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betty63
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5,0
Publiée le 19 août 2011
Ce très beau film ne prend pas une ride. Ce que j'aime chez Mizoguchi c'est qu'il aime les femmes, les traitent avec respect et les honorent. Il aime, à travers ses films, donner à croire que tout est possible. l'Amour n'a pas de frontières et c'est beau que d'y croire comme lui. Ce film est une magnifique transposition du théâtre Kabuki et dénonce le Japon féodal emplit de codes d'honneur aussi stupides que douloureux (voir la scène où la mère préfère que sa fille se suicide plutôt qu'elle soit saisie par les forces de l'ordre et déshonore ainsi la famille pour laquelle tous ses ennuis découlent). Arigato gosaimasu Mizoguchi san !
Au Japon des siècles anciens, trompés son mari, pour une femme bien sûr, était synonyme de mort, mais pas le contraire. Le film commence sur une scène où un couple se fait crucifier, ce qui est assez glauque. Ensuite il y a la mise en place de Mohei qui travaille dans une prestigieuse maison qui fabrique des calendriers et les vendent notamment pour l'empereur lui-même. Ce Mohei va créer les problèmes et des graves! Mais assez parlé de l'histoire, le film a certes quelques scènes un peu longuette et les scènes extérieures sont trop courte à mon goût. Heureusement la mise en scène plus dynamique que les oeuvres ennuyantes de Ozu, empêche de s'endormir, grâce aussi notamment aux thèmes critiquant la place de la femme au Japon qui était dans les années 50 plus évoluées mais toujours confinée dans le modèle idéale de femme au foyer. Film magistrale de Kenji Mizoguchi, moins bon que son célèbre "les contes de la lune vague après la pluie", à savourer!
L'un des chefs-d'oeuvre de la dernière période de Mizoguchi, «Les amants crucifiés» (1954) se déroule dans le Japon du XVIIème siècle et raconte la fuite amoureuse de Mohei, un jeune calligraphiste, avec Osan, la jeune femme de son patron, Ishun, le fabricant des calendriers impériaux de Kyoto. Rattrapés par la police du Shogun, ils sont condamnés à la crucifixion pour adultère. Alors que, dans beaucoup de ses autres films, le réalisateur confronte la veulerie des hommes au courage de femmes opprimées par une société patriarcale dominée par l'argent et le plus souvent réduites à la prostitution officielle ou déguisée, il met ici en scène un drame romantique où s'opposent les règles rigides d'une société encore féodale et l'amour adultérin de deux jeunes gens qui, pour ne rien arranger, sont issus de classes sociales différentes. Et, comme toujours chez Mizoguchi, c'est le Japon traditionnel qui est virtuellement vaincu. Faute de pouvoir s'unir ici bas, les deux amants avancent paisiblement vers leur supplice, convaincus de pouvoir s'aimer par delà la mort. Mais c'est bien sûr la réalisation qui fascine ici. Parvenu au faîte de son art, Mizoguchi nous offre une épure d'un classicisme abouti. La fluidité de la mise en scène, le jeu parfait et stylisé des acteurs, la beauté absolue des images, tout concourt à faire des «Amants crucifiés» un monument de poésie.
Tragédie qui nous plonge à Kyoto, dans le Japon du XVIIIème siècle avec ses classes sociales, ses codes, ses rites, ses courbettes et ses salamalecs, mais aussi son sens de l’honneur, son machisme et ses magouilles. La mise en scène est nette, précise, avec une belle photo, notamment des scènes en extérieur.
En 1954, quand il tourne « Les amants crucifiés », Kenji Mizoguchi n’a plus que deux ans à vivre et trois films à réaliser. Âgé de 56 ans et fort de 90 films à son actif depuis 1920, le réalisateur est alors au sommet de son art. Tous ses films réalisés durant les années 1950, douze au total, seront unanimement reconnus par la critique notamment en Europe où sous l’impulsion de Jacques Rivette, Mizoguchi est désormais devenu très populaire à l’égal d’un Akira Kurosawa et plus tard d’un Yasujiro Ozu qui ne connaîtra la consécration qu’après sa mort en 1963. Le festival de Venise récompensera d’un Lion d’Argent quatre de ses films dont « Les amants crucifiés ». Pour l’occasion il fait encore une fois appel à Yoshikata Yoda son scénariste favori pour adapter la pièce éponyme de Monzaemon Chikamatsu. L’action prend pour cadre un Japon féodal que Mizoguchi affectionne particulièrement pour en dénoncer l’organisation sociale essentiellement fondée sur l’hypocrisie et la soumission régissant les rapports de classes. Les politiques et le pouvoir économique sont en effet étroitement liés par le jeu subtil de compromissions mutuelles pour maintenir sous l’éteignoir les classes inférieures. C’est par le biais d’un drame passionnel que Mizoguchi va mettre à nu les petites bassesses qui se nichent derrière l’aménité de rapports parfois à la limite de l’obséquiosité. spoiler: A cette époque, les relations adultérines et plus précisément celles unissant l’épouse d’un notable à un homme de rang inférieur étaient punis d’une crucifixion en place publique. C’est tout le cheminement implacable menant à cette issue fatale qui sera finement décrit par Mizoguchi toujours entouré d’une équipe technique et d’acteurs qu’il connait parfaitement selon une règle non écrite qui fait toute la valeur du cinéma japonais des grands maîtres de cette période dorée. Au sein d’une imprimerie prospère dirigée par Ishun (Eitaro Shindo), l’entrelacs de circonstances d’apparences anodines, spoiler: va amener O-San (Kyöko Kagawa) l’épouse d’Ishun à tomber follement amoureuse de Mohei (Kazuo Hasegawa) le meilleur ouvrier imprimeur de l’atelier. Le sacrilège du mélange interdit entre les classes va aussitôt réveiller jalousies, rancœurs et opportunismes voyant le couple à peine formé, déjà condamné, traqué puis exécuté.
Kenji Mizoguchi livre ici un de ses films les plus aboutis mais aussi les plus sombres car en partie dénué du lyrisme poétique qui est souvent sa marque de fabrique. Magnifiquement filmé en studio y compris pour les scènes extérieures, « Les amants sacrifiés » au côté de « La vie d’Ho’Haru, femme galante », « L’intendant Sansho », « Les contes de la lune vague après la pluie », « Conte des chrysanthèmes tardifs » et de quelques autres font de Kenji Mizoguchi l’égal des deux maîtres cités plus haut. Un film bouleversant par la plénitude de sa mise en scène additionnée à l’inexorabilité du choix radical fait par O-San et Mohei.
Fait partie des tous derniers films du maitre, ou le découpage et la composition des plans atteint un très grand niveau de rigueur et de maitrise. Avec une vision très noire d'une société aux ressorts de classes prépondérants et ou domine l'oppression implacable des femmes. L'Amour n'apparait plus alors que comme une ligne de fuite désespérée ou survit la beauté du sentiment pur.
Si le cinéma est considéré comme un art, c'est grâce au génie de cinéastes comme Mizoguchi et à ces sublimes "Amants crucifiés". Ici, la description d'un amour impossible est d'une beauté exceptionnelle, entre Dostoïeveski et Stendhal. En effet, malgré un dénouement que révèle le titre-même de l'oeuvre, le réalisateur sublime les sentiments qu'éprouvent les amants l'un pour l'autre, hors de toute mièvrerie, par une mise en scène au cordeau et des dialogues réduits à l'essentiel où tout est suggéré. Les plans de la fuite désespérée des héros, dans la dernière partie du récit, sont admirables, empreints d'une déchirante poésie qu'incarne le jeu subtil des deux comédiens.
Les Amants crucifiés est un beau long-métrage japonais réalisé par Kenji Mizoguchi (cinéaste japonais que je découvre ici). C'est une belle histoire avec une dramaturgie bien élaborée mettant en lumière une période où les contraintes sentimentales étaient particulièrement cruelles et injustes. Les qualités d'immersion du film sont plutôt convaincantes et les décors semblent bien reprendre ceux du XVIIe japonais (même si je ne suis pas du tout expert de cette période historique ni du Japon). Les acteurs m'ont semblé bien joué. C'est plutôt bon.
Kenji Mizoguchi est probablement, un des cinéastes les plus sous-côté ! Pour le moment, aucun de ses films que j ai pu voir, m'a déçu... Avec "les amants crucifiés", le cinéaste japonais continue de traiter ces sujets phares, en orientant différemment le récit. Au coeur d'un quiproquo, Mizoguchi dénonce (comme toujours), un système patriarcale sans langue de bois et cruel. Comme ses autres ouvrages, c'est un film "moderne" par ce qu'il dégage et par l'importance des personnages féminins. Également, avec le personnage "Mohei" Mizoguchi dégage une sensibilité "feminine" rare du côté de cet homme perdu ; La mise en scène de Mizoguchi définie le véritable désir, comme un rêve dangereux, mais rempli d'un vrai bonheur. Un équilibre parfaitement ajusté et un grand film réalisé !
Un hymne à l'amour réalisé avec rigueur et également une infinie tendresse. Le dernier plan, quand les Amants sont enchaînes l'un à l'autre est d'une prodigieuse beauté. Mizoguchi est l'un des plus grand réalisateur de L'histoire du cinéma. De plus un film qui ne prend aucune ride. Une merveille
Sublime ! J'ai du mal à analyser froidement ce film. J'en suis incapable. La plus grande histoire d'amour du cinéma mondial. Le sacrifice, le dévouement, l'altruisme, l'abnégation de soi-même, l'amour portés à leur paroxysme. Pour moi, très largement un des 10 plus grands films de tous les temps.
C'est bien, long par moment. Il y a quelque chose me semblant artificiel, à cause de mon point de vue Français. Il y a de la beauté qui émane de ce film. Une poésie un peu explicite dans les dialogue mais des plans surpassant largement ces faiblesses selon mes goûts. À bien y regarder tout tient sans broncher. Après, je me suis lacé des passages de blabla et des digressions ne me parlant pas. Je pense que la direction d'acteur est tout de même le gros point fort de ce film. Des visages très expressif et reconnaissables sans efforts. Donc je me suis laissé porté par la sincérité des gens qui on fait ce joli film. Ne parlant pas de quelque chose d'immense mais qui y ont donné beaucoup d'importance. Comme spectateur ça me plaît.
Presque un chef d'oeuvre. Je ne metterai pas la note maximal car le début est très brouillon. On a du mal a rentré dans l'histoire et c'est assez confus par moment. Mais le reste, c'est du grand art ! que se soit l'interprétation ou meme la réalisation de MYSOGUCHI. On a des plan très beau cadre dans un noir et blanc somptueux. Le montage est lent et apporte un plus au film. Un film a voire absolument...