Barton Fink
Note moyenne
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267 critiques spectateurs

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cine-the-chocolat
cine-the-chocolat

10 abonnés 47 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le film ne m'a pas vraiment touché si ce n' est la peformance des acteurs(dont john turturro bien sur!!!).Je vais etre dur mais je ne lui trouve aucun n' intéret.J' en viens a me demander comment les personnes peuvent lui attribuer le titre de chef d'oeuvre et comment a-t-il pu avoir une palme d'or.D'un coté je me di alors "suis je passé a coté de quelque chose?" et de l'autre coté "je trouve ce film nul" ce que je pense vraiment en toute subjectivité ;-)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 septembre 2013
J'avais vu le film il y a quelques temps et était passé à coté de l'essentiel. Je voyais un film snob alors qu'en fait pas du tout. Pensant qu'il s'agissait d'une critique d'Hollywood je m'étais trompé.
Pour les réfractaires : une fois la trame comprise, la symbolique du film ne sera plus un secret pour vous. Vous comprendrez alors la signification du couloir en feu, du 'heil hitler', pourquoi Barton se retrouve à danser au bal des marines...
spoiler: Ca parle de la place des juifs pendant la guerre. Le personnage principal est un stéréotype juif, arrogant et imbu de sa personne, il est snob et n'écoute personne. Son voisin (John Goodman) est un nazi qui saigne des oreilles quand il l'entend parler. Le producteur du film, veut simplement utiliser le stéréotype juif pour créer un film sur le catch, le sport américain du combat. Il s'avère que ses intensions ne sont pas juste irréfléchies mais qu'il souhaite faire de ses films une anti-propagande antisémite. Barton Fink est juste un pion dans le conflit de la guerre, et Hollywood est l'outil. PS : Les frères Cohen sont Juifs et cette thématique est reprise dans la grande majorité de leurs films.

Chaque scène est un régal, tous les acteurs (talentueux) habitent leurs personnages, les dialogues sont précis et l'apparente complexité n'est qu'un leurre.
Barton Fink se retrouve dans la majorité du film comme un 'touriste' car 'il ne prend pas la peine d'écouter les gens et d'essayer de comprendre ce qu'il se passe'. J'étais comme lui la première fois que j'avais vu ce film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 décembre 2010
Pour moi, mais ce n'est que moi, le meilleur film des Cohen. Symbolique, intellectuel, drôle parfois (scène du bal et danse loufoque), cruel aussi, émouvant, presque culte. Ce film retrace bien l'époque du Hollywood des années 30. Cependant, la reconstitution s'arrête bien tôt pour laisser place à l'humour décadent des Cohen, et le fil rouge devient la bataille entre succès populaire et élite intellectuelle. Derrière cette bataille, Barton mène un combat intérieur avec des questionnements très existentiels puisqu'il remet en cause toute son œuvre, il craint de ne pouvoir créer que pour le théâtre et que son talent reste cantonné à cet art alors que le cinéma n'est peut-être tout simplement pas fait pour lui. A tel point qu'il va demander de l'aide à un écrivain encore plus névrosé que lui et dont la femme ne fait que troubler ses songes. Le symbolisme et le fantastique (dans les scènes finales) sont bien présents comme dans tout bon Cohen ('Arizona', 'Fargo', 'Lebowski'). Les caricatures hollywoodiennes, Michael Lerner et Tony Shalhoub en tête, sont écrasantes pour l'auteur fragile qu'est Barton Fink mais on retient surtout que John Turturo est immense, aidé par un John Goodman en pleine forme. Steve Buscemi complète l'affiche dans un rôle à la 'Four rooms' (Tim Roth). Encore une fois, un scénario recherché, une ambiance tout à fait Cohen tirant vers le surréalisme et même le fantastique, une reconstitution impressionnante, une BO qui accompagne bien le propos... Le meilleur Cohen, à ne pas prendre au premier degré!
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2025
L’histoire d’un dramaturge New-yorkais en plein succès partant écrire des scénarii à Hollywood. Au départ d’une simple comédie au ton caustique légèrement monotone voire ennuyeuse, le film des frères Coen tourne subitement au thriller, donnant au long-métrage toute sa dimension tragique. Avec en toile de fond une critique à peine voilé du monde du cinéma. Un film inégal.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2024
"Barton Fink" est une plongée étrange et fascinante dans les méandres de la création artistique. Suivant Barton, un dramaturge idéaliste invité à écrire pour Hollywood, le film dépeint une industrie impitoyable et absurde, où les ambitions littéraires se heurtent au cynisme du divertissement. Avec une réalisation stylisée et une atmosphère oppressante, les Coen instaurent un malaise palpable, accentué par l’interprétation magistrale de John Turturro. La dimension allégorique du film, parfois trop appuyée, peut cependant perdre une partie du public dans des métaphores excessives.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2015
Un film sur la création, sur la difficulté de remplir une page blanche, sur la solitude de l'auteur également, témoin ce long couloir qui apparaît souvent et qui se remplira lors de la scène du feu et de l'hallucination de l'auteur. Mais est-ce vraiment la réalité ce que vit ce jeune homme? C'est parfois comique et parfois obscur. Qu'y a-t-il dans cette valise? Que signifie la dernière scène? Il y a du Lynch ici. Assez intéressant
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mars 2016
Une excellente transposition d'une histoire d'inspiration kafkaienne dans le contexte d'Hollywood par les frères Coen.
Il s'agit de l'entrée d'un dramaturge prometteur, incapable d'avoir une vue plus large sur le monde que celle de son style, dans un grand studio où on lui impose une idée sur laquelle travailler. Bloqué dans son écriture, il rencontrera plusieurs protagonistes qui lui apporteront une nouvelle inspiration, tout en le plongeant dans un cauchemar où il est difficile de distinguer l'hallucination ou la réalité, dans un monde qu'il ne comprend pas, où les gens pensent différemment et le décoivent. Ce thriller est formidablement mis en scène par le duo Coen, dans la direction artistique, comme l'hôtel faisant penser à celui de Shining, de la musique à la Herrmann et au très bon jeu d'acteur. Un film mystérieux, chaotique mais restant cohérent, et enfin un final qui satisfait le public, chose rare chez les Coen où la plupart de leurs films finissent de façon plate.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2016
Sans être le sommet des frères Coen, j'aurais plutôt tendance à placer Miller Crossing plus haut, Barton Fink est un film puissant qui génère une sensation d'angoisse. Le film passe très vite grâce à la fluidité d'une mise en scène impeccable qui s'attache sur des détails du décor (tableau, papier peint) sans que cela devienne une obsession. Barton Fink baigne dans une atmosphère kafkaïenne, troublante, oppressante qui est la traduction de l'angoisse de la page blanche d'un scénariste sous tension, en panne d'inspiration (pourtant une simple histoire de catcheur!). Très (voir un peu trop parfois) stylisé, les frères Coen parviennent à nous introduire dans l'univers mental, traduit en image, du scénariste. Tout semble se référer à l'esprit de Kafka : les personnages secondaires troubles, aux motivations incertaines, le scénariste juif, perdu, oppressé, sa légère aboulie, son masochisme etc... Les qualités de mise en scène (images, plans, travellings et gestion des sons) sont indéniables. Saluons les belles interprétations de John Turturro et de John Goodman, acteurs fétiches des frères Coen. Le film évoque aussi certains passages de Shining de Kubrick ou de quelques oeuvres de David Lynch. L'impression d'"inquiétante étrangeté" ne nous quitte guère durant la projection. Notons aussi la subliment belle et ouverte conclusion du film comme une fin en suspension.
Dawasta
Dawasta

77 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2015
On dit que les frères Coen, alors en manque d'inspiration, ont écrit ce film en 3 semaines! Cette fois ils nous plongent dans un univers étrange et décalé (entre Shining et Ed Wood) habilement teinté d'humour noir, et taclent au passage la machine Hollywoodienne. La mise en scène est ingénieuse, mais comme toujours dans leurs film, ce sont surtout les personnages qui valent le détour. (Bien)
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2019
Un des films les plus foutraque des frères Coen. Barton Fink est un rêve qui vire au cauchemar avec en toile de fond une interrogation sur l’art et sur la création et surtout sur la distinction qui est faite entre l’art récréatif ou pop culture et un art plus respectable plus élitiste. Et le film est vraiment un panaché de ces deux aspects avec des moments récréatifs et premier degrés et d’autres qui sont vraiment très imagés et tentent d’interroger de stimuler le spectateur. Autre aspect très fort du film sa véritable beauté sans jamais être « joli » le soin porté au cadre et la photo sont remarquables. Et puis il y a surtout John Turturro méconnaissable et admirable dans le rôle titre avec aussi des seconds rôles bien barrés comme les frères Coen savent si bien créer.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mars 2021
Au risque de finir comme la Audrey du film : non, on n'a pas du tout été embarqué par ce film sombre-existentiel-intello des Frères Coen. L'intrigue est minimaliste et plutôt un cliché commun des écrivains dans les films (l'écrivain qui nous refait le coup de la page blanche et contemple les énergumènes qui l'entourent en attendant d'avoir le coup de génie), alors on se met nous aussi à contempler la mise en scène, réussie, des plans qui allient des gros plans sur une bonde de salle de bain (coucou Hitchcock) ou sur un papier-peint qui se décolle avec un bruit de succion écœurant, qui mêlent la folie des soirées dansante à la dépression cachée du jeune homme, qui forment un jeu de combat visuel entre John Goodman et John Turturro (qui prolonge la scène de lutte)... La vie adaptée à l'écran du scénariste des années 40 et 50 Clifford Odets, qui se mélange à la précédente œuvre des Frères Coen (Miller's Crossing, soit l'histoire d'un homme interprété par John Turturro qui rencontre un homme dans un immeuble), donne un Barton Fink qui ravira le public qui parvient à y trouver des métaphores à la pelle, mais, pour notre part, nous a plus que lassé. On aurait aussi gagné à le voir avant Pulp Fiction (1994) et Seven (1995), car le mystère de la boîte qu'il ne faut pas ouvrir était "là en premier" dans ce film de 1991, et l'on n'a pas pu s'empêcher de comparer les scènes, d'essayer de comprendre ce que la boîte renfermait (on ne le saura pas, ce qui nous a bien agacé, étant encore une fois un cliché du genre pour faire parler les fans), de savoir quel était l'intérêt de ce feu d'artifice narratif à la dernière seconde quand on s'est quasiment endormi deux heures durant... Le déséquilibre du rythme et du contenu (très contemplatif jusqu'à la limite du générique de fin où tout part à vau-l'eau) nous a étonné dans le mauvais sens (cette fin nous a paru ridicule, mal amenée, et avec un sens métaphorique qu'on a interprété comme on a pu, disons carrément "au petit bonheur" en espérant n'avoir pas déduit n'importe quoi). Les deux John (Goodman et Turturro) se complètent bien, la mise en scène est soignée, mais ce Barton Fink fait partie des films adulés par la majorité des spectateurs, sans qu'on n'en ait partagé l'engouement.
CeeSnipes

327 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2013
Ce qui était construit comme une respiration dans l’écriture chaotique de Miller’s Crossing s’est trouvé être Barton Fink, une comédie noire métafilmique des frères Coen.

Ce qui devait être un petit film sans réelle ambition devint un des films les plus importants de la filmographie des frères Coen, plongée dans l’esprit dérangé d’un scénariste sans inspiration. Afin de faire transparaître l’angoisse constante de Barton Fink, le décor principal du film, une chambre d’hôtel, est travaillé afin d’être un véritable endroit de film d’horreur où le papier peint est mal collé et où grouillent des moustiques qui empêchent notre héros, interprété par un récompensé à juste titre John Turturro, de dormir et de réfléchir. Il y rencontre alors son voisin, joué par le toujours affable John Goodman, même quand il joue un taré inquiétant, mais amical. On en vient presque à regretter quand l’histoire se met en place et que les Coen y incorporent des relents de film noir. Cependant, ceci ne ralentit pas le film et lui donne un intérêt pas désagréable, avant d’être entraîné dans un final flamboyant où les seconds rôles y trouvent chacun leur moment de bravoure. On citera avec insistance les performances des deux inspecteurs, Richard Portnow et Christopher Murney, parfaits, Tony Shalhoub excellent et l’apparition rafraîchissante en début de film du toujours génial Steve Buscemi en groom atypique, à l’image du film. Les dialogues sont particulièrement bien troussés et la mise en scène virtuose.

Barton Fink fait partie de ces Palmes d’Or jubilatoires, qui mettront tout le monde d’accord (ou presque), grâce au soin incroyable porté à tous les éléments qui constituent ce grand film. A voir absolument.
dai72
dai72

190 abonnés 2 133 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 août 2011
Trois prix à Cannes pour un film qui manque de rythme, doté d'un final étonnant, avec un scénario que je trouve moyen. Seule l'interprétation est sublime, ce qui n'est pas le cas de la bande originale ou des dialogues qui ne parviennent pas à nous sortir de l'ennui. Les frères Coen nous ont habitués à mieux !!
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2016
J'ai du mal à me faire un avis concret et terre à terre vis à vis de ce film. Autant je l'ai trouvé très réussi sur absolument tous les points, autant l'étrangeté du dernier quart m'a quelque peu déstabilisé et j'ai, encore plusieurs heures après le visionnage, l'impression et la peur d'être passé à côté du film. Soit celui ci a une interprétation claire que les frères Coen ont établi et revendiqué et dans ce cas je ne pense pas avoir réussi à la capter correctement, soit l'interprétation est vague et cette impression de doute, cette déconcertation du spectateur sont bel et bien les effets recherchés par les cinéastes.

Le fait est que le film a réussi son objectif, j'ai été captivé de la première à la dernière seconde en entrant totalement en empathie avec le personnage, assimilant ses doutes et ses envies d'artistes qui certes ne pourront pas intéresser tout le monde mais qui, personnellement, m'ont beaucoup parlé.

Le film se suit sans aucune perte de rythme, avec encore une fois chez les Coen des personnages secondaires extraordinaires, autant voire plus consistants que leur(s) personnage(s) principal(aux). La bande originale est minimaliste mais efficace, en totale adéquation avec l'ambiance brumeuse du film.

Au final, je pense avoir décelé une interprétation du film, très métaphorique et peut-être un peu trop abstraite, mais elle me convient, et je pense que c'est là le propre d'une oeuvre d'art, dont la genèse et la réception sont justement les thèmes principaux de Barton Fink.
klap2fin
klap2fin

20 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2012
Honte sur moi, je n’avais pas encore vu ce film emblématique des frères Coen et j’ai récemment comblé cette lacune. Je n’en suis pas moins resté longuement dubitatif après le mot « Fin ». Certes le film est prenant, superbement réalisé avec un casting impeccable, mais pour être franc, je suis resté un bon moment sans avoir compris l’essence du film qui à mon avis ne doit pas être pris au 1er degré car chacun peut voir ce film sous un angle différent. On se trouve à la marge entre la réalité et la vision qu’en fait le personnage principal. A tort ou à raison, j’en ai conclus que ce film déroutant était une sorte de fable sur les déboires de l’inspiration à travers l’histoire d’un jeune scénariste qui se retrouve propulsé dans le monde hollywoodien et totalement muselé par un thème que lui impose son employeur, alors qu’il ignore encore vivre une histoire autant hallucinante qu’effrayante. Il m’a été difficile de me prononcer sur une note pour ce film qui selon moi reste relativement déroutant et irrationnel, mais comme je suis néanmoins resté scotché du début à la fin je n’ai pas pu me résoudre à rester dans la moyenne.
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