Le film de Louis Malle est comme sa Zazie : incroyablement attachant, culotté et drôle. Il est vrai qu’elle est formidable, d’un charme, d’une malice et d’une répartie adorables. Tour à tour, cynique, cartoonesque et effrontée, l’adaptation de Queneau ne donne qu’une envie : prendre un ticket !
Un film fort sympathique , Noiret ,Demongeot , Deschamps ou encore Dufilho sont étonnant. Le film à des bas ( la fin un peu carambolesque notamment) mais parvient à nous tenir éveillé et interessés pendant sa plus longue partie.Pas le meilleur film de Louis Malle , mais une ouvre agréable à regarder.
Adaptation cinématographique du roman homonyme de Raymond Queneau, ce «Zazie dans le métro» (France, 1960) de Louis Malle déborde dimpétuosité, de folie poétique, dinfantilité magique. Zazie arrive à Paris, elle y est sous la surveillance de son oncle (Philippe Noiret). La jeune impolie et espiègle ne désire quune chose, prendre le métro. Cest ainsi que sengage une promenade agitée dans les recoins de la capitale, une capitale flouée, où son patrimoine précieux est désacralisé pour mieux être magnifié autrement. Les couleurs affluent, se mélangent et crèvent lécran. Si «Zazie dans le métro» est un des rares films, dit de la Nouvelle Vague, en couleur cest parce que lénergie nécessaire à lunivers et la pléthore des agitations a besoin de cette vivacité, de cette agression des couleurs. Le passé surréaliste du Queneau dorigine transparaît quelque peu dans les tourments visuels du film. Mais si «Zazie dans le métro» émerveille et émet limpression dune fraîcheur cest parce que le langage cru des dialogues est accompagné dun langage cinématographique tout aussi cru, vivace, sans temps morts. Rappelant les burlesques américains pour son utilisation de la rapidité, cest dans les jeux visuels que Malle évoque Tati. Lespace y est chargé de petites péripéties évocatrices, aptes à déclencher le rire, remplissant le cadre dune liesse dapparence incontrôlable. La prouesse et le charme profond de ce film réside dans sa capacité à réinventer un langage cinématographique, qui se nourrit certes de cinéastes mais qui conjugué avec le roman de Queneau trouve sa singularité. Jouant sur le temps, sur lespace, réorganisant les lois du monde et du réel, Louis Malle modèle là un véritable univers, un nouveau Paris.
Louis Malle a très bien su mettre en image le monde de Queneau, mais ce qu'il réussit le mieux c'est cet hommage permanent au cartoon américain et notamment à Bip Bip et le Coyote !
Je lis des critiques bien durs pour ce film, alors j'ai décidé d'y ajouter mon grain salé. Ce que je remarque dans ce film, c'est qu'il est unique.C'est délirant du début à la fin, et en voici tout l'attrait.Les dialogues sont francs à l'incorrection , le déroulement peut être interrompu brusquement par des courses poursuites folles ou une déclamation sur la tour Eiffel, la musique y est tout à fait approprié, et l'humour, pas un brin ringard.Le triste préjugé des années 60 donnent, hélas, tout de suite l'aspect "ringard".Bref, un film tellement loufoque qu'il en devient atemporel.C'est un film à ne pas prendre au sérieux. Sublime. Juste quelque chose à redire sur la post synchro pas synchro donc très visible.Plus, la dernière partie du film, qui pousse l'extravagance un peu trop loin, et qui devient lassante. En ce qui concerne le jeu de Zazie je n'y vois rien de blâmable, peut-être la scène de la pleurnicherie est mal joué exprès,avec ces accélarations et ces débandades, on s'y perd...
Un violent réquisitoire contre les conditions de détention carcérale en prison (là, en l'occurence, il s'agit de l'amour que Noiret, adolescent sur le retour, porte à la jeune Mylène Demongeot, encore orpheline à l'époque) J'ai bougrement aimé, c'est clair !