Le Rebelle
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TTNOUGAT

695 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2007
Parmi les 2000 films au Pantheon du cinéma,il y a sans aucun doute Le Rebelle non pas pour son histoire fort passionnante et méritant un debat à elle seule ,mais pour la force de la mise en scène.
Des le début nous en prenons plein la figure:la superbe statuette qui est jetée par la fenètre pour une raison trés intellectuelle qu'heureusement on rencontre peu nous indique déjà l'inoubliable scène finale qui en sera le contre-point absolu.
Le film est truffé de plans magnifiques avec une Patricia Neal au mieux de sa forme dont l'amour pour Gary Cooper transcende son regard;il est difficile de retenir ses larmes non pas par compassion, qui est absente de ce film, mais devant la force et la beauté de ce cinema absolu que plus personne n'oserait faire aujourdh'ui de peur de paraitre ridicule.
Il est intéressant de savoir comment les vrais jeunes amoureux de l'art cinématographique de 2007 recoivent ce film d'auteur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 octobre 2012
Allociné a toujours été un site qui regorge d'affirmation inepte de personne qui ne sont pas forcément bête mais qui se permettent de donner leur avis sur des choses qu'ils ne maitrisent manifestement pas et frappent parfaitement a côté de leur cible. Ce film si il n'en est pas la victime la plus spectaculaire n'y échappe ainsi l’intérêt du film est-il réduit au simple fait de pouvoir constater a quel point l'architecture présenté dans le film aurait mal vieillis et serait totalement sans intérêt aujourd'hui: probablement suis-je déjà a 20 ans un vieux réacs puisque je trouve que plusieurs des bâtiments présenté dans ce film sont plus interessant que beaucoup d'exemple de l'architecture contemporaine. D'autant plus que Franck Lloyd Wright qui a inspiré le personnage d'Howard Roark reste considéré comme l'un des plus grands architectes moderne et beaucoup de ses bâtiments possède une réel beauté et une réel force du fait de leur étroite association aux paysages aussi est-il relativement prétentieux d'affirmer sans argumentation que ce modéle qui n'est plus au gouts du jour n'a plus de réel intéret, le parthénon non plus n'est plus au gout du jour doit on pour autant estimer que ce type d'architecture qui ne corespond pas a nos critére n'a plus aucun intéret.
En bref voir le seul intéret de ce film dans le fait qu'il nous permetrait de mesurer a quel point nos critéres artistique ne sont plus les mêmes, si c'était là l'intérêt du film, cela signifierais qu'il n'en aurait aucun car il ne serait pas parvenus a transcender son époque.
Dire que les personnages de ce film et sont scénario ainsi que la vision qu'il défend son conventionnel me semble être un non sens absolu. Premiérement l'individualisme forcené des personnages principaux va a l'encontre de tout politiquement correct, rien pas même le bien commun (le batiment détruit par Roark l'architecte était un logement pour les pauvres) ne saurait arrêté la quête forcené d'intégrité d'artistique du personnage principal qui n'accepteras jamais aucune compromission ou atteinte a la vision qu'il a de son art quitte a en arriver a des actes extrémes. Le personnages de Gail Winnand le magnat de la presse qui devient l'ami de Roark, et l'un de ses plus grand admirateur n'est guére conventionnel non plus: cet homme cynique prét a tout pour réussir contemple en Roark l'homme qu'il aurait voulu être, qu'il aurait pu être et c'est là que sa tragédie prend naissance et c'est l'un des plus beau personnage du film. Bien sur cet individualisme est porteur d'un anti-communisme primaire on peut critiqué le film pour cela, mais c'est clairement passé totalement a côté du véritable discours de Vidor a travers ce film. Le rebelle ce n'est pas un film de propagande pour la guerre froide dire cela est inepte et révéle un réel incompréhension, c'est un plaidoyer romantique pour la liberté de l'artiste face a la tyrannie de l'opinion publique et du commerce dans le contexte hollywoodien la démarche de Vidor en réalisant est courageuse, lui qui auras a plusieurs reprise des ennuis avec les studios plaide ici pour que triomphe sa vision d'artiste a lui face a celle des producteur dicté par le public. Ici nul propagande débillitante mais un plaidoyer intransigeant et fort pour que le cinema hollywoodien soit moins conformiste.
Un reproche qui semble revenir souvent a l'égard de ce film est son irréalisme, il me semble lui aussi inepte. Cet irréalisme est totalement assumés, Vidor ne tourne pas un drame social, il ne tourne pas un film naturaliste non il s'agit d'une fable avec tout ce que cela implique d'entorse a la réalité, bien sur que la destruction de l'immeuble par Roark parce que ses plans n'ont pas été respecté est un acte extréme et peu d'artiste pourrait détruire leur oeuvre (on a des exemples cependant: le compositeur Paul Dukas a brulé quantité de ses partitions parce qu'elles ne correspondaient pas a son idéal perfectioniste), mais qu'elle est l'importance que celà soit réaliste ou non, que celà puisse arriver dans la réalité ou non, l'important est que celà montre la force, la puissance de l'intégrité artiste Howard Roark face a ceux qui veulent le corrompre et le plier aux exigences de la masse. Et c'est là l'un des gros probléme du cinema aujourd'hui: gangrenné par un réalisme souvent académique, les réalisateurs, les scénaristes, les producteurs n'osent plus affirmer le pouvoir de la fiction, ils n'osent plus produire ce genre de fable tout est la gloire d'un psychologisme et d'un prosaïsme qui donne parfois des beaux films mais qui le plus souvent étouffe toutes vélléités de lyrisme, et nous fait regretter un tout ou Hollywood était capable de produire de véritable figure mythologique car c'est bien de celà qu'il s'agit ici avec Howard Roark, Gail Wynnand et Dominique Francon d'une mythologie et ça le cinema semble de moins en moins capable de le aire (heureusement il y a quelques exceptions). Voila, outre le discours sur l'indépendance de l'artiste face a la société, ce qui est réellement passionant dans ce film ce lyrisme, ce souffle mythologique qui le traverse du début a la fin porté par la superbe mise en scéne de King Vidor qui reste ce qu'elle a toujours été depuis le muet un art de l'espace et du gigantisme qui correspond parfaitement a un film sur l'architecture, et qui porte une vision romantique (dans le vrai sens du terme) de l'art.
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 novembre 2016
Un film esthétique, halluciné et bourré de symboles pas du tout innocents ! un chef d'œuvre sur l'individualisme et la création artistique ! Patricia Neal éblouissante face à Gary Cooper !
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2007
Tout d'abord, il ne faut pas se fier au titre du film, absolument lamentable et insipide en français. Tout le contraire de cette oeuvre majuscule. Etait-ce donc si difficile de nommer ce film "L'architecte rebelle" ou de trouver un titre plus recherché?? Ensuite, cet éloge de l'individualisme forcéné pourra faire grincer de nombreuses dents tant, au début de la Guerre Froide, ce long-métrage pouvait apparaître comme un outil de propagande de la société libérale étasunienne. Mais laissons planer le doute... Ceci dit, l'histoire se révèle passionnante, les vues de New York éblouissantes et Gary Cooper très convaincant... Du grand cinéma...
Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mars 2014
Développant la grande thématique vidorienne qui oppose l’individu (libre et créatif) à la communauté (normative et aliénante), « Le Rebelle » peut surtout être vu comme l’autoportrait d’un cinéaste qui lutte pour son indépendance au sein de l’industrie hollywoodienne (et s’oppose à une critique réactionnaire). Malheureusement, tout cela est par trop didactique, alourdi par le hiératisme du jeu d’acteur et englué dans le mélo. Restent le beau classicisme de la mise en scène et la complexité des rapports entre l’architecte et le patron du journal. Bref, le bilan est très mitigé pour ce film pourtant personnel de King Vidor. Et l’on se dit que le cinéaste n’est jamais mieux que lorsqu’il fait passer son discours en catimini, derrière le genre (« Duel au soleil » ou « La grande parade »), que dans ce « film à thèse » qui a pris un sacré coup de vieux…
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 décembre 2006
Ca commence comme un mélo pompeux et mièvre, auquel on n'adhère pas une seule seconde (le coup de foudre entre la jeune héritière et l'ouvrier de chantier est un moment d'anthologie du ridicule), puis la métaphore architecturale peut paraître intéressante, d'autant plus que le trio central de personnages est assez intéressant, mais ça sombre finalement dans le pathétique, notamment au moment de l'inévitable procès qui clot (par de magnifiques plaidoiries, tout naturellement) le film en se présentant comme l'apologie de l'individualisme merveilleux face au collectivisme avilissant. Bref, dans le contexte de la Guerre Froide, King Vidor, qui nous avait habitué à mieux, ne fait pas dans la dentelle. Quelques bonnes idées, propagande efficace, mais mauvais cinéma.
Plume231

4 391 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2009
L'architecture et cette biographie à peine déguisée de Frank Lloyd Wright sont plus un prétexte qu'autre chose pour King Vidor pour défendre une des plus belles choses qui soit : l'intégrité artistique. La mise en scène est souvent très inspirée notamment dans l'utilisation du clair-obscur, dans celle de cadrages hardis et puis certaines trouvailles visuelles, notamment dans le plan final dans l'ascenseur, sont des merveilles. Le trio Gary Cooper-Patricia Neal-Raymond Massey incarne leur personnage avec beaucoup de conviction et insuffle un supplément de lyrisme à l'oeuvre. Un film remarquable.
chrischambers86

16 134 abonnés 13 063 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juillet 2019
King Vidor est devenu le chantre par excellence de l'extase amoureuse, sans craindre les plus hardis dèbordements passionnels! il suffit de rappeler le magnifique "The Fountainhead" avec Gary Cooper et Patricia Neal...qui restèrent très liès après le tournage! C'est l'histoire d'un architecte visionnaire, accusè d'avoir fait sauter un bâtiment en construction! il rèussira à apporter la preuve de son innocence en dèmontrant qu'on avait sabotè ses plans dans le but de le compromettre! Vidor signe là un grand film qui dècrit avec une violence inouïe pour l'èpoque la double passion d'un homme, pour une femme, mais aussi pour son mètier! Avec le toujours excellent Raymond Massey mais aussi les immenses dècors de Carrere ("White Heat"), selon la tradition de l'expressionnisme allemand! Les dernières images du film sont absolument sublimes! spoiler: D'un Cooper dans le vent et main sur les hanches contemplant sans vertige le monde à ses pieds tandis que Neal, plus amoureuse que jamais, monte le rejoindre en ascenseur! Un remarquable morceau de cinèma amèricain...
Yves G.

1 818 abonnés 3 957 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 février 2025
Howard Roark (Gary Cooper) est un architecte avant-gardiste surdoué. Son individualisme forcené, son refus de tout compromis compliquent ses relations avec ses donneurs d’ordre, à la différence de son camarade d’université, Peter Keating dont le carnet de commande ne désemplit pas. Howard Roark réussit néanmoins à s’associer à un vieil architecte non-conformiste qu’une campagne de presse menée par le quotidien The Banner accule à la faillite.
Dominic Francon (Patricia Neal) est journaliste à The Banner. Elle y signe des critiques d’architecture et s’y oppose au chef de la section, Ellsworth Toohey, plus sensible qu’elle à l’air du temps et aux goûts du vulgaire. Son patron, Gail Wynand (Raymond Massey), un homme sans scrupule qui a construit un empire à partir de rien, s’entiche d’elle et en fait sa femme. Mais Dominic Francon est secrètement amoureuse de Howard Roark. Elle ira même jusqu’à devenir sa complice lorsqu’il dynamite un projet d’immeubles défigurés par les modifications apportées par les promoteurs à ses plans. Lors du procès qui le mettra en cause, Howard Roark prononcera un plaidoyer vibrant pour ses valeurs.

Si "Le Rebelle" est ressorti en salles, c’est à cause de "The Brutalist". Cette autobiographie déguisée de Frank Lloyd Wright l’a en effet inspiré. Il a comme lui pour héros un architecte qui réalise des immeubles modernistes et fonctionnels d’une simplicité qui rompt avec le style néo-classique qui était à la mode à New York dans la première moitié du vingtième siècle. Comme The Brutalist et peut-être même plus que lui, "Le Rebelle" est l’occasion de voir de sublimes réalisations architecturales, des esquisses, des maquettes et même des immeubles. J’ai été frappé, vers le milieu du film, par le superbe escalier intérieur de l’immeuble Enright.

Mais "Le Rebelle" est avant tout l’adaptation d’un roman d’Ayn Rand. Alice O’Connor, née Alisa Zinovyevna Rosenbaum à Saint-Petersbourg en 1905, quitta l’URSS en 1926 et n’y revint jamais. La publication de "The Fountainhead" (en français "La Source vive") en 1943 lui valut une immense célébrité. Hollywood en acheta les droits et King Vidor en signa l’adaptation sous le titre plus explicite du Rebelle.

Figure de l’anti-communisme, Ayn Rand prône un individualisme radical et un « égoïsme rationnel ». Pour elle, la société est une construction artificielle, instrumentalisée par une minorité. Seuls comptent l’individu, son éthique, son mérite et sa réussite.

Regarder "Le Rebelle" aujourd’hui est une expérience troublante. Son noir et blanc, ses acteurs hollywoodiens, ses personnages si archétypiques (Roark incarne l’intransigeance, Toohey la démagogie, Wynand l’ilusion de toute-puissance….) rappellent les grands films des années quarante. Mais son idéologie est aux antipodes de l’humanisme d’un Capra, d’un Ford, d’un Lubitsch. Le mot démocratie n’est jamais prononcé. La notion même de corps social est battue en brèche. Seul l’individu existe dont la force de conviction est glorifiée : avoir raison contre tout le monde est la seule chose qui semble compter.

Cette morale profondément individualiste et, si on osait dire, trumpienne crée un malaise. Elle résonne douloureusement avec notre époque : comment vouer un tel culte à l’individu, aussi génial soit-il ? comment tourner le dos à la société, aux besoins des plus fragiles et au vivre-ensemble ? Entre l’hyperindividualisme libertarien prôné par Ayn Rand et le collectivisme honni, l’après-guerre a su dessiner une voie plus modérée et plus efficiente : la social-démocratie.

Je suis curieux de l’écho que ce roman et ce film ont eu à leurs sorties : 1943 pour le livre, 1949 pour le film. En 1943, les Etats-Unis entrent en guerre contre l’Allemagne hitlérienne au nom du droit universel à l’auto-détermination, à la sécurité et au développement économique, alors qu’Ayn Rand fait l’apologie de l’individualisme et du surhomme nietzschéen. En 1949 commence la Guerre froide alors que le film de King Vidor, tourné dans des décors futuristes qui rappellent l’expressionnisme russe, se termine par un plan en contre-plongée de Gary Cooper filmé comme un héros stakhanoviste.
Hotinhere

781 abonnés 5 409 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2020
Inspiré par la vie du célèbre architecte américain Frank Lloyd Wright, ce film est un véritable hymne aux précurseurs dont les visions s'opposent à la pensée collective, soutenu par une mise en scène virtuose et l'interprétation puissante de Gary Cooper.
Henrico
Henrico

223 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2020
Ce ne sont pas les personnages, le scénario, ou la structure narrative, conventionnels à souhait, mais au demeurant fort sympathiques, qui rendent extraordinaire de ce Rebelle Vidorien. L’intérêt du film vient de ce que le type d’architecte avant-gardiste prôné par le personnage magnifiquement incarné par Cooper, nous paraît, 60 ans après le film, archi dépassé et rétrograde. Cela, nous permet ainsi d’évaluer à quel point les tendances artistiques et culturelles, avec le temps, peuvent passer d’un extrême à l’autre. Quant à la longue plaidoirie de la fin, elle nous permet de rendre compte des termes en lesquels s’est posé aux USA, la question qui, en France, a longtemps gangrené le débat sur l’art. « L’art pour l’art, donc acte individualiste, ou Art militant, pour le peuple, donc collectiviste ».
Arthur Debussy
Arthur Debussy

188 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2025
Malgré quelques défauts, Le Rebelle de King Vidor (The Fountainhead - La Source ? - en anglais), est un chef-d’œuvre cinématographique, sur l'architecture mais avant tout sur l'art et l'artiste, qui doit lutter pour faire naître matériellement les œuvres qu'il a en tête, quitte à mettre en péril sa vie et celle de ses proches.

A cela s'ajoute une romance compliquée et un triangle amoureux, qui rendent ce film intense et ardent de bout en bout, emporté par une passion créatrice et l'inspiration de King Vidor.

On sent que le cinéaste américain est dans son élément, et que ce portrait d'artiste en architecte a une forte composante autobiographique. Sa mise en scène très expressionniste renforce l'impression de folie et de démesure qui imprègne tout le long métrage, la frontière entre génie et démence semblant mince.

New York et ses gratte ciels immenses est le parfait terrain de jeu pour cette intrigue qui oppose tradition et modernité, grandeur et taille humaine, amour et insensibilité, intégrité et malhonnêteté. Il y a même vers la fin un côté capraesque, dans cette lutte entre la bonté pure et la corruption la plus abjecte.

Même si la toute fin semble artificielle, la dernière heure du film le fait entrer dans une autre dimension. On est cloué sur son siège par la maestria du scénario, de la réalisation... et de l'interprétation. Car il faut saluer Gary Cooper, extraordinaire, dans l'un de ses rôles les plus vibrants, et Patricia Neal, dont le personnage a une psychologie particulièrement tourmentée et qui fascine par sa beauté froide.

Tout concours à faire de ce long métrage une œuvre passionnante, à la fois ambitieuse et alambiquée, baroque pourrait-on dire, malgré l'épure absolue de ses prises de vues anguleuses. Quel film !
landofshit0

313 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2014
Cet architecte ne fait aucune concession,préférant être hors des schémas imposés quitte à passer à coté de ponts d'or. Il est évident que Vidor tout comme son personnage s'est retrouvé à défendre son point de vue face à des financiers qui n’avaient aucune vision artistique. Son film tient dans une mise en scène et une image grandement efficace. On dénotera tout de même un surjeu dramatique(c’était le jeu de l'époque) de la part de Patricia Neal qui lui fait perdre par instant sa crédibilité.
Frédéric P
Frédéric P

15 abonnés 187 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2018
Superbe film de King Vidor de 1949 représentant le sommet de l’individu face au groupe, le rebelle intransigeant et pur face au conformisme et à la compromission.
La relation torride entre Gary Cooper et Patricia Neal est mise en scène avec brio, depuis le moment où la femme surplombe l’architecte devenu terrassier dans une carrière jusqu’au moment où elle lui cède en s’envolant au dernier étage du plus haut gratte-ciel de New York. qu’il a construit.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 mars 2020
Ayant été très marqué par le roman d’Ayn Rand, je ne suis pas le meilleur public pour ce film. Adapter un tel pavé était presque impossible et il faut avouer que le scénario réussit admirablement à condenser l’essentiel du matériau d’origine. Mais j’ai parfois eu l’impression de regarder un film en accéléré et il m’a manqué toutes ces choses qui font du roman un chef-d’œuvre et qui ne peuvent être développées que sur une durée plus étendue : la force de l’obstination de Roark, l’atmosphère vénéneuse des cercles new-yorkais, la puissance du personnage de Dominique, le lyrisme du discours sur le travail de Roark, etc. On ne s’ennuie pas une seconde, mais l’œuvre de Rand est réduite au squelette de sa démonstration philosophique, qui du coup est moins digeste (bien que toujours magistrale) que dans le livre.
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