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    Les Amants crucifiés
    note moyenne
    4,1
    136 notes dont 22 critiques
    répartition des 22 critiques par note
    11 critiques
    6 critiques
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    Votre avis sur Les Amants crucifiés ?

    22 critiques spectateurs

    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    3,5
    Publiée le 23 avril 2017
    «Les Amants Crucifiés» est l'un des derniers films du maître japonais Kenji Mizoguchi, alors qu'il en a déjà réalisé presque une centaine : son art est donc plus que jamais abouti, et il livre ainsi une mise en scène d'un raffinement extrême. Tout en étant épurée de tous mouvements superflus, elle se révèle d'une richesse incroyable, sublimant les déplacements des personnages dans le cadre avec une grâce extraordinaire. Pour ce qui est de l'histoire en elle-même, il aborde une fois de plus la critique sociale en lui ajoutant une intrigue tragique digne des plus grands mélodrames. «Les Amants Crucifiés» est en effet l'occasion pour Mizoguchi de dénoncer l'horreur d'une société féodale ultra-hiérarchisée et codifiée, étouffant les personnages et leur humanité tout en faisant paradoxalement ressortir leurs plus grands défauts, la cupidité en tête. Le dénouement tragique qui liera O-San et son amant Mohei leur permettra au contraire d'atteindre le bonheur absolu dans l'amour le plus pur, avant de devoir affronter la mort. L'injuste société d'alors et sa loi inflexible, ces classes qui ne peuvent se mêler, ces hommes ne vivant que pour l'argent ou le pouvoir, tout cela conduira les amants proscrits à leur perte, irrémédiablement. Pourtant leur amour triomphera de tout ce mal, d'une bien triste manière certes, mais dans un refus total et exemplaire de tout compromis, dans une plénitude presque sereine. Un chef-d'oeuvre d'une grande beauté. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    nekourouh
    nekourouh

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    3,5
    Publiée le 4 novembre 2011
    Beau film de Mizoguchi. Qui ne décolle pas réellement, certes, mais quel talent !
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 26 février 2014
    Une des qualitès du cinèma èrotique japonais est de ne jamais être misogyne! Tout au contraire, il dènonce constamment, même si c'est parfois de manière dèroutante, l'esclavage de la femme! Les prècurseurs de ce mouvement de libèration sont le grand Kenji Mizoguchi lui-même et un autre metteur en scène moins connu du public occidental, Kon Ichikawa! D'après Chikamatsu Monzaemon, "Les amants crucifiès" est une fois encore un film majeur du maître Mizoguchi qui a dècidèment consacrè aux femmes de très nombreuses oeuvres! Dans ce drame admirable, une jeune fille, marièe contre son grè à un vieillard avare, libidineux et brutal, s'enfuit avec son amant! ils seront dènoncès et, finalement, capturès ensemble! Ligotès dos à dos sur le même cheval, on les promène dans les rues de la ville avant de les conduire à la crucifixion! Tel ètait le sort des amants adultères dans le Japon du XVIIIe siècle! Rien n'est laissè au hasard ici que ce soit les cadrages, le grain de la photographie ou le jeu exceptionnel de Kazuo Hasegawa et Kyōko Kagawa, deux « amants crucifiès » pour l'èternitè et dans nos mèmoires! Un film remarquable à tous points de vue...
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    5,0
    Publiée le 21 juillet 2012
    Mon Mizoguchi préféré par son thème et la rigueur de sa mise en scène. C'est parfait avec une séquence inoubliable: celle du lac,lorsque tout bascule et que Osan ne veut plus mourir. Rien n'est plus beau que l'amour sur notre planète, ne serais que parce que rien, ni l'argent ne peut l'acheter ou le corrompre en dehors des amoureux eux mêmes. L'époque et le pays sont parfaits pour aller jusqu'au point ultime du scénario: le 18 ième siècle encore empreint des règles terribles de la féodalité, règles qui paraissent dérisoires devant les vraies valeurs spirituelles de ceux qui sont prêts à tout pour les vivre. Ces valeurs, que hélas chacun ne rencontre pas dans la vie, seront portées à leur paroxysme après que Osan ait découvert le plaisir une courte nuit dans les bras de son amant. Ainsi peut mieux se comprendre la fin tragique pour nous mais non pour eux qui, en un temps réduit, auront vécu la liberté et la passion partagée. C'est le coté lumineux de ce film, le coté obscur est composé par tous ces personnages secondaires médiocres, cupides, lâches et qui pourtant finiront par disparaître de nos mémoires qui ne retiendront que l'essentiel: l'histoire de Mohei et d'Osan .
    mizoray
    mizoray

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    5,0
    Publiée le 29 août 2008
    L'un des chef-d'oeuvres de Mizoguchi, vraisemblablement le plus grand cinéaste de l'histoire du cinéma. A voir et à revoir pour se laver les yeux et renouveler sa foi en le cinéma.
    Sionsono2
    Sionsono2

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    4,0
    Publiée le 24 mars 2013
    Au Japon des siècles anciens, trompés son mari, pour une femme bien sûr, était synonyme de mort, mais pas le contraire. Le film commence sur une scène où un couple se fait crucifier, ce qui est assez glauque. Ensuite il y a la mise en place de Mohei qui travaille dans une prestigieuse maison qui fabrique des calendriers et les vendent notamment pour l'empereur lui-même. Ce Mohei va créer les problèmes et des graves! Mais assez parlé de l'histoire, le film a certes quelques scènes un peu longuette et les scènes extérieures sont trop courte à mon goût. Heureusement la mise en scène plus dynamique que les oeuvres ennuyantes de Ozu, empêche de s'endormir, grâce aussi notamment aux thèmes critiquant la place de la femme au Japon qui était dans les années 50 plus évoluées mais toujours confinée dans le modèle idéale de femme au foyer. Film magistrale de Kenji Mizoguchi, moins bon que son célèbre "les contes de la lune vague après la pluie", à savourer!
    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 4 juin 2020
    À la fin du XVIIème siècle, Osan, l'épouse délaissée d'un grand commerçant de Kyoto, demande à Mohei, le contremaître de son mari, un prêt pour venir en aide à son frère, un joueur invétéré. Mohei, qui est en secret amoureux d'elle, subtilise le sceau de son patron pour voler cet argent. Mais il est découvert et arrêté. Osan subit bientôt le même sort. Les deux complices s'enfuient, se déclarent leur amour mais sont finalement rattrapés. Ils seront crucifiés. Lorsque Mizoguchi tourne "Les Amants crucifiés" en 1954, il lui reste deux ans à vivre. Il n'a jamais été aussi prolifique ni aussi talentueux. L'année précédente, "Les Contes de la nuit vague après la pluie", Lion d'argent à Venise, l'a fait connaître en Europe et avec lui le cinéma japonais d'après-guerre jusque là enfermé dans un ghetto exotique. La même année il sort "L'Intendant Sansho" et "Une femme dont on parle". Comme "La Vie d'Oharu femme galante" ou "L'Intendant Sansho", "Les Amants crucifiés" a pour cadre le Japon féodal. Il s'agit pour Mizoguchi moins de faire oeuvre d'historien que de chercher dans le passé les traces de rapports de classes toujours présents dans le Japon contemporain. Trois pouvoirs dominent la société des "Amants crucifiés" : celui du créancier (l'argent), celui du fonctionnaire (l'État) et celui du mari (le patriarcat). Contre ces trois pouvoirs, les deux amants se rebellent. Mais ils n'ont rien pour eux sinon leur amour fou. Et leur fin sera fatale.
    real-disciple
    real-disciple

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    4,0
    Publiée le 14 mars 2013
    Un film maîtrisé pour de multiples raisons : scénario, interprétation, photographie, prises de vues etc. C'est pas le meilleur du maître nippon mais c'est maîtrisé comme jamais je le répète. Il y a de la tragédie grecque et du film noir, de la poésie pour éclairer cette intrigue tortueuse romantique et naturaliste. Une sorte de conte comme l'Aurore.
    In Ciné Veritas
    In Ciné Veritas

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    4,0
    Publiée le 22 décembre 2019
    Parmi les derniers films réalisés par Kenji Mizoguchi, Les amants crucifiés est l’un des plus pleins et très probablement l’une des œuvres maîtresses du cinéaste japonais. Avec un brio sans égal, il fait étalage ici de toute la maturité de sa science de la mise en scène. Il joue ainsi sur la verticalité de ses décors avant de renverser sa façon de faire pour s’attacher à souligner les lignes horizontales offertes par ces mêmes décors. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/la-rochelle/2019-2/
    Yoloyouraz
    Yoloyouraz

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    1,0
    Publiée le 6 août 2007
    Réalisation insipide, bande-son médiocre, acteurs convaincant, script intéressant: ces Amants s'inscrivent sans génie dans la liste des oeuvres du réalisateur K.Mizoguchi.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    5,0
    Publiée le 15 avril 2016
    C'est au coeur du Japon féodal que Kenji Mizoguchi nous emmène avec Les Amants crucifiés où il met en scène la rencontre entre une femme délaissée et un employé du mari de cette dernière. Pour ma troisième expérience avec le cinéma de Mizoguchi, je ne m'attendais pas à une telle claque. Ici le metteur en scène de Contes de la lune Vague après la pluie nous invite à vivre un mélodrame d'une rare justesse, intelligence et puissance et nous immerge dans une société où les conventions, inégalités et fossés entre les classes sociales peuvent empêcher un amour d'exister et privilégier les plus riches aux détriments des plus pauvres et des femmes. La force de l'oeuvre de Mizoguchi, c'est de jouer sur plusieurs tableaux où il met en place un mélodrame au coeur d'une critique sociale qui ne manque pas d'être pertinente, et juste, encore aujourd'hui. D'abord une merveille d'écriture, Les Amants crucifiés met en scène des personnages passionnants, tant les protagonistes que les seconds rôles où chacun est consistant et apportera une importance au film. C'est à travers l'évolution de ceux-ci, tant personnelle que dans les rapports avec autrui, qu'il va peu à peu mettre en place son mélodrame et vision de cette société où sont récompensés ceux qui vont dénoncer les "fautes" telles l'adultère et punir très violemment ces derniers. C'est par l'illégalité que devra s'exprimer l'amour pur des deux protagonistes et devra affronter cette société et le vice des autres personnages. Le traitement parfois très manichéen n'est jamais lourd, bien au contraire tant il est écrit avec justesse et ne faisant qu'accentuer la pertinence des thématiques abordées et la mise en avant de cet amour pur. La force de Les Amants crucifiés se trouve surtout dans sa mise en scène où Mizoguchi sublime l'écriture, met en place une ambiance d'abord un peu étouffante avant qu'elle ne prenne une dimension toute particulière et bien plus puissante, où romantisme et cruauté seront présents. Il fait ressortir toute l'émotion et la richesse de son récit, parfois à travers de simples regards ou gestes et trouve toujours le ton juste pour rendre son oeuvre bouleversante. Il maitrise tout à la perfection, tant dans les cadres que la direction d'acteur ou la photographie, et dépeint de puissants tableaux, sachant être à la fois cruel, poétique, beau et intense. C'est en utilisant le contexte de la société du Japon féodal, dont il n'est pas difficile d'y faire un parallèle avec celle actuelle, que Kenji Mizoguchi livre une oeuvre bouleversante, à la fois puissante, lyrique et cruelle, d'une incroyable justesse, émotion et intelligence.
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 8 septembre 2010
    Cette histoire d'amour absolue a permis au grand réalisateur japonais Kenji Mizoguchi d'évoquer les sujets qui lui tenaient à savoir le fossé profond entre les différentes classes sociales et les fortes inégalités entre les hommes et les femmes. Si l'histoire se passe au XVIIème siècle, il n'est donc pas difficile de la transposer dans le Japon contemporain. L'histoire est cruelle et belle en même temps et la maîtrise du cadre, de la photographie et de la direction d'acteurs est impeccable. Seul petit bémol pour la musique qui n'arrive pas illustrer de manière convaincante le film. Mais ceci est un détail très mineur pour ce qui est sans conteste un superbe film.
    Spiriel
    Spiriel

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    5,0
    Publiée le 11 novembre 2008
    Lors des 10 dernières années de sa vie, Mizoguchi a atteint un niveau de maîtrise qu'aucun autre réalisateur n'a jamais atteint, tournant ainsi une vingtaine de films, variés aussi bien au niveau des thèmes que du style de mise en scène, qui sont presque autant de chefs d'oeuvre. Les amants sacrifiés en fait parti, et si je lui préfère personnellement La rue de la honte, il est sans doute le film qui représente au mieux la classe du réalisateur japonais. Mizoguchi adopte ici un clacissisme auquel il ne nous avait guère habitués jusque là. En terme de mise en scène, tout ce en quoi Mizoguchi excellent tant est présent. La meilleure photographie noir et blanc du cinéma, un travail d'extraterrestre sur la lumière, ces fameux plans séquences fixes avec une occupation de l'espace surnaturelle, dans lesquels Mizoguchi construit ses plans comme des tableaux, avec en particulier un immense travail sur les points de fuite (la scène de nuit sur le lac se grave littéralement dans nos mémoires)... La construction scénaristique, autre point sur lequel le maître n'a pas d'égal, est à son summum. L'enchaînement des évènements/quiproquos qui amènent à la fuite, à la manière d'un thriller, est bluffant de crédibilité et de fluidité. Et bien sûr, le propos est glaçant de modernité, de pertinence et d'intelligence. Ici, ce n'est pas l'amour passionné et tabou (à la Roméo et Juliette) qui provoque la fuite, mais l'inverse. Il s'agit avant tout d'une leçon impitoyable d'humilité qui brise le mythe de l'amour absolu, les deux protagonistes étant victimes d'une société qu'ils acceptaient lorsqu'ils en étaient plutôt bénéficiaires. L'évolution de leur relation est remarquable, comme le suivi de chaque personnage, qui tente d'agir au mieux pour s'en sortir, avec à la clé des dialogues étourdissants. Le message final, qui est qu'on échappe aux contraites sociales et traditionnelles uniquement dans la mort, est TRES fort! Une leçon de cinéma, des thèmes universels et intemporels...
    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    5,0
    Publiée le 27 janvier 2007
    Travaillant à partir d'un fait divers célèbre de l'histoire du Japon, Mizoguchi livre avec "les Amants Crucifiés" ce qui est incontestablement l'un de ses films les plus dirigés, les plus minutieusement construits, combinant un formalisme esthétisme inhabituel chez lui avec une construction dramatique littéralement enthousiasmante : la première partie, qui voit le couple piégé par les circonstances, a la puissante sobriété des meilleurs thrillers, tandis que la seconde, dans laquelle Mizoguchi renoue avec son sens absolu du mélodrame le plus cruel, est bouleversante. La dernière scène est sublime, et peut être regardée comme une leçon absolue de cinéma par l'un de ses plus grands maitres.
    Anaxagore
    Anaxagore

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    L'un des chefs-d'oeuvre de la dernière période de Mizoguchi, «Les amants crucifiés» (1954) se déroule dans le Japon du XVIIème siècle et raconte la fuite amoureuse de Mohei, un jeune calligraphiste, avec Osan, la jeune femme de son patron, Ishun, le fabricant des calendriers impériaux de Kyoto. Rattrapés par la police du Shogun, ils sont condamnés à la crucifixion pour adultère. Alors que, dans beaucoup de ses autres films, le réalisateur confronte la veulerie des hommes au courage de femmes opprimées par une société patriarcale dominée par l'argent et le plus souvent réduites à la prostitution officielle ou déguisée, il met ici en scène un drame romantique où s'opposent les règles rigides d'une société encore féodale et l'amour adultérin de deux jeunes gens qui, pour ne rien arranger, sont issus de classes sociales différentes. Et, comme toujours chez Mizoguchi, c'est le Japon traditionnel qui est virtuellement vaincu. Faute de pouvoir s'unir ici bas, les deux amants avancent paisiblement vers leur supplice, convaincus de pouvoir s'aimer par delà la mort. Mais c'est bien sûr la réalisation qui fascine ici. Parvenu au faîte de son art, Mizoguchi nous offre une épure d'un classicisme abouti. La fluidité de la mise en scène, le jeu parfait et stylisé des acteurs, la beauté absolue des images, tout concourt à faire des «Amants crucifiés» un monument de poésie.
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