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totoro35
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4,0
Publiée le 21 juin 2011
Louis Malle se fait visiblement plaisir avec cette oeuvre burlesque et totalement décalée, regard caustique sur le monde des adultes vu à travers les yeux d'une enfant espiègle interprétée avec une belle énergie par la toute jeune Catherine Demongeot.
C’est drôle, foutraque et inventif. En cela c’est une bonne adaptation du bouquin, même si l’ultime dénouement marche moins bien ici Albertine étant pas assez mâle incarnée par Carla Marlier. Malheureusement le cinéma nécessitant un art relevant de la dramaturgie et non de la littérature, le manque d’une véritable trame narrative finit par lasser un petit peu. Que demande le peuple ‘’Est-ce un film pour enfant ?’’ Pas vraiment, disons que les ‘’Mon cul’’ et autre ‘’Merde’’ qui émaillent les phrases de Zazie, plus quelques scènes un peu scabreuses font qu’il pourrait s’agir d’un film pour enfant à interdire au moins de huit ans. Mais tout est relatif.
Je l'ai vu en classe et franchement le livre est bien et les personnages rigolos. Mais pour moi ce n'est juste pas un film. Il n'y a pas d'histoire, les intrigues n'ont ni queue ni tête. En livre ça passe mais pas en film. Et je connais les raisons qui ont poussé Malle à faire ça mais personnellement il m'est impossible d'apprécier. Après chacun ses impressions.
Louis Malle (dont c'est le premier film en couleurs) a voulu jouer avec les images comme Queneau a joué avec les mots, en retrouvant la même fantaisie, la même mécanique burlesque. Pari casse-gueule, mais pari assez réussi. Et surtout Paris libéré... Car c'est un vent de folie qui souffle sur la ville. Couleurs vives, images accélérées, coupes étonnantes, ralentis amusants... C'est une sorte de cartoon. On s'en réjouit dans la première partie du film : les effets de style se marient bien avec la liberté de ton et le langage vert de la mouflette qui dit "mon cul" à tout bout de champ et souhaite devenir instit' pour faire chier les mômes ou astronaute pour faire chier les Martiens... On retrouve avec plaisir la verve de Queneau. Mais emporté par son élan, Louis Malle pousse le délire visuel un peu loin, jusqu'à l'overdose. De cette folle aventure, qui prend la forme d'un roman d'apprentissage délirant, le personnage joué avec espièglerie par Catherine Demongeot sort "vieilli". Le film l'est peut-être aussi aujourd'hui. Nous, on en sort étourdis mais amusés.
Joyeux fourre-tout, assurément étonnant, parfois drôle, mais finalement lassant. Certes, Zazie sème une zizanie à la hauteur du jeu d'actrice de son interprète, et Louis Malle fait part d'une grande créativité visuelle, mais en l’absence de scénario cette histoire n’a pas d’accroche narrative. En résulte une succession d’images à forts intérêts esthétique et historique. En effet, « Zazie dans le métro » version cinéma nous livre un témoignage du Paris des 60’s, au cœur des Trente Glorieuse, où le petit commerce et l’artisanat tient encore une place importante. C’est à peu près tout ce que l’on retiendra de ce film, à coté du jeu de Catherine Demongeot et des travellings ferroviaires.
Cas peu fréquent : je n'ai jamais connu quelqu'un qui a aimé (même un peu) ce film. Et franchement, ça ne m'a jamais choqué. Parce que je ne vois pas comment on peut l'aimer. Entendons-nous bien : le problème ne vient pas du fait que Malle ait voulu en faire quelque chose de fantaisiste et débridé au maximum, quitte à copiner plus d'une fois avec l'absurde, le problème, c'est que ça devient rapidement épuisant. Surtout que le montage va de pair, frisant l'hystérie plus d'une fois. Les dialogues sont eux aussi touchés par cette folie frénétique puisque qu'à plusieurs reprises accélérés et devenant inintelligibles. Et comme si ça ne suffisait pas, la lourdeur succède à l'épuisement. Les 10 dernières minutes, on en voit pas le bout. Quant à l'interprétation... médiocre. Théâtrale au maximum et volontairement surjouée. Celle du grand Noiret n'est pas à épargner. Dommage car à côté de ça, il y a quelques pointes d'humour qui font encore leur petit effet aujourd'hui. Au final, seule reste la nostalgie d'un Paris disparu depuis longtemps et qui nous manque cruellement.
franche reussite de l'adaptation du roman de R Queneau par L Malle qui nous emmène dans les périgrinations de Zazie et de son oncle P Noiret est superbe et C Demongeot est géniale dans le rôle de la trublionne Zazie Petite perle
Il n'y a qu'un mot pour décrire ce film : désagréable. Des gags complètement nasses qui reviennent plusieurs fois, une histoire n'a pas de sens (lors d'un bagarre les murs tombent ???), des acteurs qui jouent mal... bref, à éviter à tout prix !!!
Quand ce film est sorti ma mére n'était pas encore née. Je l'ai découvert en 1996 (à l'âge de 6 ans). Un film qui a pris un sacré, mais alors un sacré coup de vieux, mais c'est toute mon enfance!
On est prié (je vous supplie) de considérer cette critique et les autres à 4 étoiles comme les seules bonnes critiques concernant l'adaptation au cinéma du plus célèbre roman de Queneau. A l'image de celui-ci, le film est drôle, enlevé et rythmé. Queneau lui-même saluait l'oeuvre de Louis Malle comme une grande réussite. De plus tous les queniens (et j'en suis) voient le film comme une très bonne adaptation. Alors, pitié! qu'on arrête ces conneries qui consistent à condamner le roman autant que le film.
Pour son troisième long-métrage, Louis Malle se lance dans la comédie burlesque. On est en 1960 et tout est permis pour parodier le cinéma traditionnel de l’époque. Avec pour fil conducteur la visite guidée d’un Paris complètement déboussolé, on suit les aventures d’une petite fille délurée à la langue bien pendue. Malheureusement, le scénario n’a ni queue ni tête enchaînant les sketchs tantôt inspirés d’un Jacques Tati, tantôt absurdes à l’infini. La mise en scène saccadée, comportant de nombreux plans en accéléré, participe à cette sensation de joyeux bordel. Seules les interventions théâtrales de Philippe Noiret viennent hacher ce rythme déroutant. Bref, une œuvre atypique et irrévérencieuse ayant tout de même connu un certain succès auprès du public lors de sa sortie.
Un film qui détonne dans la filmographie de Malle plus habitué aux drames ,un univers fait de petits gags et de situations rocambolesques complètement invraisemblables qui rappelle un certain Tati ,mais alors que j’apprécie ce dernier ,ici j'ai pas trop accroché peut etre a cause de l’interprétation inégale (seul Noiret et la petite gamine s'en sorte ) ou alors c'est le décalage entre une époque (1960) ou cette oeuvre paraissait certainement originale voir même derangeante pour certains et notre société actuel ou tout cela (les mots et les situations) semble bien fade.
A voir ou à revoir cette Comédie burlesque et dynamique filmée dans les endroits mythique d'un Paris des années 60 où nous renouons avec des personnages oubliés comme le vitrier, un cordonnier et même l'armée du salut. La réalisation de Louis Malle nous offre de belles images et de nombreux effets visuels. Coécrit avec Jean-Paul Rappeneau, son scénario nous conte une histoire délirante et mouvementée ; malheureusement, l'excès de délire tourne par instants à la cacophonie. A l'affiche nous retrouvons les excellents et regrettés Philippe Noiret dans le rôle principal et Jacques Dufilho dans le rôle de Gridoux le cordonnier.