vieux film terne et manquant cruellement de suspense est pourtant un Hitchcock. Heureusement il va se rattraper en faisant un remake beaucoup plus réussi de son propre film.
Cette première version de l'Homme qui en savait trop d'Alfred Hitchcock ne vaut certes pas celle de 1956, mais force est de constaté que le célèbre réalisateur possédait déjà à l'époque un certain talent au niveau de la mise en scène, car certaines séquences de ce film sont tout de même bien marquantes ( notamment celle très réussi du meurtre du personnage Louis Bernard qui est interprété par un certain Pierre Fresnay ). L'interprétation des comédiens est bonne, voir excellente notamment en ce qui concerne celle de Peter Lorre qui est vraiment étonnant dans le rôle du méchant Abbott. Un film d'espionnage donc à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas.
L’homme qui en savait trop est un très bon film d’Alfred Hitchcock. Mise en scène du célèbre réalisateur irréprochable, scénario travaillé, acteurs comme James Stewart, Doris Day ou encore Reggie Nalder excellents dans leurs rôles même si les doublages sont à revoir et pour finir le film est intéressant. Bref, c’est à voir…
Joli succès à l'époque, la cuvée 1934 de "The Man Who Knew Too Much" a pourtant été largement éclipsée par son remake de 1956, également réalisé par Hitchcock. Constituant au passage l'un des cas emblématiques d'auto-remake. Il faut bien dire que les meilleurs moment du film semblent avoir été perfectionnés dans la version 1956, tandis que les moins intéressants en ont été expurgés. Alfred Hitchcock dira lui-même que "la première version a été tourné par un amateur de talent, la seconde par un professionnel"... Pour autant, cette première monture constitue un bon petit film d'espionnage. Une intrigue simple, mais menée tambour battant sur 1h15. Un peu d'humour. Des méchants sinistres, dont Peter Lorre, qui jouait en phonétique (!), ne maîtrisant pas encore la langue de Shakespeare. Et cette fameuse séquence de suspense au Royal Albert Hall. Dont Hitchcock gardera la musique et le concept pour son remake. Il ne s'embarrassera pas de la longue séquence fusillade qui est honnêtement assez molle (le réalisateur n'était visiblement pas adapté pour filmer ce type d'action...). Et il faut quand même dire que le film souffre de quelques effets de montage qui ont vieilli, entre quelques plans pourtant imaginatifs pour l'époque.
Chef d'œuvre du film d'espionnage mené de main de maître jusqu'au bout du suspens. Avec un couple de stars américaines _Ben Stewart et Doris Day_, admirable chanteuse de "Chi sera, sera" en anglais. Ça commence comme un voyage touristique dans le Maroc français juste avant son indépendance. Mais tout d'un coup tout s'emballe dans une histoire d'espionnage qui nous tient en haleine jusqu'à la fin. Comme pour nous prévenir que ça pourrait nous arriver aussi à tout moment.
Tout Hitch est déjà dans cette première version : le suspens dont l'intensité monte petit à petit, le goût pour les coups de force insolites (l'assassinat en plein bal, le courage de la mère championne de ball-trap prenant ses responsabilités dans une des séquences finales) et la mise à l'épreuve d'un couple que rien ne prédestinait face au danger le plus terrible. En prime, le génial Peter Lorre, malsain à souhait.
En Suisse, un espion français moribond (l'inattendu Pierre Fresnay) a le temps de confier un secret à un couple de touristes anglais. Mais les époux Lawrence sont tenus de se taire par des comploteurs qui ont kidnappé leur fille. Hitchcock a bien fait de réaliser en 1956 un remake américain de cette version anglaise: il est bien meilleur! Quoiqu'en disent les thuriféraires du cinéaste, l'intrigue d'espionnage qu'Hitchcock filme en 1934 est plutôt passable sur la forme et peu intéressante dans son contenu. Singulier, peut-être, à l'époque, le film a quand même mal vieilli et Hitchcock ne peut guère posé ici en maître du suspens. Sa direction d'acteurs et sa mise en scène des séquences d'action, même de simples bagarres, sont approximatives, pour ne pas dire médiocres, et quoique le cinéaste n'a jamais revendiqué d'être réaliste, la crédibilité du récit s'en trouve toutefois grandement altérée. Il n'a d'autre part sous la main que des comédiens de second plan particulièrement ternes -disons-le: mauvais, même si le metteur en scène a aussi sa responsabilité. Seul Peter Lorre, avec sa balafre au front et son fameux rictus, parvient à se faire une tête de méchant comploteur en chef. Pour ces raisons, considérons que c'est un film de jeunesse où Hitchcock balbutie son style.
M est l’homme qui en savait trop, c’est pour ça qu’il passa la frontière suisse, une nation toujours neutre depuis 1935, profitant du moment d’inattention de l’agressif régime allemand floué pour filer en douce et demander droit d’asile à l’anglo-américain. Blague à part, c’est le seul intérêt de cet acteur qui m’a incité à voir ce vieux Alfred Hitchcock dans sa période britannique, le légendaire flegme de gentleman cinéaste délivre une réalisation en noir et blanc, du bon classique quoi. Les vacances rêvés d’un couple pépère et leur fille, font du ski de carte postale au milieu de l’Europe, puis vient la perturbation météo transformée en cauchemar, le kidnapping de cette dernière suite à l’assassinat de l’ami français, un deuxième cadavre de diplomate suivra. J’ai remarqué les situations ridicules dans les scènes, là n’est pas le problème, la censure de l’ancien anglais est un drôle de mécanisme. Des policiers non armés mais se fait livrer par un camion pendant l’assaut contre les ravisseurs, ce détail fut tellement insignifiant pendant la bataille sans merci contre les bandits. Après 1h dépassée d’honoraires en pleine séance rendez-vous chez le dentiste anesthésié, rattrapé par la prestance hilare de Peter Lorre. Il y a foule pour une nouvelle chasse à l’homme, les kidnappeurs sont encerclés et n’échappent au sort réservé à leur sinistre plan machiavélique, une femme qui prend le devant pour conclure afin de sauver sa progéniture face à l’inaction policière trop pensive. L’image dopé d’excentricité jeu passionnel et acteur fétiche du mystique hypnotiseur visionnaire réalisateur germain, Fritz Lang.
La première version d'Hitchcock, celle de 1934. Bon ça a pris un sacré coup de vieux et le rythme est très lent (embetant pour un film de suspense...). Mais Peter Lore est magnifique de sournoiserie et de sadisme. Un grand rôle pour l'acteur culte de M le maudit
Cette première version s'en sort vraiment bien, je trouve qu'il y a moins de longueurs et le jeu de Peter Lorre en méchant est génial. La fameuse scène de l'Albert Hall est très bien construite avec beaucoup de tension et celle chez le dentiste allie humour et suspense. Quant à l'assaut final, cela se finit de façon assez rapide mais c'est tout de même intéressant. Hitchcock peaufinera avec un remake dont l'approche sera différente à commencer par une plus longue séquence du couple en vacances.
Avant de réaliser lui-même le remake américain de son propre film, Alfred Hitchcock a accompli en 1934 « L’homme qui en savait trop ». Déjà doté des caractéristiques habituelles du cinéaste (suspense et humour), ce long-métrage souffre pourtant de nombreuses insuffisances. L’histoire de ce couple confronté à l’enlèvement de leur fille par un dangereux terroriste (Peter Lorre) manque de consistance. Si la scène de la tentative de meurtre à l’opéra mérite une attention, les autres séquences présentent une certaine naïveté et nuisent au rythme du scénario. La psychologie des personnages reste par ailleurs peu développée. Bref, une œuvre mineure du réalisateur britannique.