L'Horloger de Saint-Paul
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Arthur Lafont
Arthur Lafont

3 abonnés 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2025
Jeu impeccable de la part de Noiret et Rochefort. Une réalisation lente. Des dialogues ciselés et des propos à la Prévert. Film social. Chacun peut prendre ce qu'il à à prendre dans ce film. Un cinéma réaliste et inspiré.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 210 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 octobre 2025
Adapté d'un livre de Georges Simenon, j'attendais mieux de ce long métrage, le premier, de Bertrand Tavernier qui m'a pas mal fait bailler d'ennuis par sa mise en scène et les situations de justice des années 70 que j'ai trouvé trop daté en le visionnant de nos jours. J'ai trouvé ce film trop bavard et passif comme l'interprétation, ça fait un peu mal de le dire, de Philippe Noiret qu'on voit sur beaucoup de plans de "L'horloger de Saint-Paul". Il y a deux choses a sauver dans cette œuvre, la performance de Jean Rochefort très juste dans la peau du commissaire et la dernière demi-heure avec la rencontre père et fils qui réveille un peu les esprits, mais grosse déception dans l'ensemble pour ma part.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2024
Le film se présente comme un banal fait divers de province, une chronique populaire située entre l'énigme policière et l'étude psychologique. Le décor de Simenon en somme.
Mais, insensiblement, le récit de Tavernier, déjà très ancré dans la réalité sociale, en l'occurrence lyonnaise, prend implicitement une dimension sociologique et, consécutivement, un sens politique. Le meurtre commis par le jeune fils de l'horloger incrédule Descombes n'est-il pas finalement un geste de colère ou de révolte contre la société corsetée des années 70? C'est le sens que découvre le commerçant sympathique de Saint-Paul, abasourdi d'abord par le drame puis tâchant d'en appréhender le sens.
Plus que les péripéties policières ou judiciaires, tout à fait accessoires, le film de Tavernier recouvre pour l'essentiel la prise de conscience progressive de Michel Descombes qui conduira celui-ci à ouvrir les yeux les sur les perspectives proposées à la jeunesse par la France pompidolienne Le cinéaste poursuit son postulat à travers la discussion et la relation amicale qu'ont ensemble l'horloger et le policier, incarnation de l'ordre établi, chargé de l'enquête. La relation entre les deux est une façon habile, de la part de Tavernier, de débattre de l'esprit de la société française de l'époque.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2024
Quel monstre sacré ce Philippe Noiret ! Magistral dans cet « horloger de Saint-Paul », poignant en tant que père acceptant les événements avec une placidité surprenante, cachant une émotion palpable mais contenue. Tout le film repose sur son interprétation et celle de Jean Rochefort, tout à fait remarquable également. Ce long métrage est une œuvre profonde sur le conflit des générations et un excellent film de Bertrand Tavernier qui reçut le prix Louis-Delluc en 1973. Le film a un peu vieilli, la ville de Lyon des années 1970 s’est grandement métamorphosée mais c’est aussi l’occasion d’un retour sur un passé dans lequel beaucoup se reconnaitront.
JSCooper
JSCooper

9 abonnés 845 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 décembre 2023
Le rythme de "l'horloger de Saint-Paul" est un peu lent pour que l'on soit pleinement plongé dans ce drame, mais les bons acteurs compensent cette lenteur.
jroux86
jroux86

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2023
J’étais à peu près certain que la scène où Michel Descombes (interprété par Noiret) retrouve Madeleine, qui a élevé son fils après la mort de sa femme, avait été tourné dans la propre maison d’enfance de Tavernier. Vérification faite, c’est bien le cas, l’ancienne demeure familiale se situant alors dans le quartier de Montchat, à Lyon. J’ai d’ailleurs appris que Tavernier avait regretté de ne pas l’avoir filmée en plan large (on ne verra que le jardin ainsi que la cuisine où les deux personnages ont une émouvante conversation).
Il s’agit d’une scène un peu à part, qui arrive au mitan du film. On y apprend que Bernard, le fils de Michel Descombes qui est poursuivi pour meurtre, s’y rendait de temps en temps dans le plus grand secret. Il y emmenait parfois sa compagne, Liliane, qu’il n’a jamais présentée à son père. Que venait-il chercher dans cette vieille maison rassurante, auprès de cette femme maintenant âgée pour qui il devait avoir beaucoup d’affection ? Difficile à dire mais le choix du lieu de tournage n’est pas anodin. A quel point le cinéaste a mis de lui dans le personnage mystérieux de Bernard (qui n’apparaîtra finalement que très tard dans le film) ? Un jeune homme en rupture avec la génération qui le précède ? Un amoureux ? Un déraciné venant puiser dans ses images d’enfance ce qui le rattache au monde ? Anecdote amusante : on retrouve des critiques de films dans les affaires de Bernard. Était-ce le cas dans le roman de Simenon ? A vérifier mais j’en doute.

Mais on aurait tort de ne voir Tavernier qu’au travers du personnage de Bernard.
Chacun sait le goût que celui-ci avait pour la transmission. C’est d’ailleurs sa propre fille que l’on voit en ouverture du film, lorsque, depuis l’intérieur d’un train en marche, celle-ci regarde une voiture en feu - image rémanente des tensions qui traversent la France de l’époque -, voiture dont on apprendra plus tard qu’elle appartenait à la victime de Bernard. « C’est la mode de brûler des voitures », dira un journaliste résigné.
Ce que le cinéaste met en scène avec subtilité et pertinence, c’est le fossé béant qui s’est creusé entre Bernard et son père, entre les jeunes encore marqués par les évènements de 68 et la génération qui la précède, entre le « gauchisme », dira ce même journaliste avec dédain, et un certain paternalisme qui lui préfère l’ordre. En somme, ce sont les fractures d’une France pompidolienne qui passent dans la relation de Bernard et son père, une fracture générationnelle magnifiquement incarnée par Noiret. Regard perdu, désespoir profond de découvrir qu’il ne connaît pas, qu’il n’a jamais connu son fils ; mais surtout, le seul à regarder, lucide, la situation en face, le seul à mesurer l’étendue du gouffre entre les jeunes et les vieux, spoiler: même si au prix douloureux de l’enfermement du fils
. Tavernier « le passeur » est aussi dans le personnage de Michel Descombes.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 373 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 février 2023
DOUBLE PEINE. Quand le temps qui passe laisse des traces. Comment se remettre à l'heure quand le coeur s'est brisé? J'ai beau écouté le tic tac des aiguilles, la mécanique coince. Nicolas Copernic a aimé.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 776 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2023
Bertrand Tavernier, l’encyclopédie du cinéma, avec ce premier film, adapte un roman de Simenon ; mais ce polar ne sera que le point de départ d’une histoire s’intéressant plus aux relations père-fils, au contexte politique post 68 qu’à l’enquête elle-même.
Philippe Noiret, dans le rôle de cet horloger au cœur du quartier St-Paul de Lyon, apprend que son fils a abattu le contremaitre apparemment tyrannique de sa petite amie. Tous deux ont ensuite pris la fuite. Crime passionnel d’un fils élevé seul par ce père qui s’aperçoit tardivement méconnaitre et qu’il découvre au fur et à mesure de l’enquête ; ou crime politique post 68 contre un symbole de l’oppression des patrons contre les ouvriers. Le film ne pourrait être que cela ; donc on se pose la question, mais Tavernier décide de la faire éluder par un Noiret plus préoccuper par le lien à son fils. L’enquêteur joué par Rochefort se préoccupe aussi de cette enquête car elle le renvoie lui aussi à sa propre paternité ; début des 70’s, la question de la paternité commence à se poser.
Philippe Noiret est tout aussi touchant que Rochefort en père placide acceptant les événements. Il est aussi à l’image de ce que seront nombre de personnages principaux de Tavernier ; un homme transformé par l’histoire qu’il est en train de vivre.
Et donc là où le film se révèle, c’est bien dans toutes ces petites phrases anodines, car il s’agit d’une chronique de personnage avant tout. Quand Noiret dit à la gouvernante de son fils comme un constat amère, « Tu le connaissais mieux que moi mon garçon » ; la dernière scène en devient autant poignante et riche de sens. Dans un parloir avec un temps très limité de paroles, pourquoi se concentrer sur des histoires du passé sans lien avec le moment présent ; peut-être tout simplement car à travers ces échanges anodins, on apprend à se connaitre.
Et dire que les cinéastes de la Nouvelle Vague, Truffaut en tête, se moqueront ouvertement de ce « cinéma à papa », d’un autre temps ; mais pourtant très inspiré et de l’œuvre d’un jeune cinéaste de 34 ans biberonné aux grands classiques et réalisateurs de renom.
Un film qui en plus de son scénario solide, des acteurs de premier plan, offre une tranche de vie hyper réaliste de la vie populaire des 70’s en contre champ de ce que fera Sautet à la même époque avec la bourgeoisie.
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Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2023
L’Horloger de Saint-Paul marque les débuts de Bertrand Tavernier, lequel, comme de coutume nous sert un film très propre, mais ici un peu creux quand même.
En effet, ce film est très réussi formellement. Très belle mise en scène, fluide, précise, avec toujours ce soin du cadrage propre au réalisateur, qui s’empare en plus fort bien des décors lyonnais. La ville est apparente, et il choisit judicieusement ce qu’il nous montre donnant une ambiance à la fois lumineuse et triste, utilisant une jolie photographie. En adaptant Simenon transposé dans sa ville de Lyon, L'image est marquée par de nombreuses couleurs sombres, dues à un sujet assez austère et Tavernier opte pour un découpage lent et qui favorise les numéros d'acteur (en même temps, quand on a P. Noiret et J. Rochefort devant la caméra, autant ne pas se priver). Le hic pour moi, c'est que comme c'est un roman de Simenon, et bien je trouve ça assez ennuyeux, un rythme relativement lent pour privilégier les dialogues à l'action. 
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2023
Ce premier film de Bertrand Tavernier, une adaptation de Simenon, a des allures de polar, mais n’en est pas vraiment un. Un meurtre a eu lieu, et les hypothèses de son explication vont de l’acte politique (le contexte socio politique tient une place importante dans le film) au crime passionnel. Mais ce que privilégie le cinéaste, ce sont les relations humaines. Entre un père et son fils, quand le premier découvre qu’il n’a fait que vivre près du second, sans le connaître, et que l’amour paternel tardif devient inconditionnel. Entre l’horloger et l’inspecteur, ce dernier s’intéressant tout autant à la découverte et la compréhension d’un individu qu’à l’arrestation du coupable. Cette dimension humaine donne, dans la seconde partie film (la première semble tourner un peu en rond), quelques beaux moments de douce tristesse et d’émotion contenue.
Tardyluna
Tardyluna

5 abonnés 95 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 février 2023
Lent, mou, ennuyeux. Images glauques et son de mauvaise qualité, presque inaudible (ce n'est pas une question de moyens techniques : des films bien antérieurs ont une qualité de son et d'image exceptionnels). Histoire qui n'en finit pas, scènes iongues et inutiles. Deux étoiles pour la prestation de l'inoubliable Ph. Noiret, le seul à tirer son épingle du jeu.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2023
De Bertrand Tavernier (1974)
Un film puissant et socialement fort magnifiquement interprété par Philippe Noiret, Jean Rochefort et Jacques Denis.
Une description à peine feutrée de cette France des années 1970 corsetée, étouffée par la bonne ? conscience d'un pays encore fortement imprimé de lourdes traditions culturelles et chrétiennes . La France Pompiloudienne qui certes se modernise mais dont les mentalités et les moeurs n'évoluent guerre . Nous sommes en effet encore loin de la dépénalisation de l'homosexualité, de l'abolition de la peine de mort et du droit à l'avortement . C'est dire ! En ce sens le jeu des acteurs est important car ils retranscrivent à merveille tout ce qui traverse la société françaises des armées 1970. D'aucun trouveront le rythme lent mais il permet de bien s'imprégner de ce que beaucoup parlaient d'étouffement . Et puis il y a l'autre vedette Lyon et le quartier St Paul bien filmé .
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2023
Un film qui s'il date de plus de 50 ans, se regarde encore avec plaisir. L'histoire de la réaction d'un père veuf (Philippe noiret), pas vraiment proche de son fils qui va progressivement s'en rapprocher au fur et à mesure de sa cavale et de son procès, avec le miroir d'un flic (Jean Rochefort) humain et désenchanté lui aussi. La bienveillance du réalisateur Bertrand Tavernier s'étend jusqu'à la ville de Lyon dont il est issu et qu'il filme intelligemment
marc sillard
marc sillard

10 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2023
Le passage que j'ai préféré c'est celui de l'horloge astronomique. Il y en a de semblables à Compiègne, Moulins, ... , Prague, ... Ce brave Tavernier a au moins eu le mérite de bien filmer cette belle mécanique ancienne et évocatrice. Mais mon Dieu que son film est plat. Il y a plein d'autres oeuvres filmées de Simenon où on ne s'ennuie pas comme ici. Le personnage qui accroche le plus c'est l'avocat, joué par William Sabatier. Lui au moins a une ligne directrice et il s'y tient. L'horloger Noiret et le flic Rochefort font dans le sentimentalisme larmoyant. Leur relation inconsistante tourne en eau de boudin. Le pote syndicaliste est nul et exaspérant. Quant à Julien Bertheau j'ai dû être dérangé lors de sa prestation car je ne m'en souviens plus. Pourtant, son souvenir dans le rôle de Mercutio de Roméo et Juliette à la Comédie Française m'était resté très vif. Luis Bunuel dans le Charme discret de la bourgeoisie a intelligemment valorisé sa voix de violoncelle. Noiret et Tavernier, même combat !
Cyril G
Cyril G

3 abonnés 36 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2022
Un beau film des années 70, avec Noiret et Rochefort un peu à contre-courant de leurs ou personnages habituels. C est aussi un beau voyage dans le Lyon de cette époque. Je regrette la lumière un peu blafarde qui accompagne le spectateur tout au long, je dirai même ne pas trouver le film très bien filmé, perfectible de ce point de vue
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