Le Rebelle
Note moyenne
4,1
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30 critiques spectateurs

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Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2020
un bon film hollywoodien des années 50 avec Gary Cooper , Patricia Neal, Kent Smith , Henry Hull. Un chef d'oeuvre.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2019
Magnifiquement mis en scène, ce film original et intelligent, inspiré par la personnalité de Frank Lloyd Wright, géant américain de l’architecture, brasse des thématiques aussi intéressantes que la liberté créatrice, le rôle de l’artiste, les rapports de domination psychologique ou financière ou encore le poids des normes et des conventions dont tout inventeur doit s’émanciper. D’une incroyable richesse, son scénario fourni et cérébral est magnifiquement servi par de grands acteurs, au premier rang desquels Gary Cooper, Patricia Neal et Raymond Massey. Volontairement schématique dans la description de ses personnages, Le rebelle se clôt par ailleurs sur un monologue discutable sur le fond, qui reprend les thèses de l’individualisme radical développées par Ayn Rand dans son livre La source vive, dont le film est une adaptation. Il n’empêche que cette fresque qui dénote la fascination de King Vidor pour les personnages hors-normes, est éblouissante d’ambition.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2011
King Vidor réalise ici un incontestable grand film. Le scénario, tiré d'un roman de l'écrivaine américaine Ayn Rand, est servi par de bons acteurs à commencer par le peu expressif mais pénétrant Gary Cooper. La mise en scène, hormis le coup de foudre particulièrement mal filmé du début, est efficace et recherchée, sans jamais tomber dans la grandiloquence. Chaque personnage est très travaillé, bourré de paradoxes, de doutes, enrichissant ainsi l'intrigue. Il s'agit d'une ode à l'individualisme, à la liberté, à la pureté créatrice et artistique. Jamais nommé dans la plaidoirie finale du héros, le mal absolu est bien le communisme. Sur le fond, je partage ce point de vue en ce qui concerne l'art. Toute compromission, que ce soit pour des raisons financières, affectives, sociales ou autres, affaiblit l'élan créatif. Mais la recherche de pureté artistique, si elle va toujours un peu contre le politiquement correct, ne peut tout justifier. Dans le film, l'architecte fait sauter un ensemble immobilier destiné aux pauvres car des modifications ont été apportées à ses plans originaux. Mais si vraiment c'est ce qui comptait le plus pour lui, pourquoi avoir confié la gestion du projet à un collègue faible et conformiste, et s'être en plus payé une croisière de plusieurs mois sans possibilité d'être joint ? Ayn Rand fait acquitter l'architecte, mais ce cri de rage contre les compromissions ne tient pas la route. Même Kubrick n'a pas mis le feu aux bobines de la version de Spartacus remontée sans son accord par les studios ! Pour moi, l'épisode de l'immeuble détruit et le procès qui en a suivi versent trop dans la grandiloquence. Mais le film reste excellent.
Anne B.
Anne B.

22 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2020
Film esthétique avec une réflexion sur la création artistique. En 1949 les goûts étaient aux buildings façon BANHAUS. Autre temps. Le personnage de la femme est assez ridicule et outré, mais c'était l'époque. Gary cooper a 48 ans et est toujours beau. On a plaisir à voir ce film. Les décors sont beaux.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 janvier 2020
La présence de Gary Cooper en homme seul contre tous intégre et indestructible n'y fait rien. Tout est outré et pas crédible dans ce film de King Vidor qui a très mal vieilli : l'héroïne relève de la psychiatrie et le scénario est grotesque (un architecte jugé pour avoir dynamité un immeuble !). A oublier pour retourner vers High Noon.
Gody G.
Gody G.

23 abonnés 326 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juin 2013
Apologie de l'individualisme, du non-conformisme et du courage. Ce film pourrait galvaniser plus d'un. Sinon, je l'ai trouvé un peu long. La séquence du procès était trop longue et j'aurais préféré que le film se clôture, avec cette séquence. Le reste était très peu intéressant, surtout ce happy end du couple qui se marie. un peu convenu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 avril 2014
L'histoire d'amour entre cooper et neal est la plus envoutante qu'il m'ait été donnée de voir au cinéma. C'est juste fort.
Cooper en macho inflexible, en voilà un modèle de mâle alpha, l'incarnation du personnage randien.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 octobre 2015
A mon sens, ce film est un bon film à plusieurs égard.
Tout d'abord, il est un des rares films à donner accès par l'écran à l'oeuvre de Ayn Rand (A ce propos on peut regretter de ne pas avoir une interprétation de qualité d'Atlas Shrugged et non une simple farce à petit budget!). Bien qu'il y ait des différences assez marquantes avec le livre (le rôle que joue Dominique Francon est assez radicalement différent, et c'est ce qui m'a le plus marqué) l'esprit Randien du film est conservé.
Autre remarque relative à l'oeuvre, le rôle des personnages. Le fait de faire représenter chacune des idées qui s'opposent dans le livre par un personnage particulier est assez caractéristique d'Ayn Rand. Cette façon de porter une idée par personnage est surprenante et interdit d'explorer des psychologies complexes. Il faut comprendre ici aussi que ce n'est pas le but du film que d'avoir des personnages complexes et torturés, les oppositions d'idées apparaissant plus dans les interactions entre personnages que dans les personnages eux mêmes.
Ce qui nous amène aux interprétations données par les acteurs. A mon sens Gary Cooper est excellent. Malgré les critiques qui ont pu être faites sur le choix de l'acteur, le résultat est très bon, et le personnage de Roark est très bien rendu. A l'inverse les second rôles, à commencer par Patricia Neal (excellente actrice par ailleurs) sont, sans être mauvais, assez moyens.
Concernant le scénario, toute la difficulté consistait à transcrire à l'écran la réflexion portée par The Fountainhead. Le résultat est positif, la réflexion est correctement posée, l'esprit du livre relativement bien rendu.
Enfin, certaines scènes sont tout particulièrement esthétiques, ce qui rajoute à l'intérêt de ce film.

En conclusion: une très bonne prestation de Gary Cooper, une bonne première approche d'Ayn Rand qui réussit à initier une véritable réflexion autour des valeurs et thèmes Randiens, et un film réussi dans sa conception.
William
William

4 abonnés 140 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mai 2025
Autant le dire, Le Rebelle est un film engagé qui ne donne pas dans la facilité : le héros énerve par son intransigeance, sa quête d'absolu, sa renonciation à tout pour atteindre son idéal passionné.
Le film se situe dans une époque où le collectivisme fascinait même sous sa forme atténuée post New deal et post guerre avec ses réquisitions d'usines qui ont fait la victoire. Le message d'un individualiste forcené, prêt à aucun compromis dans un monde décrit comme plein de médiocres étouffant le génie créatif, est ébouriffant.
Oser la puissance de la foule face au génie créatif isolé, il fallait le faire. La graine de la révolution libérale était posée !
On pourra évidemment contester le message et bien entendu une société efficace est une société qui a des explorateurs prêts à tous les risques mais aussi beaucoup de suiveurs qui en général réussissent mieux que celui à l'origine de leur fortune.
Reste que le contexte d'après-guerre est fascinant : il y a une soiffe de modernité, de changement tout en étant caractérisé par une profonde culture classique qui fait défaut à notre époque. Et puis se battre contre le conformisme, la médiocrité de la masse, obliger à regarder les étoiles là où le quotidien ramène à la crotte de chien, et bien, je dois avouer que j'aime bien !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 septembre 2009
C'est tout simplement un chef-d'oeuvre ! Je n'ai pas été déçue, j'ai eu l'occasion de voir ce film avec mon option cinéma dans mon lieu d'étude. Je ne regrette pas d'avoir veillé jusqu'à 23h pour voir cette merveille. Cette histoire d'amour est captivante, émouvante, sincère et vraie. Le contexte et les idées partagées sont claires et superbe. On comprend mieux notre monde en le voyant. Un Gary Cooper toujours aussi beau, et je le découvre en très bon acteur. Je dis bravo à Patricia Neals qui a su grappiller la vedette.
A voir absolument ! C'est une légende.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mars 2007
Le titre (français) ne peut que séduire. Le cinéma, la musique ne glorifient-ils pas les anti-conformistes, les hommes integres, les justes?
Dès que Patricia Neal fait son apparition on est sous le charme. Le mélo est établi.
Gary Cooper est sublime en architecte créateur et batisseur de chefs d'oeuvre. Son abnégation est une ode à notre liberté, au génie individuel. 1949, On sent poindre le debut de la guerre froide. Le perfide Toohey, dans sa manipulation, sa recherche du pouvoir par un ideal: la soumission de la volonté individuelle à celle du groupe, est une caricature du fascisme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 décembre 2008
Un film magnifique, avec une idéologie louable et surtout une mise en scène extraordinaire. Inoubliable, surtout sur grand écran.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un véritable Chef-d'oeuvre.Gary Cooper,dans la peau d'un architecte visionnaire et intègre qui va au bout de ses idées et de sa passion,trouve peut etre ici son plus beau role. Un film d'amour fou ou les personnages s'affrontent comme des titans au milieu de ces gratte-ciels new-yorkais .C'est aussi un superbe témoignage sur la fonction et la place de l'Artiste utilisant comme toile de fond le domaine de l'architecture et celui de la presse .Superbe musique de Max Steiner et une invention toujours constante dans la photographie de Robert Burks ,le génial et futur opérateur de Hitchcock.Un régal...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 août 2007
The Fountainhead nous narre le périple d'Howard Roark, un architecte dissident, pret à tout pour conserver son intégrité dans un milieu perclus de conformisme.

Le thème de l'architecture n'est ici qu'un pretexte, le film étant en réalité un véritable éloge à la liberté individuelle conforme à la pensée d'Ayn Rand. Le sacerdoce Howard Roark consiste à refuser toute forme de sacrifice au corps social. L'individu, de par sa nature à non seulement le droit d'agir pour lui meme sans tenir compte des autres, mais il est également souhaitable qu'il agisse de la sorte, car la création est un acte égoiste, ou plus précisement individualiste, qui est synonyme de progrès, d'évolution. Ceux qui refusent l'individualisme comme valeur supreme, au profit du collectivisme, ne font rien d'autre que precher l'uniformité synonyme de médiocrité. En vérité ils ne supportent pas la réussite d'autrui, miroire de leur propre échec, et pour conjurer cette vision ils ébranlent sans vergogne la liberté en demandant toujours plus de pouvoir pour diriger la vie des autres. Ce type d'égoisme (qui consiste à nier l'individualisme) est incarné par un constructeur collectiviste fustigeant continuellement les travaux de Howard pour son manque de docilité.

Le scénario gravite en permanence autour de trois personnages qui nourrissent une passion similaire pour l'individualisme. Howard manifestera le plus de courage, il ne trahira jamais ses aspirations au point de detruire les immeubles symbole d'une volonté individuelle injustement viciée (le contrat est l'expression de la volonté individuelle, et il n'a pas été respecté...). Les deux autres personnages sont en quelque sorte des copies imparfaites d'Howard. Dominique francon n'a pas le courage d'assumer pleinement son individualisme, quant à Gail Wynang il connaitra la désillusion aprés avoir compris que la reconnaissance passe avant tout par le respect de ses propres convictions et désirs.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2026
Avec Le Rebelle, King Vidor transforme le roman idéologique d’Ayn Rand en une œuvre fascinante par son radicalisme esthétique et philosophique, malgré les ambiguïtés profondes de son discours individualiste. Gary Cooper incarne Howard Roark avec une rigidité presque abstraite, faisant du personnage moins un homme qu’une figure conceptuelle entièrement vouée à la pureté créatrice. La mise en scène et l’architecture moderniste participent pleinement à cette exaltation de l’individu contre le conformisme social, donnant au film une dimension visuelle étonnamment avant-gardiste pour son époque. Vidor parvient néanmoins à insuffler une véritable tension dramatique à ce matériau très théorique, notamment dans les affrontements entre ambition artistique, pouvoir médiatique et compromission morale. Malgré des dialogues parfois lourdement démonstratifs et une vision du monde excessivement manichéenne, Le Rebelle demeure une curiosité hollywoodienne très audacieuse.
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