Chez Gérard Jugnot le bon sentiment règne toujours en maître, et cette chronique, plus tendre que drôle, sur la pauvreté ne fait pas exception. Même si elle est assez réussie, elle aurait gagné à être traitée de manière plus satirique.
Ce film m'a toujours touché, alors oui c est une autres époque et les dialogues peuvent paraître hyper froid voir très osé. Mais c est toute une époque et on ne changera pas le passé.
Y a juste un petit défaut, tout va trop vite mais peut-être que c est voulut et bon les formats etaient certainement pas les mêmes qu actuellement.
Y a tout de même un bon fond dans l esprit de Jugnot, ses films m'ont toujours beaucoup marqués par cette émotion, cette compassion voir cette sensibilité.
C'est un film simple mais tellement réel, ce moment difficile dans la vie qui peut arriver à n importe qui.
tres bon film typique des année Mitterrand ! le scenario tient bien la route et les acteurs jouent justes ! jugnot est sincère et son histoire pourrait bien arrivé à n'importe qui ! ce film amène à réfléchir !
Une époque formidable est une comédie correcte de Gérard Jugnot. La mise en scène est correcte, l’humour fonctionne bien, les acteurs comme Gérard Jugnot, Richard Bohringer ou encore Victoria Abril sont convaincants etc… Bref c’est une bonne comédie à la française même si elle n’a rien d’exceptionnelle, 12 / 20.
L'intention était louable, mais les clichés sont tellement présents que le propos en est quelque peu atténué. Le jeu d'acteur est très limite souvent, et l'empathie pour les personnages très rare. Jugnot passe à coté du sujet pour avoir trop bien voulu faire.
Je n’ai vraiment rien contre Jugnot réalisateur. C’est souvent sincère et touchant, et je n’ai jamais ressenti chez lui la prétention des grands donneurs de leçon. Malgré tout, ces films sont toujours trop didactiques pour moi et je finis toujours pas m’ennuyer face à un spectacle qui en fin de compte me semble toujours manquer de nerf et de chair. Reste Bohringer qui assure le boulot et permet à la pilule de passer un peu mieux.
Un beau film, touchant, social, avec des acteurs incroyables ! On lui regrettera juste son ton un peu trop léger et légèrement trop drôle pour une cause si dramatique ...
Comédie dramatique, coécrite et réalisée par Gérard Jugnot, Une Époque Formidable... est un film plutôt pas mal. L'histoire nous fait suivre Michel Berthier, un cadre moyen dans une société spécialisée dans la vente de matelas, qui vient de se faire licencier. Voulant à tout prix un enfant de sa femme Juliette, qui en a déjà deux d'un premier mariage, il ment sur sa situation professionnelle. Seulement, il va se faire virer du foyer familial lorsque sa moitié apprend la nouvelle. Commence alors une nouvelle vie dans la rue où il fait la rencontre de Crayon, Mimosa et Toubib, trois sans domiciles fixes qui deviennent ses compagnons d'infortunes. Ce scénario est globalement plaisant à visionner pendant sa durée d'une heure et demie. En effet, ce petit groupe de rejetés va vivre de nombreuses mésaventures faites d'errance, de petites magouilles et de débrouilles en tout genre pour tenter de subsister dans ces conditions de vie misérables. Le sujet traite de la chute sociale et met en avant cette extrême précarité avec bienveillance malgré quelques clichés. Le ton est lui plutôt bien équilibré entre l'aspect comique et celui dramatique. Les scènes alternent donc entre moments amusants et séquences plus tristes. L'ensemble est bien porté par une distribution comportant de beaux noms avec en tête d'affiche principale Gérard Jugnot lui-même. Il est entouré par Richard Borhinger, Ticky Holgado et Chick Ortega qui campent les sans-logis et Victoria Abril qui joue sa femme. À noter également quelques apparitions sympathiques de visages bien connus comme ceux de Charlotte de Turckheim, Zabou, Michèle Laroque, Chantal Ladesou ou encore Patrick Timsit. Tous ces rôles sont très différents mais tous appréciables, notamment les trois comparses du nouveau pauvre qui ont chacun une personnalité bien distincte et complémentaire. Résultat, leurs échanges procurent quelques émotions entre drôlerie et peine. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation de l'homme au multiples casquettes s'avère bonne. Sa mise en scène est assez classique et évolue dans des décors urbains servant de terrain de jeu à cette bande de joyeux lurons. Ce visuel assez quelconque est accompagné par une b.o. aux compositions agréables, bien qu'ayant peu d'impact sur les images et l'action. On retiendra tout de même la chanson signée Francis Cabrel. Cette descente dans la précarité s'achève sur une fin correcte, venant mettre un terme à Une Époque Formidable... qui, en conclusion, est un long-métrage méritant le coup d'œil, sans pour autant être indispensable.
Comment glisser petit à petit vers la misère ? Comment passer de son statut de cadre à SDF ? La démonstration de Gérard Jugnot aurait pu être édifiante, seulement son personnage ne fait que précipiter les choses. J’avais vu le film à sa sortie et n’avais pas apprécié la façon dont Jugnot avait conduit son personnage dans la rue. Que Michel Berthier ne veuille pas annoncer son licenciement à sa femme, qu’il fasse semblant de travailler, faire croire qu’il a une promotion, je veux bien. Qu’il dépense somptueusement comme si de rien n’était n’est pas responsable et par voie de conséquences précipite sa chute. A cela s’ajoutent des propos désobligeants envers sa femme. Il fait tout pour être éjecté ; il donne le bâton pour se faire battre. Michel Berthier est un personnage irresponsable !
Cela dit, content d’avoir revu « Une époque formidable » ; c’est bien écrit, tout fonctionne bien avec ses compagnons Crayon, Le Toubib et Mimosa ; ce sont de bons portraits. J’ai toujours bien aimé la gouaille de Ticky Holgado et salue la prestation de Richard Bohringer qui joue un personnage à l’oeil perspicace avec une discrète et non moins piquante bienveillance. spoiler: Sans lui, Michel Berthier n’aurait ni retrouvé courage, ni confiance ni sa femme.
A bien y réfléchir, il y a mille et une raisons qui mènent des gens à la rue comme l’alcoolisme, la drogue etc… La démonstration de Gérard Jugnot, que je boudais à tort il y a trente ans, est tout à fait recevable. J’admets très volontiers qu’une longue et lente descente vers l’enfer de la rue peut être consécutive à une simple honte d’un échec professionnel ; dévalorisée (à tort ?) la victime s’enfonce dans le déni, dans le mensonge qui finit par l’éjecter du home sweet home… Mea culpa Gérard Jugnot.
Le film "Une époque formidale" est une belle satire sur le chômage, la vie "joyeuse" et la solidarité des clochards ... Gérard Jugnot, réalisateur et comédien de ce film a voulu nous faire comprendre que le chômage suite à un licenciement économique est un sujet tabou en France! Il est difficile d'annoncer le chomage à l 'entourage et on préfère mentir pour se protéger mais aussi protéger les autres. Du coup, bonjour l'escalade des mésaventures : dépenses inutiles, gros achats ! Gérard Jugnot salue le courage et la générosité des clochards ...Chaleureux et humain, ce film ! Le scénario est simple mais le message est fort ! Richard Bohinger est excellent dans le rôle d'un clochard, il est charismatique ... Beau film !
Deux parties composent Une Époque formidable…, l’une consacrée à la déchéance brutale d’un cadre qui joue le jeu de la misère, vole du boudin noir et de la purée avant d’être repoussé à coups de bombe à poivre – occasionnant un dolorisme dégoûtant –, se lie d’amitié avec d’autres marginaux de sorte à composer une petite famille de substitution, partie initiale peu convaincante ; l’autre, axée sur l’énumération de stratégies mises en place pour déjouer les règles imposées par la société française, conjure le misérabilisme par une justesse de propos et une intelligence d’écriture. La comédie sert alors de vecteur pour traiter un sujet grave qui n’est pas tant la chute d’un individu mais le raccord d’un menteur et d’un hypocrite au milieu auquel il doit appartenir. Les manigances, les petits arrangements et les embrouilles, sources de quiproquos, ne bernaient autrefois personne et semaient la zizanie ; ils deviennent un mode de vie à part entière dans lequel se reflète notre condition humaine. En somme, l’intérêt du long métrage réside certainement ailleurs que dans le discours social qu’on a bien voulu lui faire tenir : soit l’éloge de la condition de SDF comme rempart à la société de consommation et à l’embourgeoisement qui font prendre huit kilos à celui qui, désormais enfoncé dans un fauteuil en cuir, n’était rien au début mais pense enfin avoir réussi. C’est ce « rien » que capte bien Gérard Jugnot, comprenant que le rien est quelque chose voire qu’il est l’essentiel. « C’est beau le vide, et c’est tellement simple », déclare-t-il en clausule. Voilà une originalité de regard et de ton qui fait plaisir à voir.
Les points de suspension ont leur importance. Ils indiquent l'ironie, le désabusement de Gérard Jugnot sur la société minée par le chômage, la misère, l'égoïsme. Quiconque ayant cherché du boulot aura affronté des recruteurs avec leurs questions stupides ignorant qu'ils ont l'avenir des candidats devant eux dans leurs mains. Non, l'essentiel étant qu'ils fassent leur petit numéro. Cette solidarité, cette fraternité, cet art du système D, cet ex-cadre ira les trouver dans la rue avec les autres clochards. Je ne suis pas persuadé que ce soit franchement la voie à choisir. Car il passe sous silence toute la violence que l'on peut y trouver : la perte de la dignité, la honte, l'alcool, les maladies, la saleté. Que sais-je encore ? Et la fin n'est pas forcément heureuse à chaque fois avec bobonne qui t'attend sagement à la maison comme si rien ne s'était passé. Par contre, ça peut être une expérience pour se rendre compte que le vrai bonheur est auprès des siens, que le mensonge est ridicule et ne mène à rien. Jugnot réalisateur, c'est ça. Outre qu'il n'a pas l'air de s'assumer plus qu'au temps de Pinot simple flic, c'est un comique humain, maladroit, qui interroge les défauts de la société de l'époque bien avant la récession de 1993 et la crise de 2008. Avec un message. Son diagnostic sombre oubliait de dire qu'on avait pas encore tout vu.
Un film intéressant car il réunit un groupe de comédiens qui jouent justes et à l'unisson ces marginaux de la rue qui commençaient à se multiplier. Un sujet malheureusement très actuel après toutes les crises (1993,2008,2020...) que Gérard Jugnot a bien maîtrisé comme réalisateur.