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Guillaume M.
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2,5
Publiée le 15 février 2026
J’ai pas aimé. Film sûrement d’une autre époque que je n’ai pas compris. Pourtant, j’aime les vieux films. Y’a absolument pas de scénario, c’est absurde, jamais drôle, on a parfois du mal à comprendre les paroles. Ennuyant
Globalement mauvais. Trop rythmé, humour qui tombe à plat, morale discutable (sur la pédophilie notamment), absurde mais dans le mauvais sens du terme le tout tout juste rattrapé par le jeu de Philippe Noiret.
Cas peu fréquent : je n'ai jamais connu quelqu'un qui a aimé (même un peu) ce film. Et franchement, ça ne m'a jamais choqué. Parce que je ne vois pas comment on peut l'aimer. Entendons-nous bien : le problème ne vient pas du fait que Malle ait voulu en faire quelque chose de fantaisiste et débridé au maximum, quitte à copiner plus d'une fois avec l'absurde, le problème, c'est que ça devient rapidement épuisant. Surtout que le montage va de pair, frisant l'hystérie plus d'une fois. Les dialogues sont eux aussi touchés par cette folie frénétique puisque qu'à plusieurs reprises accélérés et devenant inintelligibles. Et comme si ça ne suffisait pas, la lourdeur succède à l'épuisement. Les 10 dernières minutes, on en voit pas le bout. Quant à l'interprétation... médiocre. Théâtrale au maximum et volontairement surjouée. Celle du grand Noiret n'est pas à épargner. Dommage car à côté de ça, il y a quelques pointes d'humour qui font encore leur petit effet aujourd'hui. Au final, seule reste la nostalgie d'un Paris disparu depuis longtemps et qui nous manque cruellement.
Je suis resté scotché par l’esthétique du film « Le Feu-follet », et j’ai donc voulu regarder « Zazie ». Il y a quelque chose que je ne comprends pas (et bien d’autres sans doute . Comment la même personne peut-elle produire ces deux films et" s’y retrouver" ?
On ne peut pas dire que Louis Malle n'a pas essayé d'être innovant avec "Zazie dans le métro", mais si au début on peut espérer que cette chose totalement absurde fonctionne, elle devient vite de plus en plus indigeste. Entre jeu avec l'espace, la position des personnages, les scènes inspirées de "Bib Bip et le coyote", le montage sans queue ni tête, les situations burlesques et les dialogues absurdes, il n'y a pas une minute de répits pour le spectateur. Certes c'est un bel exercice de style, mais l'accumulation de ce joyeux n'importe quoi a provoqué chez moi un effet de saturation qui a aboutit au rejet de l'œuvre.
Pour son troisième long-métrage, Louis Malle se lance dans la comédie burlesque. On est en 1960 et tout est permis pour parodier le cinéma traditionnel de l’époque. Avec pour fil conducteur la visite guidée d’un Paris complètement déboussolé, on suit les aventures d’une petite fille délurée à la langue bien pendue. Malheureusement, le scénario n’a ni queue ni tête enchaînant les sketchs tantôt inspirés d’un Jacques Tati, tantôt absurdes à l’infini. La mise en scène saccadée, comportant de nombreux plans en accéléré, participe à cette sensation de joyeux bordel. Seules les interventions théâtrales de Philippe Noiret viennent hacher ce rythme déroutant. Bref, une œuvre atypique et irrévérencieuse ayant tout de même connu un certain succès auprès du public lors de sa sortie.
Un film éblouissant, surprenant, et qui a très bien vieillit. Une fantaisie surréaliste, fantastique, féerique, remplie d’humour et d’auto- dérision. Il y a du Jacques Tati dans l’enchainement incessant des gags visuels, des effets spéciaux utilisant la couleur, des teintes flashy ou pastels , un travail énorme réalisé , les contrastes et les roses fushia. Il y a le texte de Raymond Queneau, atypique, persifleur, irrévérencieux, parfaitement utilisé. Avec cette surprenant petite fille de 12 ans, très mature, très bien joué par Catherine Demongeot ,très fraîche et culottée, qui ne fera pourtant pas carrière dans le cinéma) .Elle utilise beaucoup de gros mots , et n’hésite pas à parler de sexe, questionnant sans cesse la sexualité de son tonton , magnifiquement interprété par Philippe Noiret. Il y aussi le délire, souvent baroque et complétement explosif dans la dernière demi-heure, annonçant bien plus tard ( 1960 vs 1968) Blake Edwards , dans son fameux film culte « the Party ». Le film bascule, dans la folie douce, dans le délire, dans le fracas, le bar/restaurant de la famille, en constant travaux est détruit, tout est cassé , c’est bien « toute » la société qui explose. Des allusions très intelligentes, à l’art abstrait, à l ‘occupation pendant la 2e guerre, une bande son hyper-travaillée , base jazz. Des scènes de rue du Pigalle et du 9 -ème arrondissement formidables. Un film d’une immense richesse, la séquence de poursuite en voiture avec le faux policier vicieux, est un must, et la descente de la Tour Effeil avec Zzaie récitant des insanités est culte. Un film dont on parle peu, pas très côté, un peu oublié, mais qui est une vraie pépite du cinéma français, à redécouvrir. Un chef d’œuvre du baroque et du délire.
Ca a pu plaire à l'époque mais je n'ai pas tenu plus de 15 minutes. Philippe Noiret est tout simplement insupportable. Un film sans aucune nuance qui tape sur les nerfs et ne fait même pas sourire.
C'est une fantaisie insolite, une sorte d'essai associant burlesque et surréalisme, volontiers subversif au sens où "Zazie dans le métro" prend systématiquement la bienséance sociale et bourgeoise à contrepied. Le sujet de Raymond Queneau mis en scène par Louis Malle pourrait être une visite en surface de Paris (contrairement au souhait émis par Zazie et signifié par le titre de l'oeuvre), une visite "anti-scolaire" dans la mesure où Paris est déconsidéré d'un point de vue historique et touristique par une gamine qui n'est pas précisément un modèle de convenances et de bonne éducation... Effrontée et grossière, Zazie sème le désordre autour d'elle, au milieu de personnages loufoques. Elle est l'incarnation d'une certaine liberté, voire d'une anarchie, par lesquelles Queneau rompt avec le conformisme. Séduit par ces aventures et ces rencontres curieuses, le spectateur est pris dans une tourmente cocasse et mouvementée, introduite par un montage farfelu et chaotique. Cependant, le récit cinématographique s'enfonce progressivement dans la confusion la plus abrutissante, découvrant les limites du style, les limites de l'image à restituer la folie douce et les incongruités du roman éponyme.
Film vu en ligne suite à la pièce/ comédie musicale de Zabou Breitman pour vérifier si l'histoire d'origine était aussi folle, contemporaine, insolente et libératrice ...et bien oui. Ce roadmovie dans Paris avec des personnages attachants, interlopes est très savoureux. Philippe Noiret est au top. manque plus qu'à lire le roman de Raymond Queneau
« Zazie dans le métro » de Louis Malle très fidèle au roman éponyme de Raymond Queneau, est sorti en salle en 1960 et à l’époque je n’avais pas apprécié ce film loué par certains. Nouvelle tentative sur DVD et nouvelle déception. Je viens de le revoir sur grand écran et je nuancerai mon propos en soulignant les nouveautés pour l’époque : l’éducation et les gros mots de l’effrontée petite Zazie (Catherine Demongeot) âgée de 11 ans ; la « sessualité » de son oncle Gabriel (Philippe Noiret) danseuse espagnole dans un cabaret ; la proximité de la guerre (portrait de Pétain, évocation des bombardements anglais, intrusion d’une milice) ; l’essor du tourisme de masse … Il est plaisant de constater que Zazie ne verra pas l’objet de son désir - le métro - qui est en grève … mais l’empruntera endormie dans les bras de sa tante qui va la reconduire à la gare de l’est où après ce week-end burlesque passé à Paris, elle dira à sa mère « J’ai vieillie ». Un certain plaisir aussi de revoir certains acteurs : Hubert Deschamps ; Annie Fratellini ; Yvonne Clech ; Jacques Dufilho… Mais que ce film oscillant entre Charlie Chaplin (et les cartoons) et Jacques Tati, reste lourd voir laborieux même s’il faut souligner le travail qu’ont eu les cameramen, les monteurs, les preneurs de son … Un film qui pour moi est plus un document sociologique impertinent qu’un véritable film !
Particulièrement original et créatif. Arrive à retranscrire l'esprit surréaliste et caustique du livre en adoptant un style cartoon truculant damns le vieux Paris en pleine contradictions: passé vichiste, avenir touristique, question de genre et sexuelles refoulées avec le fachisme qui guette derrière la modernité factice. La scène iconoclaste du restaurant a surement inspiré Playtime et La Party.
Déjanté certes… cette suite de situations burlesques ou caricaturales plutôt bien filmées, avec une caméra inventive et des bons effets de mise en scène, mais sans trame, sans but. Le personnage frondeur et insolent de Zazie finit par lasser, et les effets comiques font trop souvent flop – sauf peut-être dans la scène de la Tour Eiffel.