Jean Renoir adapte Gorki et signe un très beau film porté par ses deux acteurs principaux merveilleux: Jean Gabin et Louis Jouvet. Cet argument suffit à convaincre de se plonger dans cette oeuvre forte et magnifique que le noir et blanc sublime. La scène d'ouverture en plan subjectif où l'on voit Louis Jouvet écouter son interlocuteur en ne réagissant que corporellement est remarquable et montre l'étendue du talent de ce grand acteur qui incarne ici un baron déchu qui va se lier d'amitié avec Pepel, un cambrioleur qu'il découvre à son domicile et avec lequel il va dilapider sa fortune pour redécouvrir la vie. Il est clair qu'il y a ici un discours politique de la part de Renoir que l'on retrouvera dans ses films suivants (La Grande Illusion, La Marseillaise). Véritablement puissant par son récit, ses acteurs et sa réalisation, Les Bas-Fonds sont un film inoubliable et un des plus grands chefs-d'oeuvre du cinéma.
Un bon petit Renoir, dont l'intérêt réside essentiellement dans la prestation de Jean Gabin. On ne s'ennuie pas trop. L'histoire est mignonne. Je trouve le titre assez trompeur, car le milieu social décrit n'est pas si repoussant que cela. Les pitreries du vieux nuisent au film. C'est la caricature du méchant. Il est extrêmement laid cet espèce de clone du père Fourra. Il est si ignoble que cela en devient ridicule. A côté, les Thénardier passeraient presque pour des bisounours.
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4,0
Publiée le 20 avril 2009
L'univers des "Bas-fonds" russes, inspirè d'une pièce de Maxime Gorki et repeint aux couleurs parisiennes dans un grand film des annèes 30: la vie et les amours de Pepel vus à travers le filtre de la petite communautè d'un asile de nuit! Jean Renoir rend magnifiquement bien le climat de gueuserie propre à la pièce de Gorki ou le duo Jean Gabin -Louis Jouvet est tout simplement èblouissant! On n'est pas près d'oublier la fabuleuse sèquence en pleine nature ou Jouvet s'exprime envers Gabin dans des phrases diverses dans une sorte d'examen rèsumè de sa vie brillament ècrite par Charles Spaak et de Renoir tandis qu'un escargot se met à grimper sur le doigt de l'acteur! Soulignons ègalement d'excellents second rôles que ce soit Robert Le Vigan ou Suzy Prim! Un merveilleux classique du cinèma français des annèes 30...
Première adaptation de la pièce de Gorki, avant celle de Kurosawa. On comprend ce qui a séduit Renoir, grand amateur de théâtre, dans ce joli mélodrame au final optimiste. La galerie de personnage correspond tout à fait à celle que l’on retrouve habituellement dans sa filmographie. Les personnages joués par Jouvet et Gabin sortent du lot, le premier incarne un baron ruiné qui se détache peu à peu de tout bien matériel et qui ne rêve que du plaisir simple de pouvoir s’allonger dans l’herbe, le second joue un cambrioleur qui bien évidement rêve de choses bien plus matérialistes, une vie simple et concrète qui lui est refusée. Les deux vont nouer une amitié improbable, mais solide. Renoir échappe habillement au « théâtre filmé » grâce à une mis en scène mobile qui utilise parfaitement l’espace et les décors, ce qui en fait l’un de ses films les plus plaisant.
Duvivier est très surestimé d'une manière générale, "les bas fonds" constitue tout de même l'un de ses meilleurs films. Il faut dire qu'il fallait être très mauvais pour rater un film avec Gabin au casting dans les années 30. Pourtant c'est le personnage de Jouvet qui est très intéressant, cette déchéance par le jeu est annonciatrice de la fin de l'aristocratie Russe.
Un bon film francais. L'ensemble est très classique, mais la mise en scène de Jean Renoir soigné et les personnages attachants. Surtout que quelques dialogues sont particulièrement savoureux. Gabin est bon mais on craque surtout pour Robert Le Vigan et bien sur Louis Jouvet, éblouissant comme à l'habitude. Bien.
Un très bon Renoir, souvent sous-estimé ou méconnu, qui doit beaucoup au jeu de Gabin ou de Jouvet, mais aussi aux dialogues de Charles Spaak : Renoir renonce ici à son style parlé, parfois à la limite de l'impro (comme dans la Règle du Jeu ou la Marseillaise), pour un vrai texte.