Revenant, juste après son incursion dans le domaine du fantastique avec le splendide Suspiria et moins convaincant Inferno, au pur style des gialli dont il a lui-même imposé les codes, Dario Argento signe avec Tenèbres un nouveau thriller cauchemardesque à la mise en scène profondément baroque et clinquante. Il vaut donc mieux apprécier les codes propres à ses précédents films pour profiter pleinement de cette enquête sordide et surtout de la série de meurtres sanglants qui entourent la venue d’un auteur de romans policiers à Rome. L’intérêt de cette intrigue vient justement du parallèle à faire entre le contenu assez occulte de son nouveau livre et la nature terrifiante de ces crimes, le tout allant se conclure dans un twist assez ingénieux mais mal amené. La scène du double meurtre des deux lesbiennes filmé en un plan-séquence en steadicam est la meilleure preuve de la maitrise du maestro pour accroitre le caractère horrifique de sa mise en scène, d’autant que la photographie maculée de blanc et la bande originale signée par Goblin rendent ce film, au scénario pourtant bancal, véritablement angoissant.
Etrangement ce giallo d'Argento qui m'avait fortement déplu lors de ma 1ère vision ma cette fois-ci fait l'effet contraire car sans le considérer comme l'un de ses meilleurs film je dois avouer que j'ai pris mon pied avec cette nouvelle vision ; bon je trouve que le scénario est toujours approximatif et que l'ensemble manque de mystère mais il y a un certain suspense et du rythme. La BO est superbe et apporte pas mal à l'atmosphère de Ténèbres quant à la scène finale elle est magnifiquement gore si je puis dire.
L'incompréhension demeure ! Pour ma part, Dario Argento ne dispose d'aucune qualité remarquable en tant que metteur en scène, tant bien que la qualification d'imposteur ou de cinéaste au succès non-mérité décrirait bien mon opinion à son égard. "Ténèbres", sous ses allures de série B, est techniquement laid et scénaristiquement pauvre. D'un ennui mortel, aussi bien sur le fond que sur la forme.
Sans vraiment de cohérence, "Ténèbres" est un long-métrage d'épouvante italien d'un grand réalisateur. Et pourtant, il se montre très ennuyeux tant l'incapacité à entraîner le spectateur est ressenti. En effet, le scénario est un peu tiré par les cheveux et malgré quelques scènes plutôt réussies, le jeu des acteurs ne parvient pas à remonter la barre. Ainsi, on voit le film comme un simple série B sans grand intérêt, un simple divertissement et encore...
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1,5
Publiée le 22 février 2021
Peu importe l'intrigue de Ténèbres pour le moment et abordons simplement la technique. Le seul plan qui ressemble de loin à quelque chose qu'aurait pu faire Hitchcock est un long mouvement de caméra d'un côté d'un toit à l'autre s'attardant sur des éléments architecturaux non identifiables comme des supports semblant se retourner au fur et à mesure qu'il avance. Argento fait ressembler Brian DePalma à Michel-Ange. La photographie est criarde et désagréable. Il y a du gore à foison, l'artère brachiale d'un bras amputé pulvérisant une sorte de motif expressionniste abstrait sur un mur par ailleurs vierge. L'intrigue un doberman maniaque poursuit une très gentille fille dans une rue vide de Rome et elle échappe au chien en courant à l'intérieur d'une maison choisie au hasard sauf que également par hasard celle-ci est actuellement occupée par le meurtrier. Le premier meurtre a apparemment lieu alors que le vrai meurtrier n'est pas encore à Rome. La seule scène que j'ai trouvée intéressante est celle où John Saxon est assis sur un banc de ciment et regarde les événements qui se déroulent sur les trottoirs autour de lui. La scène ne dure pas longtemps malheureusement le film lui dure...
Dario Argento, le Ed Wood italien... L'intrigue était pourtant bien, mais c'est très mal joué, très mal filmé. Et que dire des effets spéciaux... "Chaotiques" résumerait bien la situation... Comme par exemple le bras de mannequin plus blanc que blanc avec un peu d'encre rouge pour simuler un avant-bras fraichement coupé quelques secondes auparavant. Sans oublier les personnes tuées qui tombent en faisant attention de ne pas se faire mal, les gorges tranchées avec la lame à 1cm de la peau, un désastre... De ce fait, l'excellent synopsis est complètement gâché et le film en devient risible. Dommage...
Après avoir approché le fantastique effrayant,Dario Argento revenait avec "Ténèbres"(1982)au giallo pur et dur.Un tueur à la lame de rasoir et aux mains gantés.Une enquête policière qui piétine à Rome.Une accumulation de victimes,féminines de préférence.Et des meurtres sanglants et inventifs.Pas de doute,Argento était dans une bonne phase.La musique composée par 3 ex-membres des Goblin donne le ton d'un suspense ostentatoire,mais fun.Comme d'habitude,le bat blesse du côté du jeu des acteurs(tous,sans exception)et des réactions spéciales de leurs personnages.Mauvais point aussi pour le montage,catastrophique,car il embrouille tout.En revanche,au niveau de la mise en scène,c'est plutôt appréciable,notamment un travelling très élaboré dans une maison à 3 étages,précédant un double meurtre de lesbiennes.Le scénario est malin,en jouant sur la mise en abîme entre la promotion d'un livre par un écrivain renommé,et le meurtrier qui s'inspire de ces fameux bouquins."Ténèbres" ne file pas vraiment les chocottes,quoi que le chien enragé qui saute à 3 mètres de haut,ça calme!En tout cas,un giallo plutôt malin,avec tout ce que cela comporte de défauts.
Pour son huitième film, Dario Argento continue sur sa lancée du giallo et réalise peu de temps après Inferno un nouveau long-métrage horrifique simple mais efficace. Soignant une fois de plus son esthétique, le réalisateur italien nous livre ici une œuvre aussi violente que soignée. Et alors que Suspiria baignait dans le rouge constant, Ténèbres est quant à lui plongé ironiquement dans le blanc total, des décors aux costumes en passant par la lumière et la symbolique du film... La trame reste foncièrement classique dans la forme (un giallo reste un giallo) mais assez originale dans le fond, cette histoire de persécuteur fanatique réservant bon nombre de suspense et de suspects potentiels. Certes, le film vieillit encore et toujours et les meurtres paraissent aujourd'hui peu crédibles (la faute à des interprètes quasi-amateurs et une direction d'acteurs des plus anémiques) mais le long-métrage conserve pour autant sa fraicheur d'antan et une série de plans absolument incroyables, à l'instar de ce magnifique et improbable traveling lors du meurtre des deux lesbiennes. Vient hélas entraver la réussite totale de ce nouveau giallo une fin quelque peu complexe et survenue. Difficile de faire donc mieux que Suspiria. Toutefois, Ténèbres reste l'une des œuvres les plus intrigantes de Dario Argento et vaut ainsi tout de même le coup d’œil.
Un giallo qui met beaucoup de temps à démarrer heureusement dans sa 2eme partie le rythme s'accélère un peu malgré tout je n'ai pas accroché! La musique des goblin ne colle pas toujours bien aux scènes ce qui plombe un peu l'ambiance et les acteurs ne sont pas toujours convaincants. Meme le sang a des allures de peinture orange pourtant on est en 1982. Vraiment pas fan d'Argento!
Alors la je suis sévère pour la note , non pas que Tenebre ne soit pas un bon film , loin de la , mais il y a plusieurs élément qui ne me conviennent pas :
Le blanc immaculé (trop de blanc tue le blanc) , il manque la petite touche irréel et fantastique de Profondo Rosso ce qui est à mon gout le plus gros défaut , je trouve qu'Argento excelle lorsqu'il allie le Giallo au genre Fantastique ( en témoigne des films comme Profondo Rosso ou Opéra ) .
Tenebre a tout de même de nombreux atout : La musique des Goblins qui est super , des beau meurtres (surtout celui ou le tueur coupe le bras d'une de ses victimes et que celle ci asperge le mur de son sang comme si elle peignait une toile ) le retournement finale qui est a coupé le souffle (on reste ébahit par l'identité du tueur).
Tenebre n'est donc pas mauvais en soit mais un peu décevant lorsque l'on a vu Profondo Rosso ,Opéra ou encore L'Oiseau Au Plumage de Cristal (en essayant de rester dans le cadre du Giallo).
Un excellent film de dario argento qui laisse quelque peu tomber le domaine du fantastique pour se replonger dans le thriller horrifique (inauguré avec l'excellent "oiseau au plumage de cristal").L'intrigue se déroule a rome et met en scène un écrivain qui se retrouve mêlé a une histoire de meurtres. J'ai été agréablement surpris par l'esthétisme du film.Alors que dans suspiria et inferno, dario argento utilisait des couleurs criardes pour ses decors et eclairages, il utilise ici principalement le blanc. Cela renforce l'aspect froid et inquiétant de l'atmosphere generale. Il utilise également des mouvements de caméras assez originaux pour l'époque(cf la scène ou le tueur espionne deux femmes dans un immeuble avant de les tuer). Les scènes de meurtre sont elles aussi très soignées et assez impressionnantes(notamment la scnes finale où une des femmes se fait assassiner a coups de hache près d'un mur blanc qui devient tres vite rouge carmin). L'intrigue est haletante et le final aussi époustouflant qu'innatendu. Bref si vous n'êtes pas sensible et que vous voulez voir un bon thriller, je vous conseille vivement de "tenebres".