Barton Fink
Note moyenne
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268 critiques spectateurs

5
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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 juin 2008
les frères Coen, ont certainement beaucoup de talent, j'ai apprécié Fargo et O brother, mais ce Barton fink, palme d'or du festival de Cannes 1991 ne m'a pa touché.
De bons acteurs, des dialogues teintés d'humour noir, une touche d'originalité, de décalé et d'improbable (l'hotel qui prend feu!)mais je ne lui trouve aucun n' intéret, pire j'ai failli m'endormir.
Appeal
Appeal

180 abonnés 569 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juin 2008
Bah j'ai pas accroché car à vrai dire je me suis emmerdé et c'est pas à ce que je m'attendais d'un Coen. Si les frères tirent une fois de plus sur un L.A qu'ils ont décidément du mal à apprécier (et c'est toujours aussi jouissif), je n'ai pas apprécié la mise en scène beaucoup trop lente et melancolique du film, sans aucun doute souhaité pour faire naître un veritable sentiment de malaise chez Turturro (et que l'on ressent très bien nous aussi) face a l'imposant John Goodman. Mais cela me donne juste l'impression que le film n'avance pas du début jusqu'a la presque fin, où l'action, les rebondissements arrivent et l'inquiètude permanente à ses conséquences. Cannes s'est, à mon humble avis, un peu trop regardé le nombril en surprimant ce film hommage aux personnalités du milieu.
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2012
"Barton Fink" est sublime. Il s'agit d'une installation définie dans le cerveau d'un artiste et sur sa condition existentielle. Philosophique dans sa manière d'arpenter les montagnes fracassées d'un intellectuel à la fois touchant d'enfermement et prétentieux dans ses quelques rares loghorrées auto-affectives, Joel et Ethan Coen explorent les obsessions récurrentes et destructives qui ressortent de la création, et métaphorent les dangers de l'accord élitiste sur le monde intellectuel. On peut déjà savourer, au premier plan, la finesse critique que les cinéastes expriment dans une vision symbolique d'Hollywood, lieu ingrat où tout pue le fric et la combine. Ainsi le plan pivot sur le tableau représentant l'idéal que se fait Barton Fink d'Hollywood sert de fin au film, entre ironie et désespoir de voir tant de bêtise dans ce qui est censé représenter l'église du cinéma. Ensuite, il y a la formidable progression narrative constituant à forcer, au gré d'un simple dialogue avec un inconnu qui deviendra bientôt un grand ami, avant d'être le tueur imagant le Diable de la bonne conscience populaire, la pensée du personnage principal. L'artiste, avant même d'être considéré comme celui qui créé, est d'abord celui dont on se moque, puis peu à peu le recul de se faire, le regard qu'il porte de s'élargir pour enfin comprendre qui est manipulé, qui manipule qui et de quelle manière. Pour autant, Barton Fink ne devient pas ce que l'on pourrait appeler un héros ; pour la simple raison qu'il ne fait que subir des drames, ainsi incarne-t-il plutôt l'étranger dans un monde trop grand pour lui, et dont il ne saisit pas encore tous les codes, si au fond il en s'agit. L'interprétation minimaliste de John Turturro pourra en laisser beaucoup sur le carreau, mais ce recul n'a rien d'un défaut : il rentre non pas dans la case 'complexe dissimulé' (on le connaît surtout pour ses seconds rôles), mais au contraire, vit plus qu'il n'incarne son personnage, le laisse miroiter perplexe face aux im
Sildenafil
Sildenafil

87 abonnés 1 029 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 juin 2010
Les Coen me semblent désormais à jamais inaccessibles. Trop profond pour mon simple besoin cinéphile, ils atteignent des sommets impénétrables que je ressens comme un gâchis. Sans moi, hélas !
Cocobusiness
Cocobusiness

17 abonnés 382 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2008
Barton Fink, 1991, d’Ethan et Joel Coen, avec John Turturro, John Goodman et Steve Buscemi (dans le petit rôle du réceptionniste). Film complexe sur une histoire relativement simple, mais une écriture de scénario très rigoureuse et une mise en scène magnifique. Un jeune auteur au succès tout récent (Turturro, invraisemblablement coiffé !), un peu naïf, vend bêtement son âme au diable, c’est à dire, passe sous contrat à Hollywood et reçoit (d’un patron de Major, caricature subtile et drôle) commande d’écrire un truc pour Wallace Berry, sur le monde des lutteurs. Comme le sujet ne l’inspire pas, on va cheminer avec lui dans les méandres de la création, celle qui torture parce qu’elle n’aboutit pas. C’est l’angoisse de la page blanche, qui s’accompagne d’un regard étrange, affolé, poétique et dramatique à la fois, sur l’environnement, la chambre d’hôtel, le voisin…Réalité et fiction se mêlent et s’entrechoquent : le papier peint se décolle et il faut le punaiser, un moustique devient un monstre sanglant, le charmant voisin (Goodman), complice et tendre, est un tueur en série, la fille d’une nuit baigne dans son sang au petit matin. Chaque plan est soigné et les lumières font des images de superbes compositions artistiques qui constituent une sorte de labyrinthe métaphysique. Le spectateur est en permanence surpris et malmené : quand on se croit dans une comédie, on plonge aussi sec dans le drame, et quand on pense être au cœur d’un thriller, un curieux virage nous entraîne vers le fantastique, le poétique.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 mai 2008
Quelle triste année 91, ça palme d'or. C'est quand même mieux que Delicatessen dans le genre film dont les ressorts du lit font gling gling. Qu'est-ce qu'on rigole, ah ben oui alors.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 mai 2008
Incroyablement bien filmé, ce film révèle tout le talent de mise en scène des frères Coen.
Une fin sublime!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 avril 2008
Grâce à une mise en scène impecable, des acteurs brillantissimes, une fin parfaite et surtout une atmosphère étouffante que l'on retrouve tout au long du film, notamment grâce aux images très travaillées et à la lumière si particulière éclairant chaque plan, ce film s'impose comme l'un des meilleurs des frères Coen. Même la sordide chambre d'hôtel de Barton Fink devient poétique et superbe derrière le regard d'Ethan et Joel. Grand.
dahbou
dahbou

247 abonnés 2 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2008
Oeuvre complexe et culte à voir et même à revoir plusieurs fois tant les niveaux de lecture sont nombreux, il faudrait même des pages et des pages pour tout décrypter. John Turturro trouve là son meilleur rôle et John Goodman est également saisissant et même effrayant sur la fin à travers une scène aussi étrange que magnifique où il semble être le diable en personne. Avec ce film, les Coen gagnèrent définitivement le statut d'artistes cultes.
Jérôme H
Jérôme H

208 abonnés 2 295 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2008
Sorti en 1991 et vu seulement 10 ans après, quelles claques j'ai pris...
Passer d'un statut de star et arrivée en tant que novice dans une nouvelle ville pleine de pression et bordant ses limites intellectuelles, John Turturro est phénoménale dans sa redécouverte de lui même et sa rebellion.
Le film part progressivement (sans que l'on s'en apeercoit) vers un délire représenté par un Goodman énormissime.
L'un des meilleurs Cohen à ce jour.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 avril 2008
Vénéré par la critique, alulé par les fans des frères Cohen, Barton Fink ne me semble pourtant pas comme le meilleur film des deux réalisateurs. Dans le genre "comédie décalée horribilo satanique", Roman Polanski a fait souvent bien mieux, notamment avec l'indétronable "Rosemary's baby" ou l'effrayant "locataire".. Reste un film magnifiquement écrit et interprété par les acteurs fétiches des frères Cohen. Certes, John Goodman est saisissant, mais il est encore mieux en vétéran du Vietnam paumé dans "The big lebowski". Bref, un bon film, mais pas le meilleur Cohen.
posbern343
posbern343

10 abonnés 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2008
Je suis toujours surpris e lisant les critiques de ce film, même parmi les plus spécialistes d'entre- nous, qu'on ne trouve pas un décryptage plus "fouillé" de cette oeuvre aux mille dimensions...
1- NON ! Fink (think ?) n'est pas victime d'un système, il est son collaborateur (il sort d'une pièce à succès et se laisse berner par les sirènes d'Hollywood)

2 - C'est un impuissant.

3- Il n'écoute personne (imbu de son importance supposée), encore moins son voisin qui veut lui tendre une histoire de catch (à laquelle il est SOUMIS)...

4- Selon moi, la résolution du film est dans l'offrande d'une autre histoire que le voisin lui offre (tueries et hôtel en feu) pour le libérer...

Une oeuvre majeure.

BB POSSO
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 mars 2008
Decue!! Je n'avais jamais vu un film des freres Coen et j'etais impatiente d'en voir un.
Le film est vraiment tres bien filme, les acteurs excellents, l'histoire interessante mais cela ne m'a pas emballe. Stereotypes, personnages ennuyeux et lenteur sont les principaux trucs qui m'ont enerve. On ne voit vraiment pas ou les freres Coen veulent en venir, parce que c'est pas ca la vie reelle...Je comprends pas pourquoi ils ont voulu faire ce film et je trouve ca frustrant. Mais cela ne va pas m'arreter, j'ai bien l'intention d'en voir encore des films signes Coen...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 mars 2008
Une vague vient s'écraser sur un rocher. Ethan et Joel Coen nous plongent ici dans le cinéma, son industrie. L'âge d'or hollywoodien, Barton Fink, artiste prometteur, dramaturge accepte d'écrire un scénario pour un film de catch. L'angoisse de la page blanche s'en suit. Les "murs tombent" dans la chambre d'hôtel de Fink. L'image de carte postale accrochée au mur est son échappatoire, il se projette dans celle-ci sans jamais l'atteindre, la femme l'envoûte, le bruit de la mer l'apaise. Barton n'est assurément pas à l'aise dans ce monde régit par le star-system, il étouffe. Le réel n'y a pas de place, tout est faux, même l'identité de celui qui s'affirme comme son ami : Charlie Meadows, personnage rondouillard fort sympathique au début, terrifiant sur la fin. John Goodman nous livre ici une de ses plus belles interprétations. Le caractère apocalyptique de l'hôtel en flamme est subjuguant, indubitablement un grand moment de cinéma. Une vague vient s'écraser sur un rocher. Instantanément ce plan prend tout son sens. Fink s'est évadé, intègre son rêve hollywoodien.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2008
Le mouvement est une part essentielle du cinéma des Coen, il incarne très souvent le masque qui voile le trouble profond. «Barton Fink» (USA, 1991), avant «Fargo», opère par ce mouvement la révélation du mal. C’est ce mal enfouis que scrute le premier plan sur la tapisserie, c’est la noirceur des institutions de l’industrie du cinéma que sonde le travelling curieux entre les dessins de fougère. Cette effervescence alanguie de la technique a pour but de formaliser les vicissitudes du personnage principal, Barton Fink. Les Coen atteignent dans ce film le paroxysme de leur esthétique. Même encore «No country…» n’a pas atteint une telle beauté du mouvement. Ce dernier film accomplit davantage sa beauté dans ses effluves picturaux que dans le flux de la temporalité. Pour sourdre du monde la perversion des choses, les Coen relatent l’aventure d’un jeune écrivain de théâtre dans l’Hollywood de la seconde guerre mondiale. Si l’on observe le film en plan très large, l’on ne peut y discerner que l’exploitation romanesque d’un jeune auteur par la vilaine machine industrielle. Cette vision du film s’inscrit d’ailleurs totalement dans le statut singulier que les Coen réussissent à sauvegarder, celui de cinéastes indépendants dont l’œuvre renouvelle l’héritage hollywoodien. Mais si l’on pose un regard plus clairvoyant, on peut y observer la perte de soi dans l’enfer d’Hollywood, et par extension dans le commerce artistique. «Barton Fink» est un pamphlet contre le monstre économique et institutionnel de l’art. La peur de l’auteur face à la page blanche, est mise en forme par les Coen de façon sublime. La pression d’Hollywood sur la création est dressée par les Coen dans la chambre de Fink. Au dessus de la machine à écrire trône une photo idyllique d’une mannequin au bord de la mère. Ce mannequin c’est la lisse consistance du cinéma vénal. L’auteur rencontre in fine ce mannequin est demeure à ses côtés. C’est la perte de l’identité de l’artiste sous l’étreinte d’Hollywood.
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