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black-kanagar
21 abonnés
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1,0
Publiée le 11 juillet 2026
Séance de rattrapage pour moi concernant "Tenebres" .Énorme déception , les acteurs jouent mal , la musique est insupportable pour ce genre de film. Film encré dans son époque 70-80 avec des effets de sang grand-guignol. Dans le scenario des invraisemblances lourdingues ( comme la pauvre Maria poursuivi par un méchant chien, elle trouve pas mieux que de trouver refuge dans l'antre du tueur....) J'invite le réalisateur à revoir PULSIONS de Brian de Palma qui lui n' a pas pris une ride !!!!
Un exemple représentatif du genre: meurtres variés dans une recherche esthétique, mise en scène léchée voire outrancière, exploitation des mouvements de caméra ou des changements lumineux pour insister sur le malaise atmosphérique, musique stridente, pointes d’humour cynique, réactions parfois absurdes de personnages réduits à des stéréotypes, absence d’empathie envers les victimes (de la part des protagonistes mêmes!), manque d’efficacité des forces de l’ordre. Tout en souffrant d’un aspect kitsch (certes assumé) qui empêche une réelle tension et d’un twist capillotracté, ce giallo se distingue par sa mise en abîme finalement assez ambiguë sur le lien entre l’auteur et son oeuvre ainsi que sur la réception de propositions artistiques polémiques avec une fascination latente pour la violence. Pas inintéressant et emblématique d’un style (désuet).
”Tenebre" met en scène un auteur de polars dont les romans semblent étrangement inspirer une série de meurtres sanglants. Dans l’Italie du début des années 80, marquée par le terrorisme, le retour de certains discours autoritaires et une violence sociétale diffuse, Argento interroge la responsabilité supposée des artistes dans les actes qu’on leur associe.
La mise en scène de féminicides, revendiqués par un tueur obsédé par l’idée de pureté, fait écho aux logiques de contrôle et de haine du corps féminin. À travers cette figure glaçante, le film souligne, la nécessité persistante des luttes féministes contre la misogynie ancrée dans nos cultures
Dario Argento se libère de la surenchère esthétique de ses précédentes œuvres pour laisser place à un giallo sanguinolant et brutal. Le scénario est très bien travaillé et la BO des Goblin est percutante. Il manque encore selon moi quelque-chose, comme à l'accoutumée avec ce réalisateur, pour sublimer l'ensemble.
Tenebrae est le giallo des giallos, un whoodunit insurpassable avec des fulgurances de violence qui restent gravées à vie dans votre mémoire , tout est convaincant et cette fin inédite et novatrice qui inspirera nombres de scénaristes de thriller par la suite , le meilleur de Dario après Suspiria, chef d œuvre de maîtrise Trauma -trismes !!!
Encore un Dario Argento qui a malheureusement excessivement mal vieilli. Certes on reconnaît la patte de l’auteur mais on navigue entre pur ennui (toutes les scènes avec l’écrivain) et scènes “angoissantes” particulièrement lentes pour tenter d'insuffler une ambiance beaucoup moins prenante que dans suspiria (qui restera de très loin le chef d’œuvre de l’auteur). Les acteurs jouant ici tellement mal que ça en devient inregardable. La version anglaise étant en plus de tout le reste, nanarde. (Quand on entend quoique ce soit, le son était excessivement bas dès qu’il y a la moindre ligne de dialogue) Il reste tout de même plusieurs scènes d’anthologie (le bras !) surtout à partir de la seconde moitié du métrage mais est-ce que je le recommande en 2023 ? Pas sûr, ça n’a pas bien vieilli du tout et le tout est difficile à regarder depuis les années 90 à mon avis ! Cette fin est complètement inattendue par contre et très certainement unique pour l’époque ! Peut être la seule raison de regarder Tenebrae ?
Des allures de téléfilm, un jeu d'acteurs assez poussif, une musique à la sous Jarre ( Jean Michel, pas Maurice ). En revanche, des belles italiennes, des scènes de meurtres réussies et rougies par divers objets coupants ou perçants, un chien méchant, et le plein de fausses pistes. Grâce à ces bons passages, Dario Argento parvient à faire sortir ses Ténèbres de l'ombre.
Après une parenthèse fantastique Dario Argento revenait au pur Giallo avec ce Ténèbres. Film très sanglant et cruel il dépeint des mâles qui vont faire payer leurs frustrations à des femmes dont il ne supportent pas la liberté. La mise en scène est enlevée, j ai eu un peu l’impression d être à la croisée des chemins entre le cinéma d Hitchcock et celui de De Palma. Malheureusement et ça n est pas une exception dans sa filmographie le casting est très inégale et certains interprètes plombent carrément le film. Dommage.
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1,5
Publiée le 22 février 2021
Peu importe l'intrigue de Ténèbres pour le moment et abordons simplement la technique. Le seul plan qui ressemble de loin à quelque chose qu'aurait pu faire Hitchcock est un long mouvement de caméra d'un côté d'un toit à l'autre s'attardant sur des éléments architecturaux non identifiables comme des supports semblant se retourner au fur et à mesure qu'il avance. Argento fait ressembler Brian DePalma à Michel-Ange. La photographie est criarde et désagréable. Il y a du gore à foison, l'artère brachiale d'un bras amputé pulvérisant une sorte de motif expressionniste abstrait sur un mur par ailleurs vierge. L'intrigue un doberman maniaque poursuit une très gentille fille dans une rue vide de Rome et elle échappe au chien en courant à l'intérieur d'une maison choisie au hasard sauf que également par hasard celle-ci est actuellement occupée par le meurtrier. Le premier meurtre a apparemment lieu alors que le vrai meurtrier n'est pas encore à Rome. La seule scène que j'ai trouvée intéressante est celle où John Saxon est assis sur un banc de ciment et regarde les événements qui se déroulent sur les trottoirs autour de lui. La scène ne dure pas longtemps malheureusement le film lui dure...
Pour moi, même si ça équivaut à passer à côté de d'autres bonnes choses, s'il n'y avait que deux films d'Agento à voir absolument, ce serait évidemment "Suspiria" et ces "Ténèbres". Oui oui, je le pense sincèrement. Ce qui fait la force du film ? Ce n'est pas son histoire (bien qu'elle offre des rebondissements vraiment très sympas), mais bel et bien sa mise en scène. Alors en pleine possession de ses moyens, Argento, de par sa manière de filmer, nous fait vivre un véritable cauchemar. Il ne lui faut que cinq minutes (et encore, je compte large) pour nous plonger dans le bain. Et ça ne débranchera plus. En la matière, le sommet est atteint est atteint lors de la scènespoiler: où l'on voit Bulmer attendre Jane . Ça ne se décrit même pas, il faut simplement y voir pour comprendre. Alors, on ne peut pas nier qu'il y a des ellipses parfois un peu douteuses, mais quelle importance. Et puis, ça fait partie du style Argento (et, soit dit en passant, dans "Phenomena", c'est encore "pire" que ça). Bref, je ne m'étendrais pas d'avantage. Argento vous ouvre la porte de ses ténèbres, bienvenue en Enfer !
Ce film, réalisé par Dario Argento et sorti en 1982, est vraiment excellent ! C'est ici l'histoire d'un tueur en série qui tue ses victimes en suivant un mode opératoire décrit dans un bouquin policier. L'auteur du livre en question, de passage à Rome, décide de mener l'enquête avec sa secrétaire. Après "Suspiria" et sa suite indirecte "Inferno", Argento revient au giallo en nous présentant une nouvelle affaire policière. Le réalisateur en profite également pour revenir à son style de mise en scène très marqué et donne le ton dès le début. En effet, dès la scène d'introduction, nous retrouvons plusieurs de ses mimiques dans un seul plan ; nous avons le gros plan sur les mains gantées, la voix off déformée et effrayante et l'histoire se focalisera une nouvelle fois dans un contexte artistique, puisqu'il s'agit ici de l'écriture. Argento a toujours ou en tout cas bien souvent, du moins dans ses premiers films (je n'ai pas vu ses films post 1990 pour l'instant), installé l'histoire de ses films dans des univers artistiques, que ce soit la peinture, le cinéma, la danse, l'opéra etc., c'est donc tout naturellement que nous nous retrouvons une fois de plus un héros artiste, qui mène d'ailleurs, comme bien souvent chez le réalisateur, lui-même l'enquête. Si on connait un peu le cinéma d'Argento, nous savons à peu près comment va se dérouler la trame principale mais malgré tout, le réalisateur ne cessera de nous surprendre avec quelques scènes et effets par-ci, par-là. Nous ne nous ennuierons ainsi jamais car l'histoire est très captivante, surtout que le réalisateur s'échine à perdre bien souvent son spectateur en créant de fausses pistes etc. Côté gore, nous sommes dans un giallo, l’hémoglobine est donc de la partie, mais malgré tout, le réalisateur ira cette fois encore plus loin, notamment avec la scène spoiler: du bras coupé qui repeint littéralement le mur . La mise en scène est quant à elle excellente, les scènes de tension fonctionnent toujours aujourd'hui aussi bien et la bande originale de Goblin, par ailleurs aussi connue que le film lui-même, est superbe. Et puis bien-sûr, nous retrouvons, comme bien souvent chez Argento, le message tolérant, une nouvelle fois axé sur les homosexuels. En ce qui concerne les acteurs, nous retrouvons principalement Anthony Franciosa, Daria Nicolodi et John Saxon qui jouent très bien. "Ténèbres" est donc un très bon film, qui fait d'ailleurs partie pour moi des meilleurs du réalisateur !
Scénario invraisemblable,surenchère gore inutile,le maître du giallo en fait trois fois trop. C'est dommage car la mise en scène est toujours talentueuse. Fallait-il autant d'excès et de maladresses scénaristiques pour renouveler le genre. J'en doute. Je préfère de loin les trois premiers films de Dario Argento moins alambiqués mais bien plus crédibles et efficaces.
Dans la lignée de son excellent "Frissons de l'angoisse", Dario Argento nous offrait avec "Ténèbres" un film d'horreur qui nous parle d'un tueur psychopathe. Les scènes de meurtres sont d'ailleurs très bien réalisées, il y a une bonne dose de suspense, l'histoire qui est bien écrite réserve quelques belles surprises et le casting fait une performance plutôt bonne sans être extraordinaire. Résultat on se trouve devant une oeuvre globalement réussi et qui devrait plaire aux amateurs de sensations fortes.