J'ai vraiment beaucoup aimé ce Ténèbres, sans doute plus encore que Suspiria, même ici le film semble moins extrême visuellement (et pourtant toujours aussi bien mis en scène, avec une atmosphère extrêmement travaillée). C'est le troisième film d'Argento que je vois et ça doit être seulement le second Giallo (je ne connais donc pas le genre) et c'était un vrai régal, malgré quelques trucs qui me semblent un peu étranges et que je vais évacuer tout de suite, comme par exemple un montage qui à un moment est assez confus, l'inspecteur de Police parle avec l'agent du héros et pouf en un raccord en fait le policier parle au héros et l'agent n'est plus là, l'interview que celui-ci donnait est terminée, ellipse assez étrange. Je ne sais pas si c'est fais exprès, mais j'ai trouvé ça assez perturbant.
Aussi, il y a le fait que le film semble accumuler les choses bizarres qui n'ont pas forcément plus de sens à la fin du film. Mais en contre-partie on a un film absolument prenant, où tout est étrange, tout le monde est suspect, tout le monde est à un moment donné celui qui pourrait être le coupable et forcément on nous balade de révélation en révélation, Argento joue avec le spectateur, lui fait penser ce qu'il veut qu'on pense, le surprend lorsqu'il veut le surprendre, joue la carte du suspens... et c'est un tour de montagnes russes sur lequel est planifié, tout est préparé pour que le spectateur ne soit qu'un jouet aux mains d'un réalisateur sadique, mais quel tour de montagnes russes !
Le tour est exécuté d'une main de maître, puisque le spectateur ne peut que tomber dans les pièges tendus par le scénario, il ne peut qu'être fasciné par cette violence et si jamais ça n'avait pas aussi bien fonctionné, j'aurai sans doute râlé, mais là l'exécution est si parfaite, que malgré donc les petits trucs inexpliquées qui sont sans doute juste là pour rajouter du suspens et du "bruit" afin de perturber le spectateur sans que ça soit forcément pertinent dans l'affaire, le film fonctionne tellement bien et je ne peux qu'adorer.
Surtout que le film propose de vrais moments de flippe, de tension, dans une atmosphère lourde et pensante, servie par une musique oppressante...
Bon film d'horreur du maitre en la matiere.Un "policier-thriller" en mode sanglant.Qui assassine? Jusqu'au denouement,on est tenue en haleine par ce scenario tres intelligent.
Que serait le cinéma de Dario Argento sans Claudio Simonetti et sans Luciano Tovoli ? A mon sens : un fourre-tout stylistique composé d'effets gratuits, des trames partant d'idées improbables bien qu'a fortiori alléchantes, des acteurs nullissimes drapés dans une hystérie plus proche du vernis à ongles que d'autre chose et des dénouements ridicules plombant le semblant de potentiel original... Que dire de ce Ténèbres, qui démarrait pourtant plutôt bien, toujours aussi magnifiquement amorcé par la musique des Goblin, suivi d'une scène de meurtre particulièrement fun ?... On est vite troublé par l'absence de maîtrise du chef de file du giallo - n'allez pas me dire que le fameux plan-séquence décomposant l'espace d'une maison est un sommet de mise en scène, uniquement rehaussé par la musique ( encore ! ) - passant d'un personnage à l'autre sans la moindre homogénéité. Certes Ténèbres se veut baroque et second degré, encore faudrait t-il qu'il soit passionnant scénaristiquement. Bref : le cinéma d'Argento c'est une débauche visuelle qui peut parfois accoucher de très belles choses ( Suspiria, Phenomena...), mais le plus souvent poussive et ratée. Une déception.
Dario Argento abandonne ici le cinéma fantastique et stylisé de ces deux précédents films (les excellents "suspira" et "inferno") pour un Giallo plus traditionnel avec les inévitables gants de cuirs, lames de rasoir et bien sur le mystérieux assassin dont la voix semble suggérer un cancer de la gorge en phase terminale. Comment souvent, l'ensemble du film reste assez classique. Mais cette académisme est réhaussé par quelques fulgurances dans la mise en scène qui font d'Argento un réalisateur à part. Le scénario est également assez basique, mais reste captivant du début à la fin. Une fin que j'ai d'ailleurs trouvé un peu décevante, car complètement improbable. C'est à mes yeux le seul point noir de cet excellant Giallo.
Film d'enquête policière avec ambiance seventies. C'est ce qui fait 'ailleurs encore aujourd'hui le charme du film, mais le scénario, la réalisation parfois ridicule et certains dialogues sont au ras des pâquerettes. Le tueur n'est si difficile à deviner, mais la fin reste néanmoins surprenante sur un point. Je me suis quand même bien ennuyé, le film n'est pas si gore que ça, ni réellement flippant et la musique kitch n'arrange pas les choses.
Enfin le grand retour du giallo ! C'est sans doute le film le plus sanglant de Dario Argento. Une enquête passionnante, un meurtrier pas comme les autres, de bons rebondissements, l'incroyable dénouement à la fin font de Ténèbres un véritable chef-d'oeuvre !
Un magnifique giallo mis en scène par le maître du genre, Dario Argento. Entre ses mouvements de caméra dantesques (notamment lorsque la caméra fait le tour dune villa) et ses scènes de meurtre particulièrement réussies (la séquence avec le chien est particulièrement éprouvante et le final est très gore), Tenebres offre aussi un scénario plutôt complexe dans la plus pure tradition du genre ainsi quune musique rétro mémorable. Il est bien loin le temps où Argento nous offrait des films de si bonne qualité bien que son épisode Jenifer des Masters Of Horror a montré quil était entrain de remonter la pente. Affaire à suivre donc
Un classique du film d'horreur. On retiendra surtout quelques scènes, particulièrement chocs, une atmosphère particulièrement bien rendue et la mise en scène percutante de Dario Argento. C'est déja pas mal!
Blod Blod Blod On en veut Dario nous en donne avec de la quasi poésie. Le film nous offre un pèle mêle comme cadeau de noël et c'est à nous de chercher le tueur sauf qu'il se cache derrière un autre. Vraiment intéressant comme mise en scène.
La force de Tenebre ne réside pas tant dans la preuve établie qu’il révolutionne un sous-genre, qu’il consacre un Dario Argento irréductible auteur, insatiable visionnaire. Elle se niche dans la modernité de son propos : une réflexion sur les oeuvres et la façon qu'elles ont de pétrir, de modeler, de transformer nos vies.
Un cinéma qui dès lors qu'il a croisé nos rétines ne nous quitte plus. je l'ai toujours su. Comme 4 mouches de velours gris (1971) imprimées à jamais dans l'iris d'un oeil sans vie.
Le scénari est (pour une fois) travaillé. Les acteurs joue pour la plupart bien, la musique fait par contre con dans certaine scene (vu quelle n'est point effrayante). Mais j'ai commème eu les jetons quand, il lui arrache le bras avec sa hache.