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Uther Zendrest
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3,0
Publiée le 6 novembre 2020
Un film tout en longueur dont l'intérêt tient surtout à la beauté vertigineuse d'Emmanuelle Béart, le scénario et les dialogues étant d'une faiblesse coupable.
Un poil trop long, 3h48 ! ce qui lui coûte 1/2 étoiles. Film très naturaliste, du Rivette en somme, qui pourra rebuter mais deux excellents comédiens, Piccoli dans le rôle du créateur sans scrupule et la jeune Emmanuel Béart qui n'a pas peur de se mettre à nue et de lui résister. C'est à voir mais pas forcément à revoir. Une mention aussi pour la délicate Jane Birkin dans un de ses derniers grand rôles au cinéma.
Ma critique porte sur la version courte Divertimento qui dure 2h10. Hélas c'est encore beaucoup trop long car il ne se passe rien pendant la première heure qui aurait du être réduite à 15mns pour planter le décor. Les dialogues sont consternants de vacuité, on dirait une chronique de la vie quotidienne filmée par un membre de la famille !lisateur nous emmène. Puis vient enfin cette fameuse scène de doute où Frenhofer se rend compte de son échec ; elle est pour moi la meilleure partie du film (20 mns) qui éclaire sur le côté aléatoire du processus créatif. Dans la foulée, je n'ai pas compris pourquoi Marianne reprend à ce point les commandes pour l'encourager ... peut-être pour fuir son couple ?? Par la suite, pourquoi Freinhofer emmure t-il son tableau au lieu de simplement le détruire ??? Ceci me semble très excessif. La fin du film tombe brutalement sans qu'on s'y attende comme si le temps était écoulé et qu'il fallait fermer la boutique ! La musique du générique est épouvantable, on dirait de la musique expérimentale. En ce qui concerne les acteurs, ce rôle sage n'est pas le meilleur de Piccoli qui excelle plutôt dans le glauque, je ne comprends pas l'engouement autour de Jane Birkin que je ne trouve pas bonne actrice. Enfin Emmanuelle Béart s'en sort plutôt bien même si j'aurais souhaité un peu plus de consistance dans son rôle exhibitionniste. Mon étoile et demie va donc à la scène de doute de Frenhofer et à la belle plastique de Marianne.
Emmanuelle Béart entièrement nue pendant une grande partie du film ! Cette idée pourrait attirer certains spectateurs qui ne soient pas adeptes de Jacques Rivette ou de cinéma d’auteurs. Ils seront sûrement déstabilisés car La Belle Noiseuse n’est pas un film cherchant à jouer sur la provocation. Ils le comprendront rapidement en constatant que la première heure est consacrée à des discussions en plans souvent larges et très longs où les voix sont sous-mixées par rapports aux sons d’ambiance (les rendant régulièrement peu compréhensibles). Ce début jouant beaucoup sur les rapports entre les personnages sera suivi par une alternance entre des scènes du même style et les longues séances de pose qui étaient attendues. On pourrait craindre celles-ci vu leurs durées mais on est finalement assez fasciné par le travail de création (Rivette s’attardant plus sur la main de Bernard Dufour, qui double Michel Piccoli pour les scènes de peinture, créant les différentes esquisses, que sur le corps de son modèle effectivement intégralement nue) et on est happé par le rythme lent retranscrivant parfaitement cela. Cette adaptation très libre du Chef-d’œuvre inconnu d’Honoré de Balzac (il est transposé à l’époque de réalisation du film, Nicolas n’est plus Nicolas Poussin, le peintre Frenhofer devient marié et son épouse possède un rôle très important…) est donc en réalité une œuvre assez hypnotique, malgré ses presque 4 heures, qui se présente surtout comme une réflexion sur le travail de peintre, l’impact que l’art peut avoir la vie privée et une opposition entre un couple qui a réussi à résister aux différentes épreuves de la vie (celui formé par Piccoli et Jane Birkin) et une autre qui se détruit petit à petit à cause d’un simple tableau (celui de Béart et David Bursztein).
charnier de grandes idées-caveaux bourgeoises à la vie-artiste, tôt naufragé sur le roc de l'embarras profond que ce film m'inspire, embarras sincère pour l'auteur et le réalisateur et l'ensemble sans exception des acteurs. il manque même à la nullité pure et simple tant il se refuse à toute qualité pleine, fut-elle négative. expérience cinématographique qui entraîne un stress post-traumatique important, ne recommande pas à des amis
Film prétexte au voyeurisme, d'une banalité. On comprend mieux la montée de la droite un peu partout en voyant cela. Très ordinaire. Picoli la même chemise tout le long du film, faut le faire. Noiseuse=gnaiseuse au Québec. Birkin, pas capable.